La famille et le mariage, partie n°11

laitman_962.5Les signes de la révélation du Créateur

Question : Comment savons-nous que le Créateur apparait entre nous ? Y a-t-il des signes particuliers?

Réponse : Lorsque vous commencez à ressentir de très grands chocs opposés, vous êtes projetés d’un côté à l’autre, vous ne comprenez pas ce qui vous arrive, vous n’avez pas conscience de vos prochains états, c’est un signe de progrès.

L’état le plus important est la descente, lorsqu’une personne ressent qu’elle n’a aucun espoir ni aucune clarté, qu’elle est dans une sorte de brouillard. Mais une personne traverse patiemment ces états, s’engageant systématiquement dans le groupe, dans tout ce dont parle la Kabbale. Plusieurs jours passent et le monde devient nouveau.

Question : Lorsque cette force se manifeste chez une personne, qu’est-ce qui change dans la famille ?

Réponse : C’est pareil, mais en plus grand. Une personne tombe dans ce monde, à l’exact opposé du spirituel qu’elle a déjà connu. On n’imaginait même pas que l’on pouvait tomber dans de tels états. Mais on se relève encore. On chute à nouveau et on se relève à nouveau. En tombant, on enlève une autre partie de l’égoïsme de notre monde afin de l’élever vers la correction.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

Mon nouvel article dans le Times of Israël en français

Dr. Michael LaitmanLe juif est le meilleur ennemi du juif

1945, le jeune Elie Wiesel est comme beaucoup d’autres réfugiés d’alors, dans un camp de transit, sa maison en Roumanie est habitée par des étrangers, il se retrouve apatride en France, puisque l’Etat d’Israël n’existe pas encore et que s’y rendre est risqué, les autorités britanniques y imposent des quotas.

C’est dans ce contexte de recherche d’asile qu’Israël déclara son Indépendance en 1948.

Parmi ces opposants, des Juifs de France, des Etats Unis et d’ailleurs convaincus de leur bon droit, mènent une lutte idéologique contre leur propre peuple.

Ceux sont ces mêmes juifs qui se sont offusqués contre la proposition de loi française visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme, au nom du droit à la critique d’Israël.

Lorsque ces mêmes juifs ont été interviewés dans une émission de la chaîne de Tv israélienne Kan 11 en 2018, nombre d’entre eux se disent prêts à tout pour détruire ou pour faire disparaître l’Etat d’Israël.

Ainsi, si critiquer Israël n’est pas de l’antisionisme, chercher à remettre en cause l’existence le droit du peuple juif à sa terre, si !

Comprendre la haine et l’acharnement contre Israël de la part de nombreux peuples et nations n’est déjà pas chose facile, comprendre la haine des Juifs contre les leurs est une tâche beaucoup plus ardue.

Pourtant cela ne date pas d’hier

Les Grecs ont été aidés par les Grands prêtres Melanus et Jason qui étaient favorables à l’hellénisation, ce qui a conduit à la révolte des Maccabées. Les Romains quant à eux ont été aidés par les querelles entre les Sadducéens, Pharisiens, Esséniens et Zélotes, ce qui a facilité la prise de Jérusalem en +70.

Au Moyen-Age en France, ce sont des juifs convertis qui ont menés des campagnes contre les Juifs, comme en 1239, Nicolas Donin, de La Rochelle, Juif converti qui porta devant le pape Grégoire IX une accusation contre le Talmud, et il existe bien d’autres exemples dans toute l’Europe.

En 1921, des Juifs italiens ont adhéré au parti fasciste de Mussolini, dont Aldo Finzi, Ettore Ovazza et ont été élus députés.

Ainsi de tout temps, il semblerait que le meilleur ennemi du Juif, soit son propre frère.

Comment comprendre cette haine du Juif envers le Juif ?

Tout juif dispose en lui, même si parfois de façon très latente, comme un point enfoui dans le cœur, un attachement réel aux valeurs universelles de l’héritage d’Israël – que le Talmud exprime à travers les paroles de Rabbi Akiva “Aime ton prochain comme toi-même”.

Seulement au-delà de ce point dans le cœur, il faut encore développer une compréhension mutuelle du sens de cet amour du prochain et des valeurs d’Israël. Sans cela, nous ne sommes bons qu’à nous entre-déchirer dans des luttes idéologiques sans fins qui n’amèneront rien de bon.

Sans cette entente commune sur ce que cela signifie d’être Juif, les luttes intestines autour de qui détient l’autorité morale ne cesseront et parmi les premiers à appeler à la destruction d’Israël, se trouveront nombres de juifs.

Quelle solution au conflit idéologique ?

Sans un effort concerté et collectif de l’ensemble de la communauté juive et israélienne visant à mieux se comprendre et chercher à clarifier notre identité, notre rôle tant entre nous que vis à vis du monde, il n’y a pas d’issue en vue autre que des appels mutuels à la haine de l’autre.

Un tel débat n’est pas chose facile, ni la solution rapide mais le dialogue et l’effort à faire pour se rapprocher, sont les seules armes qui amèneront la paix entre nous et avec ceux qui nous entourent.

Le rôle des leaders de communautés et des intellectuels de tout bord est ici déterminant, pour s’engager de bonne foi dans un débat ouvert avec un réel échange constructif.

http://frblogs.timesofisrael.com/le-juif-est-le-meilleur-ennemi-du-juif/

La famille et le mariage, partie n°6

Du temps et de l’amour pour les enfants

Question : Est-ce que je comprends correctement que la nature nous a instinctivement inculqué l’amour pour les enfants seulement pour que nous apprenions à traiter les autres de la même façon ?

Répondez : Oui et non. Avec le temps, l’amour pour les enfants changera. C’est déjà en train de changer. Aujourd’hui, les gens n’ont plus les mêmes rapports avec les enfants qu’auparavant.

Au cours de toutes les générations, les enfants étaient le centre d’intérêt, d’attention et d’amour, mais tout cela est en train de changer.

Puisque notre désir, notre compréhension du monde et notre méthode de communication avec le monde extérieur changent, naturellement, l’attitude envers les enfants en tant que partie du monde change également.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

La famille et le mariage, partie n°8

laitman_963.6Être proche de chacun

Question : Peut-on dire que la famille n’est nécessaire que pour apprendre à donner correctement ? C’est un don égoïste, mais au moins j’ai quelques modèles de comportement correct.

Réponse : Oui, il y a quelque chose comme cela. Au moins, la famille démontre que si une personne la ressent aussi proche que possible, alors je suis prêt à la traiter comme moi-même.

Donc, tout le problème est de ressentir que tout le monde est proche. C’est la méthode de la Kabbale. La Lumière supérieure crée une telle capacité en nous.

Remarque : Vous avez dit qu’il y a cinq sortes de désirs en nous. Il se trouve donc que je vois une partie de mes désirs en dehors de moi-même et que je les ressens comme des étrangers, et je vois une partie de mes désirs comme les miens et ainsi je me soucie naturellement de leur satisfaction.

Mon Commentaire : Le monde entier, tout ce que je peux voir, ce sont mes désirs. Je me vois à l’intérieur de moi.

Question : Mais je vois une partie en dehors de moi et une partie à l’intérieur ?

Réponse : Oui. Seuls les désirs qui sont en dehors de moi ressemblent à des étrangers, mais ils sont les plus importants pour moi.

Question : Où est la famille là-dedans ?

Réponse : La famille est au milieu, à la frontière entre le « moi » et le monde extérieur. C’est un lien de transition entre la conscience du monde extérieur et vous-même.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

Homme et Femme, Partie n°4

Laitman_632.4Est-ce qu’une âme a un sexe ?

Question : Une âme a-t-elle un sexe ? Par exemple, si une personne dans cette vie est une femme, cette âme dans la prochaine vie sera-t-elle revêtue d’un corps de femme ? Ou ce n’est pas le cas ?

Réponse : Disons qu’il en est ainsi.

Question : Que dit la Kabbale à ce sujet ?

Réponse : La Kabbale ne traite pas du tout de ces concepts parce que notre monde est illusoire, imaginé par nous dans nos organes sensoriels.

Remarque : Mais nous parlions d’âmes, du fait que ce paquet d’énergie subit toutes sortes de métamorphoses et se revêt constamment dans une sorte de corps jusqu’à la correction finale.

Mon Commentaire : Pour simplifier, disons qu’une âme masculine se revêt dans un corps masculin et une âme féminine dans un corps féminin.

Question : Cet ensemble d’énergie ou cet ensemble de qualités est-il unique aux personnes ? Peut-il s’habiller dans certaines formes inférieures de matière ?

Réponse : Non, pas dans quoi que ce soit d’autre. Ce n’est pas l’Hindouisme.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 31/12/2018

Homme et femme, Partie n°2

Qui est Adam ?

Question : Au commencement, le Créateur créa un seul être créé. Cet être créé ou programme s’appelle « un seul désir – Adam HaRishon ». Est-ce qu’il se compose également de parties féminine et masculine ?

Réponse : Oui, les deux parties se complètent simultanément et sont interconnectées.

Question : Allégoriquement, ils disent que d’abord, seule la partie masculine a été créée, Adam, et que la femme a ensuite été créée à partir de sa côte. Comment expliquez-vous cela ?

Réponse : C’est très simple. Le Créateur est la qualité du don sans réserve. Nous ne pouvons pas déterminer ce que c’est réellement parce que c’est en dehors de nous. Lorsque c’est déjà à l’intérieur de nous, c’est défini comme une combinaison de propriétés masculines et féminines.

Question : Qu’est-ce que cet être créé « Adam » ?

Réponse : Adam est les dix Sefirot du désir de recevoir, avec une intention naturelle et instinctive de donner sans réserve. Dans une telle forme, il peut être appelé un ange. C’est-à-dire qu’il est une qualité absolument idéale : très petit, à un état zéro, qui n’a ni réception ni don.

Il est très difficile de déchiffrer toute cette histoire, mais c’est possible. Dans Le Livre du Zohar et d’autres ouvrages kabbalistiques, il est expliqué qu’il s’agit de se compléter mutuellement dans les parties de réception et de don sans réserve, lorsqu’elles sont pratiquement réduites à zéro.

Par conséquent, Adam, comme nous appelons ce système, n’est pas une personne, pas un être créé, mais une qualité qui relativement parlant, inclut en elle-même les forces positives et négatives qui sont interconnectées et se complètent mutuellement. Elles existent en potentiel. Ce dispositif de puissance s’appelle Adam.

Question : Nous étudions les quatre phases de la Lumière directe. A quelle phase Adam a-t-il été créé ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec les quatre phases ?

Réponse : Non. Il y a d’abord eu le développement des quatre phases de la Lumière directe (Dalet Behinot de Ohr Yashar), puis la création des mondes : Adam KadmonAtsiloutBriyaYetzira et Assiya. Et alors seulement, les conditions ont été réunies pour créer le système appelé Adam.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 31/12/2018

Conseils rapides de Kabbale du 13/02/2019

laitman_622.01Question : Pendant le congrès, les dizaines doivent-elles se mélanger constamment, chaque leçon avec une nouvelle dizaine ?

Réponse : Quelle différence cela fait-il ? Fermez les yeux comme si vous ne voyiez pas et ne saviez pas dans quelle dizaine vous vous trouviez : permanente ou temporaire. Tout cela n’est qu’un mirage. Les amis vous montrent une version de votre âme, et ensuite une autre et la troisième. Vous devez vous connecter et fusionner avec elle et avec le Créateur qui s’y trouve à l’intérieur.

Question : Comment pouvez-vous utiliser le bonheur correctement ? Devrais-je éveiller la ligne gauche davantage pour ne pas me laisser emporter par trop de bonheur ?

Réponse : Le bonheur doit être équilibré avec le but, l’approche précise et l’objectif pour lequel vous utilisez cet enthousiasme. Il ne s’agit pas simplement d’être heureux et de s’amuser.

Question : Je suis très connecté avec ma dizaine habituelle. Est-ce normal d’imaginer ma dizaine permanente lorsque je participe à une dizaine temporaire ? Ou est-ce une mauvaise approche ?

Réponse : Cela ne fait aucune différence. Imaginez tout ce que vous voulez. L’essentiel est de tout connecter ensemble.

Question : En dehors de la leçon, lorsque ma dizaine et moi ne participons pas à une leçon, à un repas commun ou à une tâche, puis-je être connecté à la dizaine générale en quelque sorte ?

Réponse : Certainement. Quelle différence cela fait-il si vous êtes assis avec une partie de ce groupe ou avec tout le groupe ? Une personne devrait être constamment avec tout le monde dans ses pensées et ne pas être déconnectée nulle part.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 13/02/2019

La famille et le mariage, partie n°2

La famille est-elle une combinaison d’opposés ?

Question : Si une famille est une combinaison de deux opposés, alors afin de créer une bonne famille, auriez-vous besoin de trouver quelqu’un opposé à vous dans le but de parvenir à une meilleure connexion ?

Réponse : Non, pas nécessairement. Cela dépend du niveau dont nous parlons.

Si nous parlons de l’humain, c’est-à-dire de l’animal, du niveau matériel, alors il n’y a pas besoin d’improvisation. Au contraire, il devrait y avoir une similitude, et plus c’est proche, mieux c’est.

Mais si nous parlons du développement qui ne peut pas exister au niveau animalier (corporel), alors bien sûr, la contradiction est nécessaire.

Du point de vue de la Kabbale, si les gens veulent s’unir entre eux dans une famille, ils devraient être aussi semblables que possible de par leur mode de vie, leur langue et tout ce qui est possible.

Question : Si nous parlons de la famille en tant que nation ou de l’humanité tout entière, devons-nous alors être différents ?

Réponse : Oui. Si nous parlons de réunir tout le monde, comme on dit, au sein d’une même famille, c’est donc le système d’Adam HaRishon.

Il existe déjà plus de pluralisme et d’éloignement mutuel, mais en même temps, on s’accorde sur le fait qu’il est nécessaire de s’unir pour résoudre tous les problèmes et désaccords autant que la société s’élève.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

Racines et branches : causes et conséquences

Le Baal HaSoulam, « De l’essence de la Sagesse de la Kabbale » : Les mots prononcés par un enseignant ne peuvent pas rendre une connaissance suprême qui soit au-delà du temps, de l’espace et du mouvement.

Nous parlons du monde supérieur, qui ne fait pas partie de nos sensations, et par conséquent nous ne pouvons pas trouver un équivalent convenable à ce que l’on y trouve. Il n’y a pas de tels mots, expressions, forces, actions et relations dans notre monde comme dans le spirituel.

Il y a un problème sur la manière d’expliquer le monde spirituel avec nos mots à une personne qui vient de commencer son voyage. C’est pourquoi le Baal HaSoulam dit que nous devrions essayer d’exprimer cela dans le langage des branches. Que signifie le langage des branches ?

Bien que le monde supérieur soit absolument inaccessible avec nos sens actuels, tout ce qu’il contient descend dans notre monde et forme ici des branches, les conséquences de celui-ci.

Si nous utilisons correctement le langage des branches, c’est-à-dire si nous nommons les propriétés du monde supérieur en utilisant des mots, des images et des définitions de notre monde, nous pourrons exprimer correctement tout ce qui existe et transférer nos connaissances d’enseignant à étudiant ou entre les gens et ne pas se tromper.

Disons qu’il existe une certaine interconnexion entre les points « A » et « B » (racines) dans le monde supérieur. Et dans notre monde, nous voyons leurs conséquences comme « a » et « b » (branches).

Il se trouve qu’alors nous pouvons dire qu’une certaine propriété est descendue du monde supérieur dans notre monde et a eu une certaine conséquence en lui, c’est-à-dire que nous pouvons parler de l’interaction des racines et des branches.

Question : Est-il possible de dire quelque chose sur le grand « A » à partir du petit « a » ?

Réponse : Nous ne pouvons dire qu’une chose : le petit « a » et le grand « A » se rapportent l’un à l’autre en tant que cause et effet. Le grand « A » est une cause et le petit « a » est une conséquence. La même chose concerne le grand « B » et le petit « b ». C’est pourquoi ils sont appelés racine (cause) et branche (conséquence).

Ainsi, il existe une connexion entre les propriétés du monde supérieur et notre monde. Si des sensations du monde supérieur commencent à apparaître en nous, alors nous pouvons dire que nous sommes en train de passer d’une branche à une racine, impliquant l’interaction des racines dans les branches de notre monde.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 27/10/2019

La famille et le mariage, partie n°3

Qu’est-ce qui aidera à sauver le mariage ?

Question : Aujourd’hui, l’institution du mariage ne peut pas être maintenue par des impulsions ; il est donc nécessaire de rechercher des objectifs supplémentaires. Quels sont ces objectifs pour qu’un mariage dure ?

Réponse : De nos jours, la consécration religieuse du mariage ne peut pas conserver une famille. Non seulement dans une petite société, mais pratiquement partout dans le monde. Les jeunes ne s’intéressent pas à ce que l’on pense d’eux.

En règle générale, ils ne dépendent pas de leurs parents, ne vivent pas avec eux, ne sont pas dans la même société où ils sont nés et ont grandi. Généralement, les jeunes couples sont indépendants de la génération précédente et de la société dans laquelle ils ont été élevés.

Ils se séparent complètement et créent une famille à un tout autre niveau. Entre eux, des connexions nécessaires complètement différentes apparaissent. Et s’il n’y a pas de telles relations, alors comme nous le voyons, le mariage n’existe pas.

Question : Quels objectifs peuvent soutenir le mariage à l’avenir ?

Réponse : Du moins, pas des enfants communs et des biens communs, mais quelque chose qui est au-dessus de cela. Il ne peut s’agir que d’un but supérieur à la vie : j’ai besoin de cette personne en tant que mari ou femme, avec des enfants et avec tout mon mode de vie car avec eux, je gagne l’espace nécessaire dans lequel je me prépare à un objectif supérieur. Il n’y aura pas de famille sans cela.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019