Apprendre à voler

Dr. Michael LaitmanUn principe essentiel du travail spirituel, c’est que tout cela est fait contre notre volonté, contrairement au travail dans notre monde égoïste. Quand je suis forcé de travailler dans notre monde, je soupèse tout d’abord longuement si cela vaut la peine. Ou, j’aime le travail lui-même, et on ne peut alors pas l’appeler un travail, mais plutôt une aventure, un voyage, quand je profite du processus lui-même. Alternativement, on peut avoir un travail pénible, mais je profite du résultat, quand je reçois une récompense, un salaire contre ce travail.

Je dois toujours trouver un avantage dans mon travail, que mon esprit et le cœur peuvent saisir. Tout  dépend uniquement à quel point j’apprécie la récompense prévue, et les efforts que je suis prêt à fournir pour elle.

Mais sur le chemin spirituel, nous travaillons contre notre nature et rien ne nous soutient. Par conséquent, nous n’avons pas de motivation, de «carburant», pour faire des actions qui semblent être inutiles.

Et il est évident que l’on avance peu à peu, de «Lo Lishma » (pour soi même) à  « Lishma » (pour le don). Selon les termes de Maïmonide, pour « les femmes, les enfants et les esclaves, «  c’est-à-dire, nous, qui sommes pour l’instant à ces niveaux, les secrets (le vrai but) se révèlent peu à peu. Ils sont considérés comme secrets, parce que jusqu’à présent personne ne peut imaginer où trouver l’énergie et la motivation pour travailler.

Cela est aussi impossible que de se mettre à voler! C’est au-dessus de ma nature! Et donc, nous subissons ce long chemin de développement, allant d’état  en état, et acquérant progressivement une certaine compréhension, une sensation qui nous vient par le biais de la Lumière qui corrige.

Cela ne se produit pas naturellement, d’une manière rationnelle, au contraire, plus je fais d’efforts, plus je m’éloigne du but- c’est ainsi que je l’évalue selon ma perception! Et en de rares instants, je découvre occasionnellement qu’il semblait selon ma perception égoïste que je reculais, tandis que du point de vue des désirs de donner, je progressais réellement. C’est ainsi que nous avançons.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 12/04/2011, n ° 86 Shamati

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