Quand l’argent mène le bal

Dr. Michael LaitmanLa catastrophe écologique à laquelle nous sommes confrontés est le résultat d’une poursuite sans fin de revenus accumulés par la vente de produits et la mise en concurrence de comptes bancaires de milliards de dollars. Nous avons eu l’illusion que cela ne finirait jamais, mais maintenant c’est fini, il n’y a plus de consommateurs et nous n’avons nulle part où avancer.

La crise se manifeste dans l’éducation, la culture (les interrelations), et les difficultés actuelles quand il s’agit de satisfaire des besoins immédiats. Les fabricants ont encore du potentiel à développer, mais il n’y a presque plus personne pour être en mesure d’acheter leurs marchandises. De grandes parties des populations des pays occidentaux qui ont perdu leur revenu ne peuvent pas acheter des biens à la même vitesse qu’auparavant. Avant, les marchandises étaient produites et consommées dans un cycle complet allant de l’argent aux produits. Maintenant, le cycle est rompu.

A certains points les capitalistes sont arrivés  à une mauvaise décision: ils ont commencé à jouer avec les finances seulement, séparément des produits. Une grande bulle gonflée a été créée, ajoutant sa contribution à la crise globale. Parce que la bulle est vide de contenu réel, elle a éclaté avec l’aide de la publicité et un jeu qui se déroule entre les différentes banques et les systèmes financiers.

Ainsi, dans toutes les sphères de l’activité humaine, dans l’éducation, la culture, les relations interpersonnelles, les gens ne sont pas capables de vivre comme ils  avaient l’habitude de le faire. L’humanité est impuissante.

Prenons l’Espagne comme exemple: les jeunes qui ont reçu une formation universitaire en Europe ne peuvent pas trouver d’emploi, ils ne peuvent pas se marier parce qu’ils n’ont pas la capacité de subvenir à leurs familles, ils ne peuvent pas faire de progrès dans leurs professions. Tout le monde veut mettre en pratique ses connaissances, avoir une famille, acheter une maison, etc., mais personne n’a besoin d’eux. Les gens ne peuvent pas se réaliser; ils ne peuvent trouver nulle part un endroit pour eux-mêmes ; ils ne peuvent pas mener une vie normale. Tout ce qu’ils ont, c’est le chômage et l’incertitude.

Cela se répand partout dans le monde. Une personne n’a pas de solution dans une situation où je ne me soucie que de moi-même et ne me soucie pas du monde ; si nous ne se soucions pas des autres, nous ne pouvons pas fournir aux autres des moyens de subsistance. Nous ne se soucions pas des uns des autres ; par conséquent, d’une part, nous lançons une énorme quantité de marchandises en surplus, et d’autre part, l’excédent ne va pas vers les destinations correctes où ils en ont désespérément besoin. Notre ego ne nous permet pas de nous soucier des autres. Ce n’est que si nous nous sentons une menace que nous commençons à satisfaire leurs besoins.

Comme autre exemple, regardons l’Afrique, qui, autrefois fois produisait de nombreux produits et se développait de façon remarquable. Mais ensuite les Européens ont commencé là-bas le dumping de leurs importations en cassant les prix. Ceci a détruit le marché local;  les Africains ont cessé de produire des biens de première nécessité, les gens ont abandonné leurs emplois précédents et leurs professions. Plus tard, les mêmes entreprises qui faisaient artificiellement baisser les prix tout en introduisant leurs produits ont commencé à les augmenter une fois que la concurrence locale a été éliminée. En conséquence, les Africains ont été laissés sans moyens, et leur situation de pauvreté persiste à ce jour.

Il y a des conditions très difficiles dans le monde et elles sont exacerbées par une aggravation de la crise mondiale. Elle a un impact tant sur les pays développés que sur les nations du Tiers-Monde, dont certaines ne font que commencer à se développer. Tout cela est causé par l’égoïsme humain. Mais nous avons déjà aussi  le sentiment que nous sommes connectés: nous sommes tous en train de naviguer sur un seul bateau, si quelqu’un endommages le bateau, cela touche tout le monde. Nous ne pouvons pas avancer. Notre égoïsme fonctionne comme un boomerang et frappe chacun de nous.

En Europe, cela apparaît d’une manière très particulière. Afin de parvenir au pouvoir et au succès, les nations européennes ont engagé des connexions mutuellement bénéfiques, et il est impossible de les faire éclater. La séparation entre eux causerait une disparition complète. Par conséquent, au lieu d’un marché commun, d’une production conjointe, et d’une société unie, nous assistons à une situation dangereuse, qui interdit à quiconque de bouger un doigt sans le consentement des autres.

Nous avons déjà abordé la nécessité de prendre en considération les uns les autres. Même si l’histoire européenne est remplie de guerres et de conflits et de nombreux événements tragiques, tueries , et asservissement d’une nation par une autre … encore aujourd’hui, il n’existe aucun autre moyen pour les Européens, sauf d’aller vers la coopération, même si elle aura encore pour origine la haine et l’indifférence. Il ne suffit pas de juste compter avec d’autres ; nous voyons que cela ne fonctionne pas. Il devient progressivement évident qu’un marché commun ne tolère pas les anciennes lois économiques qui sont construites sur une fondation égoïste. L’ancien système n’est plus fonctionnel.

Aujourd’hui, à la fois la nature humaine et l’environnement apportent une nouvelle condition: la compassion égoïste ne fonctionne pas, nous avons à mettre en œuvre l’amour de notre prochain.

Il est difficile de prononcer ces mots. Ils semblent tellement irréalistes, si loin de nous. Nos cœurs les rejettent.

Cependant, nous continuerons d’aborder cet état si nous ne parvenons pas à attirer la force irrésistible sur nous. Aujourd’hui, la nature nous oblige à gagner l’amour pour notre prochain, car la seule alternative à cela est la mort, la faim, les maladies et les cataclysmes. C’est notre devoir de former une force de rechange qui nous oblige à aller vers l’amour mutuel.

Quel type de force est-ce ? C’est nos environnements qui sont organisés d’une manière qui nous pousse à nous unir plus encore que l’écologie, l’économie, l’éducation, l’absence possible de l’approvisionnement alimentaire, etc. La société doit être suffisamment solide pour soutenir notre nature égoïste, imposer un nouveau type de relations entre nous, et donc nous conduire d’un bord à l’autre-de la haine à l’amour.

De KabTV: «Une nouvelle vie » Episode 13, 1/11 / 12

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