Ma plus grande vertu est mon manque

Laitman_053_05Tout le monde pose la même question: si le Créateur est tout-puissant, pourquoi veut-il nous faire subir la souffrance de cette vie qui est parfois pire que la mort? Si il nous traite avec amour, alors pourquoi nous  plonge t-Il dans ces états horribles? S’il n’y a rien hormis Lui, comment peut-Il faire cela? Pourquoi a-t-il créé en nous une nature mauvaise et demande que nous arrivons au bien à travers un si long chemin de souffrance?

Le fait de la question est qu’il n’y a pas de manque dans le Créateur, et nous devons nous amener à un sentiment de manque de notre propre chef. Ce n’est pas possible sans un dur travail. Nous ne travaillons pas dur afin de recevoir satisfaction, mais pour nous sentir un manque. Ceci constitue l’ensemble du processus que nous traversons.

Il nous semble que nous essayons de nous satsifaire, mais ce n’est pas le cas. Nous travaillons uniquement sur la construction d’un  »Kli »  qui donne, un désir de donner en nous. Plus nous nous élevons, plus grand est le manque de don sans réserve, la nécessité de donner. Quand nous arrivons à l’Infini, ce sera un infini récipient vide (Kli), avec une sensation infinie d’un manque de la qualité du don. Ceci est la réalisation ultime de la créature.

De là, nous comprenons que nous ne pouvons pas terminer le processus d’une autre manière. Il n’y a pas de manque dans le Créateur pour commencer avec, le concept même du Créateur à qui il manquerait quelque chose n’existe pas. C’est nous qui avons besoin de parvenir à une sensation de manque et en particulier du manque de la qualité du don.

 
Pourtant, Son désir de vouloir plaire à ses créatures n’est-il pas une déficience? Non, ce n’est pas le cas. Cette volonté du Créateur vient de la perfection. Nous ne pouvons pas comprendre ce que notre désir est une conséquence de la carence. Le Créateur et moi sommes debout en face l’un face à l’autre, donnant mutuellement l’un à l’autre des désirs  égaux, mais nos désirs sont des racines complètement différentes. Son désir est de la perfection puisqu’Il est d’abord parfait, et mon désir est d’un manque que j’ai développé en moi de mon propre chef.

 
Par conséquent, ce manquen’est pas à mon détriment, c’est ma vertu et j’y suis arrivé de moi-même. J’ai construit l’amour pour Lui en moi car le manque de qualité de don ou le désir de donner sans réserve, est, en fait, l’amour.

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