Daily Archives: 26 avril 2011

A propos des conventions virtuelles et de la vraie connexion

Dr. Michael LaitmanQuestion: Au sujet de la prochaine convention à Moscou, vous avez dit que c’était le moment de nous habituer à des congrès virtuels et à sentir une plus grande connexion assis derrière des écrans d’ordinateur. Qu’est-ce que cela signifie?

Réponse: Les conventions représentent un bond en avant. Mais en plus d’elles, nous devons maintenir le lien entre nous quotidiennement et constamment l’améliorer. Grâce aux conventions, nous créons des impulsions à l’union, et entre les intervalles, il est essentiel de maintenir une connexion permanente et de la renforcer de jour en jour.
Il n’y a pas d’autre choix, nous devons parvenir à un monde « rond », globalisé et intégral. Il ne s’agit pas de simples mots. Nous ne pouvons pas rompre la connexion après les trois jours de la convention, la connexion doit être à la base de l’agenda quotidien du monde. C’est ce que nous devons faire.

Par conséquent, nous devons cultiver de telles relations entre nous, qui nous permettront de maintenir la connexion même virtuellement, sans nous voir, ni nous entendre les uns les autres. C’est pourquoi Internet a  été créé en premier lieu: Il est destiné à aider le monde entier à se lier dans une interconnexion totale et à passer de l’union physique, à une virtuelle, puis à une union spirituelle. Et nous sommes sur cette voie médiane.

Par conséquent, je suggère que nos futures conventions devraient être petites, pour environ mille ou deux mille amis se réunissant dans la même région. Et le reste y participerait virtuellement, cela ne leur portera pas préjudice. Au contraire, tout le monde vivrait dans un état collectif, et les participants «virtuels» ne  ressentiraient pas la moindre difficulté à s’unir aux participants se trouvant sur le site physique.

Cela nous permettrait d’avoir de nombreuses conventions durant l’année, et d’ailleurs, nous pourrions maintenir un lien indissoluble chaque jour de l’année. Arrêtons de dépenser beaucoup d’argent pour deux énormes conventions annuelles, après lesquelles nous ressentons encore une chute et une descente dans l’état antérieur. Je désire transférer l’importance d’une convention physique à une convention interne, et de la convention interne à une interconnexion intérieure quotidienne. C’ est extrêmement important. Sinon, nous ne serons pas en mesure de construire le lieu de la révélation du Créateur entre nous.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale 18/04/2011, Lettre n°10 Baal HaSoulam

Quatre cents ans à la montagne de la haine

Dr. Michael LaitmanQuestion: Toutes nos intentions vont-elles directement dans la bouche du Pharaon, pour le nourrir?

Réponse: Tout dépend des intentions. Pharaon est une force spéciale, l’ego qui se dévoile par opposition à la Lumière. C’est une réserve d’égoïsme, le désir de recevoir, que nous devons construire.

Dans la sagesse de la Kabbale, il n’y a pas de «Pharaon» sans «Israël», c’est-à-dire il n’y a pas d’acharnement du Créateur à l’égard de l’homme, qui s’efforce de s’unir avec les autres et à atteindre l’attribut de don. Ainsi, dans la mesure de son aspiration vers l’attribut du don, une personne construit Pharaon, cultive en lui-même ses désirs (Kelim), d’où plus tard, il fuira et qu’il corrigera par la suite, recevant ainsi une récompense.

Tout le travail en Egypte est d’organiser Pharaon et de le faire grandir, de le rendre puissant et riche, c’est-à-dire  accroître notre ego en partant du minuscule point de notre égoïsme naturel jusqu’au statut du Créateur. Après tout, qu’est-ce que tout cet égoïsme nous donne? Il nous donne les désirs de nourriture, de sexe, d’argent, de célébrité et de connaissance, un petit ego de notre monde, un ego corporel, qui n’a rien à voir avec la spiritualité. Cet ego terrestre n’a même pas besoin de correction.

En commençant à travailler sur notre union, nous découvrons le ressentiment, la séparation, l’indifférence à notre union. Essentiellement, c’est la révélation du mal, mais seulement si une personne le voit comme tel. Après tout, elle peut dire qu’elle ne peut pas s’unir avec les autres et que ce travail n’est pas pour elle, avant même de l’entreprendre. Et certaines commencent, mais s’affaiblissent, tombent, et «meurent en terre d’Egypte. »

Mais il y a des personnes qui le supportent, en comprenant qu’il n’y a pas d’autre choix. Elles ne cessent de faire des efforts, encore et encore, bien qu’elles voient qu’elles continuent de perdre. Et elles essaient, autant que possible, de s’unir avec les amis, de renforcer le groupe, et en dépit de leurs efforts, elles voient que rien ne fonctionne. Au contraire, elles éprouvent le désir de critiquer les amis et de les éloigner tous d’elles. Et une fois de plus, elles surmontent ce flash d’égoïsme.

Ainsi, à chaque fois, tout ce qu’une personne a obtenu, tous ses efforts sont consommés par son ego, Pharaon, qui grandit et se réjouit. Une personne construit elle-même en son sein tous ces attributs, mais par ses propres efforts. Ensuite, elle arrive à l’état où elle ne supporte plus son ego. Et c’est à ce moment qu’elle reçoit tous les récipients de Pharaon (Kelim), tous les désirs.

En d’autres termes, l’exil égyptien commence seulement avec les efforts de la personne vers l’union avec les amis. En fait, que méritent Israël après leur fuite d’Egypte, d’où le Créateur les libère? Ils méritent l’union au Mont Sinaï (la montagne de la haine), tous comme «un homme dans un seul cœur, ne serait-ce que pour un instant, jusqu’à ce qu’ils sculptent le «veau d’or » et tombent encore une fois. Mais ces chutes sont d’une autre nature maintenant, dans l’or qu’ils ont transporté d’Egypte, dans les « récipients égyptiens» emportés avec eux, afin de les séparer d’eux et de les corriger.

Mais encore, que veulent-ils pendant toutes ces années d’exil? Ils voulaient créer l’union entre eux qu’ils ont finalement atteint au Mont Sinaï. Et sans ces efforts incessant en vue de résister au Mont-Sinaï, les «400 ans d’exil égyptien » ne seraient pas passés pour vous.
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 21/04/2011, Le Livre du Zohar

Le lieu où nous sommes UN

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la goutte, qui doit satisfaire/accomplir mon désir, pour qu’il puisse guérir et m’amener quelque part?

Réponse: Votre désir est seulement votre désir quand, en fait, il doit être uni à d’autres désirs. C’est là où tout le problème réside: Nous ne sommes pas suffisamment unifiés. Les forces individuelles sont abondantes, tandis que la force collective de l’union ne l’est pas.

Tout le monde lit tous les livres, connaît toutes les idées fantaisistes, comprend les sources, travaille dans le groupe, diffuse la Kabbale, et participe à des conventions. Mais la question est: construisons-nous le lieu où nous devons révéler notre plus haut degré? Ce lieu est notre désir intégral. L’intégration complète  des désirs est le lieu, où nous trouverons le monde de demain. Avons-nous un tel endroit? Sentons-nous intérieurement liés,  de sorte que dans notre unité nous révélions le Créateur?

C’est exactement ce qui nous manque, c’est là, où nous ne faisons pas suffisamment d’efforts. Nous avons besoin d’un lieu puissant, d’une intensité entre nous, d’une aspiration vers une étroite interconnexion. Nous ne révélerons le Créateur que dans cette unité, dans ce lieu.
Tout le monde a en lui d’énormes pouvoirs, tout le monde est pleins d’idées intelligentes et fait de sérieux efforts, mais l’unité est toujours quelque chose qui nous manque. Nous n’avons pas fait suffisamment de travail pour créer le lieu, dont nous avons besoin.
Toutes les âmes s’élèventà Malkhout du monde d’Atsilout, et la lumière descend ) elle d’en haut. C’est Malkhout en particulier, qui reçoit notre prière (MAN), la somme totale (Σ) de nos désirs visant uniquement à l’unité. Et c’est ce dont nous avons besoin. Les cris individuels  ne s’élèvent pas à Malkhout de Atsilout et restent des appels inutiles. Il faut un besoin commun, car la spiritualité est révélée dans le lien entre les individus.

Par conséquent, il est dit que le nombre minimal est de deux. Même deux, vous et moi, et le lien entre nous, est suffisant. Si nous créons un tel lien, motivés par le désir de trouver le Créateur, il  deviendra le lieu de Sa révélation.

C’est le problème. Si vous ne travaillez pas sur l’union, vos revendications ne seront pas acceptées. Vous devez répondre à deux choses:

  1. Avez-vous étudié la Torah? En d’autres termes, vous êtes-vous efforcés d’aimer les autres comme vous-mêmes, au moyen de la lumière supérieure considérée comme la « Torah »? Avez-vous aspiré à établir une connexion avec les autres et appris à aimer? Voila ce qu’est « étudier la Torah. »
  2. Espériez- vous le salut? En d’autres termes, malgré tous vos efforts, vous n’avez atteint aucun résultat. Mais l’avez-vous néanmoins anticipé? Avez-vous élevé MAN pour la correction? Après tout, la rédemption vient du Créateur instantanément.

Ces deux conditions sont obligatoires pour nous rencontrer. Il n’y a pas d’autre solution. Il ne s’agit pas de demandes personnelles de quelqu’un, mais il s’agit de lois. En réalité, il n’y a que deux forces: l’attribut de don et celui de la réception. Et la connexion entre celles-ci régit pour nous tout le système de cause à effet de la création.

Je ne peux pas me plaindre à la loi, à la nature, dont je suis une partie intégrale. Par conséquent, la sagesse de la Kabbale, nous explique comment nous servir correctement de ces forces de la nature.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 18/04/2011, Lettre n°10 Baal HaSoulam