Daily Archives: 1 mai 2019

Aimer le Créateur

Question : Comment les kabbalistes pratiquent-ils l’amour pour le Créateur et qu’est-ce que cela fait ?

Réponse : Essayons cette pratique ensemble.

Essayez de rester constamment dans une pensée où vous voulez aimer le Créateur, vous voulez Lui faire du bien, vous aspirez à Lui de toute votre âme, vous voulez vous rapprocher de Lui et Le ressentir.

Essayez de voir si vous pouvez développer la sensation intérieure que vous manquez de cette connexion.

Le mieux, c’est de penser constamment : « Je voudrais vraiment Lui faire du bien. » Un tel désir ardent intérieur suscitera rapidement certaines sensations à l’intérieur de vous et vous pourrez alors dire : « En effet, j’ai une attitude spéciale envers le Créateur. Sur la base de cela, je peux me développer davantage. »

Je répète et je continue à penser : « Je veux avoir un besoin constant de faire du bien au Créateur. Mais je ne veux pas que le Créateur soit au courant de cela. Je veux juste le faire moi-même. » C’est tout.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Yom HaShoah

Mon article publié dans Dreuz

Yom Ha Shoah 2019, se souvenir et après?

Depuis la fondation de l’Etat d’Israël en 1948, en mémoire des 6 millions de juifs qui ont péri dans les camps, la journée en mémoire de la Shoah a été instaurée pour ne pas oublier les horreurs du passé. Des témoignages bouleversants de survivants, de militaires, de résistants sont diffusés à la télévision. Une cérémonie nationale a lieu et la sirène retentit, immobilisant tout le pays pour une minute, afin de ne jamais oublier le massacre orchestré d’une main de maître par les nazis, plus connu sous le nom de la « Solution finale »,  officialisant les camps de la mort et le nettoyage ethnique de l’Europe.

Il semblerait que la sympathie suscitée après la Shoah soit arrivée « à prescription » légitimant la remise en cause de l’existence d’Israël et les attaques antisémites dans le monde. Il est presque devenu « banal » de taguer de croix gammées les stèles, les vitrines, les voitures, les boites aux lettres. Peu semblent s’en offusquer, les premiers à réagir sont toujours les juifs que l’on accuse de lobbying. On pourrait même se demander si les documentaires filmés à la libération des camps ont encore un impact sur les gens et que seule la propagande antisioniste et antisémite ait lieu d’être.

En plus du devoir de mémoire, il semblerait que le temps d’agir soit venu. Cependant, quelle action entreprendre quand le virus de la haine se propage à nouveau? Faut-il protester, s’indigner ou se résigner? Nous pouvons néanmoins y réfléchir. En effet, comment après 2000 ans de persécutions et d’humiliations, le juif se retrouve toujours sur le banc des accusés?

Certes, cela est presque flatteur qu’une si petite minorité soit le centre d’intérêt permanent des médias, mais en réalité, c’est fatiguant. Après tout, le juif aspire comme n’importe qui à vivre paisiblement.

Cependant, le monde semble vouloir autre chose, ne nous laissant pas la possibilité d’oublier notre identité. Les contributions technologiques, informatiques, scientifiques des juifs sont incontestables, mais n’ont pas fait taire les revendications, c’est même l’inverse.

Il serait bon que les juifs se demandent s’ils n’ont pas un autre rôle à jouer, il porte le nom de peuple élu, de peuple du livre et cela implique des responsabilités.

Quoi qu’il en soit, pour cette journée de l’Holocauste, nos pensées sont avec ceux que la haine irrationnelle a exterminés. Nous, qui sommes en vie, semblons être poussés par le reste du monde vers un destin auquel il serait bon de réfléchir sérieusement, afin d’éviter que le passé ne se répète.