Archive par catégorie : Amour

Demander d’aimer

Dr. Michael LaitmanComment puis-je déterminer si j’avance vers le Créateur, avec l’intention d’en vue de donner sans réserve, ou pour tout autre auto-bénéfice? Il y a beaucoup de gens qui sont prêts à « mourir en martyrs », mais comment pouvez-vous dire si c’est le plus grand égoïsme qui soit ou si c’est vraiment le don sans réserve et l’abnégation?

Comment puis-je vérifier moi-même, tous les jours, à chaque instant, si je suis désireux de donner sans réserve aux amis, à la vie, à moi-même et au Créateur, ou pour profiter de quelque chose venant d’eux ?

Comment puis-je vérifier cela? Après tout, sans examen, je ne sais pas où je suis. Il se pourrait que j’ai marché pendant vingt ans, mais que je sois allé dans le sens opposé de l’objectif: au lieu du don sans réserve, la réception.  Et je pourrais me plaindre que je n’ai pas encore atteint  la révélation, que je suis maintenant impuissant. Mais il se pourrait que je sois allé en arrière, comme il est écrit: «Il est préférable de s’asseoir et ne rien faire», que d’aller dans la mauvaise direction.

L’examen est très fort et simple: je dois aspirer à ce que je déteste: c’est très simple. Si je déteste quelqu’un et veux ressentir le don sans réserve envers lui, alors je dois l’aimer sans annuler ma haine.

Mais si je ne ressens pas de haine envers quelqu’un, je ne peux pas vérifier dans quel genre de relation nous sommes: si elle est en ordre pour recevoir ou pour donner sans réserve. Si je construis une relation avec quelqu’un, et que je commence à moins penser à lui que précédemment, c’est un bon signe. C’est un signe que je découvre mon ego. Et je décide que je continue à renforcer nos liens et tourner celui que je déteste en un ami bienaimé, au dessus de ma puissance, contre ma volonté, quand je m’oblige à l’aimer.

Si je ne réussis pas cela, je demande pour cela pendant le cours et je fais toutes sortes de trucs afin de l’aimer. C’est parce qu’il est clair pour moi que l’amour doit monter au-dessus de la haine précédente et que ces deux sentiments doivent coexister, comme les lignes droite et gauche. Je les connecte et je construis la ligne médiane sans annuler l’une d’elles: pas la ligne droite et non pas celle de gauche, comme il écrit: « l’amour couvrira tous les crimes».

Cela signifie que les crimes sont nécessaires, de sorte qu’au-dessus d’eux il y aura l’amour. Ensuite, je regarde notre relation différemment. La haine est révélée? Qu’importe ! C’est un signe que désormais l’amour sera révélé!

Alors j’essaie de le sentir et de voir que cela ne fonctionne pas. Je passe par des montées et des descentes et des problèmes différents, et tout est dans le but d’avoir besoin de l’aide d’En Haut. Ensuite je crie vers le Créateur: « Au secours ! » Le Créateur est la ligne médiane, Kéter, à partir de laquelle les deux lignes viennent à moi: la ligne droite et la ligne gauche. Si je suis en bas, dans la ligne médiane (dans la Sefira de Da’at), je demande et je reçois l’aide venant de Lui.

Cela signifie que ces deux forces opposées: le don sans réserve et la réception, qui viennent de Lui, ne sont nécessaires que pour me stabiliser en conformité avec Lui et me concentrer sur Lui. Grâce à cela je ressens et je comprends ce qu’est Kéter. En fait, c’est cela qui stabilise ma réalité.

De la 1 erepartie du cours quotidien de Kabbale du 31/01/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Ne vous arrêtez pas sur la voie de l’amour

Dr. Michael LaitmanLe but de la création est de parvenir à l’adhésion au Créateur. Nous découvrons l’adhésion au Créateur, avec l’aide de l’attribut de l’amour. C’est parce que le Créateur révèle à la créature l’attribut et l’attitude, qu’on appelle l’amour et qui s’expriment sous la forme du bien et de la bienveillance.

 

C’est la même chose dans notre monde, quand nous aimons quelqu’un, nous voulons lui faire du bien. C’est un signe extérieur d’amour. Mais si une personne n’a pas le désir de faire le bien, cela signifie qu’elle n’aime pas, mais plutôt qu’elle calcule ce qui est plus avantageux pour elle-même : elle donne afin de recevoir.

L’amour est au-dessus de tout calcul. D’abord, il y a l’amour, puis, comme résultat, vient le don. L’amour en soi est ce qui oblige une personne à donner, parce que celle-ci est remplie de cela. Quand j’aime et je ne peux pas donner, je souffre. C’est parce que l’amour vit du fait, que nous nous sentons bien, quand nous donnons aux gens que nous aimons.

Alors, pourquoi existe-t-il la Mitsva demandant que nous atteignions l’amour du Créateur ? Ce n’est pas clair pour deux raisons. D’une part, comment voudrais-je cela ? D’autre part, pourquoi est-ce une obligation ? Peut-on obliger quelqu’un à aimer ? Pourquoi cette idée prend la forme d’un commandement, de la Mitzva le plus importante ? Même dans notre vie, nous voyons que dans ce monde nous pouvons obliger une personne à tout faire, sauf à aimer. Si je suis obligé, ce n’est plus de l’amour plus.

Ceci soulève de nombreuses questions, que nous devrions laisser aux philosophes et à la place de cela, parlons-en en étudiant le système. Le système de la création fut créé par la Lumière supérieure, qui nous vient de la source de l’amour, de l’amour du Créateur à la créature. Cet amour est en soi absolu. Pour le réaliser, la Lumière supérieure émane de la source, sous forme de bien qui fait le bien et stabilise la créature, afin que tous les processus puissent prendre place pleinement en elle. Ceci se fait seulement à partir de l’amour du Créateur envers la créature.

Nous devons d’abord comprendre que tout ce qui nous arrive, les pires choses et les plus terribles, dont l’humanité a souffert tout au long de son histoire corporelle, et aussi aux niveaux des mondes spirituels – tout découle de l’amour absolu du Créateur pour nous. Nous devons, de notre côté, parvenir à la même attitude.

Cela est possible, parce que la Lumière qui nous développe vient exactement de la même source. Elle descend à travers les Massakhim (écrans), les filtres, et commence à influencer notre minuscule désir de recevoir, le petit grain d’égoïsme, inférieur, obscure, et mort. Peu à peu, la Lumière influence notre matière, à des niveaux plus élevés de l’échelle du développement et pousse ce grain à grandir. Le désir traverse les phases minérales, végétales et animales, jusqu’au niveau du parlant, dans lequel se déroule le même cycle, et ainsi de suite.

Tout cela vient de l’amour. Puis, à la fin du processus, que cela nous plaise ou non, l’amour résidera parmi nous. Mais cela fonctionne avec deux lignes : le manque et la satisfaction. C’est ainsi que nous progressons.

D’abord le Créateur doit peu à peu créer en nous des manques, des désirs, de haut en bas, ainsi que les satisfactions à chacun des niveaux et dans chaque état. La différence entre ces niveaux est de nature qualitative : Nous devenons plus sages, nous acquérons une meilleure compréhension et sensation, et nous passons de simples cellules séparées dans un corps à des êtres humains. Puis, avec le point dans le cœur, nous sortons et entrons dans les niveaux spirituels.

Tout cela découle de l’amour du Créateur et sans aucun doute nous y retournerons. Alors, pourquoi nous donne-t-on l’ordre de le faire ? Pourquoi existerait-il une demande alors que le résultat est prédéterminé ? Le commandement est que nous ne devons pas nous arrêter en chemin, nous devons constamment aller de l’avant. Si nous nous poussons à avancer de notre propre volonté, nous parviendrons sans l’ombre d’un doute à l’amour.

De la 4e partie du cours quotidien de la Kabbale 31/01/12,   »Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Les abysses sous nos pieds

Dr. Michael LaitmanIl est impossible d’atteindre l’amour véritable, sans la haine à la base. Sans haine il n’y a que l’amour bestial, un jeu d’hormones: un coup vous êtes amoureux; un autre coup vous ne l’êtes plus. Dans notre monde, l’amour est en réalité une poursuite de la satisfaction. Quand vous voulez manger, vous aimez la tarte, et quand vous voulez fonder une famille, vous aimez votre conjoint et vos enfants. Ce sont simplement différentes sortes de garnitures qui peuvent être reconstruites si nous implantons certaines électrodes dans le cerveau d’une personne.

Le véritable amour se construit seulement au-dessus de haine. Sinon, il est impossible de le sentir. Dans notre monde, il n’y a pas d’amour ; nous parlons de l’amour humain, pas de l’attraction animale qui apporte du plaisir égoïste.

Question: Cela me rappelle les dessins animés où les personnages se trouvent en l’air au-dessus d’un abîme et ils continuent toujours de courir pendant un certain temps avant de regarder vers le bas.

Réponse: Exactement, ils découvrent qu’ils sont suspendus au-dessus d’un abîme, et ensuite ils tombent. C’est exactement ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. C’est vraiment une belle description de la crise. C’est pourquoi les personnes au pouvoir ont peur de regarder en bas.

Question: Comment pouvons-nous tenir à quelque chose dans cette situation? Comment pouvons-nous atteindre le véritable amour ?

Réponse: En fait, je suis une petite personne et je ne ressens pas les choses sublimes, mais je suis déconcerté dans mon état ​​actuel. Alors, que dois-je faire?

La réponse est simple: Il vous faut un  groupe. C’est à la fois le diagnostic de la maladie et son remède.

 De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 31/01/2012, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

L’indifférence est pire que la haine

Dr. Michael LaitmanLa haine est inséparable de l’amour. Ce principe devrait être ancré en moi afin qu’il devienne mon programme de relation avec le monde, à travers lequel je regarde tout. Dans cette forme, je serai toujours dans la ligne médiane, dans le tiers médian de TifferetKlipat Noga, au point de mon libre choix.

Sinon, je ne peux pas m’orienter et ne sais pas où je suis: dans le domaine du don sans réserve ou dans la réception, ou bien dans le brouillard complet. Jusqu’à ce que je forme deux lignes opposées, je ne suis pas dans le monde, ce qui peut être une réalité.

Alors nous passons par des hauts et des bas si nombreux jusqu’à ce que nous commencions à comprendre la faiblesse de n’être seulement que dans la ligne droite ou seulement dans la ligne gauche. Etre juste à droite ou juste à gauche est un état ​​égoïste, Klipat Ismaël ou Esaü.

Et si je suis dans la ligne droite et dans la ligne gauche afin de les relier et de m’élever au-dessus de sorte que la ligne droite est toujours un peu plus élevée que celle de gauche (car il ya toujours une inclinaison vers la droite), alors je construis la ligne médiane.

Mais elles sont toutes les deux présentes et se soutiennent mutuellement. Grâce à ce système de deux lignes, il est possible de voir l’importance du don sans réserve, en comparaison à la réception. Et s’il n’y a pas de réception, comment peut-on vérifier?

Par conséquent, la haine et le rejet doivent exister. Une personne, qui n’est pas en contact étroit avec ses amis, ne veut pas se connecter, et reste à l’écart, pourrait avoir d’excellentes relations avec les autres, pourrait être un bon ami, calme et tranquille, mais sans être  impliqué dans le travail.

D’autre part, quelqu’un, qui est volatile et qui argumente et qui ne peut s’entendre avec personne, peut-être en mesure d’établir un contact intérieur avec des amis. Non seulement avons-nous besoin de considérer ce critère de vérification à l’aune de telles apparences, mais tout le monde a besoin de s’examiner soi-même à l’intérieur.

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 31/03/2012, Écrits du Rabash

Un cadeau se situe dans le cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je offrir un cadeau à mes amis, si nous sommes connectés virtuellement?

Réponse: Donnons-nous des cadeaux matériels aux amis quand nous les rencontrons en personne? Un vrai cadeau est dans le cœur. Si nous avons vraiment des cadeaux pour nos amis, alors ils vont le sentir. Celui qui donne un cadeau est appelé supérieur et celui qui le reçoit est appelé inférieur. Et ils sont appelés amis quand le récepteur se sent donneur du cadeau et l’accepte avec amour et joie, car il comprend que c’est une expression de l’amour de l’ami envers lui, et en recevant le cadeau il réagit réciproquement avec amour.

Un cadeau n’est rien d’autre qu’un stratagème, et c’est pourquoi il est peu important qui donne et qui reçoit ; les deux sont égaux. Si nous pouvons construire ce type de relation entre nous, alors nous nous ressentirons l’un et l’autre comme une mère qui ressent son enfant de loin. Après tout, l’amour est plus puissant que la distance. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 29/01/2012, Écrits du Rabash

Le sacrifice de soi au-dessus de l’amour et de la haine

Dr. Michael LaitmanNotre seul travail est de gravir les niveaux, où chaque niveau est totalement coupé du précédent. Une telle échelle fut créée lors de la descente de haut en bas, quand Malkhout de la partie supérieure devint Kéter de la partie inférieure. Et voilà comment se fait la transition d’un état à un autre, même si cela n’est pas encore une ascension vers les degrés spirituels.

Il s’agit d’une véritable transformation, et le changement que traverse notre matière est tellement complet et profond, que nous cessons de nous comprendre nous-mêmes lors de la transition d’un état à un autre. C’est parce que tous ces états sont faits d’une variation de la quantité de lumière éveillant notre désir de recevoir, et parce que les deux, la lumière et le désir, donnent naissance à un nouveau niveau, un nouvel état.
Lorsque nous sommes au nouveau niveau et que nous n’avons gardé de l’état précédent que les Reshimot (gènes informationnels) ayant provoqué ce nouvel état,  le précédant état nous est également dissimulé. Cela signifie qu’il ne reste rien de l’état précédent dans le nouvel état spirituel.

Nous pensons que cela arrive de cette façon, même avant d’entrer dans le monde spirituel ; nous devons nous accorder avec tous les états que nous traversons, et apprendre d’eux ce qu’est vraiment la transition spirituelle, alors que nous passons d’un monde à l’autre. Chaque niveau est en fait un monde en soi.

Le problème est chaque niveau contient deux éléments : le désir de recevoir et le désir de donner, deux opposés se contredisant l’un l’autre – la ligne droite et la gauche, chacune avec sa propre coquille. Nous devons devenir la ligne médiane, qui relie en elle les deux, qui les contrôle et se trouve au-dessus d’elles.

La descente de haut en bas se fait de la manière suivante : Hokhma (à droite), Bina (à gauche), puis Da’at (savoir) (en-dessous, au milieu). Et ainsi un triangle est formé avec sa pointe regardant vers le bas. Pendant la remontée de bas en haut il y a Hokhma (à droite) et Bina (à gauche), puis Kéter (en-dessus, au milieu), parce que nous ne voulons que nous élever. A chaque fois, le milieu est le résultat de Hokhma et Bina, de Hassadim et Gevourot, de la peur et de l’amour, et est toujours au-dessus d’eux.

Et donc on retrouve toujours le problème de savoir comment combiner ces deux éléments, qui se contredisent mutuellement, jusqu’à ce que le troisième arrive et décide. Le troisième élément vient d’En haut, sous la forme de la révélation du Créateur, après qu’une personne prenne conscience qu’elle ne peut absolument pas concilier les deux.

Par conséquent, le sacrifice de soi est nécessaire à la fois dans la peur et dans l’amour. Il est plus difficile à atteindre la crainte que dans l’amour, parce que l’amour absorbe aussi l’âme et les deux agissent de la même manière. Si j’aime quelqu’un, je suis totalement dévoué à lui et désire me connecter à lui. Cela nous paraît ainsi dans ce monde, parce que nous aimons ce que notre désir de recevoir aime.

Mais dans le monde spirituel j’aime ce que mon égoïsme déteste, comme il est dit : « . L’amour couvre tous les péchés » Cela signifie que le sacrifice de soi est aussi difficile en amour, mais dans la haine, il est totalement impossible.

Pour pouvoir haïr et donner, mon âme doit utiliser mes récipients de réception en vue de donner. Alors, comment puis-je réunir les ennemis que je hais le plus et qui me haïssent aussi, et ainsi leur donner le bien que je ne suis capable de faire qu’aux êtres que j’aime le plus et qui me sont les plus proches ?

Je ne peux y parvenir que s’il y a un objectif supplémentaire justifiant tout le reste. Mais si le but est l’action elle-même, c’est tout simplement impossible. Cela signifie que l’on attend de nous une ascension très difficile, au-dessus de nos calcules personnels.

On s’en approche progressivement, peut-être pas par la Lumière, qui est le chemin le plus court et le plus beau, mais par un chemin beaucoup plus long, qui comprend des souffrances et qui est appelé « Derech Eretz, » (le chemin de la terre). Finalement, cependant, nous atteindrons l’objectif, parce que la Lumière supérieure fonctionne sur toutes les actions que nous effectuons et décide entre les deux côtés opposés.

Par conséquent, bien que je doive donner mon âme à la fois dans la peur et dans l’amour, cela se fait en alternance, jusqu’à ce que nous nous élevions et que nous soyons capables de connecter le tout. Ainsi, vous pouvez être dans un état d’autosacrifice dans la peur, tout comme dans l’amour.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/01/12, Shamati # 219

Chaque niveau spirituel est une renaissance

Dr. Michael LaitmanNotre correction intervient à deux étapes: la peur et l’amour. Ces deux étapes se réalisent en nous si la Lumière corrige nos désirs. Cela signifie que nous devons aspirer à des corrections, mais nous ne les réalisons pas par nous mêmes. Une telle approche diffère radicalement de ce que nous sommes habitués dans ce monde. Dans notre monde, c’est à moi de chercher la force et la connaissance qui est nécessaire pour réaliser mes projets. Dans la spiritualité, cependant, je dois chercher la force et la connaissance avec laquelle je serai prêt pour ce que la lumière va réaliser en moi.

Sur le chemin spirituel, l’ensemble de notre préparation est destiné à notre création. A chaque nouveau niveau, nous nous préparons pour une renaissance, obtenant ainsi la connaissance les actions du Créateur et de travailler avec lui comme Son partenaire. Nous nous préparons à la naissance et il nous engendre encore et encore. Grâce à ce processus et à travers Ses actions on arrive à mieux le connaître.

De toute évidence, sur ce chemin nous n’atteignons pas l’essence de l’action qui nous engendre. Peut-être d’ici à la fin de toutes les corrections et après avoir atteint un degré parfait nous allons comprendre comment fonctionne le Créateur.

Mais pour l’instant notre travail consiste en la préparation. Cette préparation nous permet de mieux comprendre et d’atteindre le Créateur et Son œuvre; cependant, de cette rencontre nous devons tirer exactement ce qui est nécessaire pour notre préparation pour la prochaine naissance. C’est ainsi que nous avançons d’un niveau à l’autre et c’est la seule chose qui devrait nous préoccuper.

De la 4e partie du 26/01/12 du cours quotidien de Kabbale, «Introduction à l’étude des dix Sefirot »

L’éternel moteur qui fonctionne à l’amour

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il y a une semaine, je roulais dans une nuit brumeuse et pluvieuse. La visibilité était seulement d’environ 2 mètres. Je me maintenais sur la ligne jaune et ne pouvait voir les camions venant en sens inverse qu’à la dernière seconde. Je me suis dit que le long de notre chemin il devait y avoir aussi une ligne, sur laquelle vous deviez rester. Mais je ne pouvais pas savoir quelle était cette la ligne: Est-ce que c’est le groupe ou l’enseignant?

Réponse: Le groupe, bien sûr. L’enseignant ne fait que vous guider, vous enseigner, et vous devriez exécuter ses instructions exactement comme il vous le dit.

Question
: Mais le groupe me parait comme beaucoup de lignes, tandis que l’enseignant en est une seule.

Réponse: Nous sommes connectés comme des roues dentées: Tout le monde est connecté à moi et je suis connecté à tout le monde. Je donne des choses de moi aux amis et je reçois le don sans réserve de leur part. Ainsi, nous formons une « sphère » collective.

Question: Mais les rouages ​​ont un moteur qui les transforme.

Réponse: Non, ils tournent d’eux-mêmes. Finalement, la lumière supérieure les transforme quand Elle est révélée dans les bonnes relations mutuelles entre eux. Cette énergie est cachée parmi eux, dans leur don sans réserve réciproque. Ainsi, il s’avère qu’ils sont comme un moteur éternel qui fonctionne à l’amour.

Il est dit qu’il est impossible de détruire « la ville des parias. » Même si ses habitants sont des criminels, si l’amour est là parmi eux, il est impossible de les battre.

Question: Alors quel est le travail de la roue dentée?

Réponse: D’adhérer aux autres, de recevoir leurs manques et de les remplir. C’est ce que tout le monde devrait faire. Finalement, vous voyez devant vous les plus grands de la génération qui sont complètement corrigés, sauf pour la partie que vous devez leur remplir. On ne contredit pas l’autre: Vous pouvez traiter le groupe comme Malkhout d’Ein Sof.

Question: Donc, je dois recevoir le pouvoir des amis afin de leur donner des pouvoirs? Ainsi sont-ils forts ou faibles?

Réponse: Cela fonctionne dans les deux sens. Il n’y a aucune autre manière: ils sont les plus grands et ils sont les plus petits. D’un côté, je reçois ma force d’eux et en eux je révèle le Créateur, et d’autre part, il leur manque ce que j’ai à leur donner, et sans moi, ils ne le sentiront pas.

Question: Et le Créateur se révèle au-dessus de cela?

Réponse: Non, il est révélé à l’intérieur, dans la connexion mutuelle entre nous. Si elle est une connexion de don sans réserve, puis dans cette aspiration, nous découvrons la Lumière supérieure. Elle n’est pas au dessus de nous, nous sommes ceux qui la créent et l’enflamment.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 23/01/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

La joie de réveiller le monde

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est heureux que les êtres crées avancent, bien que leur avancement est plein de grands problèmes et de soucis, tout comme les parents d’enfants mentalement retardés sont heureux qu’il commence à progresser et à grandir de façon plus sage. Il est celui qui a préparé tous ces problèmes pour nous, Il est celui qui a endurci le cœur de Pharaon.

C’est ainsi que nous avançons jusqu’à ce qu’une personne commence à sentir qu’elle est dans un monde qui est totalement mauvais. Tout d’abord, tant qu’elle était dans un état de «retard total», elle pensait que le monde entier était bon. Maintenant elle sent qu’elle est dans un monde mauvais et commence à chercher le sens de la vie et ce pourquoi nous vivons.

Elle continue à se développer grâce à l’environnement, le groupe, et les bons livres et commence à découvrir pourquoi elle se sent mal. Il s’avère que ce mauvais sentiment est intentionnel. Après tout, il dit: «J’ai créé le mauvais penchant. » Il y a une force supérieure qui l’inquiète et prend soin d’elle. Ce n’est pas seulement l’environnement, mais quelque chose de plus sublime.

Elle apprend non seulement sur elle-même et sa dépendance à l’égard de l’environnement, mais aussi sur la force supérieure, un troisième facteur. Elle comprend que la force supérieure lui fait intentionnellement ce mal être pour qu’elle veuille sortir de ce mauvais sentiment et qu’elle essaie de le quitter.

Elle voit qu’il y a une méthode qui lui permet de se réveiller du rêve dans lequel tout le monde est. Elle n’est plus «retardée», elle atteint la connaissance du mal et veut s’élever au-dessus afin de comprendre pourquoi elle se sent mal .

Elle commence à chercher la raison de ce mauvais sentiment et découvre qu’il y a probablement une gouvernance supérieure. Ainsi elle atteint la correction et se connecte à l’environnement.

Elle découvre que tous ces problèmes étaient intentionnels. La force supérieure n’a pas créé le mal afin de lui apporter la douleur et les souffrances, mais dans le but de quand elle s’élève au-dessus du mal, elle atteindra la force supérieure elle-même, et sera en mesure de contrôler, de comprendre, de sentir, et de tout déterminer.

Ce résultat est dû au fait qu’elle a utilisé sa nature à mauvais escient. Puis la bonne force est révélée par opposition à la force du mal. Une personne commence à travailler avec ces deux forces, quand elle est au-dessus de ces deux forces, et c’est ainsi qu’elle devient un partenaire de la force supérieure, le Créateur. Tout comme le Créateur gère toute notre vie et ce monde par ces deux rênes: le bien et le mal, elle veut aussi gérer le monde entier par elle-même, par le bien et le mal. Elle veut que le Créateur lui apprenne comment faire cela.

Ainsi à partir du détachement total de la vie, comme un enfant retardé qui grandit grâce à l’environnement égoïste qui la développe et la soutient de cette façon, elle commence à s’élever au-dessus de cet environnement vers une dimension supérieure. Finalement, elle apprend à utiliser tout l’environnement, l’ensemble de sa nature et la force supérieure elle-même, afin de devenir comme le Créateur. Elle fait tout cela en vue d’atteindre la force supérieure, de la découvrir.

Au début, elle le fait inconsciemment, comme un enfant retardé qui est dominé par la force supérieure. Puis elle commence progressivement à quitter cet état, grâce à la force du mal, qui découvre l’égoïsme en elle. Elle a développé de cette manière un certain niveau, jusqu’à ce qu’elle se demande: Quelle est la raison de tout ce mal? Si tout était bon, il n’y aurait pas de questions.

Elle n’a pas d’autre choix que de rechercher la bonne force, contrairement à la force du mal. Puis elle devient de plus en plus sage jusqu’à ce qu’elle apprenne à utiliser les deux, afin de s’élever au-dessus ces deux forces.

Tout ce processus se déroule sous la devise: «Il n’y a rien hormis Lui. » Il y a une force supérieure dans tout, ce qui aide une personne à passer par le chemin. En reconnaissant et en sentant l’ensemble du processus, elle comprend ce que la force supérieure a fait pour elle, et qu’Il a souffert beaucoup plus que la personne n’a souffert. Parce que quand une personne souffre, le Shekhina souffre beaucoup plus.

Voilà comment une personne atteint l’amour du Créateur.
De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 22/01/12, Shamati # 1

Le tuyau d’oxygène pour sauver le monde

Dr. Michael LaitmanLes  récipients spirituels, les désirs, peuvent  être «directs» ou «ronds». Il y a aussi une division similaire dans notre monde. Le désir du groupe est «droit», parce que nous travaillons avec lui, l’apprécions et l’évaluons pour atteindre l’équivalence avec la Lumière Supérieure.

Tous les autres désirs dans le monde, qui sont représentés par les autres personnes, sont «ronds», parce qu’ils ne sont pas reliés à la «ligne», (la limitation par le Massakh, l’écran, et le travail qui est dirigé par la Lumière), et elles recherchent tout simplement la satisfaction.

Maintenant un vide grandissant va se révéler en elles. Si nous ne faisons pas de notre mieux pour  nous connecter à une ligne, et si d’autre part, nous nous joignons au monde comme à un cercle, alors les gens ressentiront combien ils reçoivent un remplissage du «tuyau » qui est formé par nous. Ensuite, ils seront attirés vers nous, adhérerons à nous comme des sangsues, car ils estimeront que c’est là la source de vie.

Mais afin d’éviter une situation dans laquelle nous aurions la satisfaction qu’ils n’auraient pas pu avoir, ce qui aboutirait à ce qu’ils soient remplis de haine, le système d’éducation intégrale doit leur être ouvert immédiatement afin d’expliquer à une personne comment atteindre la satisfaction.

La lumière ne peut pas passer de nous à d’autres comme ça. Nous devons construire un réseau de connexions adaptées, et un système d’éducation est nécessaire pour cela. Il n’y aura pas de contact entre nous d’aucune autre façon.

C’est comme si l’éducation intégrale était destinée à simplement connecter les gens les uns aux autres. À l’intérieur, cependant, il y a le raccordement au «tuyau » qui passe la Lumière dans le «cercle».

Dans notre groupe, nous sommes tous égaux, il n’y a pas de différences entre nous, et nous formons le même récipient dans lequel vient la Lumière Supérieure. Mais notre récipient est sous la forme d’un tuyau, nous travaillons avec le Massakh et la Lumière qui ramène vers le bien. Nous essayons de nous adapter à la Lumière, pour ressembler à la Lumière, et le désir, et l’intention de donner sans réserve est une sorte de canal pour la Lumière, une sorte de tuyau, que nous devenons quand nous nous connectons aux amis.

Le monde extérieur est un «cercle». Afin de créer une connexion entre nous à travers laquelle le monde extérieur commencera à recevoir de nous la satisfaction intérieure , il doit y avoir un certain degré d’équivalence et nous avons besoin d’un adaptateur, d’un connecteur entre nous et eux, de sorte que nous puissions nous relier.

Cela n’est possible que par l’éducation que nous allons offrir au monde afin que les gens sachent comment connecter le « cercle » et la « ligne droite » dans ce monde. Ensuite, à travers ce tuyau, la méthode de la réalisation va commencer à s’infiltrer, et le monde va commencer à s’organiser pour recevoir cette satisfaction.

 De la 1ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

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