La consommation n’est pas le problème

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous avons discuté du fait que la consommation excessive a conduit l’humanité à un état de trouble. Toutefois, certains économistes supposent que si nous commençions à consommer moins, cela aura aussi un effet négatif ….

Réponse: Chaque phase de développement a sa propre séquence spirituelle HaVaYaH. Elle comporte des phases de don et de réception, d’absence et une combinaison de différents facteurs d’interconnexion. Par conséquent, nous ne pouvons tirer un lien direct entre le niveau de consommation et la solution au problème.

Dans le passé nous avons pu améliorer la situation en distribuant les biens entre tous, car le désir égoïste était développé jusqu’à un certain niveau, où l’écart entre les couches de la population pouvait vraiment être amélioré de cette manière. Cependant, aujourd’hui, nous sommes passés à un niveau supérieur, et les méthodes adaptées à la phase précédente ne fonctionnent plus. L’accent s’est déplacé du désir de recevoir vers le désir de donner, et vous ne pouvez pas obtenir une réelle amélioration par le biais de simples «mains basses. » Vous devez comprendre qu’en distribuant des produits, vous tentez de bloquer le chemin de la crise et vous vous privez donc de la possibilité de remonter à ses causes, la force de don, le Créateur. Mais en attendant, nos problèmes sont déjà en train de suivre l’objectif de la nature.

De façon analogue, il est impossible d’agir de la même manière lors de la deuxième phase de l’expansion de la lumière directe, que dans la première phase. C’est parce que la deuxième phase est née de la première, précisément parce qu’il était temps de réaliser la cause première de la Lumière. Même quand la première phase est entièrement remplie par la lumière, ce n’était plus suffisant.
De même, une simple distribution aujourd’hui ne résoudra pas les problèmes. L’objectif de la création n’est pas d’assouvir nos désirs égoïstes ou de nous permettre de remplir notre ventre. C’est pourquoi nous découvrons la deuxième phase de développement : En donnant des biens aux pauvres, nous ne feront qu’accélérer l’effondrement.

Alors, que devons-nous faire ? Après tout, cela est contraire à toute logique. Auparavant l’égoïsme dirigeait la partie : plus nous recevions, mieux nous nous sentions. Mais maintenant, la consommation et la restriction, l’égoïsme et les concessions en faveur des faibles sont tout aussi destructeurs pour l’économie. Autrement dit, il ne nous reste pas de méthode efficace pour travailler avec le désir égoïste. Il s’est appauvri lui-même à la fois en recevant et en donnant.

C’est le début de la réalisation à deux faces du mal de l’égoïsme – la reconnaissance totale du fait qu’il ne peut pas être utilisé.

Alors, comment l’homme peut-il survivre ? Plusieurs millions de personnes dans le monde parviendront à se nourrir avec les fruits de la terre qu’ils cultivent. Et que feront les autres ? Nous ne pourrons pas maintenir les connexions précédentes, et d’ailleurs, nous ne pourrons pas échanger les biens et la production comme nous le faisions auparavant. Le monde commence à réduire sa circulation, à «geler».

Dans ces conditions, la seule chose qui puisse réellement aider l’humanité est une attitude claire sur ce qui se passe, la compréhension de la nécessité de changer la nature de nos liens. C’est la seule chose qui nous donnera de bons résultats.

Par conséquent, avant tout, les gens doivent étudier. Laissez tout le reste. Donnez à chacun la base minimum juste au-dessus du seuil de pauvreté, et utiliser le reste des efforts pour améliorer nos relations interpersonnelles.

« La distribution équitable » et « la justice sociale » sont de jolis mots, pour le bien desquels des dizaines de millions de personnes ont été tuées ou en ont tué d’autres. Des slogans comme ceux-ci n’aideront qu’à la condition que nous changions la conscience des gens. Et pour cela nous avons besoin d’éducation. Une personne a juste besoin des nécessités vitales et de la volonté d’écouter, et c’est tout.

Cependant, il n’apprendra pas « comment consommer correctement », mais comment se lier correctement aux autres. Tout le reste deviendra une conséquence naturelle. Lorsque le désir des gens aura changé, ils comprendront de leur propre gré comment gérer la vie. Par l’éducation, toutes les solutions pratiques deviendront évidentes.

Tout d’abord, une personne doit être éduquée et changée au moins légèrement. C’est la seule façon d’éviter les régimes nazi de différentes sortes, en construisant un environnement qui change les gens pour le mieux.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 08.09.11, « La Nation »

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