Le pouvoir de l’habitude

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « La liberté” : « Ainsi, il a considérablement amélioré le penchant qu’il avait héritée de ses ancêtres. Et parfois, on parvient à extirper complètement une mauvaise tendance. Ceci se fait par habitude, qui a la capacité de devenir une seconde nature.  »

Une habitude devient une seconde nature et il faut une sensibilité préalable pour s’en rendre compte. Après tout, nous parlons d’actes spéciaux, orientés vers un but, qui changent ma nature.

C’est ainsi que nous nous comportons aussi avec les enfants, quand nous les laissons faire la même tâche, encore et encore jusqu’à ce qu’ils commencent soudainement à la faire par eux-mêmes. Si vous essayez d’arrêter un enfant de faire quelque chose dont il a déjà pris l’habitude, vous ne réussirez pas. Pour lui, l’habitude est déjà associée au plaisir. Avant, il agissait sous notre pression, craignant d’être puni s’il ne le faisait pas, mais maintenant, il y voit un avantage, l’absence de punition et même une récompense.

Finalement l’action qui était auparavant indésirable, est maintenant récompensée, et cette association est enregistrée dans son cerveau. Maintenant, même si je ne le suis pas, il continuera à se brosser les dents matin et soir, même si personne ne lui donne de bonbon pour le faire. Le modèle de la sucrerie est déjà dans son cerveau et fonctionne avec succès.

Telle est l’habitude. Ce n’est pas seulement une habitude, mais une association existant dans son cerveau, qui relie l’action avec les bonbons. Qui plus est, si je ne fais pas ce à quoi je suis habitué, c’est comme si j’étais puni, bien qu’apparemment rien de tel n’arrive.

Nos habitudes sont liées au tabagisme, à l’alimentation, à la façon de nous habiller et à de nombreuses choses différentes. Elles sont constamment actives, que nous les remarquions ou pas.

C’est un «mécanisme» complexe qui renvoie au désir, dans lequel chaque action ou chaque pensée est liée à un souvenir de plaisir. Ce plaisir est éternel, il est enregistré et demeure en moi, en plus du facteur premier. Même s’il n’est pas révélé à l’heure actuelle, mais plutôt dans le passé, c’est-à-dire non dans la Lumière intérieure, mais dans la Lumière environnante, je le ressens encore.

Ainsi, l’habitude est issue de la coopération mutuelle entre la Lumière et le récipient. Soit nous la créons par nous-mêmes ou nous la recevons de l’extérieur : de nos parents ou d’autres personnes.

De nombreuses actions humaines sont basées sur ce schéma. En l’utilisant, nous dressons des animaux, éduquons les enfants, et nous nous habituons à faire des choses … même quand nous nous entendons bien avec quelqu’un et que nous avons une certaine attitude envers lui, nous agissons selon des schémas, auxquels nous sommes habitués.

Ainsi, une habitude devient une seconde nature. C’est l’une des lignes dans le tableau.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 20.12.11, «L’étude des dix Sefirot« 

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