Choisir un autre centre d’attention

Dr. Michael LaitmanL’article principal de la méthode kabbalistique est : «Il n’y a rien hormis Lui. » Cet article est la délicate mise au point de notre point dans le cœur, notre aspiration à révéler la nature, son plus haut niveau d’harmonie parfaite et éternelle, l’intégralité, et la globalité, dans lequel tout est interconnecté et représente un seul tableau général et complet.

En règle générale, dans notre monde nous ne pouvons pas tout saisir dans notre égoïsme individuel. Nous brisons la nature en une vaste gamme de sciences (il y a 184 sciences). Cela n’existe pas dans la nature. Nous ne pouvons tout simplement pas apprendre tout à la fois. Nous divisons la nature en certaines «tranches» et nous étudions la biologie, la zoologie, la géologie, l’astronomie, etc… en général, nous étudions un grand nombre de sciences.

Notre individualité, notre égoïsme est très étroit, de sorte qu’il ne peut absorber que ce qui est concret, mais il ne peut pas percevoir la nature dans son ensemble, de manière holistique. Et c’est pourquoi nous ne pouvons pas ressentir égoïstement ce tableau général et la force intégrale, à travers nos sens corporels. Nous ne le ressentons pas, il n’entre pas dans nos organes sensoriels.

Pour ce faire nous devons développer un nouvel organe sensoriel qui comprendra, bien sûr, tous les précédents, mais qui aura également la possibilité d’expérimenter absolument tout en une seule fois et dans son ensemble, comme un seul tout. C’est ainsi que nous devrions nous accorder. C’est à dire, au lieu de regarder à gauche, à droite, en haut, en bas, précisément en fonction des coordonnées, au lieu de diriger notre égoïsme vers un phénomène spécifique, nous enlevons, au contraire tout  focus, l’égoïsme entier, et essayons de voir la nature telle qu’elle est. C’est l’essence même de l’harmonisation.

Un groupe et des méthodes spéciales existent pour cela. En nous réglant de cette façon, nous commençons soudainement à ressentir qu’en supprimant du monde la mise au point égoïste, nous commençons à regarder les choses simplement, ouvertement, ne voulant plus abuser de ce monde, et nous abandonnant nous-mêmes à lui. Nous ne nous limitons plus par notre corps, nos cinq sens, notre compréhension et capacité limitée de perception de tout ce qui existe dans la nature. Puis, nous commençons à sentir que nous sommes en effet entourés par une grande force – générale, éternelle et parfaite, qui est appelé la nature, ou le Créateur.

Cela n’a rien à voir avec les religions, les croyances, ou le mysticisme. Il ne s’agit que d’une méthode permettant à une personne de s’élever au-dessus de son attitude étroite envers le monde et de le regarder sans les limitations de temps, d’espace et de mouvement, c’est-à-dire, qu’elle nous montre comment aller au-delà de la zone de notre nature, afin que le corps ne nous restreigne point.

Pour atteindre cet objectif, nous essayons de nous organiser en groupes, où l’aide mutuelle entre amis nous donne une occasion de sortir de nous-mêmes et de commencer à ressentir quelque chose en dehors de notre corps, comme si nous n’étions plus dans celui-ci. Et en effet, alors que nous commençons à nous sentons non pas dans notre corps, nous pouvons nous faire une idée de ce que signifie vivre en dehors du corps.

Du congrès de Vilnius du 24/03/12, Leçon 3

Commentaires | Share Feedback | Ask a question




"La Kabbale, la Science et le Sens de la Vie" Commentaires RSS Feed

Article précédent: