Transformer tout le mauvais potentiel en bien

Dr. Michael LaitmanL’amour ne peut seulement être révélé qu’à la mesure de la haine, comme il est écrit: «Le Créateur les a fait les uns contre les autres. » Au début de notre chemin spirituel (à partir de zéro), nous descendons d’abord à une profondeur donnée du désir de plaisir (-1), puis nous montons de celui-ci  (+1). Puis, une fois encore, nous descendons encore plus bas (-2) pour monter encore plus haut (+2), et ainsi de suite.

Tout est construit sur ​​la révélation du mal et de sa transformation  en bien jusqu’à ce que toutes les étapes soient réalisées. L’endroit où nous révélons notre égoïsme et ses transgressions, vers une mesure de plus en plus grande, reste. Cela ne disparaît pas, mais nous révèle la Mitsva (commandement) au-dessus.

Il est écrit: «Le Créateur les a fait les uns contre les autres» et l’« avantage de la Lumière sur l’obscurité ». C’est pourquoi, même lorsque nous montons tous les 125 degrés pour atteindre le bien absolu, le mal que nous avons révélé ne disparaît pas. Sinon, toute la Lumière disparaîtrait ainsi.

Nous sommes créés à partir d’une matière opposée à Lui. Le désir créé par le Créateur est très petit, comme une petite graine. Tout ce que nous révélons en plus de ce désir n’est que grâce à l’intention.

Tout d’abord, nous révélons notre mal, l’intention pour l’amour de nous-mêmes. Tout le bien est accompagné par l’intention pour le bien du don sans réserve.  Tout le développement est construit sur la réalisation de notre mal, notre opposition à la Lumière. Ce n’est pas le désir lui-même qui est en cours de développement, mais la réalisation, la compréhension de celui-ci.

L’ego révélé n’est pas le désir lui-même. Le désir avec lequel nous vivons dans ce monde, n’est pas en soi bon ou mauvais. Il n’est ni condamné ni loué. Seule l’intention est importante, qui s’élève en moi par rapport aux autres ou le Créateur (ce qui est la même chose). C’est ce qui me donne  la profondeur du désir (Aviout), pas le désir de se réjouir.

Il est nécessaire de séparer l’un de l’autre ,de soigneusement réfléchir là-dessus et d’ essayer d’accepter que nous travaillons constamment sur l’intention, en corrigeant notre relation au désir et non la taille du désir lui-même. En d’autres termes, ce travail n’est pas évalué par la quantité, mais par la qualité.

Il est écrit: «Une transgression ne met pas en échec un commandement,» et un «commandement ne met pas en échec une transgression. » C’est parce que les deux se soutiennent mutuellement. Le mal ne disparaît pas, et c’est précisément  au-dessus du mal que nous construisons ensemble la structure du bien. C’est parce que nous sommes les créatures, et si notre conscience du mal et de qui nous sommes venaient à disparaître, nous aurions aussi perdu tous le bien.

Mon «Moi» se construit précisément à l’opposé du Créateur: plus je me perçois opposé, plus je grandis, et en conséquence, je peux Lui donner plus. Dans ce cas, je vais avoir une demande, la sensation du contraste entre la Lumière et les ténèbres, qui me donnent une possibilité de réaliser un grand don sans réserve.

C’est pourquoi nous avons besoin de la valeur de la révélation du mal puisque c’est uniquement par la vertu du mal que nous pouvons atteindre le bien.

De la  première partie du cours quotidien de Kabbale du 10/08/2011, Shamati # 52

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