Category Archives: Amour

Le goût du plaisir

Dr. Michael LaitmanTout ce dont nous avons besoin est de développer le désir. Je me souviens quand j’avais un cabinet dentaire privé, une des employées avait l’habitude d’apporter de la nourriture yéménite avec elle. Au début, je ne pouvais pas m’approcher car tout simplement je ne comprenais pas ce que c’était. C’est parce que le goût était très différent de ce que je connaissais. Mais avec le temps j’ai commencé à me familiariser avec cette nourriture et à la déguster, et peu à peu, j’ai commencé à l’aimerDe la même façon un bébé naît dans le monde sans avoir aucun goût pour le moment. Ensuite, selon les coutumes et les prédilections de sa société, il commence à s’habituer à la nourriture et à acquérir un goût pour elle. Sans goût, sans le désir de manger précisément un plat spécifique, nous ne serions pas en mesure d’en profiter. Bien sûr, il est possible de manger pour ne pas mourir de faim, mais ce n’est pas la même chose qu’avec plaisir. Vous pouvez recevoir les plaisirs de ce monde comme une nécessité, mais rien au-delà n’est admis sauf si vous désirez en profiter – et que ce plaisir doive venir du don sans réserve.

Question: le Baal HaSoulam écrit que cela nécessite seulement un changement psychologique. Qu’est-ce que c’est?

Réponse: Nous ne comprenons pas comment il est possible de profiter en aimant et en comblant quelqu’un que nous aimons. «Quelqu’un que tu aimes » ce n’est pas seulement mon enfant, ce qui me fait plaisir naturellement en prenant soin de lui. Au contraire, nous parlons de quelqu’un qui est un étranger, un extra-terrestre, lointain, opposé, et même qui me déteste. C’est comme la nourriture d’un pays étranger qui me donne la nausée. Je commence donc délibérément à développer un goût pour lui, en cherchant à l’approcher, par proximité et compréhension. Peu à peu, les désirs correspondants naissent à l’intérieur de moi et puis je ressens soudain que j’aime cette personne.

Une question se pose: Si je l’aime, alors mon don sans réserve à son égard ne sera-t-il pas égoïste? Après tout, je vais en profiter.

C’est vrai, mais mon amour ne révoque pas la haine que j’ai ressentie avant. Cette haine reste en permanence et même augmente, tout comme cela s’est passé avec les élèves de Rabbi Shimon qui écrivirent Le Livre du Zohar que d’abord ils se détestaient les uns les autres, mais ensuite ils atteignirent l’amour. Nous avançons en permanence entre deux lignes, en élevant l’amour-dessus de la haine, comme il est écrit: « L’amour couvrira toutes les fautes. »

C’est précisément la haine et l’amour, ensemble, qui créent le goût, le «jus», la puissance du plaisir. Ils sont comme deux règnes. Si vous annulez la haine, alors seul un petit goût matériel restera avec vous de toute la hauteur du plaisir, mais si vous vous élevez au-dessus de la haine, la couvrant de l’écran de l’amour petit à petit, alors vous vous retrouvez avec un énorme récipient qui a un immense plaisir à l’intérieur.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 23/05/2011, «Préface à la sagesse de la Kabbale »

Fin de l’esclavage égyptien

Dr. Michael LaitmanIl n’est pas facile de répondre à la question de savoir où est le point à partir duquel une personne peut déterminer si elle va recevoir du plaisir de l’égoïsme ou du don sans réserve ? Est-ce qu’une personne veut être l’esclave de Pharaon ou du Créateur?Notre tâche principale est d’atteindre un point où nous demandons de changer notre règle de sorte que la force du don sans réserve puisse nous diriger plutôt que celle de la réception. Nous étudions la Kabbale et nous menons à bien toutes les recommandations des kabbalistes pour être en mesure de faire ce choix.

Nous pouvons arriver à ce choix soit par le chemin de la souffrance, grâce à la progression naturelle du temps (Beito), ou par le chemin de la Lumière (Akhishena). Sur le chemin du développement naturel, seuls les coups nous attendent. C’est alors que le Créateur enlève tous les plaisirs possibles venant de Pharaon, notre égoïsme, ou le désir de recevoir pour soi-même, et c’est pourquoi nous éprouvons de la souffrance. C’est pourquoi nous sommes prêts à sortir de la domination de Pharaon et à nous éloigner de lui. Après tout, la nature elle-même nous oblige à éviter ce qui nous amène à souffrir.

Et puis il y a le chemin de la Lumière, « accélérer le temps » (Akhishena). C’est alors que notre désir égoïste est toujours ce qui nous permet de recevoir du plaisir, mais nous menons diverses actions afin de construire une nouvelle attitude envers le désir de donner sans réserve. Et même si je reçois un plaisir égoïste et que je suis sous la domination de Pharaon, je ne crois pas que c’est quelque chose de négatif: je profite de la vie. Cependant, je commence à chercher un moyen de m’élever au-dessus de lui et de ne plus dépendre de lui, pour commencer à valoriser la qualité du don sans réserve.

Cela signifie que je tente de marcher sur le chemin de Lumière afin que la qualité du don sans réserve me touche et me donne la compréhension que Pharaon est un souverain diabolique. Son mal n’est pas dans les plaisirs qu’il donne, mais dans ma réception de ces plaisirs pour moi-même. Ce critère tout à fait nouveau ne se fonde pas sur les plaisirs, mais sur leur direction, sur celui qui reçoit: moi ou les autres (ou le Créateur avec les autres).

Et puis, au lieu de juger le chemin à travers les sensations, selon le plaisir ou la souffrance, je passe à un calcul logique de ce qui est bon et mal, de la vérité par rapport au mensinge Je viens de réaliser que la vérité est le don sans réserve, la force supérieure, le Créateur, et je veux cette vérité! Et même si je me sens bien sous la domination de Pharaon, je veux quand même adhérer au don sans réserve.

Si une personne arrive à une telle réalisation, elle s’élève au-dessus de l’évaluation naturelle ou celle des animaux (Beito) et prend des décisions au niveau de « Akhishena », lui permettant de se pousser elle-même vers la sortie de la domination de Pharaon. Et ensuite elle n’a pas besoin de passer par la souffrance physique et de recevoir des coups sur le désir de recevoir à travers les différentes crises que nous ressentons dans le monde d’aujourd’hui et qui ne feront qu’augmenter à l’avenir si nous continuons à progresser par l’écoulement naturel des événements (Beito ).

Sa souffrance devient la souffrance sur la voie de « Akhishena », les souffrances de l’amour. Après tout, elle aspire au don sans réserve, vers quelque chose de contraire à l’amour de soi. Elle demande au Créateur, ou à la Lumière Supérieure, de changer son plaisir égoïste en plaisir de donner sans réserve. C’est ainsi qu’une personne avance.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/04/2011, Écrits du Rabash

S’élever avec l’aide de Pharaon

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peu importe à quel point j’essaie de m’élever au-dessus de ma raison, où est la garantie que tout ce que je fais ne finira pas par être dans ma raison? Comment puis-je vérifier si je me suis élevé au-dessus d’elle, et qu’est-ce qui va m’aider à m’élever?

Réponse: La raison tend toujours vers la connaissance et la réception. Et au-dessus de la raison se trouvent la foi et le désir de donner. Maintenant, j’ai besoin de clarifier: Suis-je en direction de l’attribut du don, parce que ma raison le veut, ou parce que la foi le veut?

Si je me trouve dans un seul de ces deux points, et en fonction de mon état, je vais certainement agir dans ou en-dessous de ma raison, ce qui signifie que je vais travailler pour mon égoïsme. Les deux points ensembles sont toujours nécessaires. Imaginez que vous détestiez le professeur, vous bouilliez de colère envers lui, pensant qu’il se trompe. Et à côté de cela, vous construisez une relation d’amour, un désir de donner, et de rejet total de vous-mêmes, et vous adhérez à lui. Alors, votre désir se développe précisément entre ces deux points, dans leur différence, en raison du fait que vous vous maintenez dans l’un d’eux, en opposition à l’autre.

Sinon, à quoi sert le Pharaon, si vous ne construisez pas votre amour au-dessus de lui, en plus de toute cette haine et de votre confiance en vous pour avoir raison, afin d’accepter l’opinion de l’enseignant, en dépit de votre connaissance, de votre opinion, et de votre raison? Toutefois, si vous perdez l’un de ces points, vous ne vous élèverez plus. Habituellement, dans ce cas, les gens descendent en-dessous de la raison.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/04/2011, Shamati n°59

Habillé en quelqu’un d’autre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le chemin vers l’amour est si difficile et source de confusion?
Réponse: C’est nous qui sommes confus. Je suis gouverné par le désir égoïste et tout ce que je ressens et pense est seulement à l’intérieur de celui-ci, pour l’amour de mon propre intérêt. Alors, comment puis-je faire un autre calcul, non  dans mon intérêt personnel?
Imaginez que vous « vous habilliez » en quelqu’un d’autre et que vous commenciez à calculer à partir de sa perspective. Il y a à peine 100 ans, les gens ont commencé à saisir ces concepts. Ce n’est pas un hasard si cette période a été symbolisée par Freud et Einstein, qui non seulement ont réalisé des découvertes fondamentales, mais aussi ont eu des liens d’amitié l’un avec l’autres.

Après des centaines de milliers d’années de développement, ce n’est, il y a à peine siècle, que les plus grands esprits de l’humanité ont finalement inventé la psychanalyse, ou en d’autres termes, ont commencé à analyser l’homme dans son for intérieur sur le plan matériel. Ce n’est qu’alors seulement qu’ils commencèrent à faire des recherches sur la perception humaine, « le Moi et le monde environnant, moi et autrui. »

Ce n’est pas simple. Il a fallu une très longue période pour approcher l’âme animée de l’homme, et cela est même encore très loin de la spiritualité. Tout le problème est que nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous habiller en quelqu’un d’autres. La société doit veiller à ce que chacun le fasse, que chaque personne essaye de le faire et commence à discerner comment autrui le perçoit et ce que veut autrui.

C’est très difficile, même si cela ne porte que sur des exercices psychologiques au niveau de notre monde, ne concernant même pas encore la spiritualité. Voulez-vous d’avantage? Allez-y. Organiser un environnement qui va enfin commencer à vous influencer.

Le chemin est long précisément parce que personne ne vous influence. Il n’y a pas de progrès sans l’influence sociale. Ou une personne pourrait-elle obtenir les détails de la perception spirituelle? Ce n’est qu’à partir de l’environnement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati

Les problèmes de Pharaon

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand une personne tente de sortir de l’Egypte, ce qui signifie de son amour-propre, elle reçoit des coups qu’elle ne peut surmonter qu’en demandant de l’aide au Créateur. Mais, outre cela, il y a aussi l’égoïsme matériel, terrestre qui reçoit des coups à son niveau, tels que des problèmes avec sa famille, la santé, le revenu, etc. Comment doit-on réagir à ces problèmes?

Réponse: Peu importe quel type de problème surgit dans ma vie, d’abord et avant tout, je dois le voir comme une perturbation qui vient du Créateur. Même si je souffre, je dois encore m’élever au-dessus de la perturbation par la foi au-dessus de la raison. Malgré tout, je sais que je dois faire des calculs au-dessus de cette perturbation et non pas sous son poids. Je dois rester en contact avec son « expéditeur », le Créateur.

Comme pour des actions responsables, dans la réalité de ce monde, je dois résoudre tous les problèmes par des méthodes généralement acceptées. Quand il s’agit de la banque, du travail, de la famille, et de la santé, je dois m’occuper de tout, comme toute autre personne dans notre monde.
Ainsi, vous construisez une attitude à double-tranchant aux problèmes:

– Tout d’abord, ils viennent du Créateur et  vous ne traitez qu’avec Lui. Vous voulez avoir ces perturbations, car elles vous donnent la possibilité de vous élever au-dessus des connaissances et de rester en contact avec le Créateur. Alors, vous traitez correctement les troubles et vous commencez même à les aimer et les respecter. Après tout, peu importe à quel point ils vous dérangent, peu importe la quantité de sel qu’il met sur vos blessures, et peu importe combien ils vous énervent, c’est exactement ce qui vous permettra de vous élever au-dessus.

– Deuxièmement, vous résolvez les problèmes qui surviennent, comme on les traite dans le monde matériel.

Ces deux dimensions doivent être présentes dans votre attitude. Vous attribuez les problèmes au Créateur, et en même temps vous voulez travailler avec eux. On ne jette pas Pharaon hors de notre vie, mais nous apprécions ses ennuis. Après tout, ce n’est que par eux que nous pouvons le rejeter et nous séparer de lui, et donc monter plus haut et plus haut.

Pharaon, c’est ma chaire la plus précieuse, mon âme, mon point le plus sensible, mon enfant, la corde la plus importante et plus belle en moi.

Question: Mais Pharaon résiste à l’unité des amis. Qu’est-ce que les problèmes matériels ont à voir avec ça?

Réponse: Ils vous distraient également de l’effort interne. Ce n’est pas par hasard que tant de kabbalistes connurent des problèmes matériels. Le Créateur a délibérément causé leur maladie et le mépris des gens autour d’eux. C’était pour leur donner un endroit où ils pourraient surmonter cela.

À la fin de la journée, tout cela est le résultat de l’endurcissement du cœur de Pharaon. Le désir se révèle progressivement à l’intérieur de vous et en conformité avec cela vous rencontrez des problèmes différents, tant dans les autres et qu’en vous-mêmes.
Question: Dois-je demander de l’aide dans ces cas? Après tout, le Créateur ne nous aide que dans un seul cas – l’union.

Réponse: C’est exact, et les problèmes vous empêchent de le faire. Lorsque vous êtes malade, il est difficile pour vous de mettre l’accent sur l’amour envers les amis. Très souvent vous oubliez tout ça. Et cela signifie que vous devez demander de l’aide. Il n’y a rien hormis Lui. Tout vient du Créateur, mais cela arrive par différents canaux.

Vous devez atteindre l’objectif, mais votre corps, votre «petit âne» est malade et ne peut vous y mener. Alors, que devez-vous faire? Le Laissez mourir? Mais vous avez besoin de lui sur le chemin.
Pourquoi voyez-vous ce monde comme séparé de l’œuvre spirituelle? Même de petites perturbations peuvent être utiles, si vous travaillez avec elles correctement. Peu importe ce qui nous arrive, il est important de se rappeler que cela provient d’une source unique, jusqu’à ce que nous parvenons vraiment à ressentir que nous sommes en exil spirituel.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati

Des exercices de don inconditionnel

Dr. Michael LaitmanÉcrits du Rabash, « Le but du Groupe »: En vue d’atteindre l’adhésion au Créateur, il est d’abord nécessaire de donner sans réserve à l’homme, ce qui s’appelle l’amour du prochain.Notre nature est totalement contraire à l’amour du prochain. Je n’aime que moi-même. Tous mes calculs, que ce soit conscients et inconscients, sont construits exclusivement sur des avantages personnels.

La façon dont je m’assois, la façon dont je pense et ce que je vois – tout cela est canalisé à travers le filtre de mon égoïsme, me laissant seul avec les choses qui peuvent m’avantager ou me menacer. Tout doit servir mon bien-être personnel. C’est ma nature.

Cependant, je dois réaliser le don sans réserve universel, l’amour universel, la force éternelle du Créateur, la vie éternelle. Et pour ce faire, j’ai besoin de faire des exercices préliminaires dans le groupe. C’est pourquoi le Rabash continue:
L’amour du prochain n’est possible que lorsque vous vous rejetez vous-même.

L’un vient à la place de l’autre. Le don sans réserve et la réception ne peuvent pas vivre ensemble l’un avec l’autre.

J’ai 613 désirs et étant un tout, mon désir n’agit que pour lui-même. Telle est la situation au début. Alors je commence à découper « pièce par pièce, » en commençant par les désirs les plus faciles et en progressant vers les plus difficiles.

C’est ainsi que je me corrige, étape par étape, et au lieu d’une partie de la volonté égoïste, j’acquière le désir de donner sans réserve. Dans le même temps, dans le reste de mes désirs, je reste dans l’intention « pour moi-même ». Voilà comment je corrige des parties de moi-même.

Cependant, il y a une condition: si j’ai corrigé au moins un de mes désirs pour le don sans réserve, le reste ne peut plus rester dans l’intention égoïste. C’est pourquoi ils ont à subir la restriction.

J’ai un grand récipient et d’abord il est entièrement destiné à l’auto- bénéfice. Tout d’abord je fais une restriction et alors seulement je suis capable de transformer le premier, le plus petit désir de don sans réserve aux autres.

Ainsi, j’ai un grand désir. Je fais une restriction dessus, puis je découpe la plus mince couche de moi-même. De cette pièce, je suis en mesure d’effectuer le don sans réserve. Dans le même temps, la restriction règne sur tous les autres désirs. Puis je découpe la seconde couche, puis la troisième, et c’est ainsi que je les corrige l’un après l’autre.

Deux désirs ne peuvent pas exister en une seule personne: l’un visant à lui-même et l’autre visant au don sans réserve. Après tout, ils sont opposés l’un à l’autre. Pour être en mesure d’acquérir le moindre désir de don sans réserve, tous les autres désirs doivent être restreints.

Du 5ème cours de la Convention WE du 01/04/2011

Le Créateur: le témoignage de notre unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je comprendre que j’aime mon ami?Réponse: Cela se passe lorsque je cesse complètement de voir son corps et que je ressens que nos sentiments (cœurs) et nos esprits sont unis entre eux. Au début, nous imaginons seulement un tel lien avec nous-mêmes, mais il se produit alors réellement au-delà du corps. Dans cette connexion, nous commençons à ressentir la présence du Créateur.

Un état où vous êtes capable de vous unir à l’ami dans l’esprit et dans le cœur et le Créateur demeure entre vous c’est ce qu’on appelle l’amour du prochain. Une condition ne peut être satisfaite sans les autres: les trois paramètres doivent être réunis. Le Créateur est révélé entre nous comme le témoin de notre connexion réelle les uns aux autres.

Du 2ème cours de la Convention WE ! Du 02/04/2011

Prière pour la société

Dr. Michael LaitmanVous et moi n’avons pas été créés par accident. Le Créateur voulait que la création devienne similaire à Lui, et tout ce qui nous arrive se dirige vers cet objectif. Par conséquent, sur ce chemin, nous devons réaliser  que nous sommes divisés, séparés, et que nous nous haïssons. Cependant, nous recevons la force de nous unir au-dessus de cette haine, force qui augmente progressivement de plus en plus. Ceci, parce que nous ne pouvons pas surmonter et dépasser toute la haine règnant en chacun de nous en une fois. Mais si nous pouvons la surmonter progressivement, étape par étape, nous acquerrons la qualité du don, l’attention mutuelle, les soins, la qualité de Bina, qui ne nous permet pas de faire à autrui ce que nous détestons. Et après cela, nous parvenons à l’amour du prochain », comme pour nous-mêmes. »

C’est pourquoi toute la science de la Kabbale, qui est appelée la science de la vérité, ne parle que de l’unité. C’est parce qu’à l’intérieur de l’unité, nous, les êtres humains, atteignons les attributs du Créateur.

Si les hommes se rassemblent et s’unissent dans le seul désir de multiplier les forces de chacun et de se donner mutuellement la garantie que, grâce à leurs efforts communs, ils atteindront le but souhaité et acquerront une plus grande confiance, c’est ce qu’on appelle « une société de clowns et des menteurs. « Ceci parce qu’ils pensent que, grâce à leur unité, ils seront en mesure de tirer un plus grand bénéfice égoïste. Par conséquent, leur prière commune agirar de manière destructive et les séparera de l’objectif.

Un homme doit comprendre qu’il se réunit avec d’autres dans le seul but de discerner comment s’élever au-dessus de sa nature. Ce n’est pas pour recevoir une plus grande force de la société ou pour satisfaire aux exigences de son égoïsme, mais pour y entrer à l’intérieur et commencer à donner sans reserve à cette dernière. C’est la seule force que nous devrions rechercher.

La force du désir de donner à la société vient de la lumière, du Créateur, de ce qui est dissimulé à l’intérieur de la relation d’une personne avec la société, le groupe. C’est-à-dire, le groupe doit être composé de personnes qui s’unissent précisément pour atteindre le Créateur, l’attribut commun du don sans réserve.

Le Créateur n’existe pas séparément de la création. L’attribut commun du don sans réserve n’existe que s’il y a une personne qui le révèle. Par conséquent, si une personne s’inclut elle-même dans un groupe aspirant à l’attribut du don et que là, elle désire trouver cette force, pour atteindre cette qualité, elle commence à comprendre à partir de son unité avec les autres que ces soucis pour la société, à l’intérieur desquels l’attribut du don existe, ou que son souci pour le Créateur, ce qui est identique, est la prière de la société.

Sur le chemin vers l’amour

Dr. Michael LaitmanNous nous élevons vers le monde de l’infini à partir de notre monde. Ce chemin se divise en deux étapes: la première est appelée « peur », et la seconde, «amour».Au cours de la première étape nous corrigeons notre désir égoïste dans les degrés zéro, premier, et deuxième d’Aviout, et au cours de la deuxième étape, nous corrigeons les troisième et quatrième degrés d’Aviout. La partie inférieure est Galgalta ve Eynaim (GE), la partie supérieure est AHP. Et ensemble, c’est le récipient d’une âme.

La peur signifie qu’il y a un souci principal derrière des milliers de questions: vais-je être en mesure de ne pas recevoir? En tant qu’invité, je m’inquiète de comment gérer le fait de ne pas vouloir recevoir le traitement de l’hôte. Il essaie de me convaincre, mais je refuse encore et encore. En d’autres termes, à chaque fois je me procure l’écran pour un Aviout grandissant en désir, jusqu’à ce que je m’élève au dessus de tout mon Aviout (qui est appelée le mont Sinaï) et que j’acquière la qualité de l’inquiétude. Maintenant, je m’élève au-dessus de tous les désirs de réception et deviens assuré contre la réception du plaisir égoïste.

Alors je commence à devenir mutuellement inclus avec un autre: « Que veut-il ? » Je vois ce qu’il veut ainsi que le degré de ma capacité à faire quelque chose pour lui. -J’acquière ses désirs, ses Kelim, et je lui fournis dans mes Kelim. Maintenant j’agis dans l’autre sens: j’annule mon Kli afin de recevoir pour mon prochain.

Une mère prend soin de ses enfants de la même manière: elle fait tout pour les satisfaire. C’est ainsi que se manifeste son amour. C’est donc de l’amour de ne jamais rien prendre aux autres, ne jamais voler, ou blesser les autres. Cela concerne l’étape précédente, l’appréhension, la première étape de la correction des Kelim.

Hillel, le sage a dit ce qui suit à un «étranger», c’est à dire à un désir égoïste, selon ces termes : «Voulez-vous vous rapprocher du don sans réserve ? Allez-y. Ne Faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent. Elevez-vous au-dessus de vos Kelim de réception, et alors vous ne ferez jamais de mal à personne. »

Et puis vient le tour de l’amour auquel Rabbi Akiva s’est référé comme la règle générale de la Torah: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Cela signifie que vous prenez les désirs des autres et que vous vous unissez à eux afin de les combler.

De cette façon, l’amour, dans son sens spirituel véritable, ne peut être atteint sans une préparation considérable.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 4/03/201 sur l’Amour

Revêtez le don sans réserve

Dr. Michael LaitmanUne grande étape sur notre chemin est le stade de l’acquisition de la qualité de la foi, ou en d’autres termes, la qualité du don sans réserve. Dans la mesure où nous l’acquérons, nous nous élevons au-dessus de notre nature et nous revêtons la qualité du don sans réserve au-dessus de notre qualité de réception.En conséquence nous recevons un vêtement complet sur tous nos désirs, sur l’ensemble de leurs facettes, et sur toutes les différentes sortes de mélanges entre eux. Après cela, nous continuons notre ascension, mais déjà vers la foi totale. Cela signifie que nous allons de la foi simple à la deuxième étape de la correction et acquérons la qualité de l’amour. Ensuite, nous corrigeons nos désirs, en les remplissant avec la lumière de Hokhma, le plaisir, et par ces moyens nous achevons le don sans réserve.

Ainsi, la première étape est Hafetz Hessed, le niveau de Bina où nous corrigeons juste le désir de réception par l’intention altruiste, qui se revêt sur lui par la qualité de la foi, du don sans réserve. Voilà comment nous atteignons les trois premières Sefirot de Bina.

Puis on passe à ses sept Sefirot inférieures, en acquérant la possibilité de nous attacher des Kelim étrangers ou des désirs, de ce fait en les corrigeant et en les remplissant. Tout comme Bina, qui remplit les inférieures, on peut aussi remplir d’autres Kelim.

Comment faire, s’ils sont pour le moment étrangers et que je ne puisse pas le faire ? Le fait est que je les remplis quand je les attache à moi de sorte qu’ils se trouvent à l’intérieur de moi comme au stade de la conception, ou de l’allaitement, ou de l’état adulte. C’est mon attitude envers eux.

C’est déjà appelé la foi parfaite, la lumière de Hassadim avec le remplissage de la lumière de Hokhma.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/03/11, Écrits du Rabash