L’exil est un appel à la rédemption

237 «Comment pouvons-nous avancer dans notre état dans lequel nous sommes déconnectés du monde spirituel supérieur, de la vraie réalité?  Après tout, nous vivons dans une sorte de capsule, piégés dans notre désir égoïste et ne voyons rien d’autre que cela, comme un ver vivant dans une pomme pourrie.

Mais tout état qui est inférieur à la révélation du Créateur qui remplit toute la réalité nous est donné afin de nous élever à l’état de pleine révélation de la force supérieure en nous et autour de nous.

Par conséquent, l’exil est un appel à la rédemption.  Le Créateur nous donne délibérément de tels états où nous ne ressentons rien de bon, mais nous les ressentons comme sombres, désagréables, incompréhensibles, déroutants, c’est-à-dire négatifs.  Et tout cela pour nous faire avancer sinon nous ne bougerions pas.

Après tout, nous sommes au niveau animal, et quand l’animal se sent bien, il ne demande rien de plus.  La bête ne peut rien désirer au-delà de ses limites car tout ce monde tourne autour de la nourriture, du sexe, de la famille, de l’argent, de l’honneur et de la connaissance.  Tous ces désirs appartiennent au niveau animal car au niveau humain, une personne rêve de devenir comme le Créateur.

Par conséquent, nous devons rassembler nos forces pour nous élever au-dessus du niveau animal.  Et si une personne ressent le goût de l’exil dans son travail, c’est-à-dire si elle se sent séparée du Créateur, veut L’atteindre et Le connaître mais ne le peut pas, alors elle veut sortir de cet exil.  Et puis elle doit croire que peu importe où elle se trouve, la Shekhina est avec elle, c’est-à-dire que le Créateur est proche.

C’est la Shekhina qui me donne le goût de l’exil.  En ce moment, quand je me sens tomber et loin du Créateur, le Créateur semble me dire: «Regarde où tu es!  Tu peux te rapprocher de moi.  »  Le Créateur donne le goût de l’exil à celui qu’il veut rapprocher de lui.

Par conséquent, il ne faut pas négligé ni méprisé le sentiment d’exil ni être en colère contre le Créateur pour de tels états.  Au contraire, nous devons remercier le Créateur de nous avoir réveillés maintenant et de nous montrer l’éloignement qui nous sépare de Lui.

Il faut goûter l’exil avant la libération.  Avant que le Créateur n’apparaisse, il doit y avoir un sentiment de Son manque.  Chaque instant de votre vie devrait être dirigé vers la recherche de la force supérieure: «Où est le Créateur dans la dissimulation que je ressens maintenant?  Où peut-Il apparaitre dans ma vie, dans mon monde?  Après tout, le Créateur est proche de moi, mais il me montre Son dos.

Il s’avère qu’il n’y a pas de hauts ni de bas et tout cela n’est qu’un jeu du Créateur.  C’est ce que l’on fait avec les bébés quand on leur apprend à marcher, on les pose par terre devant nous et on prend du recul.  Et le bébé pleure de peur jusqu’à ce qu’il fasse un pas en avant.  Mais ensuite on recule à nouveau, et il pleure encore plus.  Il lui semble qu’il est sur le point de tomber dans nos bras et nous nous éloignons à nouveau.  Et il pense que nous sommes cruels et que nous l’avons abandonné.

C’est ainsi que nous lui apprenons à faire ses premiers pas jusqu’à ce qu’il apprenne à marcher et court joyeusement à notre rencontre.  La même chose nous arrive avec le Créateur, selon le même exemple.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale du 5/3/21, «Poursuivre la Shekhina»

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