Quand le poison se transforme en nectar

laitman_571_06Question : Il est dit : « […] Et honore le visage du vieillard, et tu craindras ton Dieu. Je suis le Seigneur. » Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : L’honneur est l’état dans lequel vous adhérez au niveau supérieur en voulant en recevoir tout ce que vous pouvez, lui permettant ainsi de fonctionner et de vous donner sans réserve. C’est ainsi que l’honneur s’exprime.

Commentaire : Supposons que je rende visite à quelqu’un et que le gentil hôte me serve des rafraîchissements et dise : « Si vous me faites honneur, mangez un peu plus. » Et je mange par respect pour lui, même si je suis rassasié.

Réponse : Cela n’arrive pas dans le monde spirituel. Là nous voyons une corrélation précise entre ce dont l’inférieur manque et ce que le supérieur possède. Le supérieur vous offre ce qui vous manque et vous devez vous préparer pour le repas en mangeant seulement dans l’intérêt de l’hôte. Bien que ces saveurs vous remplissent, c’est effectivement au-dessus d’elles que vous devriez établir votre attitude vis-à-vis de l’hôte parce que vous le faites uniquement pour lui et non pour votre propre plaisir.

Mais c’est un problème que vous devez résoudre progressivement. Vous devez d’abord savoir si c’est la coutume. Supposons que j’ai un peu de café maintenant et que je me sentes bien, je remercie l’hôte et essaie de m’élever au-dessus de la saveur du café afin de ne pas en profiter mais seulement l’action du don sans réserve.

Si, par exemple, on m’avait servi de l’essence au lieu du café, que devrais-je faire à ce sujet ? Est-ce que je boirais et profiterais du fait que je réjouis l’hôte ? C’est un problème. Ce que je reçois, ce que me donne l’hôte compte ; je le respecte et je crois que je devrais tout lui donner, mais je remplis cela au-dessus de ce que je trouve agréable ou désagréable.

Que devrais-je faire pour que cela n’ait aucune importance selon moi ? La chose principale est que je peux respecter l’hôte, peu importe ce qu’il me donne, même si c’est du poison. Ainsi le poison devient du nectar pour moi parce que je respecte l’hôte et accepte tout aussi longtemps que je peux le ravir. Par conséquent, tout dépend de nos pensées.

Nous pouvons tout à fait nous détacher et ne pas sentir le goût du tout ; je me souviens avoir demandé une fois à mon professeur le Rabash pourquoi est-ce que lorsque je commence à manger avec l’intention « pas pour moi-même » mais « dans le but de donner », le goût disparaît soudainement. Il peut y avoir un grand plat devant moi et je peux être très affamé et désirant vraiment manger, mais lorsque je me limite intérieurement et que je me concentre sur l’intention afin de donner sans réserve, je ne ressens plus le goût de la nourriture. Plus tard, il a commencé à me traiter différemment voyant cela comme les premiers signes de mon travail sérieux sur moi-même.

Dans ce cas, ce n’est pas seulement le goût qui disparaît, mais vous pouvez réellement boire tout un verre de poison et ce sera comme le remède de la vie pour vous, portant une bénédiction.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 16/04/14

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