Demander d’aimer

Dr. Michael LaitmanComment puis-je déterminer si j’avance vers le Créateur, avec l’intention d’en vue de donner sans réserve, ou pour tout autre auto-bénéfice? Il y a beaucoup de gens qui sont prêts à « mourir en martyrs », mais comment pouvez-vous dire si c’est le plus grand égoïsme qui soit ou si c’est vraiment le don sans réserve et l’abnégation?

Comment puis-je vérifier moi-même, tous les jours, à chaque instant, si je suis désireux de donner sans réserve aux amis, à la vie, à moi-même et au Créateur, ou pour profiter de quelque chose venant d’eux ?

Comment puis-je vérifier cela? Après tout, sans examen, je ne sais pas où je suis. Il se pourrait que j’ai marché pendant vingt ans, mais que je sois allé dans le sens opposé de l’objectif: au lieu du don sans réserve, la réception.  Et je pourrais me plaindre que je n’ai pas encore atteint  la révélation, que je suis maintenant impuissant. Mais il se pourrait que je sois allé en arrière, comme il est écrit: «Il est préférable de s’asseoir et ne rien faire», que d’aller dans la mauvaise direction.

L’examen est très fort et simple: je dois aspirer à ce que je déteste: c’est très simple. Si je déteste quelqu’un et veux ressentir le don sans réserve envers lui, alors je dois l’aimer sans annuler ma haine.

Mais si je ne ressens pas de haine envers quelqu’un, je ne peux pas vérifier dans quel genre de relation nous sommes: si elle est en ordre pour recevoir ou pour donner sans réserve. Si je construis une relation avec quelqu’un, et que je commence à moins penser à lui que précédemment, c’est un bon signe. C’est un signe que je découvre mon ego. Et je décide que je continue à renforcer nos liens et tourner celui que je déteste en un ami bienaimé, au dessus de ma puissance, contre ma volonté, quand je m’oblige à l’aimer.

Si je ne réussis pas cela, je demande pour cela pendant le cours et je fais toutes sortes de trucs afin de l’aimer. C’est parce qu’il est clair pour moi que l’amour doit monter au-dessus de la haine précédente et que ces deux sentiments doivent coexister, comme les lignes droite et gauche. Je les connecte et je construis la ligne médiane sans annuler l’une d’elles: pas la ligne droite et non pas celle de gauche, comme il écrit: « l’amour couvrira tous les crimes».

Cela signifie que les crimes sont nécessaires, de sorte qu’au-dessus d’eux il y aura l’amour. Ensuite, je regarde notre relation différemment. La haine est révélée? Qu’importe ! C’est un signe que désormais l’amour sera révélé!

Alors j’essaie de le sentir et de voir que cela ne fonctionne pas. Je passe par des montées et des descentes et des problèmes différents, et tout est dans le but d’avoir besoin de l’aide d’En Haut. Ensuite je crie vers le Créateur: « Au secours ! » Le Créateur est la ligne médiane, Kéter, à partir de laquelle les deux lignes viennent à moi: la ligne droite et la ligne gauche. Si je suis en bas, dans la ligne médiane (dans la Sefira de Da’at), je demande et je reçois l’aide venant de Lui.

Cela signifie que ces deux forces opposées: le don sans réserve et la réception, qui viennent de Lui, ne sont nécessaires que pour me stabiliser en conformité avec Lui et me concentrer sur Lui. Grâce à cela je ressens et je comprends ce qu’est Kéter. En fait, c’est cela qui stabilise ma réalité.

De la 1 erepartie du cours quotidien de Kabbale du 31/01/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

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