Un cadeau pour un coeur brisé

Dr. Michael LaitmanNous sommes incapables de comprendre ce qu’est l’intention « dans le but de donner sans réserve» (Lishma) car nous sommes toujours dans le désir de recevoir du plaisir, en opposition au don sans réserve. Et ce qui nous semble être le don sans réserve dans ce monde n’est qu’une autre forme d’égoïsme semblant s’accorder au fait que lorsque nous donnons à quelqu’un, nous recevons indirectement encore plus d’eux.

Et c’est pourquoi nous ne comprenons pas le sens de «Lishma », le don sans réserve complet sans aucun intérêt pour soi-même. Le Baal HaSoulam dit dans Shamati n° 5 (« Lishma est un éveil d’en haut, et pourquoi avons-nous besoin d’un réveil d’en bas») l’esprit humain ne peit saisir comment une telle chose peut arriver dans le monde.

Lorsqu’ une personne travaille vraiment pour atteindre le don sans réserve, elle commence à comprendre comment cet objectif est irréaliste. Comment est-il possible d’arrêter de penser à soi-même, de recevoir une pensée, une action, ou un désir dirigé vers « l’extérieur », sans se soucier de son propre intérêt? C’est parce qu’on est seulement capable de comprendre qu’on va atteindre quelque chose en s’engageant dans la Torah et les Mitsvot. Il doit y avoir une autosatisfaction dans ce cas, sinon on est incapable de faire quoique se soit.

Au lieu de cela, c’est une illumination qui vient d’en haut, et la seule qui a le goût (reçoit d’en haut) et qui peut connaître et comprendre ce qu’il a reçu. Et donc il ne se passe rien avant cela, même pas une compréhension simple, voire une perception légère de ce qu’est le don sans réserve, «Lishma ».

Il est écrit à ce sujet, «Goûtez et voyez que le Seigneur est bon. » Cela signifie qu’en premier lieu on a besoin de «goûter» pour recevoir une sensation, et ensuite on peut comprendre.

Pourquoi alors devrions-nous investir nos efforts et notre travail pour appliquer les recommandations des kabbalistes si rien ne nous aidera jusqu’à ce que le Créateur nous donne l’autre nature? N’est-il pas plus facile d’attendre jusqu’à ce qu’on reçoive?

La réponse est, comme nos sages ont dit, «Ce n’est pas à vous de terminer le travail, et vous n’êtes pas libre de vous en exempter. » Cela signifie que l’on doit donner l’éveil d’en bas puisque c’est identifié comme une prière. Une prière est considérée comme un manque, et sans carence il n’y a pas de satisfaction. Nous avons besoin d’obtenir un désir qui puisse être rempli avec la qualité du don sans réserve.

Mais comment puis-je demander quelque chose que je n’ai jamais essayé ou dont je n’ai jamais eu besoin, quelque chose que je n’ai pas, et je ne connais absolument pas? Il s’avère que ce travail est nécessaire pour recevoir Lishma du Créateur uniquement sous la forme d’un manque et un Kli (récipient). Pourtant, on ne peut jamais atteindre la satisfaction seul, mais c’est un don de Dieu.

Cependant, la prière doit être une prière entière, qui vient du fond du cœur. Cela signifie qu’une personne sait à cent pour cent qu’il n’y a personne dans le monde qui puisse l’aider, sauf le Créateur Lui-même. Ce qui signifie qu’une personne a besoin d’investir tous ses efforts pour ne rien recevoir, pour arriver à un cœur brisé. Alors seulement, elle a finalement entendu le désespoir de l’intérieur de tous les efforts qu’elle a investi et réalise que seul le Créateur peut l’aider. Et puis le Créateur entend sa prière.

Voir combien d’effort et de la frustration est nécessaire afin de passer d’un état à l’autre pour atteindre une compréhension plus profonde que je ne peux pas, que je ne suis pas capable, que je ne veux pas! Et donc, je descends, étape par étape, pénétrant toujours plus profondément dans le cœur, jusqu’à ce que j’atteigne la vraie prière.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/07/2011, Shamati N°5

Discussion | Share Feedback | Ask a question




"La Kabbale, la Science et le Sens de la Vie" Commentaires RSS Feed

Article précédent: