Monthly Archives: juillet 2011

Mon rôle dans le groupe

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quel devrait être mon rôle dans le groupe: Zeir Anpin ou Malkhout? Ou les deux?

 

Réponse: Vous devez combler vos amis de toute votre force. C’est là le commandement principal de la Torah: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Je ne suis pas Malkhout, je suis Zeir Anpin. Mon seul souhait est de recevoir des désirs de chacun et de les remplir.

Alors, qui représente Malkhout? Je joue le rôle de Malkhout devant mes amis, afin de recevoir d’eux la force pour donner sans réserve. Ceci est un autre canal d’interconnexion. Je reçois d’eux la force d’être le donneur, et puis je m’élève au-dessus d’eux pour leur donner sans réserve. Les cellules dans le corps interagissent de la même manière: Chaque cellule reçoit des autres et à son tour leur donne sans réserve.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du  27/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

La seule tâche que nous pouvons gérer

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible de définir en deux phrases le concept d’unité à laquelle les gens peuvent aspirer?

 

Réponse: L’unité est une action qui transforme l’ensemble de l’humanité en une partie intégrante de la nature. Ainsi, nous rassurons la nature -à l’intérieur et en dehors de nous -et tous ensemble dans la paix nous respectons l’équilibre avec toutes les forces.

 
Tout devient calme dans un sens psychologique,  dans les interactions mécanique, biologique,  zoologique et autres interactions. A chaque niveau, toutes les forces s’équilibrent. Il n’y a rien de mieux que l’état d’équilibre. Il s’agit d’une harmonie entre toutes les parties qui ressentent enfin une vraie vie au lieu d’une lutte entre elles.

 
Il y a beaucoup d’exemples de la sorte dans la nature. C’est un fait accepté par presque tous les scientifiques, ainsi que les sociologues et psychologues. Nous n’avons pas besoin d’essayer trop fort, parce qu’aujourd’hui, beaucoup de gens pensent déjà dans cette direction.

 
Cependant, à cause de l’égoïsme individuel de chacun, ils ne peuvent pas s’unir pour le rendre public, afin de confirmer leur vision devant tout le monde. Même s’ils essayaient, leurs propos seraient totalement impuissants en raison de l’absence d’esprit en eux.

 

L’explication publique nous est uniquement confiée, et personne ne peut intercepter cette prérogative. Ils ne comprennent pas, mais ils ne sont pas capables d’organiser et de rejoindre les gens. Cette tâche nous  est assignée.

 

Question: Exactement qu’est-ce qui nous permet d’expliquer à l’humanité ce qui se passe ?

 

Réponse: Il s’agit de la connexion interne avec la source du bien, avec la source qui effectue la correction. C’est ce que personne n’a sauf nous.

 

Nous ne pouvons pas remettre cette tâche à quelqu’un d’autre. Nous ne la détenons pas pour nous, c’est simplement que personne ne peut la réaliser. L’explication doit venir de la connexion avec le Supérieur.

De la 5ème partie du cours  quotidien de Kabbale  du 26/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Inverser le temps

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-il possible de revenir en arrière dans le temps ? Puis je retomber dans mes états antérieurs ?

Réponse : Bien sûr ! Après tout, le temps est défini comme une chaine de gènes informationnels (Reshimot). Vous pouvez voyager le long de cette chaine du début à la fin selon vos désirs. Si vous possédez un écran anti égoïste et donc la capacité d’exister à n’importe quel degré altruistement, vous pouvez choisir n’importe quel Reshimo et le vivre.

Evidemment, personne ne voudrait redescendre d’un état avancé, supérieur. Cela n’aurait aucun sens à moins que ce ne soit que temporaire, le temps d’aider les autres, c’est-à-dire retourner en arrière pour établir une connexion avec eux.

Cependant, je n’exécuterai ce retour, que grâce au Partsouf appelé cheveux (Searot). C’est à dire que je reste dans mon état avancé et que je fais une sorte de copie de moi, plus petite, par laquelle je peux communiquer avec ceux qui sont sous moi

En revanche, personne ne peut descendre sans une raison valable car cela va à l’encontre du but de la création. Comment cela serait-il possible pour un individu spirituel de faire une telle chose ?

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale du 20/06/2011, TES.

Qu’est-ce qu’un brillant et fin désir?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, L’étude des dix Sefirot, partie 1, «Tableau des questions et des réponses pour le sens des mots »: Point 15. Est-ce que Zakh. Behina Aleph (première phase) de la volonté de recevoir est définie comme plus fine (Zakh) que les trois Behinot (phases) qui la suivent.

«Fin» et «rugueux» sont définis par rapport à la volonté de recevoir. Dans la phase de la racine, Keter, il n’y a pas d’épaisseur (Aviout) au désir de plaisir de  tout, mais seulement la volonté de  donner sans réserve est donnée, insufflée par le Créateur dans chaque créature. Par conséquent, la première phase (Aleph) est le début de la créature, son désir de plaisir, et il est plus lumineux et plus fin que les trois autres phases qui suivent.

C’est parce qu’il n’a pas encore connu de nombreuses impressions  venant de l’influence du Créateur, la Lumière, ce qui rend plus brillant. La Lumière ne s’est pas encore développée à la profondeur du désir adaptée à son utilisation. C’est encore le début, l’embryon de la volonté, et en ce sens, il est plus proche de la Lumière.

Il n’a encore aucune action indépendante ni de réaction propre. Cependant, quand il commence à réagir à la fin de la première phase, il provoque l’émergence de la deuxième phase, Bet.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 20/06/2011, Talmud Esser Sefirot

 

Le temps est l’intensité des actions

Dr. Michael LaitmanLe temps en spiritualité est une somme d’actions qui s’applique à la créature expérimente. En fait, même si dans notre monde nous vivons en fonction d’une horloge, des cycles de la lune ou de la rotation de la terre, nous avons toujours une sensation personnelle du temps dictée par l’intensité des actions.

Parfois le temps est figé et nous semble ne pas avancer. Et d’autres fois il nous parait passer à vitesse grand V. Le temps est une impression personnelle qui dépend du nombre de transformations qui s’opèrent en nous. Ainsi, nous voyons que le temps n’existe pas.

La somme des corrections que nous sommes supposées entreprendre pour atteindre la correction finale représente 6000 années spirituelles ou degrés, 2000+2000+2000. Cela équivaut aux 3 mondes de BYA (Bryia, Yetsira et Assiya) que nous devons élever au monde d’Atsilout.

L’ascension jusqu’au monde d’Atsilout est ce que nous appelons le flux temporel, pas à pas d’une année sur l’autre. Une « année » (Shana) correspond à une transformation (Shinouille), et ainsi de suite, c’est exactement la même chose mais à un degré supérieur.

De la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale du 19/06/2011, TES.

La division est relative, la vérité est entière

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelle leçon puis-je tirer de mon travail en sachant que la réalité est relative ?

Réponse : la réalité est relative pour celui qui l’atteint. Actuellement, je révèle quelque chose de la réalité, qui apparaît dans mon désir et qui est appelée « mon monde. »

Dans mon monde il y a une dissimulation « de Haut en bas », que je révèle, et mes atteintes sont de bas en haut. Cette division me pousse à atteindre un état dans lequel mon mouvement de haut en bas fusionne avec mon mouvement de bas en haut dans un seul tout jusqu’à la plus grande profondeur qui soit.

Autrement dit, je dois aspirer à ce que mon attitude en bas soit équivalente avec celle du Créateur d’en haut, comme il est écrit dans l’exemple de « l’hôte et l’invité ». Si nous arrivons à une équivalence totale, cela signifie que nous avons réalisé la plus profonde des connexions, celle de Malkhout de Ein Sof.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale du 27/06/2011, Shamati 166

Recevoir la lumière pour m’éclairer

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment puis-je éviter de m’induire en erreur dans ma réflexion tout en évaluant mon avancée sur le chemin ?

Réponse : Vous ne pouvez pas évaluer votre avancée correctement jusqu’à ce que vous ayez les moyens corrects de le faire. Avant d’avoir atteint le monde spirituel, vous n’êtes pas en mesure de réaliser ce dont vous seriez capables tel un petit enfant qui ne différencie pas le jeu, les dessins animés et la réalité.

De même un adulte qui travaille dans une grande société, un laboratoire scientifique,  ou dans un système social de grand acabit, qui se considère le plus grand, le plus important, le plus impliqué dans un travail sérieux et donc indispensable, ne ressent pas qu’il vit sur une planète minuscule (un microscope) situé à la frontière d’une petite galaxie. Chacun ressent sa place au niveau de son élévation, chacun est où il pense et sent qu’il est.

Mais comment attirer la lumière afin de nous prémunir de cela à notre niveau ? Cela ne doit pas être une fin en soi car il s’agit d’un état entièrement corrigé qui ne peut se faire qu’à la correction finale, mais nous allons peu à peu nous déplacer entre la ligne gauche et la ligne droite, osciller tel un funambule afin de faire nos propres expériences et ainsi, tout naturellement nous équilibrer sur la ligne médiane.

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de kabbale du 28/04/2011, écrits du Rabash.

En avance sur la nature

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) »: Ainsi, cette créature se développe et marche vers le haut dans les degrés  supérieurs de l’exaltation parlée, jusqu’à ce qu’elle perde tous les restes d’amour-propre et tous le commandements s’élèvent dans son corps, et elle effectue toutes ses actions seulement pour donner sans réserve , de sorte que même la nécessité de recevoir  coule  dans le sens du don sans réserve, de sorte qu’elle puisse donner sans réserve. C’est pourquoi nos sages ont dit, « Le commandements ont été donnés uniquement pour raffiner les créatures. »
Grâce au principe de « Aime ton ami comme toi-même »,  nous arrivons à la fin du chemin: à l’adhésion. Que cela nous plaise ou non, nous devons y parvenir. Notre libre choix est de nous  déplacer rapidement, ce que nous pouvons faire si nous profitons de l’environnement. Sinon, la nature va nous pousser jusqu’à ce qu’elle nous force et nous voudrons aller plus vite que la nature de toute façon.
Comment pouvons-nous avancer? On avance grâce au développement interne. Comment cela  se passe-t-il ? Cela a lieu en raison de « la Torah et les commandements », qui signifie la méthode de correction par laquelle nous devons nous perfectionner. Bien sûr, nous ne parlons pas de l’action extérieure de ce monde. Le Baal HaSoulam mentionne un extrait de la Guémara  pour que ce soit clair pour nous: nous sommes tenus d’effectuer nommément  la correction interne de nos propriétés. Cela signifie que nos relations doivent être destinées exclusivement à donner sans réserve à la même hauteur que celle du Créateur.
Comment  cela peut-il être atteint? Cela  se fait en plusieurs étapes. Tout d’abord, une personne ne sait rien, comme un enfant qui vient de commencer à grandir. Ensuite, on lui donne  progressivement des explications, et il comprend de plus en plus. Finalement, tout dépend de l’environnement, des explications, des  efforts qui sont appliqués au cours de son éducation, et de ses propres efforts quand il  pratique les tâches assignées.
En substance, on enseigne à une personne à être dans l’environnement et de l’utiliser correctement, selon le principe: «J’ai créé le mauvais penchant, et j’ai créé la Torah comme une épice ».Le mauvais penchant est révélé notamment dans l’environnement; il n’y a pas d’autre possibilité.
En outre, elle exige la Torah comme « une épice », qui signifie la Lumière qui ramène vers le bien.  Une personne  ressent le mal par rapport à la Lumière. La Lumière expose mes récipients, et je Lui  demande pour cela de les corriger. Puis, la Lumière  les remplit.
Ainsi, étape par étape, une personne vient à la correction.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Une différence insoutenable avec le Créateur

Dr. Michael LaitmanSi le Créateur, en ligne avec Sa pensée de la Création, n’était pas censé nous élever au plus haut degré d’évolution, il n’aurait pas créé en nous la sensation d’être différent de Lui. La question n’est pas dans la différence entre le Donneur et le receveur. Il est clair que le Créateur est en tête. Il est le bienfaiteur qui fait le bien. Il est l’Absolu, et, étant le Donneur, il nous a créés comme des récepteurs « par défaut ». Nous n’allons certainement pas avoir honte lorsque nous recevons de Lui. Quel serait le problème de recevoir de Celui qui donne? Après tout, c’est la façon dont Il nous a fait.

 

La honte, cependant, découle uniquement de la sensation d’être différent, qui a été conçue par le Créateur, le sentiment de séparation entre Lui et nous, qui nous amène à nos débuts à ressentir la réception comme une imperfection. Cette règle est projetée sur notre monde aussi, où nous nous sentons mal à l’aise lorsque nous recevons le plaisir de quelqu’un avec qui nous entretenons une relation particulière dans laquelle l’autre a un statut supérieur.
Il y a un problème supplémentaire ici. Par rapport à la spiritualité, cela prend des formes opposées pertinante à nos yeux et une question se pose : puis-je arrêter de me sentir honteux ? Dans la spiritualité, cependant, ma question est : comment puis-je accroître la honte, car elle devient un instrument pour  m’analyser, un véhicule pour élever ma conscience de mon mal.
Comme nous le savons, outre la prise de conscience du mal, nous n’avons besoin de rien d’autre. Tout le reste est fait par la Lumière supérieure. Quel est ce mal, après tout?  Ce n’est pas d’être un récepteur par nature. Je me rends compte comme je suis mauvais quand je découvre combien véritablement sont  grandes les différences entre mes qualités et celles du Créateur.

Je désire grandement augmenter cette sensation, cette prise de conscience, puisque c’est ce qui m’amène à demander la correction. Nous considérons une telle prière comme «la porte des larmes». Les détails nécessaires de la perception sont réunis en moi jusqu’à la prise de conscience de mon mal qui m’a  finalement fait crier parce que je ne supporte pas cet écart entre le Créateur et moi-même.
Ainsi, le mal n’est pas une simple distinction entre le récepteur et le Donneur. Manifestement, le Créateur donne, tandis que je reçois. Un tel arrangement demeure à tous les degrés spirituels, à la fin de la correction et après elle. Le problème réside dans la prise de conscience de la distinction qualitative intérieure entre mes propriétés et les Siennes.  C’est ce qui me fait honte.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 26/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Deux discernements dans l’atteinte

Dr. Michael LaitmanShamati (J’ai entendu), n ° 166, «Deux discernements dans l’atteinte  »: Il y a deux discernements: 1) la descende des mondes de Haut en bas ; 2) et la remontée de bas en haut.


Premier discernement: «Que Dieu a créé et accompli ». Cela signifie que le Créateur a préparé pour nous un lieu de travail. Deuxième discernement: quand on commence à s’engager et à se revêtir de bas en haut. Toutefois, avant d’atteindre l’achèvement du degré, nous ne pouvons rien savoir avec certitude. C’est ce qu’on appelle «l’apprentissage d’abord, la compréhension ensuite ».


Un petit, qui commence à manger du pain, ne connaît encore rien, mais seulement le  pain. Et lorsque l’on commence à grandir, on  commence à comprendre qu’il y a une raison pour le pain, qui provoque la forme du pain ….


Ainsi il continue jusqu’à ce qu’il vienne à l’état où le blé est pris et semé dans le sol. Jusque là, il ne peut que  recevoir du pain, ce qui signifie réduire le pain qui existe dans le monde. Mais après, il sait déjà comment ajouter.


Si je  prends simplement un morceau de pain et commence à le manger, je vais seulement ressentir le plaisir qui se revêt dans le désir et rien d’autre. Ensuite, je commence à penser de quoi  le pain est fait. C’est sa phase précédente. Afin d’atteindre ce stade précédent, je dois plonger en lui, m’élever à lui, et l’atteindre.
C’était l’état qui a précédé le pain, par exemple, la pâte. J’ai à  progresser et à apprendre son existence. Je m’élève moi-même un cran au dessus, du pain à la pâte, et j’atteins ce qui est arrivé lors de l’expansion de haut en bas, à partir de la pâte vers le pain.
Ensuite, je monte plus haut, de la pâte à la farine et l’eau, et découvre que la pâte est faite à partir d’eux. Ensuite, j’avance jusqu’au véritable état et je comprends de quelle source l’eau est prise et que la farine est faite à partir de grains. D’où les grains proviennent-ils?
Ainsi, je me déplace toujours plus haut jusqu’à ce que j’atteigne la source. De mon point de vue, je suis allé vers la racine, mais je comprends que les niveaux descendent de la racine à moi jusqu’à ce qu’ils atteignent «le pain».
« Pain » signifie le plaisir. J’examine mon désir tout le temps: il y a  le plaisir ou son absence, la raison pour laquelle je n’ai pas de plaisir, et comment l’atteindre. Je n’ai rien d’autre à explorer. Toute notre vie et ses sensations tournent autour de cela.
Grâce aux actions, j’atteins la racine d’où vient toute mon  attitude, moi-même, et tout ce chemin de Haut en bas, qui contient également en lui-même mon retour de bas en haut. Si je parviens à la racine, j’atteins  le véritable état. Tous les états antérieurs que j’ai révélés jusque-là (qui se sont formés pendant la descente de haut en bas et dans mon ascension vers le haut à la racine) ont seulement été nécessaires pour que je révèle cet unique état existant.

 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/06/2011, Shamati n°166