Dans une «cage» avec les élèves

Dr. Michael LaitmanQuestion: Au début du 20e siècle, notamment en Russie, il y a eu une vaste campagne visant à éliminer l’analphabétisme. Ce qui semble parfaitement naturel aujourd’hui a été accueilli avec hostilité à l’époque. Beaucoup de gens refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école et ne voulaient pas apprendre eux non plus parce qu’ils considéraient cela comme un gaspillage inutile de temps. Aujourd’hui une situation similaire peut se produire, quand l’éducation intégrale que nous offrons pourrait être perçue comme quelque chose d’inutile, superflue. Comment surmonter cette résistance?

Réponse: Je pense qu’aujourd’hui un grand nombre d’éducateurs, de psychologues, et de sociologues comprennent le problème de brassage, sauf qu’ils ne savent pas comment le traiter. Cela signifie qu’il est nécessaire de les aborder de manière aussi large que possible avec des explications.

Les enseignants ont de l’empathie envers leurs élèves, et d’ailleurs, parfois, ils souffrent encore plus que leurs élèves. Après tout, ils sont forcés de vivre sous une pression négative constante auprès des enfants, dont l’égoïsme bestial qui n’est restreint par aucune limite, est dirigé contre les enseignants. Chaque étudiant tente d’affirmer devant eux sa propre indépendance et lutte pour l’affirmation de soi.

Je pense que les enseignants et les éducateurs ont besoin d’une formation à ce sujet pour être en mesure de discerner dans la nouvelle méthodologie au moins quelque chose pour leur propre bénéfice, ce qui leur permettrait de travailler avec les enfants normalement.

Le travail d’un éducateur d’aujourd’hui est assez difficile, grave, et je dirais même risqué. Une personne est soumise à de telles conditions, une telle pression morale que ce travail  pourrait même être appelé «dangereux». Etre 45  minutes dans la classe avec les enfants c’est beaucoup de stress et une pression énorme sur l’enseignant.

En collaboration avec les éducateurs nous devons leur préparer une ressource méthodologique qui les aiderait à comprendre que d’abord et avant tout, nous sommes préoccupés par l’ambiance dans la classe, sans même changer la classe elle-même encore.

Les étudiants ne peuvent pas encore s’habituer au discours intégral parce que maintenant il est impossible de discuter de quelque chose avec quelqu’un – cela  conduit à crier, en se fermant les uns  aux autres, abuser,  jurer, et qui sait quoi d’autre. Maintenant l’éducateur au moins les assied, les tient calmes en quelque façon, et en quelque sorte, par nécessité, les apaise. Pendant ce temps, les élèves sont assis, tous malheureux, si gravement « emballés », chacun à sa propre place, et attendent que  toute cette épreuve vienne à une fin.

Une transition lente, en douceur est nécessaire ici. Je pense que les éducateurs vont progressivement être d’ accord avec cela. Ils peuvent déjà voir que le système actuel n’est pas celui qui a le  droit d’exister dans la nouvelle génération.

 D’une «Discussion sur l’éducation intégrale» n°5, 13/12/2011

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