La nuit: prélude au jour

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot»: Cependant, quand les difficultés et les tourments s’accumulent dans une large mesure, cela provoque une dissimulation double, que les livres appellent « la dissimulation au sein de la dissimulation. » Cela signifie que même Son dos  est invisible.
Une personne est un désir de recevoir. Si elle trouve la force de s’élever au-dessus de son égoïsme, elle devient équivalente au Créateur et ensuite en fonction de l’étendue de l’équivalence de forme, le Créateur se révèle à elle comme bon et bienveillant, comme celui qui donne sans réserve. Car une personne qui monte au-dessus de son désir devient aussi bonne et bienveillante. D’abord sa Providence se révèle à elle, basée sur la récompense et la punition et, plus tard, Il se révèle à elle comme l’éternelle Providence.

Mais si une personne ne peut se maintenir au-dessus du désir égoïste dans l’équivalence avec le Créateur, si elle n’a pas de Massakh (écran) assez fort elle ne peut pas faire face au plaisir qui apparaît devant elle, et il se transforme immédiatement en obscurité pour elle. Voilà comment une personne ressent la dissimulation. Ce n’est pas le vide, et ce n’est pas le manque de connaissances, mais plutôt un sentiment de quelque chose qui est caché: Il y a quelqu’un là-bas, et je peux le distinguer de mes propres qualités corrompues. Après tout, elles sont opposées à Lui, et c’est pourquoi j’estime qu’Il est caché.

Donc, la dissimulation est une sorte de révélation. Elle est divisée en deux parties: la simple dissimulation et la dissimulation double, mais dans tous les cas ce n’est pas un détachement total, comme dans notre cas. Ici, tout dépend du Massakh, de ma persévérance en essayant de me maintenir au-dessus de mon désir égoïste, de résister aux plaisirs à partir du don sans réserve, et de faire le lien non pas aux plaisirs du don sans réserve, mais à l’attribut du don sans réserve. Je dois faire le lien à la source, au Créateur, non pas parce que je suis comblé par Lui mais à cause de Sa qualité.

Mais s’il y a des états contre lesquels je ne peux pas lutter, j’entre dans la dissimulation et ceci m’amène à une grande souffrance. Pourtant, ce sont les souffrances spirituelles. Après tout, la dissimulation se réfère à la perception spirituelle. Cela ne fait pas référence à notre monde «inconscient» avec ses besoins «bestiaux», mais plutôt des souffrances spirituelles quand je ne peux pas faire plaisir au Créateur. De grands vides apparaissent en moi ce qui me causent une grande douleur et une grande  souffrance, mais je sais de quoi et pourquoi et je souffre.

Ainsi, dans la dissimulation, nous découvrons les récipients qui progressivement nous font avancer vers la révélation. Pendant cette période de préparation dans la dissimulation, nous devrions toujours essayer d’analyser: «De quoi je manque et pourquoi? Pourquoi je ne ressemble pas au  Créateur? Pourquoi je ne réussis pas? Que dois-je faire? Quels sont les moyens et les astuces que je devrais utiliser pour réussir? « Je dois faire de grands efforts qui sont désagréables d’une part, mais agréable, de l’autre. Tout dépend de la force de la foi, de la Lumière de Hassadim, de combien je veux ressembler à celui qui donne sans réserve.

En général, il est important de respecter la dissimulation et de la considérer comme une phase essentielle de notre développement. Nous n’atteindrons pas la révélation avant d’étudier la dissimulation en profondeur de toutes les manières possibles. La dissimulation, le sentiment d’obscurité, la nuit, est le moment de construire les récipients. Puis viendra le jour, qui est la révélation de la Lumière à l’intérieur de ces récipients.

Après tout, la lumière ne vient pas de l’extérieur. C’est la dissimulation qui la révèle. En d’autres termes, j’arrive à une telle correction que la dissimulation précédente devient la Lumière pour moi. D’abord je sens la dissimulation dans mon désir parce que je suis subordonné à l’intention égoïste. Puis je commence à travailler et à acquérir Massakhim (écrans) jusqu’à ce que j’acquière l’attribut du don sans réserve. Puis, je cesse immédiatement voyant la dissimulation, la restriction, et à la place je ressens l’attribut du don sans réserve en moi: je deviens celui qui donne sans réserve et je suis rempli de joie en ressemblant au Créateur. Ceci est la Lumière. Elle vient à moi non pas de l’extérieur, mais Elle se révèle en moi et alors je sens mon attribut corrigé.
De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 19/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

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