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Le don est invisible, mais infiniment important

Dr. Michael LaitmanSur le chemin spirituel, je me demande, ce qui semble être une question insoluble, comment surmonter mon mauvais penchant, mon égoïsme. Les kabbalistes vous disent, « Vous devez essayer. » Comprenez ceci: Le Créateur est vraiment opposé à votre nature, l’attribut du don est extrêmement détestable à vos yeux, vous ne pouvez pas même penser à l’amour du prochain, ni même parler de sa mise en œuvre.

Alors, que devez-vous faire? Avancer progressivement. Faites des actions qui vous mèneront à la prière. Recourez à tous les moyens possibles et à toutes les astuces afin de percevoir néanmoins l’importance de l’attribut du don et de le placer au dessus du désir de recevoir. Même s’il répulse votre nature, même si vous sentez que vous ne voulez pas donner parce que vous trouvez le don d’un goût très amer, alors au moins avec votre esprit vous commencerez néanmoins à donner de la hauteur et de la grandeur à cet attribut, du fait que c’est l’attribut du Créateur. Cet attribut gouverne le monde et est respecté par l’environnement dans lequel vous êtes entrés.

En utilisant différentes astuces, vous attirez la lumière qui corrige. En d’autres termes, en étudiant, travaillant dans le groupe, et en diffusant, vous préparerez votre intention: «Je veux l’influence de la lumière. Je veux que la lumière, la force du don qui a créé mon désir, c’est-à-dire la force de réception, m’influence, influence mon désir, et ajoute l’intention du don à celui-ci.  »

Vous ne savez pas exactement ce que vous demandez, mais vous essayez quand même. Après tout, vous voulez révéler le Créateur, c’est-à-dire l’attribut du don. Vous voulez ressentir le monde supérieur,  vivre dans l’attribut du don. Vous voulez révéler le Kli commun, l’âme commune, ce qui signifie vivre en prenant soin de tous les autres désirs, qui vous serons révélés sous forme d’un système d’âme unique. Peu à peu, grâce à l’intention avant et pendant l’étude, ensemble avec les amis, vous atteindrez ce qu’on appelle un « miracle » et commencerez à sentir que de plus en plus, vous respectez et valorisez vraiment l’attribut du don.

Tout à coup, cet attribut devient très important pour vous. Il règne dans le monde entier car le don sans réserve n’a pas besoin d’être exprimé. Il est primordial, en fait, c’est toute la force de vie dans l’ensemble de la réalité. Cet attribut soutient le niveau inanimé, fait émerger le niveau végétal, donne les forces vitales au niveau animal, et donne à l’homme l’unité et la connexion avec le Créateur.

Lorsque ce «miracle» se produit pour une personne, elle ressent soudain l’amour et la connection avec cet attribut. Un sentiment particulier émerge à l’intérieur d’elle, en relation à l’attribut du don. Elle est prête à recevoir de lui tout ce qu’il veut donner, à faire n’importe quoi pour devenir semblable à lui et à lui donner du plaisir. Une personne se sent capable de faire cela et qu’elle fait ainsi du bien à l’attribut du don, au Créateur.

Tout cela se passe à l’intérieur de moi sous l’influence de la lumière. Cependant, cela n’arrive que dans la mesure de mes efforts, en conformité avec leur qualité et leur quantité. Avant d’étudier, je me prépare en demandant:  Pour quoi vais-je étudier? Pourquoi ai-je ouvert le livre? La réponse est que c’est uniquement dans le but d’acquérir l’attribut du don, de révéler la force du don, de révéler le Créateur et de fusionner avec Lui. En d’autres termes, c’est dans le but de s’unir à la force du don, de sorte qu’elle opère en moi-même, de manière à transformer mon intention au-dessus du désir. 

Voilà comment une personne progresse, jusqu’à ce que tout le désir égoïste se révèle en elle, tandis que la force du don deviendra l’intention de celle-ci et deviendra ainsi le désir de donner au-dessus du désir de recevoir. Puis le désir de réception et l’intention pour l’amour du don seront ensemble et la personne atteindra l’union avec le Créateur.

C’est ainsi que nous nous réalisons correctement. Il est écrit à ce sujet qu ‘«Israël effectue la volonté du Créateur. »

Les fleurs spirituelles sous le soleil spirituel

Dr. Michael LaitmanLa « langue des branches » kabbalistique est la langue de ceux qui atteignent la spiritualité. Elle est incompréhensible pour une personne qui n’a pas atteint la connexion des branches avec les racines spirituelles.Tout d’abord, je dois commencer à ressentir le monde Supérieur. Et puis, en entendant les mots qui appartiennent au monde d’en bas, je vais comprendre clairement ce phénomène du monde spirituel, dans lequel j’existe avec les auteurs des livres de Kabbale, et vers lequel ils ont visé. Je vais acquérir un langage commun avec Rabbi Shimon, le Baal HaSoulam puisque moi aussi, je serai au même niveau, le lieu, dont ils parlent.

Puisque j’existe dans ce monde dans mon corps physique, je sais ce que signifient les mots de ce monde : « soleil », « terre », « végétation », « âne » D’abord, je me familiarise avec les termes eux-mêmes, et puis j’entends leurs noms: les mots, la langue. J’attribue à cet objet, perceptible, le «soleil», un nom quelque soit la langue. C’est ainsi que nous nommons tous les phénomènes de ce monde, créant ainsi un langage, et il nous permet de comprendre ce qui est décrit.
Si j’existe aussi dans le monde spirituel, j’atteins une réalité supplémentaire appelée «soleil», «terre», «végétation», «âne». Je sens ces propriétés et connais leurs noms. Maintenant, l’auteur du livre kabbalistique commence à m’expliquer le lien entre tous ces phénomènes du monde spirituel en utilisant les mots de ce monde.

Puisque j’existe dans la réalisation de la connexion entre les branches matérielles et les racines spirituelles, ce qui est visé dans le monde spirituel est pour moi clair. Cette «langue de branches» se transforme en ma langue; elle m’explique tout.

Lorsqu’on apprend à un enfant à parler, on lui montre des objets et on les nomme. C’est ainsi que nous pouvons tout expliquer à un «enfant» dans le monde spirituel. Pour cela, il doit sentir la réalité spirituelle et découvrir comment cela s’appelle. C’est -à-dire, il a besoin d’aide dans la compréhension du lien entre les branches et les racines ainsi que dans la connexion entre les parties de la réalité spirituelle.

Les kabbalistes nous apprennent à trouver nos repères dans le monde spirituel à l’aide de la «langue des branches». Mais nous devons d’abord ressentir ce que sont les fleurs spirituelles, l’herbe, ou le soleil …

Il y a des termes spirituels qu’une personne ne ressent pas encore, alors qu’un kabbaliste l’aide à les percevoir. Ce langage nous fait avancer, nous construit. Les connexions à l’intérieur de la langue nous expliquent le sens des mots ou la raison pour laquelle les mots sont composés de lettres particulières. C’est parce que, en hébreu, la forme des lettres et leur ordre dans un mot indiquent les propriétés d’un objet spirituel qui porte ce nom particulier. C’est ainsi que l’information spirituelle nous est transmise.

Cette langue est déjà préparée pour nous, car tous les mondes, de Haut en bas, sont reliés entre eux. Nous sommes nés dans ce monde, le sentons, et apprenons à connaître la connexion entre les mots. Maintenant, nous devons nous élever de ce bas monde vers le Monde Supérieur, et nous prenons tout ce qu’il y a dans ce monde, la connaissance de toutes les branches et de tous leurs noms, et nous commençons à monter équipés avec ceci.

La connexion dirigée vers la racine s’est étendue vers le haut jusqu’à l’infini. Chaque niveau contient tout ce qui existe dans notre monde, mais chaque fois il se révèle à nous en termes plus qualitatifs, ce qui signifie qu’ils sont attachés plus fortement à une seule racine unifiée.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 10/02/2011, »L’essence de la sagesse de la Kabbale « 

La Kabbale est la science de l’amour

Dr. Michael LaitmanUne personne arrive à la Kabbale après avoir été éveillée à la nécessité de connaître la Force Supérieure dissimulée, le but et la raison de son existence, et le sens de sa vie. En passant par des étapes dans son développement spirituel, une personne atteint un point critique et commence à réfléchir sur les moyens d’atteindre le monde spirituel. Auparavant, elle avait l’habitude de penser que la spiritualité pouvait être atteinte avec ce qu’elle avait, c’est-à-dire, avec ses cinq sens, son esprit, et sa perception ordinaire de la réalité.

Mais à un certain stade, on commence à sentir que le monde spirituel ne peut être découvrir de cette manière et que, pour le faire, on a besoin de se changer soi-même. C’est alors qu’on se souvient d’une phrase célèbre: «J’ai créé le mauvais penchant et la Torah un épice, parce que la Lumière contenue en elle ramène vers le bien. »

Chaque personne visualise le monde spirituel à sa façon. La sagesse de la Kabbale le définit comme l’attribut de l’amour et du don sans réserve, où une personne sort de ses attributs égoïstes et commence à révéler la réalité supérieure dans les attributs du don qui sont opposés à ses propres attributs.

Les kabbalistes expliquent qu’il nous est nécessaire de développer l’attribut du don, c’est-à-dire, de corriger son cœur (désir). Cela signifie que si en ce moment notre désir oeuvre pour recevoir, nous devons le changer de manière à percevoir les désirs d’autrui comme les nôtre. La méthode consiste à corriger notre ego, qui veut tout dévorer, en développant un sens au-dessus de lui, ce qui signifie sortir de notre désir.

Au moment où j’ai commené à étudier la Kabbale, j’avais déjà plus de vingt ans d’enseignement. J’étais un scientifique et un entrepreneur, alors que tous les kabbalistes étudiant avec moi étaient des gens simples. Je me souviens avoir eu une conversation avec le Rabash, où il m’a dit avoir commencé à travailler comme assistant forgeron, puis comme cordonnier, et à la fin de sa carrière, dans un bureau de percepteur d’impôt. J’étais alors convaincu que je serais en mesure d’atteindre plus avec mon esprit. Il m’a fallu du temps pour comprendre que la Kabbale est une science des sentiments et que nous devons corriger notre cœur.

La sagesse de la Kabbale explique que l’esprit s’éveille en nous que dans la mesure où le cœur l’utilise. Le coeur veut savoir ce qu’il ressent et pourquoi, d’où les sentiments proviennent, et comment ils peuvent être modifiés. Et ensuite seulement, le cœur utilise l’esprit.

C’est un fait connu que notre cerveau fonctionne mieux lorsque nous sommes confrontés à des problèmes et la misère. La nécessité qui naît développe l’esprit. Ainsi, la fonction du système appelé « esprit » est de nous aider à réaliser notre désir.

La sagesse de la Kabbale est la science du développement du sentiment d’amour. En d’autres termes, je dois être capable de me connecter avec les désirs ou besoins de tous les autres et je dois être capable de les accepter comme mes propres désirs. Ma préoccupation pour les besoins d’autrui, comme s’ils étaient miens, est appelé mon amour pour lui. Ca n’a aucun rapport avec le fait de recevoir une satisfaction ou un plaisir de quelqu’un d’autre, mais au contraire, mon plaisir viendra du fait que je satisfaits les autres.

Les personnes commençant à étudier la Kabbale acquièrent de nouvelles sensations dans le coeur, qui leur permettent peu à peu de comprendre qu’en réalité parvenir à sortir de soi-même et satisfaire les autres apportent une satisfaction et un plaisir infinis. Cela donne à une personne une occasion incessante et illimitée de révéler subitement une nouvelle perception de la réalité, un nouvel horizon.

C’est parce qu’une personne, qui sort d’elle-même et commence à ressentir les besoins des autres au lieu de ses propres besoins, cesse de se percevoir, et vient progressivement à un état où elle n’a plus besoin de prendre soin d’elle. Dès que nous rencontrons l’attribut du don, nous recevons alors la satisfaction et atteignons le Monde Supérieur grâce à lui, en devenant semblable au Créateur

Donner sans réserve? Pourquoi faire?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi une personne souhaiterait se corriger par amour du don?

Réponse: Il n’y a aucun doute à ce sujet parce que personne ne le sait pour lui même. Le roi Salomon s’est également posé la question sur l’amour entre un homme et une femme: Qui pourrait le comprendre? Il s’agit d’une passion sincère, d’un désir, et le désir est créé par le Créateur. Nous devons seulement exploiter toutes les penchants qui permettent de diriger ce désir vers le but.

Le Créateur m’a donné tous les moyens, et je dois les utiliser correctement afin de progresser en avant. Si je ne le fais pas, alors Il m’aide en me « poussant » ici et là. A la fin, je vais encore devoir utiliser tout, ce dont je dispose, correctement.

Le désir et l’environnement m’ont été donnés par le Créateur. Je dois seulement les organiser correctement l’un avec l’autre, les unir tous ensemble en « Israël, la Torah, et le Créateur», et les utiliser comme il se doit, afin d’avancer vers l’objectif.

Je ne fais moi-même rien d’autre que cette «mise en place correcte. » Et même quand je mets tout à sa place, j’ai d ‘abord et avant tout utilisé la Force Supérieure. Si le Créateur ne construit pas ma maison spirituelle, qui le fera?

Demandez et vous recevrez!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je suis certain que chacun de nous voudrait construire un environnement qui le fasse avancer, puisque c’est tout ce dont nous parlons. D’une côté, nous désirons, alors que de l’autre, nous découvrons notre incapacité à choisir cet environnement, même si tout le monde souhaite, cherche, et entend qu’il est nécessaire. Comment pouvons-nous sortir de cet état?

 

Réponse: Vous me demandez comment montrer l’exemple, « pour passer à l’action intérieure du cœur? Demandez-le au Créateur! Il n’y a aucune chance que cela se produise  tout seul. Vous devez continuer à demander. 


De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 25/01/2011, « Introduction au Livre du Zohar, Article « deux points »

Comment tomber amoureux de la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi la Lumière nous fait rejeter le plaisir pour venir adhérer à elle ? Cela semble sadique.

Réponse: La Lumière n’a pas de choix. Elle vous a créé avec la volonté de profiter, et maintenant elle veut que vous préfériez être avec Lui, plutôt que de continuer à remplir de plaisir votre désir égoïste. C’est comme si tu aimais une femme bien qu’elle soit laide, c’est-à-dire sans aucun bénéfice personnel.

Chacun de nous veut être aimé tel qu’il est, avec ses défauts. Et la Lumière veut nous démontrer notre amour pour elle, aussi absolu que l’amour de Celui qui nous aime. Nous ne pouvons prouver que nous L’aimons qu’après avoir dépassé le plaisir.

Vous semblez surpris: Comment pouvez-vous aimer quelqu’un qui vous frappe? Mais si je ne m’associe pas avec mon corps et mon égoïsme, que je m’élève au-dessus, et que je ressente que ce n’est pas du tout « moi », alors je n’ai aucune difficulté à tomber amoureux de la Lumière. Et je L’aime non pas en «m’élevant au-dessus de ma souffrance », mais en continuant avec tous les plaisirs !

Se préparer encore une fois pour le cours

Dr. Michael LaitmanLa Lumière construit encore notre connexion et va nous révéler le Créateur seulement en elle. Nous devons aspirer à ceci non pas pour notre propre bien, mais seulement afin de Lui donner du plaisir. Une fois que nous atteignons l’amour pour le Créateur, nous révélons Son amour pour nous. Toute notre étude est destinée à révéler ou à éveiller notre amour pour le Créateur.De toute évidence, à l’heure actuelle nous ne n’en ressentons pas la moindre nécessité. Nous nous souvenons de l’existence de la Force Supérieure seulement quand nous nous sentons mal. Il est dans notre nature d’agir seulement lorsque nous manquons de quelque chose, en désirant nous compléter et nous remplir nous-mêmes.

Nous ne ressentons aucun besoin pour le Créateur et encore moins pour L’aimer. Mais si nous essayons artificiellement d’aspirer au Créateur au moyen du travail dans le groupe, nous allons progressivement susciter l’influence de la Lumière sur nous qui nous apportera des qualités particulières, celles de l’amour et du don sans réserve.

Cette qualité ne peut être dirigée que vers le Créateur, parce qu’Il est le seul qui existe en dehors de nous. Toutefois, afin de l’atteindre, nous avons été placés dans un état spécial appelé « ce monde ». Ici, avec l’aide de notre famille et de nos amis, nous pouvons faire des efforts et nous exercer pour acquérir l’amour pour l’environnement approprié. Ensuite, nous irons de l’amour pour les créatures au degré d’amour pour le Créateur.

Voilà comment nous sortons de l’égoïsme, passant de l’amour pour soi à l’amour du prochain, et grâce à notre famille et à nos amis, nous acquérons l’amour pour le Créateur.

Ensuite, nous révélons la vraie nature des «moyens» que nous avons utilisés. Il s’avère que le Créateur Lui-même a divisé notre réalité de cette manière pour que nous puissions venir à Lui par l’intermédiaire de ces «exercices». En réalité, il n’y a rien à côté de moi-même, intégrantl’ensemble de la réalité et le Créateur, qui est au-dessus d’elle.

Alors laissez-nous construire l’intention de recevoir la Lumière qui réforme notre étude mutuelle afin de révéler l’amour entre nous et notre amour pour le Créateur.

Révélez le pouvoir de l’amour

Dr. Michael LaitmanLorsque la spiritualité devient révélée à une personne, elle commence à sentir une certaine force qui occupe tout l’espace autour d’elle, qu’elle existe dans ce monde. C’est comme si l’air devient plus dense, épais et doux. C’est la force du Créateur, la force du don, la force de l’amour qui remplit le monde entier d’une personne.Nous devons l’évoquer et la demander pour qu’elle se révèle à nous comme une force qui nous relie. Par elle, nous allons commencer à nous percevoir tous comme un tout.

Nous avons juste besoin de faire plus attention à elle, recherchez-la avec amour et délicatesse. Laissons-nous commencer à la sentir!

Après le congrès: les premières conclusions

Dr. Michael LaitmanUn email que j’ai reçu: Cher Dr. Laitman, je pense que je parle pour beaucoup quand je dis que je me sens envahi par une grande déception. Que dois-je faire?

Réponse: Le dernier jour du Congrès, j’ai souvent entendu dire que beaucoup de gens avaient espéré faire la percée dans le monde spirituel au présent Congrès, et maintenant ils sont surmontés par le désespoir total!

Je vais le dire d’emblée: Personnellement, je suis stupéfait par le résultat du Congrès qui vient de se terminer. Et ce n’est pas à cause de la quantité record de participants ou de la réaction positive dans la presse, mais pour les changements internes et la maturation de chaque participant et du groupe du monde entier. Pour la toute première fois, des personnes sont passées par des états qu’elles ne seraient pas en mesure de passer individuellement. Des discernements extrêmement importants ont eu lieu à l’intérieur d’elles.

Et maintenant, quant à vos attentes: Si votre désir était pour la vraie spiritualité, pour le don et l’amour de votre voisin, vous ne subiriez aucun désespoir parce que vous avez toujours la possibilité de donner et d’aimer. Personne ne vous le donne ou ne vous l’enlève.

La première qualité spirituelle, Bina, est une aspiration à Hafetz Hessed (étant au-dessus de votre égoïsme), la sensation à l’extérieur de votre désir. Si vous aspiriez à cela, alors vous ne seriez pas préoccupé dans quel état vous êtes, parce que tout vient du Créateur et Lui seul décide, conformément à Son plan, ce qui va vous arriver à vous tous et à chacun de vous. Votre seule réaction à tout devrait être la joie et le désir d’être sous la puissance du Créateur, la qualité du don sans réserve. La Machsom est traversée par ceux qui s’enfuient de leur égoïsme et par leur accord avec les conditions pour être libéré de lui, acceptant d’assumer la condition de «tout le monde comme un » (comme un seul homme dans un cœur ou désir) et la garantie mutuelle, «un pour tous et tous pour un. »
Aucun d’entre nous a le pouvoir de s’arracher à son égoïsme. Jusqu’à présent, nous en avons parlé, mais étions incapables de discerner avec précision cette qualité à l’intérieur de nous, parce que c’est précisément la qualité qui ne nous laisse pas passer à la spiritualité, la qualité du don. Nous sommes incapables de distinguer ce qu’elle est et où elle est en nous. Elle se cache au fond de nous comme un serpent et nous ne pouvons pas l’identifier exactement, toujours prête à la confondre avec d’autres qualités.

Tout comme la douleur au cours d’une maladie, seule la douleur de la déception nous aide à reconnaître notre égoïsme et à découvrir que ce n’est pas bon, mais il est notre mauvais penchant souverain, le Pharaon. Nous devons le faire grandir tellement et être tellement déçu que nous le détestons à l’intérieur de nous et ne désirons qu’une chose – se détacher de lui. Toutefois, afin d’en arriver à cet état de désespoir, il faut d’abord que nous aspirions à cela avec notre égoïsme complet (Lo LiShma). C’est ce dont j’ai parlé avant la Congrès, que «nous sortons d’Égypte. » Et tout le monde était sûr que cela devait se faire. Si nous n’avions pas cette confiance, alors nous ne serions pas en mesure d’être déçu et de discerner précisément ce mal (Pharaon) à l’intérieur de nous, qui ne nous permet pas de remonter à la qualité du don.

Afin d’éveiller ce mal tout de suite, j’ai déclaré dès le début du Congrès que nous sommes obligés d’atteindre l’unité, que tous nos travaux au Congrès doivent être fait par le biais de la recherche profonde de nous-mêmes et notre attitude vis àvis de l’ensemble des amis. Cependant, au lieu de la «révélation du ciel » que nous attendions, il a immédiatement entraîné une descente, nous nous sommes refroidis. Avec ma prière de recherche de l’unité et de monter au-dessus de nous, au-dessus de son «moi», je voulais montrer aux participants du Congrès que nous ne sommes pas prêts pour cela encore, et en conséquence de ce sentiment des participants sont entrés en transe.

D’une part j’ai été très heureux de cet état de « la connaissance du mal. » Mais d’autre part, j’ai commencé à craindre que le groupe ne soit pas en mesure de sortir de cet état dans un délai aussi court. C’est comme une personne malade qui découvre la douleur et doit comprendre que cela indique une maladie, puis commencer à la traiter avec l’aide d’un médecin, le Créateur. Par ailleurs, 30 à 40% des participants du Congrès étaient de nouvelles personnes à la Kabbale et ne comprenaient pas ce qui leur arrivait du tout. Par conséquent, il a été décidé d’arrêter d’un coup à Pharaon, vos espoirs égoïstes afin de monter au-dessus d’eux.

Cependant, ce sont précisément ces processus que nous avons connus qui nous préparent pour le passage – qui n’est pas égoïste, qui aspire à révéler l’accomplissement, mais qui désire mettre en évidence la possibilité de donner, de s’unir « comme un seul homme dans un seul cœur, » en accord à la garantie mutuelle. Le résultat du Congrès est le premier coup porté à Pharaon – notre amour-propre, nos espoirs égoïste de « briser la Machsom » et recevoir le monde supérieur, ainsi que ce monde intérieur de nous, à l’intérieur de nos désirs, à l’intérieur de notre accomplissement.
Baal HaSoulam écrit que quand une personne atteint la limite spirituelle, elle est convaincue que le monde spirituel ne lui appartient pas et c’est alors seulement qu’elle brise la Klipa, la limite, et acquiert la qualité du don.

La révélation de notre refus a eu lieu immédiatement, à ma toute première conférence, lorsque j’ai dit au début que, plutôt que des actions extérieures, nous avons à fouiller à l’intérieur de nous-mêmes, dans la connexion entre nous, dans la garantie mutuelle. Immédiatement, tout a tourné à la glace! Notre égoïsme est arrivée, mais cette révélation du mal en nous est aussi un grand accomplissement qui a été provoquée par nul autre que notre unité (la sainteté de la journée).

Au cours de notre Congrès, nous avons découvert que Pharaon est en nous et non en dehors. Il a obtenu son premier coup par le fait que nous sommes déçus des résultats du Congrès. Nous avons pensé (nous étant Pharaon) que nous allions recevoir quelque chose en nous, mais nous n’avons rien reçu. C’est le premier coup de Pharaon, dans notre égoïsme. Nous avons découvert que nous ne recevrons rien à l’intérieur de notre désir égoïste.

Nous avons maintenant une plus grande capacité de dire dans quelles qualités la spiritualité doit devenir révélé l’intérieur de nous. Nous avons une meilleure compréhension que cela ne se fera pas à l’intérieur de Pharaon, et sur ce que cela signifie de penser au Supérieur. Cela signifie ne pas penser à soi-même. Pour l’instant, chacun de nous tremblait tout simplement par impatience: Quand le miracle se produira-il et recevrons-nous tout dans ce monde avec le monde spirituel – à l’intérieur de nous! Maintenant, nous avons un nouveau sentiment de la nécessité de se séparer de la chose qui nous apporte cette déception, et c’est le début du rejet de l’égoïsme.

Nous avons payé un prix élevé pour cette leçon, mais il en coûte beaucoup plus que cela. C’est précisément la déception, le coup porté à notre amour-propre, notre égoïsme, nos espoirs de recevoir, qui est la plus grande acquisition que nous pourrions souhaiter, et je suis heureux en voyant les égoïstes qui sont déçus.

Maintenant, vous devez seulement réaliser ce qui s’est passé pour vous. En fonction de la préparation de chaque personne, une partie d’entre vous le réalise mentalement, et une autre partie expérimenteront encore plusieurs déceptions dans vos sensations, et puis vous le réaliserez. En tout cas il y aura une seule conclusion: Une personne ne sera plus liée indissolublement à son égoïsme. C’est précisément ce coup à notre espoir injustifiée, égoïste, qui nous aidera à commencer à s’en éloigner (Pharaon)!

Il est possible que nous ayons encore besoin de faire l’expérience de plus de coups, mais ils seront déjà dirigés dans la même direction que nous avons acquis à ce Congrès. Peut-être que nous serons en mesure de passer par eux, non seulement à des Congrès, mais à l’intérieur de notre connexion virtuelle quotidienne, dans la sensation que nous venons d’acquérir ensemble. Pour l’instant, nous désirons vraiment une seule chose: rejeter notre égoïsme, qui est le seul mal qu’il y a, et à monter à partir de notre «moi» dans la qualité du don.
Le Créateur nous a présenté ce grand cadeau! Il n’y a rien hormis Lui! Écrivez-moi et posez des questions sur pendant les cours. Je ne vous ai pas menti, mais à votre égoïsme.

À vous avec Amour,
Dr. Laitman

De la haine à la perfection

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi avons-nous besoin de la haine?Réponse: Bien que je ne suis pas familier avec toi, il n’y a pas d’inclusion mutuelle entre nous, le lien entre nous n’est pas révélé, et je ne ressens pas la haine envers toi. Tu peux vivre quelque part en Alaska, et tu ne me préoccupes pas. Cependant, plus tu es proche de moi, plus tu entres dans mon champ de vision.

Si tu es mon voisin, je te regarde attentivement:Tu as laissé trainer des ordures quelque part, hier il y avait beaucoup de bruit venant de ton appartement, et ainsi de suite. De cette manière, nous révélons combien nous sommes connectés les uns aux autres. Cependant, nous sommes tous égoïstes. Par conséquent, notre ego, plus le lien entre nous donne naissance à la haine.

Question: Mais quand cette haine disparaîtra-t-elle?
Réponse: Elle ne va pas disparaître! Nous n’avons nulle part où aller et nulle part où fuir les uns des autres. C’est le problème! Nous devons parvenir à la paix et l’entente entre nous au-dessus de notre haine sans la détruire, mais en nous haussant au-dessus. Ceci constitue la réalisation de la perfection, comme il est écrit: «l’amourcouvrira tous les péchés! » Le mot « Shalom » en hébreu signifie la perfection (Shlemout).