Les limites de l’intégration égoïste

Dr. Michael LaitmanL’homme est une créature sociale, ce qui signifie qu’il dépend de tout le monde et que tout le monde dépend de lui, mais cela se révèle peu à peu.

Toute l’histoire humaine est l’essence de la révélation sociale de l’homme. Quand il descendit de l’arbre, il vécut dans une société familiale ou tribale, puis progressivement il étendit ses frontières sociales. D’un côté, l’ego qui le sépare des autres se développa en lui, et ainsi il devint propriétaire – il acquit une maison à lui, son propre champ, ses propres chameaux, chevaux, moutons, serviteurs … – d’un autre côté, il devint plus dépendant des autres – l’un devint forgeron, un autre cordonnier, un troisième devint tailleur, un autre encore fermier, et ils étaient tous dépendants les uns des autres au niveau humain de l’échange de biens et de services. Ceci en dépit du fait qu’une personne n’a en réalité envie de ne rien donner, mais ne veut que prendre.

Ainsi, les roues du mécanisme mondial commencèrent à tourner car il n’y avait pas d’autre choix, alors que personne ne voulait coordonner ses actions avec celles des autres. La société se développa tout au long de l’histoire selon deux axes : une dépendance mutuelle croissante et une répulsion égoïste croissante. Les gens se sont enfermés à l’intérieur des murs de la ville et des frontières politiques, jusqu’à ce que ce processus irréversible atteigne une impasse, étant donné notre gros ego et notre dépendance mutuelle. C’est ce qui nous est révélé aujourd’hui à la fin de ces deux tendances, qui débutèrent dans le passé et qui façonnèrent l’humanité.

Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix : Nous sommes totalement dépendants les uns des autres et nous nous haïssons totalement, bien que cet aspect n’ait pas encore été pleinement révélé, et qu’il reste encore à découvrir. Dans l’ensemble, ceci se révèle par la Lumière supérieure qui ramène vers le bien, lorsque nous tentons de nous connecter, de sorte que nous nous élevions vers Elle.

Supposons que nous voulions nous connecter mondialement, quel serait le bénéfice d’une telle action ? En voyant les premiers avantages de la connexion, nous verrions aussi que nous en sommes très loin, absorbés dans le mal. C’est parce que le bien et le mal se mesurent en contraste l’un avec l’autre. Ainsi, peu à peu, en aspirant au bien, à l’unité, nous redécouvrons un nouveau mal, appelé la «guerre de Gog et Magog » – Armageddon…

Dans l’ensemble, notre mécanisme collectif général est aussi opérationnel maintenant, si l’on regarde celui-ci d’un autre niveau de clarification. Les roues tournent et les parties fonctionnent. La question est de savoir si vous êtes d’accord avec les actions de ce mécanisme quand elles se révèlent à vous. C’est ainsi que nous devrions examiner la situation, à partir d’un niveau plus mature.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 10/09/12, «La paix dans le monde »

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