Dans la paume de la main de la nature intégrale

Le Baal HaSoulam, « La paix dans le monde » : …Ainsi, en raison de ce qui nous préoccupe, l’avantage de chaque individu à l’intérieur de son groupe est évalué non pas selon sa propre bonté, mais selon le service qu’il rend à la société. Et vice et versa : nous évaluons les mauvais attributs de chaque individu uniquement selon le tort qu’il inflige à la société en général, et non selon sa valeur individuelle.

Ces choses sont claires comme de l’eau de roche, car aussi bien du point de vue de la vérité que du bien en lui, la société ne dispose que de ce qui est dans l’individu. Le produit de la société correspond au profit de chacun des individus. Celui qui cause du tort à la société récolte sa part de préjudice, et celui qui apporte un bienfait en récolte le fruit. Tout cela parce que les individus sont les parties du tout et que le tout ne vaut pas plus que la somme de ses parties.

Voici un calcul constant, absolument complet et très vrai.

Je vois devant moi un vaste système intégré du monde entier, pas de notre monde, mais de tous les mondes. Je me sens enfermé dans ce système avec le reste de l’humanité, une énorme quantité de roues dentées interconnectées. Et je n’ai absolument aucune liberté de tourner de quelques degrés dans une direction ou une autre.

Après tout, une roue dentée est comme une sphère : je peux tourner ici et là, dans différentes directions, sous différents angles.

Pourtant, où que je tourne, je suis connecté à d’autres roues dentées. J’influence leur rotation, leur état et elles m’affectent. C’est le monde.

Cela signifie que la nature est absolument entière et interconnectée et que nous n’avons aucun moyen de faire quoi que ce soit contre cela.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 21/07/2019

La signification des livres kabbalistiques, partie n°1

Les multiples visages de la Torah

Question : Lorsque nous ouvrons la Torah, nous trouvons une collection de récits historiques avec de nombreux personnages. Comment devrions-nous nous rapporter correctement à eux ?

Réponse : Si la Torah ne venait pas d’une source spéciale mais était un livre ordinaire écrit, supposons-le par une personne du Moyen Âge, alors ce serait simplement un roman historique intéressant.

La Torah elle-même est présentée dans un langage très intéressant, et lorsque vous commencez à la lire, vous ne pouvez pas vous arrêter, car elle vous captive. Il y a quelque chose dedans qui fait qu’on ne se lasse pas de la lire.

J’en parle comme d’un lecteur ordinaire qui n’a rien à voir avec l’origine de ce livre, avec sa religion, son histoire, sa géographie ou avec quoi que ce soit d’autre. C’est juste écrit dans un style intéressant.

Certains perçoivent la Torah comme un document historique, d’autres comme une fiction ou peut-être un ensemble d’instructions ou de documents juridiques. Il contient beaucoup d’informations sur l’interaction des peuples et des nations dans l’Antiquité, sur leur vision du monde.

En général, la Torah est un livre très intéressant. Nous voyons quelque chose de similaire chez Flavius Josèphe, s’il est possible de comparer la Torah et ses œuvres. Dans une certaine mesure, il raconte la Torah et la décrit comme un historien.

Josèphe est un historien vraiment éblouissant avec une vision large et une connaissance approfondie des faits historiques. Il a écrit ses œuvres en exil à Rome où un vaste institut a été créé spécialement pour lui, où des centaines de personnes travaillaient pour lui.

Mais tout de même, ce qu’il a écrit ne peut être comparé à la Torah elle-même.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 18/12/2018

Pourquoi nous devons comprendre la grandeur et l’unicité du Baal HaSoulam

Baal HaSulamHier était un jour spécial, le Jahrzeit, jour commémorant la mort du kabbaliste Yehouda Ashlag, le Baal HaSoulam.

Qui est le Baal HaSoulam ? Il est l’âme qui nous connecte au Créateur. C’était une personne qui a ouvert toutes les portes de la sagesse de la Kabbale à la dernière génération dans laquelle nous sommes maintenant.

Sans l’enseignement du Baal HaSoulam, nous ne pourrions pas recevoir ce que nous avons déjà reçu. De plus, sans l’enseignement du Baal HaSoulam, nous ne serions pas en mesure de progresser vers ce qui nous attend, à la fois en termes de connaissance et de méthode de la Kabbale, et également en ce qui concerne ses étapes de réalisation.

Peu importe ce qui se passera à mesure que nous progressons, nous atteindrons un besoin pour le Créateur. Cependant, un tel besoin devra passer par cette grande âme.

« Une personne a le choix d’aller dans un endroit où il y a des justes. Quelqu’un peut accepter leur autorité, et alors il recevra toutes les forces qui lui manquent par la nature de ses propres qualités. Il le recevra des justes. C’est l’avantage de « les planter à chaque génération », de sorte que chaque génération puisse avoir quelqu’un vers qui se tourner, à qui s’adresser, et de qui recevoir la force nécessaire pour s’élever au degré de juste. »

Le Baal HaSoulam, Shamati Article 99 : « Il n’a pas dit méchant ou juste. »

Une des raisons pour lesquelles la sagesse de la Kabbale est appelée « la sagesse de la Kabbale (réception) » est parce qu’elle passe à travers chaque génération, et que chaque génération a besoin d’un enseignant, un kabbaliste, un doté de l’atteinte spirituelle, dans le monde. C’est une nécessité dans la sagesse de la Kabbale. Seuls des individus extrêmement rares et uniques peuvent atteindre le Créateur en recevant un traitement spécial d’en haut. En tant que tels, nous devons toujours être connectés aux grands sages qui sont dans l’atteinte spirituelle, de sorte qu’à chaque génération nous puissions faire des progrès spirituels.

Puisque la sagesse de la Kabbale discute de phénomènes qu’une personne peut atteindre uniquement par l’enseignant, alors elle apprend des sources, à travers le maître, qui traversent toutes les générations. La clé de l’atteinte par l’étudiant de ce qui passe par son maître est l’annulation, à travers laquelle le petit peut recevoir du grand. En conséquence, il existe des degrés d’annulation de l’élève devant l’enseignant.

Par conséquent, nous devons comprendre à quel point le Baal HaSoulam était grand et unique et à quel point nous devons accepter ce qu’il nous a laissé, ses écrits, dans l’espoir que, dans la mesure du possible, nous pourrons nous connecter à son esprit, à travers lequel nous pouvons recevoir la force supérieure du Créateur.

Leçon de la Kabbale sur le thème « Jour Commémoratif du Baal HaSoulam », le 10 Octobre 2019

La réalité est-elle prédéterminée ?

Question : Quelle part de la réalité est prédéterminée ? Qu’y a-t-il dans notre libre choix ?

Réponse : Absolument tout est dans notre libre choix et absolument tout est prédéterminé. C’est-à-dire que le programme a été initialement donné à partir de la partition élémentaire la plus simple jusqu’au toujours plus complexe. Cela vient de la loi fondamentale de la nature. La vitesse de connexion dépend de nous.

Nous ne devrions pas entrer à l’intérieur de la correction. Ce n’est pas notre affaire. Je dois faire un effort pour me connecter partout où c’est possible, mais en aucun cas je ne devrais donner des ordres et déterminer à l’avance quels devraient être les degrés de connexion. Continuez juste ainsi.

Je devrais accepter tout ce qui me sera présenté comme un état corrigé.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/02/2019

Pourquoi révéler l’égoïsme dans la dizaine ?

Question : Pourquoi des dizaines de milliers d’exemples historiques  de la manifestation de l’égoïsme et du mal ne suffisent-ils pas pour en venir à la nécessité d’une correction ? Pourquoi découvrir l’égoïsme entre dix inconnus ? Que pouvons-nous y révéler ?

Réponse : L’égoïsme que vous découvrez chaque jour vis-à-vis de vos proches et de tous les autres n’est pas l’ego dont nous parlons.

L’égoïsme est ce qui interfère lorsque vous souhaitez vous connecter dans la dizaine afin de découvrir le Créateur.

Par conséquent, nous devrions étudier les qualités de la connexion pour les connaître. En nous connectant correctement dans la dizaine, nous recevons la manifestation de l’égoïsme. Dans le travail ultérieur sur l’ego afin de s’élever au-dessus de lui pour découvrir le Créateur, l’égoïsme et le Créateur ensemble apparaissent.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/07/2019

Le paradis et l’enfer sont des états internes

Question : Au cours de son développement, l’âme subit diverses transformations. D’un point de vue religieux, le paradis et l’enfer sont un certain stade de développement de l’âme. J’aimerais savoir ce que cela signifie d’un point de vue kabbalistique.

Réponse :  Non, les religions n’affirment pas cela.

Dans la Kabbale, le paradis est un état de joie du don sans réserve aux autres. L’enfer est l’état où je brûle littéralement de honte.

L’enfer est un sentiment de honte. Le paradis est la satisfaction de l’amour. Mais tout cela se situe à un niveau spirituel. Il n’y a rien d’autre.

Question : Qu’est-ce qui cause la honte ?

Réponse : La honte se produit lorsque vous voyez à quel point vous êtes opposé au Créateur.

Dans la Préface à la Sagesse de la Kabbale, nous étudions que la première restriction (Tsimtsoum Aleph) est survenue parce que le Kli (récipient) a découvert son opposition au Créateur, et en ressentant de la honte, il a fait cette restriction sur lui-même.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

Tous les désirs restent

Il est impossible d’effacer le désir de recevoir car c’est la création même. Vous pouvez vous tromper, vous saouler, courir après un désir au lieu d’un autre, en éteignant le premier désir de cette manière, mais il est impossible de déraciner un désir. Je peux l’ignorer par peur ou à cause d’autres désirs plus forts, mais il est impossible de le combattre directement.

Même la Lumière qui ramène vers le bien ne change pas le désir lui-même ; elle ne fait qu’élever ou diminuer son importance. Pourtant, tous les désirs restent chez une personne tels qu’ils lui ont été donnés à la naissance. Si une personne n’attribue aucune importance au désir, elle peut alors l’effacer de l’écran sur lequel elle voit le monde. Il n’y a pas d’autre moyen, car toute la création est un désir. (1)

Avant le congrès, je m’attends à ce que les dizaines européennes nouent des liens entre elles et avec tous les autres groupes mondiaux. Il devrait exister un unique lieu de réunion virtuel commun où tout le monde peut se rencontrer, obtenir des informations et se ressourcer.

Nous devons être inclus les uns dans les autres, non seulement à un niveau informatif, mais aussi dans nos sensations. Je veux ressentir les amis comme les organes de mon corps qui ont été séparés et je dois les rapprocher de moi. Dans la mesure où je les rapproche et augmente ma sensibilité à leur égard, je les anime et commence à les sentir vivants, connectés à moi et vivant à l’intérieur de moi, dans la mesure où je construis un récipient de l’âme jusqu’à ce que le Créateur s’y révèle. (2)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Correction de la Brisure – Préparation au Congrès » du 16/09/2019

(1) : à 3 minutes et 10 secondes
(2) : à 19 minutes et 35 secondes

Un signe de bon progrès

Question : Il y a trois ans, j’ai commencé à étudier la Kabbale et je pensais tout comprendre. La « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (Ptikha) et le « Talmud des Dix Sefirot » (TES) étaient tout à fait compréhensibles et clairs.

Maintenant, après trois ans je commence à ressentir que non seulement je ne comprends pas ce qui était clair auparavant, mais que PtikhaTES et le travail dans le groupe suscitent en moi un certain dégoût. Est-ce normal ?

Réponse : Ceci est un signe de bon progrès. Vous devez vivre cette période et être fort et persistant, et alors vous commencerez à tout comprendre à la fois intellectuellement et émotionnellement.

Question : Donc, ces perturbations sont une aide en fait ?

Réponse : Oui. Mais cela peut durer assez longtemps, peut-être plusieurs années. L’essentiel est de ne pas abandonner et vous en verrez la récompense.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

Qui est le Rabash ?

rabash-2_100_wpAujourd’hui, le jour de la commémoration du souvenir (décès) de notre maître, le kabbaliste Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag, le Rabash, nous ne nous plongerons pas dans les souvenirs. Nous n’accordons aucune importance particulière aux dates d’anniversaire des défunts, comme il est d’usage chez ceux qui sont loin de la vérité. Nous nous rapportons simplement à de tels jours en tant que signes afin de nous connecter et d’adhérer davantage, ou du moins nous rapprocher de notre racine.

Pourquoi ? Parce qu’en fait, qui est vraiment le Rabash ? Le Rabash est une certaine mesure de la révélation du Créateur à notre égard.

Nous voudrions exprimer notre gratitude au Créateur pour le Rabash. Il nous a envoyé un messager à travers lequel il nous a été donné la possibilité de nous rapprocher du Créateur : pour nous corriger et nous adapter à l’équivalence de forme avec la force supérieure.

C’est ainsi que nous nous connectons au Rabash et au Créateur.

Le Rabash est un degré entre nous et le Créateur. Nous recevons tout à travers le Rabash, toute son ascension spirituelle. Chaque personne est créée et existe à travers ses amis et son enseignant, mais le Rabash apparaît vraiment comme un système. Il nous révèle une forme de connexion avec le Créateur à travers laquelle nous nous réalisons vraiment et nous rapprochons de la vérité.

D’abord et avant tout, nous devons nous dresser cette image que nous ne traitons pas avec des choses externes, c’est-à-dire avec les habitudes et les comportements d’une personne. Nous avons d’abord besoin de voir cette révélation spécifique du Créateur à notre égard, que le Créateur S’est révélé de cette manière distincte.

Par conséquent, plus nous apprécions le Rabash, plus nous nous rapprochons du Créateur.

Nous apprécions le degré de révélation qu’Il nous a faite grâce à cette force supérieure appelée « le Rabash ». Elle est devenue importante pour nous. Elle nous a connecté et nous a rapproché du Créateur.

Ce jour-là, nous allons lire des extraits traitant de ce sujet. Nous nous efforcerons également de nous ajuster avec précision à cette forme, qui a été révélée dans une certaine mesure par son extériorité, puis s’est cachée, c’est-à-dire qu’elle est partie.

En outre, malgré son départ, sa purification, nous avons besoin de nous élever, de nous purifier nous-mêmes, en parvenant à une connexion à cette racine spirituelle unique et en y voyant notre degré supérieur. En établissant une telle connexion avec notre degré supérieur, nous pouvons alors progresser davantage vers le Créateur.

Extrait de la leçon sur le thème « Jour Commémoratif du Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag (Le Rabash) », le 3 Octobre 2019

La pratique spirituelle

Question : Qu’est-ce qui est nécessaire au développement de l’âme ? Comment le processus se déroule-t-il ? Comment pouvez-vous comprendre et ressentir que vous êtes sur le bon chemin ?

Réponse : Une seule chose est nécessaire au développement de l’âme : commencer à la développer en se rapprochant des autres. Pour cela, nous construisons généralement de petits groupes que nous appelons des « dizaines » car il est souhaitable que le groupe soit composé de dix personnes, mais il peut être inférieur à dix. En se rapprochant des autres dans la dizaine, les gens commencent à ressentir certaines lois spirituelles qui opèrent à l’intérieur.

C’est un état très intéressant. Nous pouvons faire de nous-mêmes un laboratoire dans lequel nous nous sentirons sous l’influence d’une force spéciale, ou du Créateur.

En d’autres termes, à mesure que nous nous rapprochons les uns des autres, nous commençons à ressentir comment le Créateur se manifeste entre nous et, lorsque nous nous éloignons les uns des autres, nous ressentons à quel point Il s’éloigne de nous. Le Créateur est au centre de ce petit groupe et c’est ainsi que nous pouvons Le définir, Le clarifier et Le révéler. Cet état ne vient pas immédiatement, nous devons nous en approcher. Essayez.

En construisant la connexion entre nous malgré les forces égoïstes qui nous repoussent, nous commencerons à le ressentir. C’est le rapprochement au-dessus du rejet qui provoquera un certain sens de la révélation de quelque chose en nous. Ce « quelque chose » sera le signe avant-coureur de l’atteinte du Créateur. C’est assez compliqué et ça ne vient pas tout de suite, mais c’est précisément ce qu’est notre atelier en pratique.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/07/2019