Quand aller dans le désert aura-t-il un sens?

Dr. Michael LaitmanIl est possible qu’une personne ne travaille que parce qu’elle reçoit du plaisir. Supposons que je vienne au congrès parce que c’est pour moi un événement heureux et que j’aime rencontrer des amis, me connecter à des gens, la musique et la danse. J’aime ressentir la connexion, les chansons les leçons, et tout le reste.

La question est : Si tout cela ne m’apportait aucun plaisir, y viendrais-je encore ? Si j’en souffrais, serais-je là ou pas ? Dans quelle mesure ?

Est-ce important pour moi d’être avec des amis, bien que je souffre ? Ou est-ce que je reste parce que je ne peux m’enfuir nulle part ou parce que j’ai honte devant les autres, mais qu’à l’intérieur je maudis tout cela ? Ou se peut-il que j’y vienne juste pour profiter d’une compagnie si agréable ?

Serait-ce que je ressente que cela me rapproche du Créateur et que je serai ainsi capable, dans le futur, d’atteindre la révélation, l’éternité, la plénitude, et quelque chose au-dessus de ce monde et alors, je fais de tels efforts ?
Suis-je prêt à souffrir pour atteindre le monde spirituel, même sans avoir le sentiment d’avoir du plaisir ? Suis-je prêt à abandonner le monde matériel pour le monde spirituel ? Il y a de nombreux calculs ici.

Si une personne vient au congrès et en retire du plaisir : C’est aussi bien. Mais elle doit bien comprendre ce qu’elle apprécie. La spiritualité est mesurée par la capacité de se séparer du plaisir, de se limiter, et de sortir des limites de l’intérêt égoïste.

Donc, il y a une condition : d’abord, je dois recevoir beaucoup de plaisir à me connecter aux autres, à les aimer, et dois prendre plaisir à l’action elle-même. Mais je sacrifie tout ce plaisir et suis prêt à ne pas le recevoir.

Supposons que j’aie une grande descente et que je ne reçoive aucun plaisir de la rencontre, et que même, j’en souffre. Je déteste le groupe et les amis ; je déteste la connexion, les chansons, les danses – tout autour de moi. Mais je suis toujours influencé et ai toujours la même attitude, avec le même carburant, et je prendre part à tout, seulement parce qu’ainsi je fais plaisir au Créateur ou aux amis. 

Maintenant nous nous réjouissons du congrès d’Arava. Mais pouvons-nous mesurer nos progrès, afin que chacun vienne sans aucun calcul personnel, mais que chacun aie un seul compte général concernant tout le monde.

Cela signifie que je ne devrais pas me soucier de comment je me sens: si je me sens bien ou mal, ou si c’est important pour moi que je me sente bien ou mal, afin de m’élever au-dessus de ce sentiment.

Il est important de s’attendre à un résultat souhaitable de ce congrès: que nous sortions ensemble, que nous atteignions ensemble, que nous découvrions ensemble ! Ou peut-être que je ne pense pas à tout le monde, mais seulement à ​​moi, et que je me connecte aux autres à contre cœur, de sorte qu’ils m’aident à atteindre l’objectif.

Il se pourrait que je sacrifie tout cet avenir pour les amis, afin qu’ils puissent eux le découvrir et non pas moi, de sorte que je ne le sache même pas et ne le ressente pas, pour que je ne puisse pas en être fier.

Il se pourrait aussi que je le fasse pour le Créateur, mais en faisant en sorte qu’Il ne sache pas que c’est moi qui Lui ai donné du plaisir, et moi non plus, je ne veux pas le savoir.

Donc la question est : Comment pouvons-nous nous séparer de tout intérêt personnel, afin que nous ne sachions rien de ce sujet et que nous n’ayons rien d’autre que la capacité de faire des efforts, sans aucune récompense supplémentaire ou carburant, et que la seule récompense soit l’effort lui-même?

Si l’on peut se rapprocher d’une telle demande, il sera utile d’aller dans le désert.

De la 1ère partie du cours quotidien Kabbale du 18/01/12, Shamati # 108

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