Daily Archives: 21 avril 2011

La prière qui attire à nous la Lumière

Dr. Michael LaitmanQue cela nous plaise ou pas, dans chaque état, nous devons toujours en venir à ressentir le manque, c’est à dire imaginer notre futur état issu de notre état présent. Si je le construis correctement, alors, en dépit de tous mes efforts pour le faire, je ressentirai combien j’en suis vraiment loin. En d’autres termes, je le veux vraiment, et pourtant je suis incapable de l’atteindre.
C’est ce qu’on appelle un «manque», la préparation pour le futur état, qui est toujours révélé avant de passer dans un nouvel état. Ce sentiment d’absence est très désagréable et multidimensionnel.

Le prochain état brille sur moi, et à cause de cette luminescence je commence à d’avantage le valoriser, tout en percevant mon état actuel comme étant défectueux et insuffisant. Je le ressens dans la mesure où je n’ai pas la force de m’élever et dans la mesure où je le désire.

En conséquence, je parviens à une convergence de mon désir passionné de m’élever et de la conscience que je n’ai aucune chance de le réaliser, et c’est alors que j’explose en une prière, un cri, et la Lumière Supérieure vient à mon secours. Après tout, ce cri (la prière) montre mon grand désir, qui tire le bon type de Lumière, pour m’aider à monter au degré suivant.

Je dois arriver à un cri qui comprend deux volets: 1) mon grand désir d’atteindre le don sans réserve, et 2) la prise de conscience que je ne pourrai jamais y parvenir. Ce n’est que lorsque je suis sur le point d’exploser par cette pression, causée par mon désir et mon impuissance à le réaliser, que la Lumière réagit à la douleur et m’influence.

Attendre que la lumière vienne d’elle -même est inutile. Elle vient en réponse à mon désir de donner sans réserve, et me tire avec la force suffisante pour me porter à un degré plus élevé.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2011, «Ceci est pour Juda»

Le mystère de la nuit de Pâque

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans la nuit de la Pâque, nous lisons la Haggadah de Pessakh au lieu de lire des extraits du Tanakh(Bible) comme nous le faisons tous les autres jours fériés. Quelle en est la raison?Réponse: Pour chaque fête les kabbalistes du passé ont établi un certain ordre. Si une personne veut réaliser un certain état spirituel ou un niveau spirituel au sein de celui-ci, même si c’est juste une impression de spiritualité, alors ces instructions des kabbalistes lui diront quoi faire dans chaque état.

La racine spirituelle a touché la branche corporelle au sein d’un groupe de kabbalistes qui est sorti de l’ancienne Babylone, et à travers la connexion entre eux, ils ont été en mesure de réaliser toutes les traditions corporelles au sein des actions spirituelles, à l’exception de la rédemption finale, qui ont été réalisées dans le monde corporel en même temps que les actions spirituelles.

Une personne pouvait de tuer un animal et en même temps elle était en train de «tuer» le désir de recevoir du plaisir. Elle était en train de cuire l’animal sur l’autel et de corriger simultanément son désir égoïste. Puis elle mangeait l’animal et recevait du plaisir dans l’intérêt du don sans réserve au troisième niveau de son Aviout(épaisseur du désir. Ils ont effectué toutes les formalités dans le corporel et en même temps mené des actions(commandements) avec les Lumières Environnante et Intérieure et les désirs spirituels.

La fête de la sortie d’Egypte est une sortie par le désir de recevoir vers le désir de donner sans réserve. Ici nous réalisons des actions spécifiques de l’extérieur comme un signe de la sortie de l’égoïsme vers l’amour, de la haine et de la séparation à la connexion et à l’unité entre nous.

C’est pourquoi, lorsque nous lisons la Haggadah nous passons par toutes les actions qui reflètent les actions spirituelles qui nous aident à quitter l’Egypte: « Kiddouch » (bénédiction), « Ourchatz » ( se laver les mains), « Karpas » (immerger la verdure dans l’eau salée), « Yachats » (briser la Matza au milieu ), « Maguid » (l’histoire de l’exode), et ainsi de suite. Si nous réalisons cet ordre d’actions dans la nuit de Pessakh (du mot « Passakh », passer au-dessus, sauter par-dessus), nous sautons au-dessus de notre état actuel et entrons au nouveau niveau, qui est le premier niveau spirituel.

Mais cet ordre ne correspond pas à l’ordre normal des stades de développement («conception», «allaitement» et «maturation»), que nous étudions dans la partie 12 de l’étude des dix Sefirot: les trois jours de la fixation du sperme, les 40 jours de la formation du fœtus,les neuf mois du développement fœtal, la tête du fétus tournant vers le bas, les contractions et la naissance, le sang qui monte du ventre à la poitrine et crée le lait, deux ans d’allaitement du nourrisson, et les étapes suivantes jusqu’au stade adulte (Gadlout): 3 ans, 6, 9, 12, 13, 20 et 70.

La sortie hors de l’Egypte n’est pas la norme dans son ordre de développement. La Lumière du grand état (Gadlout) vient en premier, avant la lumière du petit état (Katnout). D’abord, vous entrez dans un monde nouveau avec l’aide de grandes Lumières, et puis vous commencez à vous développer en elle.

Nous ne comprenons pas l’essence de la «naissance» même dans notre monde. Nous sommes simplement habitués à le percevoir comme un processus naturel: le fœtus se développe à l’intérieur d’un organisme animal, puis continue à se développer en dehors de lui. Nous ne nous interrogeons même pas pour savoir pourquoi ces trois kilogrammes de chair qui étaient à l’intérieur de la mère sont en train de sortir? Pourquoi le fœtus sort complet ? Après tout, à la prochaine étape de développement, il devrait avoir commencé comme une sorte de goutte, puis avoir commencé à se développer à partir d’elle. Le stade antérieur de développement est terminé à trois kilogrammes, et maintenant à l’étape suivante ces trois kilogrammes seraient venus d’une goutte…. Où avez-vous vu que tout ce qui a été acquis au niveau précédent, le désir(Kli) avec son accomplissement entier a avancé en entier au niveau supérieur, comme ça ? Comment est-ce possible?

Si j’ai fini le développement au niveau de NRNHY de Nefesh, j’atteins le niveau de Nefesh de Rouakh. Mais ici, je n’atteins pas le niveau de Nefesh de Rouakh, et à la place je sors avec mes trois kilogrammes de chair de l’utérus de la mère et je continue à croître. En théorie, j’aurais dû commencer ma formation à l’extérieur comme une seule cellule, à partir d’une goutte de sperme, tout comme j’ai commencé à l’intérieur de la mère, mais seulement au degré suivant.

Tout cela souligne l’ordre unique de Pâque, la sortie d’Egypte, qui ne devient possible que parce que les Lumières du grand état viennent avant les Lumières du petit État, et donc nous faisons un saut.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2011, «Ceci est pour Juda »