La sortie de la mine noire de l’égoisme

Dr. Michael LaitmanNous commençons déjà à nous familiariser avec les états du travail spirituel, mais il est difficile de nous entendre avec eux et de nous y habituer. Chaque fois nous trouvons difficile de les justifier parce que les états spirituels viennent comme si une personne renaissée. Tout d’un coup quelque chose lui arrive et elle ne se reconnaît plus, n’est pas familière avec le monde dans lequel elle vit, ne comprend pas ses réactions, les influences qui empêchent ou l’aident, dls ennemis et les amis.
Une personne est désorientée. Elle veut apprendre cette nouvelle réalité intérieure dans laquelle elle se trouve, mais ne peut pas. C’est comme si elle avait obtenu un nouveau programme interne et n’étions donc pas familier avec lui ni avec le monde. Toutes les réactions sont nouvelles et totalement inconnues. Après s’être trouvé dans un nouveau monde, elle perd ses convictions antérieures, sa vieille attitude vis-à-vis de tout.
Nous devons nous habituer à cela! Toutefois, il est impossible de s’y habituer parce que chaque fois vous entrez dans un nouvel état complètement . Et plus une personne avance, plus différents sont les états, en alternance les uns après les autres. Malgré l’ augmentation du rythme de changement, les états eux-mêmes sont de plus en plus contrastés et séparés les uns des autres .
L’état qui dure seulement un jour ou deux est peut être très différent de celui d’aujourd’hui et la personne se sent terriblement désorientée etest destabiliséé dans le monde, comme si elle disparaîssait complètement. Ses états deviennent de plus en plus opposés et la rapidité avec laquelle ils changent est en pleine croissance. A chaque changement d’état il arrive un moment où une personne ne comprend pas ce qui se passe, même si elle a déjà une grande expérience précédente.
Quand un nouvel état vient, c’est tellement différent du précédent qui elle efface tout ce qui était dans le passé. Une personne dans l’état suivant n’est familière avec rien et donc elle ne comprend pas ce qui lui arrive, c’est comme si cela se produisait pour la première fois. Et en fait, cet état se produit pour la première fois comme un nouveau gène d’information (Reshimo) , une nouvelle réalité se révèle.
Il est impossible d’expliquer cela à des étrangers parce qu’ils ne comprendraient pas. Ils ne comprennent pas comment cette personne ne peut soudain plus rien connaître et être désorientée. Comment est-il possible qu’un grand kabbaliste puisse soudainement ne pas comprendre ni sentir encore ces choses simples qui sont compréhensibles à une personne ordinaire ? Mais c’est notre vie et nous  avançons degré par degré, sur l’échelle spirituelle.
L’essentiel est d’aimer ces états et d’être conscients qu’ils nous apportent de plus en plus pour nous rapprocher d’une compréhension du Créateur, Sa ressemblance . Il n’y a pas de meilleur état que quand une personne se sent désorientée, sent l’obscurité, l’impuissance, sachant que dans les récipients avec lesquels elle va bientôt être en mesure de travailler, elle trouvera la qualité du don, le sens, une attitude plus juste de l’état est révélé.
En fait , c’est de cette façon que la dissimulation lui est enlevée. Une fois dans mon enfance, j’ai lu une histoire de chevaux transportant des chariots souterrains dans les mines de charbon. Ils ne sont jamais allés dehors et n’ont donc jamais vu le soleil. Alors, quand ils furent vieux et n’étaient plus en mesure de travailler, avant de sortir de la mine, des sacs ont été mis sur leurs têtes. A l’air libre, les sacs ont été progressivement supprimés : le premier et peu de temps après, un autre, de sorte que le cheval se soient habitués à la lumière progressivement.
Ici, nous sommes dans la même situation. Chaque fois que nos  états changent , c’est comme si un autre sac était retiré . Et cela va continuer jusqu’à ce que nous nous habituons à la vraie Lumière.
Si une personne comprend que le travail est effectué sur elle afin qu’elle s’habitue à la Lumière et puisse voir le Créateur et Ses actions dans son monde, alors elle accepte ce travail avec gratitude. Elle comprend que ce travail dans le crépuscule, dans l’obscurité, est très précieux, car il crée les nouveaux outils de perception en elle  pour la découverte du vrai monde spirituel. Tout ce travail est appelé la réalisation d’un commandement et si une personne en est heureuse, c’est ce qu’on appelle la joie du commandement.
De la préparation du cours quotidien de Kabbale 03/09/13

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