Daily Archives: 10 mai 2019

Comment le monde supérieur est révélé

La correction ne peut être faite qu’avec l’aide de la Torah, la Lumière supérieure, qui remplit initialement l’âme commune puis s’en échappe et reste à l’extérieur en tant que Lumière environnante. La Lumière attend que les désirs soient prêts pour pouvoir y rentrer selon la loi de la similarité des attributs. Par conséquent, toutes les corrections ne sont possibles que par le biais de notre connexion : physique et mentale. Nous devons essayer de nous connecter jusqu’à ce que nous ne ressentions plus que nous sommes séparés par des corps.

Si nous voyons des corps, cela montre à quel point nous sommes différents les uns des autres. Et dès que nous commençons à nous élever au-dessus de nos corps matériels, au-dessus de la division interne, le monde matériel fond et s’efface.

Ce monde ne reste pas : il n’y a que des désirs connectés les uns aux autres et luttant pour une unité et une connexion toujours plus grandes. C’est ainsi que nous révélons le monde supérieur au lieu du monde qui est devant nous maintenant ; nous commençons à voir la matière de l’intérieur.

Extrait du congrès international de Kabbale, Troisième Jour, Leçon n°9, « L’Alliance du Sel », le 21/02/2019

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

Mon article publié dans Times of Israêël en français

 

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

A l’approche de la fête nationale et alors que les drapeaux israéliens flottent dans tout le pays, une question se pose : Pourquoi l’existence même d’Israël est-elle remise en cause ?

Le sionisme et la haine

L’idéal sioniste voulait qu’existe un foyer national pour tous les Juifs de la Diaspora. Les vagues d’Alya ont formé le pays : par conviction, pour fuir l’antisémitisme ou tout simplement pour vivre mieux.

L’esprit des pionniers a permis la création d’un Etat démocratique, rassemblant tous les Juifs autour d’un idéal : être libre sur notre terre, comme le rappelle l’hymne national HaTikva (l’espoir).

Aujourd’hui, nous pouvons voir ce que nous ont légué nos ancêtres : Une terre, un idéal politique, économique, religieux, spirituel. Chacun choisit en fonction de ses convictions, mais une chose est sûre, nous avons hérité de valeurs universelles telles que la cohésion sociale, la fraternité, le respect d’autrui, l’amour, la liberté. Alors pourquoi tant de haine à l’encontre d’Israël ?

C’est parce que nous ne sommes pas à la hauteur de ces mêmes valeurs que nous sommes censés porter. Le monde attend d’Israël un comportement exemplaire, non tant dans ses relations avec leurs voisins frontaliers, mais tout d’abord au sein de la société, chacun avec son prochain.

Un exemple de cohésion sociale

Pour parvenir à vivre ensemble, nous devons faire prévaloir notre unité au-dessus de nos différences et différends et ainsi être un exemple pour le reste de monde, comme le voulait tant de penseurs juifs tels Ahad Ha Am, le Rav Kook ou le kabbaliste Yéhouda Ashlag. Cela nous permettrait de comprendre notre mission de « peuple élu », celui qui se doit d’être « la lumière des nations ».

C’est notre propre remise en cause de notre héritage spirituel qui ouvre la porte à la remise en cause de notre héritage de la terre, et le Zohar d’ajouter (Yevamot 63) « toutes les calamités au monde ne viennent que pour Israël » pour nous amener à nous remettre en question.

« Si vous le voulez, ce n’est pas un rêve »

Cette célèbre phrase de T. Herzl n’a jamais été autant d’actualité, la prise de conscience et la compréhension de l’antisémitisme nous permettrait de lutter efficacement contre celui-ci, et plus personne ne nous haïrait ni ne remettrait en cause notre légitimité. Bien au contraire, comme le prophète Isaïe l’a dit, les nations du monde porteront les enfants d’Israël à Jérusalem.

Alors, célébrer l’indépendance d’Israël prendrait une toute autre dimension. Mais pour cela, il nous faut construire tous ensemble cette réalité d’un peuple d’Israël qui vit à la hauteur de l’idéal qu’il est censé incarner et transmettre, uniquement ainsi l’indépendance d’Israël sera respectée, et “si vous le voulez ce n’est pas un rêve… “