Daily Archives: 25 février 2011

Pas besoin de s’enfermer dans un monastère

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment est-il possible de ne pas s’inquiéter au sujet de notre vie matérielle, y compris le travail et la famille? Que devons-nous faire si le strict nécessaire nous oblige à accorder plus d’attention à cela qu’au groupe? Comment pouvons-nous concentrer toute notre attention uniquement sur le point de libre choix?

Réponse: Nous vivons dans ce monde où une personne doit se marier, travailler, et être un citoyen à part entière. Nous percevons les conditions externes comme licites parce que ce monde n’a pas été créé précisément de cette manière par accident, détachés du processus que nous devons traverser. Tout est descendu du monde spirituel et nous entoure de nécessité.

Tous les tours et détours que subit l’humanité dans son ensemble et chaque personne individuellement doivent avoir lieu précisément de cette manière, peu importe la forme sous laquelle ils sont exprimés. Il n’y a pas d’accidents. C’est pourquoi une personne doit vivre une vie normale et se souceir de toutes les nécessités communément admises dans sa société.

Que signifie «communément admis» ? Une personne doit se souceir des choses qui sont absolument nécessaires et assurer une existence normale pour elle-même. Elle doit avoir une famille, une maison, des enfants, retraite, elle doit partir en vacances, et ainsi de suite. Les heures du matin nous ont été attribuées pour l’étude de la Kabbale, bien que nous les « volons » au repos ou au sommeil. En outre, nous devons consacrer une heure ou une heure et demie à la Kabbale avant d’aller dormir, si nous en avons la possibilité de le faire.

C’est ainsi que notre monde est construit. Par nature, un homme passe moins de temps à s’oocuper du ménage qu’une femme et c’est pourquoi il doit compenser cela par l’étude de la Kabbale. C’est ce que les kabbalistes du passé ont aussi fait. Le Rabash travaillait comme un simple ouvrier en col bleu, faisant des routes ou des travaux de construction, mais il se levait deux ou trois heures avant tout le monde pour étudier. Dans la soirée après le travail, quand tout le monde se reposait, il s’asseyait également et étudiait.

Par conséquent, nous ne devrions pas laisser derrière tous nos soucis matériels. C’est juste que nous devons donner un sens approprié à tout. Certaines personnes méprisent cette vie et veulent voler au-dessus comme des petits anges, en pensant, « La seule chose, dont je me soucie maintenant, c’est mon âme. » Eh bien, c’est une mauvaise approche, parce que «l’âme» est votre désir de recevoir du plaisir, corrigée par l’intention de donner à votre prochain. Mais jusque-là, vous n’avez pas d’âme. Cela doit être clairement compris.

Premièrement, discernez votre désir égoïste et corrompu et essayez de corriger au moins une partie de celui-ci. Ensuite, vous acquerrez une âme. Cela ne peut être fait qu’avec l’aide de l’environnement, ainsi que la normale et communément acceptée participation à tous les soucis de la vie ordinaire.

La science de la Kabbale parle de la correction du monde, la correction de toutes les personnes, car elle a une attitude très réaliste sur chaque personne et sa vie, et sur la société humaine dans son ensemble, en un mot, sur tout. La Kabbale regarde ce monde comme resultant du monde spirituel. C’est précisément dans les conditions où nous nous trouvons ici que nous devons entreprendre la correction.

Nous ne nous coupons absolument pas de la vie, comme cela se fait dans certains autres méthodes. Quitter le monde, partir dans un monastère, une cellule, ou s’assoir en position de lotus dans une montagne lointaine, rien de ceci n’est en accord avec notre méthode, car une personne doit être impliquée dans une vie d’homme ordinaire.

Méditer sur l’arbre du bien et du mal

Dr. Michael LaitmanSi nous ne cultivons pas nous-mêmes une sensibilité du bien et du mal, nous ne saurons pas comment les employer correctement. Tout dépend de la subtilité de la perception.

En outre, la manière dont nous déterminons ce qui est bien et ce qui est mal est important car, habituellement, tout ce qui est bon pour l’égoïsme d’une personne, est considéré comme bien, alors que tout ce qui fait souffrir, est mal. Alors, quel est le point de référence permettant de définir le bien et le mal? Est-ce par rapport à moi, à la société, ou au Créateur? Qu’est ce que le « bien » et « mal » de toute façon?

Aujourd’hui, nous nous trouvons face à un gros problème. Pendant toute notre histoire, nous avons fait ce qui était le mieux pour nous-mêmes, en prenant la liberté de distribuer de pétrole brut et du gaz, polluer notre habitat, sans se soucier de quoi que ce soit, jusqu’à ce que nous ayons eu la chance de voir, avec horreur, ce que nous avons fait. Cependant, il est impossible de revenir en arrière. Les scientifiques disent que le sort de la planète est décidé: Nous avons passé le point de non retour et nous ne pouvons pas restaurer ses ruines.

Donc, ce que nous avions l’habitude de voir comme étant bien, s’est transformé en mal. Si nous avions été plus sensible dans le passé et en mesure de voir les choses de façon correcte, nous n’aurions pas fait ce que nous avons fait. À ce stade, notre capacité à prendre des décisions dépend fortement de nos sentiments. Après tout, le désir est la principale force, et l’esprit se développe à côté de lui afin de réaliser ce que veut le désir. L’Intelligence croît uniquement pour aider à accomplir la chose désirée.

Je pense à ce que je veux atteindre et plus je le désire, plus j’y pense. Conformément à cela, mon esprit se développe dans mes tentatives pour obtenir ce que je désire. Par conséquent, à côté d’un grand désir, il y a toujours un grand esprit, alors qu’à côté d’un petit désir, il y a un petit esprit. C’est ainsi que nous sommes faits. Cette évolution a également lieu dans les cellules vivantes ainsi qu’à l’intérieur de la personne tout entière.

Ainsi, comme nous développons une plus grande sensibilité intérieure du bien et du mal, notre esprit grandira avec elle au même degré, et nous serons plus sage. La seule question est quels critères peut-on utiliser pour déterminer le moment, où nous avons affaire au bien ou au mal?

Préférer l’intériorité à l’extériorité

Dr. Michael LaitmanLa prochaine Convention de la mer Morte est destinée à donner au monde la méthode de correction, c’est-à-dire la nécessité de préférer l’intériorité à l’exteriorité. Baal HaSoulam écrit que cela est notre levier et le principe de diffusion de la science de la Kabbale.

Si nous disséminons, d’abord et avant tout, l’importance de l’intériorité sur l’extériorité parmi nous, alors cela débordera dans le monde entier et la terre entière commencera également à écouter et à préférer l’intériorité à l’extériorité. Ensuite, nous serons en mesure d’élever les choses qui nous rapprochent encore plus le Créateur, de les unir, et de parvenir à la correction du monde.

Je pense que nous sommes proches de cela et que nous avonçons bien. Alors, connectons le plus haut point, qui est Bnei Baruch, au point le plus bas sur terre – la mer Morte!