Comment pouvons-nous mesurer la dévotion: quantitativement ou qualitativement?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est dit que la grandeur d’une personne se mesure en fonction de sa responsabilité, en se consacrant uniquement à sa ville ou à sa nation, voir au monde entier. Qu’entend-on nous par « se consacrer à sa ville, à sa nation et au monde? »

Réponse: La dévotion signifie que nous attribuons toutes les parties de notre âme qui nous semblent étrangères. Nous le faisons bien qu’elles se détachent de nous du fait d’un grand désir égoïste, par indifférence et par le désir de profit au détriment des autres, d’être plus importants que les autres, d’éviter la souffrance en provoquant d’autres douleurs.

Si je change tout mon ego en un moyen d’atteindre l’adhésion avec les autres afin que chacun et tous ensemble soient plus important pour moi que moi-même, cela signifie que je leur suis dévoué comme à mes propres enfants et que je suis prêt à tout leur donner. Je change mon ego qui me sépare des autres, en don sans réserve selon ma grandeur.

Si je me comporte de cette façon uniquement envers ceux qui me sont proches ou voisins qui vivent dans la même ville où je vis, cela ne veut pas dire que je suis très élevé. Cependant, cela nécessite un grand effort pour percevoir le monde entier comme étant mes proches. Après tout, ces gens sont loin de moi pour pouvoir commencer avec eux. Il y a un plus grand ego entre nous, une plus grande quantité. Donc, il faut une intensité beaucoup plus grande, une plus grande hauteur, afin de surmonter l’ego.

Il semble que cela soit seulement la quantité, mais la quantité est liée à la qualité. La notion de quantité n’existe pas dans la spiritualité, seulement la qualité. Cependant, la qualité est faite de la quantité, tout comme un logiciel informatique qui, grâce à la capacité de mémoire peut offrir des options totalement différentes. La différence réside en fait dans la quantité de cellules de mémoire qui fonctionne, mais cette quantité fait la différence qualitative. Grâce à cette différence, je peux comprendre, ressentir et percevoir davantage.

Grâce à cette quantité additionnelle, je commence à comprendre le Créateur. Le nombre de neurones dans notre cerveau et les liens entre elles déterminent notre capacité cognitive, ce qui signifie que la quantité est liée à la qualité. Pourtant, ce n’est pas comme nous l’imaginons. Nous ne pouvons pas calculer dans quelle mesure nous devons développer l’ampleur afin de parvenir à quelque chose de grand. Ces concepts sont liés, mais nous ne pouvons pas encore travailler avec cette formule.

Nous ne voyons pas la bonne formule à partir de notre perception qui n’est pas intégrale, analogique. Elle est numérique, discrète. Tout est segmenté-1 ,2,3-alors que dans la spiritualité, tout est en fonction d’un calcul circulaire et non d’un calcul carré comme dans notre monde. C’est pourquoi nous ne pouvons pas simplement compter la quantité de l’ampleur et de la grandeur et dire comment une chose doit être.

Tout notre effort est quantitatif comme s’il était possible de le mesurer en kilogrammes, mais, plus tard, il s’élève à Ein Sof (Infini) et il est incorporé dans Malkhout de Ein Sof, à notre MAN et en réponse nous recevons MAD. Ainsi, tous nos efforts nous reviennent, d’une manière intégrale analogique et ce n’est plus numérique. Notre relation constante avec Ein Sof est ajoutée à cette connexion, ce qui perturbe notre calcul.

Cependant, c’est grâce à la connexion à Ein Sof, à partir de laquelle tout nous revient, que nous avons une chance d’apporter notre effort dans Ein Sof à chaque fois et pour l’enregistrer dans la bonne case. Ensuite, nous guérissons l’ensemble du système par notre effort personnel, même par la plus petite action! Notre effort ne s’insère pas comme un petit cube dans la structure générale, mais se fond dans l’ensemble de Ein Sof.

Puis, quand le don sans réserve de Ein Sof revient vers nous, il nous apporte des changements réels  et nous élève à un niveau supérieur. Même si nous voyons nos actions  numéraires et limitées, quand elles atteignent Ein Sof et nous reviennent, elles construisent, une forme intégrale analogique en nous qui est semblable à Ein Sof.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/07/13, Les Écrits du Baal HaSoulam

Discussion | Share Feedback | Ask a question




"La Kabbale, la Science et le Sens de la Vie" Commentaires RSS Feed

Article précédent: