Par les contradictions: la vérité

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes me donnent des «conseils dans l’obscurité», et à la fin je suis comme un enfant devant une réalité encore non étudiée.

Nous donnons des conseils aux petits enfants de la même manière, et docilement ils suivent les instructions, car pour l’instant ils ne savent absolument rien sur le sujet donné et ils font complètement confiance aux adultes. Instinctivement, un enfant nous croit, car sa nature lui ordonne de le faire, il ou elle nous suit, « yeux fermés ».

Nous devons suivre les kabbalistes de la même manière. Bien sûr, cela provoque une gêne; nous sommes des gens cultivés, nous voulons  ressentir et comprendre. «Attendez, qu’est-ce que je fais exactement ? Pourquoi dois-je faire cela et dans quel but? D’où cela vient-il ? »Tout le monde a beaucoup de questions et d’excuses.

Cela n’a pas d’importance. Si nous étions des enfants, le monde supérieur  s’ouvrirait devant nous en un rien de temps. Mais alors nous serions comme des « anges » là-bas, pas plus élevés que « les animaux ». Mais si nous voulons atteindre le degré du Créateur, alors nous ne pouvons pas faire toutes nos actions et prendre toutes nos étapes à travers nos aspirations naturelles, nous devons le faire à travers la foi au-dessus de la raison -en d’autres termes, contre notre égoïsme.

Ceci constitue toutes les complications.  On me donne un certain conseil, mais je ne vois pas en lui de logique, parce que mon esprit et mes sentiments se rapportent à ce monde. Je ne vois pas et ne ressens pas que c’est la manière exacte dont je dois agir.

On me dit: « Même si vous ne le comprenez pas, vous devez savoir que c’est la façon dont les choses sont là dans le monde supérieur, puisque là, tout est dirigé vers le don sans réserve, quand ici, tout est dirigé vers la réception. Là, tout est dans l’unité , et ici tout est dans la séparation. Là, tout est éternel, parfait, et aspire à l’équilibre, tandis qu’ici tout est dans l’autre sens. »Mais les mots ne m’aident pas. Je suis toujours debout sur ​​le fondement de ce monde, et j’ai besoin d’acquérir le monde supérieur à partir d’ici.

Oui, c’est difficile d’une part, mais nécessaire de l’autre. Je n’ai pas besoin de faire la transition d’un monde à l’autre, mais plutôt, je dois vivre dans deux mondes afin d’être indépendant par rapport au Créateur. Cela ressemble à ce que l’invité dit à l’hôte: «Je veux être comme vous. Vous êtes un donneur et je veux donner. Vous me donnez et je veux vous donner. Je  dépends de vous et je veux que vous dépendiez de  moi. »Donc, j’ai aussi besoin d’être indépendant  face au Créateur.

Nous ne pouvons même pas l’imaginer: d’un part il y n’a rien hormis Lui, et d’autre part il y a quelque chose d’indépendant. Et cet état n’existe que parce que nous nous imposons dans les deux mondes: je ne cesse de construire le monde supérieur au-dessus de ce monde. C’est pourquoi le voyage est si difficile. Après tout, toute mon action, chacun de mes pas, doit s’opposer à mon désir et ma compréhension, tout ce que je sais et tout ce que j’ai recueilli et collecté au cours de toute ma vie.

Tout est dans l’autre sens autour. Même lorsque nous parlons de l’amour et de l’unité, en réalité, ce  n’est pas le genre d’amour et d’unité auxquels nous sommes habitués. Ils se trouvent au-dessus de notre nature. En d’autres termes, je dois atteindre un état où je ne semble pas exister. Cela ressemble un peu à une mère qui se donne sans compter à son enfant.

Mais ici, j’ai besoin d’aller au bout dans l’unité pleine et illimitée en ce qui concerne le monde entier. Et ce, malgré tous les obstacles, c’est quand je découvre que tous les désirs auxquels je dois me donner entièrement, sont opposés à moi, me détestent et me rejettent. Tandis que l’Aviout (l’épaisseur du désir) se développe, on me montre la distance entre la réception et le don sans réserve, puis je révèle tout le fardeau caché dans l’unité.

Et tout cela est pour acquérir l’indépendance à la hauteur du Créateur.

C’est pourquoi nous avons besoin d’être d’accord avec tout ce que nous éprouvons. Et même si notre nature, la nature de ce monde, rejette toutes les formes du monde spirituel, nous devons être d’accord avec cela. La forme spirituelle est en face de moi, je la déteste et ne l’accepte pas, mais c’est la façon dont les choses doivent être. Je dois le comprendre et l’aimer, je dois me préparer pour cela avec l’aide du groupe, de l’environnement. C’est  exactement là où nous allons: vers cette contradiction, pour la rendre  désirable de sorte qu’elle serve à titre de preuve du fait que nous avançons vers la vérité.

 Convention d’Arava, Cours  7 du 25/2/12

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