Pouvez-vous goûter le Zohar?

tasteUne question reçue: Vous parlez de deux types de recherche intérieure lors de la lecture du Livre du Zohar. Un est plus rationnel, où nous cherchons en nous ce qu’il dit. L’autre type de recherche est émotionnel où nous essayons de ressentir tout ce qu’il dit. Cependant, lorsque j’essaie de ressentir quelque chose, je vois que je ne ressens rien. J’essaie de trouver quelque chose en moi, mais ne trouve rien. Que dois-je faire?

Ma réponse: Continuez à chercher. Vous devez désirer trouver en vous tout ce dont parle le Zohar. Tout est en vous, y compris le Créateur, l’homme, les animaux, les mondes, arbres, collines etc.

Il n’y a pas le moindre mot qui décrit quelque chose en dehors de vous. Pourquoi est-ce ainsi? Chaque mot consiste en des lettres, les lettres sont des désirs, ou récipients de réception –Kelim, qui sont agencés en fonction des lumières. C’est ce que vous devez désirer ressentir.

Le désir est représenté par un mot, mais il existe déjà. vous devez désirer connaitre ce mot et le ressentir,  être dans les lettres, qui sont les désirs remplis par la lumière. Chaque mot est un modèle ou une connexion entre vous et le Créateur, la Lumière Supérieure. Vous devez désirer sentir ce modèle en vous et trouver où il est.

C’est comme quand vous lisez le mot « citron » vous commencez immédiatement à sentir le goût du citron dans votre bouche. En fait, vous devriez désirer ressentir tout ce que vous lisez dans le Livre du Zohar de la même manière, sans ajout supplémentaire.

Nous vivons des sensations que sont pareilles pour tous, par exemple, chaque personne ressentira pareil quand elle entendra le mot « citron ». Nous pouvons parler aux scientifiques et ils nous expliqueront pourquoi nous sentons le goût du citron et quels sont ses ingrédients chimiques. Mais quand nous demandons à un kabbaliste, il nous dira ce que « citron » signifie du point de vue de la Kabbale. Si nous demandons à une femme au foyer, elle nous dira comment nous servir du citron dans la préparation d’un plat. Mais dans tous les cas, tout le monde a une compréhension commune de ce qu’est un citron.

Similairement, quand nous lisons le Livre du Zohar, nous devons tout d’abord désirer atteindre une sensation commune. C’est ainsi que nous atteindrons une révélation plus profonde, plus détaillée, comme lorsque nous procédons via les quatre étapes et recherchons les racines. Mais tout ceci doit se révéler naturellement, c’est-à-dire, par notre aspiration à la lumière. La lumière, à son tour influencera nos désirs et dévoilera la racine de nos sensations, ou pourquoi nous ressentons d’une manière ou d’une autre.

Après les sensations, vous commencerez à découvrir votre intellect. Alors vous pourrez dire que quand vous entendrez le mot « citron », la vague de son de ce mot atteindra la membrane de votre oreille et ira jusqu’à votre cerveau, où elle sera comparée aux informations qui sont stockées dans votre mémoire. Celui-ci, à son tour, déclanchera un certain signal et il en résultera que vous ressentirez vraiment une tranche de citron sur le bout de votre langue.

Dans la sagesse de la Kabbale cependant, la compréhension est le résultat de l’avancement de nos désirs plutôt que le résultat d’un processus d’apprentissage; comme cela se passe dans ce monde.

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