Le goût des nouvelles sensations

Dr. Michael LaitmanQuestion: Une personne a besoin de s’ouvrir un peu pour sentir le goût de sortir d’elle-même, le goût de l’intégralité. Comment est-ce possible de faire cela? Par où commencer ?

Réponse: Au début, nous utilisons des jeux dans le processus d’enseignement. Ils montrent à quel point nous perdons dans notre interaction entre individualistes et combien nous gagnons si nous participons ensemble.

Lorsque nous participons mutuellement, nous ne connectons pas nos efforts ou nos connaissances, mais plutôt nous donnons naissance à quelque chose de nouveau: une nouvelle force, une nouvelle connaissance, de nouvelles opportunités, et surtout, une nouvelle sensation qui existe entre nous. Et nous y existons tous ensemble.

A partir de cette nouvelle participation, nous ne commençons pas même à sentir le «nous» car c’est le total des individualistes qui se rassemblent ensemble. Quand nous sortons de nous-mêmes, nous les individualistes, nous allons à l’état suivant de l’intégralité qui est appelé Adam (Homme ou Humain). Nous devons essayer de commencer à le ressentir. Mais c’est un réglage fin.

Question: Quelle est la première étape pour commencer à ressentir cela?

Réponse: Je pense qu’il est construit sur ​​la conversation, sur la communication, sur la compréhension et la participation mutuelle. Une sorte de communauté se construit progressivement, une sorte de compréhension mutuelle, profonde, interne et non-verbale quand on commence à sentir ce qui nous regroupe, ce qui est commun entre nous.

Il s’agit d’un objectif commun. Mais ce n’est pas un objectif individuel de chacun de nous; cet objectif est au-dessus de nous: l’harmonie avec la nature que nous devons comprendre, en saisir le sens, ses caractéristiques, sa relation avec nous, et la façon dont nous y entrons et y existons. Cependant, nous n’y existons  que grâce à la connexion entre nous.  C’est spécifiquement le lien entre nous qui crée la « doublure », l’arrière-plan, notre capteur intégré. Avec son aide, nous sentons la nature intégrale qui se révèle dans notre sensation mutuelle, comme si c’était à l’intérieur de nous.

Puis, nous commençons à sentir sa pensée, son intelligence, l’objectif, le plan, et peu à peu, nous commençons à y parvenir. Outre le fait de sentir qu’il existe, je commence à l’atteindre, à le découvrir, mais je le découvre à l’intérieur, grâce à notre sentiment partagé. Ensemble avec tout le monde, je commence à découvrir cela de plus en plus.

Nous commençons à partager nos impressions émotionnelles et d’en discuter à partir d’un point de vue logique: quel est ce plan? Quelle est cette force qui agit sur nous et  sur les autres? Comment notre perception de notre monde change quand nous commençons à sentir la force intérieure de la nature, qui, apparemment, existe ici à l’intérieur, et l’ensemble de notre monde comme s’il reposait sur sa plate-forme, alors qu’il constitue un réseau de forces qui détient le monde entier et qui le gère. Alors, quelle est cette force? Qu’est-ce que cette énergie?

Quand nous commençons à préciser ceci entre nous, parmi les amis, chacun de nous arrive, tout d’abord, à ce partage des connaissances et reçoit de chacun des sentiments et de l’intelligence supplémentaires. Et à travers ces sensations partagées et  cette intelligence, nous commençons à atteindre l’harmonie et la force intégrante de la nature, qui ne peut jamais être découvertes ni atteintes seul.

Cette discussion devrait avoir lieu pendant quelques heures dans un groupe de dix personnes et deux instructeurs, dans un environnement calme, avec des matériaux de lecture spécifiques.

D’une «Discussion sur l’éducation intégrale» N°17, 28/02/2012

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