Category Archives: Amour

Le monde est prêt à écouter

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale est une méthode parlant de la nécessité de s’unir les uns aux autres selon le plan de la nature, la seule force contrôlant tout l’univers, nous tous, toute la création. Depuis l’époque de l’ancienne Babylone, cette science fut cachée de l’humanité. La Kabbale établit seulement que cet enseignement sera transmis à travers un minuscule « canal » de maître à disciple, depuis des milliers d’années, de l’antique Babylone à l’époque actuelle, jusqu’à ce que notre monde devienne une Babylone moderne, ce qui signifie se transforme en un tout.

Cela signifie une interconnexion complète, indépendamment des frontières, des pays, des continents, des nations, des races, des groupes, et des religions qui ont émergé au cours de l’histoire. Notre interdépendance va devenir si forte, qu’elle va éliminer toutes ces barrières.

D’autre part, notre égoïsme demeurera et continuera à se développer. Pour cette raison, nous nous haïrons encore plus. Nous nous repousserons les uns les autres automatiquement, nous penserons qu’à nous-mêmes inconsciemment et instinctivement. Nous ne considérerons pas les autres et les utiliserons au maximum à notre profit. Telle sera notre nature pendant 3700 ans, comme le soutiennent les sources kabbalistiques.

Nous parviendrons à un énorme égoïsme, et cela sera naturel pour nous. Nous ne réaliserons même pas que cet égoïsme est spécial, mais seulement que ce n’est nous, et que telle est notre manière de vivre. Néanmoins, cet égoïsme, de concert avec notre complète et profonde connexion avec le lien que nous avons développé entre nous, finira par nous transformer à nouveau en Babylone.

En outre, lors de la dernière étape de développement, lorsque cette immense société égoïste deviendra mondiale, nous épuiserons quasiment toutes les ressources naturelles et les sources d’énergie : l’eau, les minéraux, les métaux, pétrole, charbon et gaz. Tout arrive à sa fin. Même si nous voulons développer notre potentiel égoïste, ce ne sera plus possible.

La société de consommation, qui s’est développée au cours du 20ème siècle, s’est épuisée, vidant la terre de toutes ses ressources, et, par conséquent, nous ne pouvons même plus physiquement continuer de cette manière. Nous avons atteint une telle confrontation avec l’autre et avec l’environnement, qu’il nous oblige à faire quelque chose.
Notre société deviendra différente- incontrôlable. Récemment, nous voyons les révolutions qui ont lieu dans différents pays, nous voyons comment la communication et la connexion entre les gens les exhortent à demander un changement social. Cependant, nous ne comprenons toujours pas comment ou pourquoi cela arrive : Aujourd’hui, c’est là, demain cela peut arriver ici ou ailleurs. Nous ne voyons pas où tout cela conduit.

Dans cet état de confusion, sans être capable de comprendre l’étape suivante, nous voyons que la science de la Kabbale est à nouveau révélée au monde. Je me souviens quand j’étudiais avec mon professeur, nous nous rendions souvent dans des endroits spéciaux, des lieux kabbalistiques et nous nous asseyions là ensemble, l’un en face de l’autre. Au cours de ces soirées et de ces nuits, il essayait de me dire que le temps viendrait où la Kabbale serait révélée.

Que signifie «révélée» ? « Révélée » signifie que ce n’est pas vous qui commencez à parler, mais quand des gens voulent écouter, commencent à venir. Cela ne dépend pas de vous, mais de celui qui veut l’entendre.

Nous voyons que ce temps est arrivé, car beaucoup de personnes issues de différents pays, sur divers continents, dans différentes langues, veulent entendre ce que la nature, le Créateur, exige de nous. Ils veulent savoir ce à quoi nous devrions ressembler, comment nous devons changer nous-mêmes, à quel niveau nous devons nous élever, comment entrer dans une dimension totalement différente, percevoir le niveau général de la nature, l’éternité et la perfection, et comment percevoir tout cela, ici et maintenant, sur cette terre. Il est dit dans la science de la Kabbale que ces personnes apparaîtront à la fin du 20ème siècle.

Je ne le croyais pas vraiment : je ne voyais pas ces conditions. Cependant, à la fin du siècle dernier, des milliers de personnes se sont intéressées à la Kabbale, inconsciemment, instinctivement percevant ce besoin urgent, grâce à leurs désirs, qui s’étaient développés et qui avaient atteint maturité. Dans l’étape suivante, une nouvelle dimension sera conçue dans ce désir égoïste enfin mûr.

De la 1ère leçon du 10/06/11 à la Convention  de Moscou

L’unité du monde réside dans l’harmonie entre hommes et femmes

Dr. Michael LaitmanNous ne devrions jamais percevoir la relation entre les hommes et les femmes comme antagonistes. Au contraire, nous devons nous voir les uns les autres comme des aides. Si nous parlons de l’unité du monde, alors nous parlons tout d’abord du soutien mutuel de ses deux parties- masculine et féminine.

Ces parties proviennent de la racine commune de création : le Créateur ou la Lumière, et le désir ou le récipient rempli de Lumière. En outre, ce récipient passe par toutes sortes de formes de changement. Et à l’intérieur de ce récipient, chacun de nous – la partie mâle et femelle – doivent travailler ensemble solidairement, comme dans une famille idéale.

L’image collective commune de l’homme doit collaborer avec l’image collective commune de la femme. Ils doivent travailler ensemble, conjointement, mutuellement, et clairement, chacun comprenant la nature de chacun de nous. Un homme se comprend lui-même et la nature des femmes, tandis qu’une femme se comprend elle-même et la nature des hommes, et ensemble nous agissons judicieusement et à bon escient, comme des adultes instruits et sérieux aspirant à un but commun.

L’objectif est atteint grâce à la connexion entre nous. Il est écrit : «L’homme et la femme, et la Shekhina [présence Divine] entre eux. » C’est-à-dire, la révélation du Créateur a lieu précisément dans la bonne connexion entre eux, sur l’écran qui apparaît entre la Lumière et le désir. C’est ainsi que nous devons nous compléter les uns les autres, mutuellement et en permanence. Il n’y a aucun élément, aucun petit détail, pas un phénomène dans la nature, dans nos relations, dans notre monde et dans les mondes spirituels, qui n’ait pas de connexion mutuelle, d’union, et d’adhésion des parties mâle et femelle.

Dans notre monde, ce n’est pas du tout évident. Nous n’imaginons même pas cette connexion mutuelle, cette union, et cette adhésion. Mais dans le monde spirituel, il s’agit d’une condition nécessaire. Et selon le niveau auquel nous nous trouvons, ces niveaux sont précisément déterminés par la connexion mutuelle et l’union, jusqu’à ce que nous nous unissions.

Par conséquent, la bonne compréhension de notre travail commun est la condition la plus importante de notre succès. Je dirais qu’aucun problème ne peut être résolu séparément par les hommes ou par les femmes. Les problèmes sont toujours résolus l’un par l’autre, ce qui signifie que les problèmes des femmes sont résolus par les hommes, et les problèmes des hommes sont résolus par les femmes. Ce manque de compréhension, la conviction qu’il est possible d’exister séparément, «Pourquoi devrais-je m’occuper d’elles ! » (Généralement, c’est la façon dont les hommes perçoivent les femmes), et « Nous résoudrons tout par nous-mêmes et ferons tout nous-mêmes ! « Cette attitude que les hommes ont tendance à avoir est complètement erronée. Et, naturellement, de la part des femmes, il est également faux de croire que «les hommes feront quelque chose, ils vont tout régler, et tout sera en ordre, et nous recevrons quelque chose en étant à côté d’eux. »

Initialement, depuis la toute première étape, le contact doit être clairement interne. Il ne doit pas être extérieur, physique, visuel, ou même verbal, mais précisément un contact intérieur, qui se produit par la force supérieure, par le niveau suivant, au lieu d’être directement entre nous. Alors ce degré supérieur sera exprimé à l’intérieur de cette unité. C’est comme un moins et un plus, et une sorte de résistance ou de dispositif entre les deux, qui commence à travailler précisément de cette manière, en vertu des pôles qui sont connectés à lui.

De la 2ème leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

Gravir les degrés des Mondes Spirituels

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que l’amour de la mère pour ses enfants et l’amour entre mari et femme sont égoïstes?

Réponse: Cet amour n’est pas considéré comme égoïste. Tous nos désirs sont divisés en niveaux comme le reste, végétal, animal et l’homme (1,2,3,4). Les désirs du niveau animer qui apparaissent dans une personne sont similaires aux désirs des animaux, seulement ils sont plus développés. Il s’agit notamment des désirs de la mère par rapport à son enfant ou des désirs qui apparaissent entre les époux.

L’attitude instinctive de la mère envers ses enfants n’est pas égoïste. La Nature des forces d’un être humain (une mère), le fait de se comporter de cette façon est le désir de satisfaire une autre personne (enfant). D’autre part, l’ego est le désir de recevoir du plaisir aux dépens d’un autre être humain, qui se manifeste, quand je veux me sentir bien aux dépens d’autrui. Même le fait que quelqu’un soit dans une mauvaise situation peut me faire plaisir.

Ce genre de plaisirs pourrait être divisé en plusieurs niveaux. Par exemple, je peux tirer du plaisir du fait de rendre l’autre mon esclave. Donc, le plaisir existe aussi dans la possibilité de lui nuire, de l’humilier, et de lui causer des souffrances. Les plaisirs d’exploiter les autres, plutôt qu’un désir naturel de recevoir du plaisir, est considéré comme égoïste.

Mon désir de faire plaisir avec des plats savoureux, de communiquer avec mes enfants, ou de quelque chose dans la vie qui ne blesse pas une personne n’est pas considérée comme de l’égoïsme. Les actions égoïstes sont destinées à l’aide d’autres à des fins personnelles.

Nous révélons notre véritable (spirituel) égo au niveau « humain » où nous intégrons le groupe. Puis, nous commençons à sentir une hostilité particulière envers l’autre, dressant un mur entre nous.

Climbing The Degrees Of Spiritual Worlds_01

Dans la mesure où nous voulons être plus proches les uns des autres, étudier ensemble, prendre des repas en commun, et s’unir afin d’atteindre l’attribut du don sans réserve, dans cette mesure, nous sentons une haine encore plus vive envers l’autre, une aversion, et une réticence à se connecter. Notre ego se manifeste à ce moment particulier. Il n’est pas présent dans les personnes ordinaires, mais seulement dans celles qui veulent se connecter afin d’atteindre la spiritualité. Ces personnes découvrent qu’elles ne peuvent rien faire avec lui. Pourquoi? Il est tel qu’elles développent plus tard un besoin de la force supérieure.

D’où vient cette force? Elle est d’abord présente  dans un système parfait et disparaît (devient caché) à la suite de la brisure. Cette force existe, mais elle est cachée à l’intérieur. Si j’essaye de m’unir avec mes amis et que je n’en suis pas capable, mon niveau d’égoïsme me sera révélé de plus en plus (dans une certaine mesure). Ce sera mon premier degré spirituel, le 1er sur les 125ème de l’ascension totale.

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Je travaille sur cela depuis des mois, jusqu’à ce que j’atteigne l’état par lequel je ne serai pas en mesure de me vaincre. Ensuite, je vais développer le besoin de la Lumière qui sert à nous remplir et qui est maintenant caché à l’intérieur, et je veux qu’elle vienne, pour se révéler, et nous connecter tous ensemble.

Cette exigence permet de libérer le 1er degré spirituel pour moi: moi, mon ami, et la Lumière supérieure entre nous. Par la suite, mon objectif sera d’atteindre le degré suivant, où l’ego   développera encore plus de haine dont je ne connaissais pas l’existence, et qui va éclater.

Je vais être irrité et repoussé par des petites choses dans mon ami. Ensemble, nous devons travailler dur et remonter au 2ème des 125 degrés, et de cette façon jusqu’à la fin de la correction.

La physique d’un monde plus vaste

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’acquérir l’âme, de révéler le monde spirituel et le Créateur, sans la sagesse de la Kabbale?

Réponse: Une personne commence à explorer la nature et y découvre une certaine loi, un lien particulier entre les phénomènes. Par exemple, je jette un objet sur le sol, je calcule l’accélération de sa chute, et je tire une loi de cette expérience. Dans le même temps, les autres personnes n’étudient pas les phénomènes naturels, mais elles les apprennent selon une forme préparée.
Il y a des personnes qui découvrent les lois de la nature, et il y a celles qui les apprennent et par ce moyen réalisent une découverte, toujours personnelle et individuelle.

Les phénomènes qui sont découverts par les scientifiques existaient dans la nature avant. Les pommes ne tombaient-elles pas sur la tête avant que Newton découvre la loi de la gravité? De cette façon, il n’y a rien de nouveau, nous révélons ce qui existe déjà, ce qui s’est déjà produit. Cependant, il y a les pionniers et ceux qui apprennent de leur découverte et ils essayent d’utiliser les connaissances acquises correctement.

La même chose peut être appliquée à la Sagesse de la Kabbale, la physique d’un monde plus vaste, qui n’est pas perçu par nos organes sensoriels. Pour le ressentir, nous devons développer un organe des sens supplémentaire appelé «l’attribut de don sans réserve», dans lequel nous allons révéler les phénomènes spirituels: Sefirot, les mondes, et Partsoufim. Néanmoins, nous continuons à travailler en tant que scientifiques.

Il est dit: «Par Tes actions, nous Te connaitrons. » Il est clair que tout découle d’une action de recherche. « Une personne juge uniquement par ce que ses yeux peuvent voir. »  » La Foi » est la force du don sans réserve que vous atteignez. Vous n’avez pas à fermer les yeux pour accepter aveuglément l’opinion de quelqu’un d’autre, cela n’existe dans aucune science, y compris la science de la Kabbale. Au contraire, il est dit: «Connaître le Créateur et Le servir. » Connaissances, analyses, et  révélation sont le fondement du tout.

Il y a des personnes qui ont déjà fait cette découverte et vu certaines formes, elles vous transmettre ces connaissances sur ces lois, la méthode de recherche pour faciliter votre chemin. Ces lois s’appliquent à tout le monde parce que nous sommes dans un monde intégral.

Donc, ne regardez pas la Kabbale comme un animal inconnu. C’est la racine de toutes les autres sciences de notre monde, car elle révèle les racines de la création, et elle doit être traitée comme une science. La Kabbale n’est pas liée à la religion. Quand nous tombons du degrés de l’amour des amis dans l’amour de soi et la haine mutuelle, nous perdons la Kabbale et nous arrêtons de percevoir le supérieur, le monde spirituel. De là, la religion est née.

Ainsi, la «religion» est la science de la Kabbale restant en exil, la séparation d’avec le Créateur, dans l’isolement du monde supérieur, en dehors de l’objet de l’étude. A part la perception réelle, sans connaissance et sans compréhension, l’interprétation des actions spirituelles et la relation avec la vraie réalité, avec la force supérieure, se changea en Judaïsme. C’est ce qui s’est produit entre la période de la destruction du Temple et la période de la rédemption, après quoi nous revenons à la sagesse de la Kabbale. C’est pourquoi il est dit:  » Tout le monde Me connaîtra, du plus petit jusqu’au plus grand »

Bien sûr, nous ne devons pas mépriser qui que ce soit. Nous avançons avec l’aide des moyens disponibles, mais chacun d’eux a sa propre application.

 De la 4e partie de la leçon quotidienne Kabbale du 27/05/2011, « La Liberté »

La spiritualité ne peut être exprimée avec des mots

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si je dois m’annuler devant l’opinion de l’enseignant, est-il normal que certains amis me disent qu’ils sont prêts à faire ce que l’enseignant leur dit, mais pas ce que d’autres dirigeants leur disent?

Réponse : Un enseignant ne doit être le gérant personnel de personne. Il ne doit pas expliquer à tout le monde ce qu’il attend d’eux. Il peut être presque aussi caché que le Créateur et ne rien dire du tout. Celui, qui le veut, peut de lui-même s’annuler et révéler l’opinion de l’enseignant.

Ceci peut être observé dans le comportement des kabbalistes passés, le groupe de Kotzk ou le Baal HaSoulam, qui ne donnait qu’une leçon hebdomadaire, voire mensuelle, à ses élèves. Un enseignant révèle à peine son opinion, et le reste est le travail de l’élève. Si l’élève comprend ce qu’il doit rechercher, comment découvrir l’opinion de l’enseignant pour l’aider à atteindre lui-même l’objectif, il sera capable de le faire. Sinon, il ne le sera pas.

La spiritualité ne peut pas être exprimée en mots. Comment pouvez-vous expliquer comment diriger votre cœur vers l’objectif?
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 25/5/11, Shamati # 25

Naître et grandir dans le groupe

Dr. Michael Laitman with StudentsTravailler dans le groupe est extrêmement important. Sans le groupe, on ne peut pas avancer. Étudier la théorie à partir des sources authentiques n’aidera absolument pas une personne, car cela ne la change pas.

Il faut se mettre dans un « laboratoire » : travailler dans le groupe, être influencé par lui, à chaque fois baisser la tête devant lui, et exalter le groupe à nos yeux pour que les amis aient un impact sur nous. Parfois, ce doit être l’inverse : nous devons nous efforcer de donner au groupe et considérer les amis comme étant petits. C’est ainsi que le travail est effectué, mutuellement et à tour de rôle, selon la force, que la personne utilise sur le moment.

Mon âme future est ma «résistance» (R) dans la chaîne spirituelle intégrale, placée entre le « plus » et le « moins ». Je travaille dans le groupe en utilisant soit ma force positive soit la force négative. Ainsi, parfois le groupe me donne une force supplémentaire positive, et parfois je reçois la force négative. C’est ainsi que ma « résistance » (R) évolue et se rapproche de plus en plus du groupe, en m’engageant envers lui, jusqu’à ce que je devienne une partie à l’intérieur de lui.

 

Ayant rejoint le groupe, je deviens comme une goutte de sperme dans l’utérus et commence à grandir en lui. Si, avec tout mon égoïsme initial, je suis capable de m’annuler dans le groupe en tant que partie intégrante de celui-ci, je suis considéré comme un «embryon». Immédiatement après, mon désir égoïste commence à se développer progressivement. Ainsi, je commence à traverser des phases de développement ayant renoncé à moi-même devant le groupe.

1. La phase initiale est considérée comme « la période de neuf mois de conception, » qui est la première étape du développement. Une fois terminée, je vois alors le jour.

2. Ensuite, la deuxième phase commence : Mon égoïsme grandit, et je m’annule encore plus devant le groupe. Mais cette fois, je le fais de manière plus proactive, je travaille à donner aux autres. Cette période de «l’enfance», le petit état, est appelée « les deux années d’allaitement. »

3. Puis, je passe à la troisième phase de développement égoïste et atteindre « l’âge de treize ans. »

4. Au-delà de ce point, je peux commencer progressivement à employer tout mon égoïsme, afin de donner, jusqu’à ce que je deviens un être humain complet (Adam) à l’âge de 20 et plus.

 Je traverse tout ce processus en utilisant mon égoïsme évoluant à côté de mes actions montrées par la ligne de temps (t) dans le diagramme ci-dessus.

  
Ainsi, l’application pratique de la sagesse de la Kabbale suppose l’inclusion dans le groupe, puis dans le monde entier, quand il prendra notre exemple et commencera à se développer de la même manière.

De la 2ème leçon de la Convention de Rome sur 21/5/11

Le goût du plaisir

Dr. Michael LaitmanTout ce dont nous avons besoin est de développer le désir. Je me souviens quand j’avais un cabinet dentaire privé, une des employées avait l’habitude d’apporter de la nourriture yéménite avec elle. Au début, je ne pouvais pas m’approcher car tout simplement je ne comprenais pas ce que c’était. C’est parce que le goût était très différent de ce que je connaissais. Mais avec le temps j’ai commencé à me familiariser avec cette nourriture et à la déguster, et peu à peu, j’ai commencé à l’aimerDe la même façon un bébé naît dans le monde sans avoir aucun goût pour le moment. Ensuite, selon les coutumes et les prédilections de sa société, il commence à s’habituer à la nourriture et à acquérir un goût pour elle. Sans goût, sans le désir de manger précisément un plat spécifique, nous ne serions pas en mesure d’en profiter. Bien sûr, il est possible de manger pour ne pas mourir de faim, mais ce n’est pas la même chose qu’avec plaisir. Vous pouvez recevoir les plaisirs de ce monde comme une nécessité, mais rien au-delà n’est admis sauf si vous désirez en profiter – et que ce plaisir doive venir du don sans réserve.

Question: le Baal HaSoulam écrit que cela nécessite seulement un changement psychologique. Qu’est-ce que c’est?

Réponse: Nous ne comprenons pas comment il est possible de profiter en aimant et en comblant quelqu’un que nous aimons. «Quelqu’un que tu aimes » ce n’est pas seulement mon enfant, ce qui me fait plaisir naturellement en prenant soin de lui. Au contraire, nous parlons de quelqu’un qui est un étranger, un extra-terrestre, lointain, opposé, et même qui me déteste. C’est comme la nourriture d’un pays étranger qui me donne la nausée. Je commence donc délibérément à développer un goût pour lui, en cherchant à l’approcher, par proximité et compréhension. Peu à peu, les désirs correspondants naissent à l’intérieur de moi et puis je ressens soudain que j’aime cette personne.

Une question se pose: Si je l’aime, alors mon don sans réserve à son égard ne sera-t-il pas égoïste? Après tout, je vais en profiter.

C’est vrai, mais mon amour ne révoque pas la haine que j’ai ressentie avant. Cette haine reste en permanence et même augmente, tout comme cela s’est passé avec les élèves de Rabbi Shimon qui écrivirent Le Livre du Zohar que d’abord ils se détestaient les uns les autres, mais ensuite ils atteignirent l’amour. Nous avançons en permanence entre deux lignes, en élevant l’amour-dessus de la haine, comme il est écrit: « L’amour couvrira toutes les fautes. »

C’est précisément la haine et l’amour, ensemble, qui créent le goût, le «jus», la puissance du plaisir. Ils sont comme deux règnes. Si vous annulez la haine, alors seul un petit goût matériel restera avec vous de toute la hauteur du plaisir, mais si vous vous élevez au-dessus de la haine, la couvrant de l’écran de l’amour petit à petit, alors vous vous retrouvez avec un énorme récipient qui a un immense plaisir à l’intérieur.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 23/05/2011, «Préface à la sagesse de la Kabbale »

Fin de l’esclavage égyptien

Dr. Michael LaitmanIl n’est pas facile de répondre à la question de savoir où est le point à partir duquel une personne peut déterminer si elle va recevoir du plaisir de l’égoïsme ou du don sans réserve ? Est-ce qu’une personne veut être l’esclave de Pharaon ou du Créateur?Notre tâche principale est d’atteindre un point où nous demandons de changer notre règle de sorte que la force du don sans réserve puisse nous diriger plutôt que celle de la réception. Nous étudions la Kabbale et nous menons à bien toutes les recommandations des kabbalistes pour être en mesure de faire ce choix.

Nous pouvons arriver à ce choix soit par le chemin de la souffrance, grâce à la progression naturelle du temps (Beito), ou par le chemin de la Lumière (Akhishena). Sur le chemin du développement naturel, seuls les coups nous attendent. C’est alors que le Créateur enlève tous les plaisirs possibles venant de Pharaon, notre égoïsme, ou le désir de recevoir pour soi-même, et c’est pourquoi nous éprouvons de la souffrance. C’est pourquoi nous sommes prêts à sortir de la domination de Pharaon et à nous éloigner de lui. Après tout, la nature elle-même nous oblige à éviter ce qui nous amène à souffrir.

Et puis il y a le chemin de la Lumière, « accélérer le temps » (Akhishena). C’est alors que notre désir égoïste est toujours ce qui nous permet de recevoir du plaisir, mais nous menons diverses actions afin de construire une nouvelle attitude envers le désir de donner sans réserve. Et même si je reçois un plaisir égoïste et que je suis sous la domination de Pharaon, je ne crois pas que c’est quelque chose de négatif: je profite de la vie. Cependant, je commence à chercher un moyen de m’élever au-dessus de lui et de ne plus dépendre de lui, pour commencer à valoriser la qualité du don sans réserve.

Cela signifie que je tente de marcher sur le chemin de Lumière afin que la qualité du don sans réserve me touche et me donne la compréhension que Pharaon est un souverain diabolique. Son mal n’est pas dans les plaisirs qu’il donne, mais dans ma réception de ces plaisirs pour moi-même. Ce critère tout à fait nouveau ne se fonde pas sur les plaisirs, mais sur leur direction, sur celui qui reçoit: moi ou les autres (ou le Créateur avec les autres).

Et puis, au lieu de juger le chemin à travers les sensations, selon le plaisir ou la souffrance, je passe à un calcul logique de ce qui est bon et mal, de la vérité par rapport au mensinge Je viens de réaliser que la vérité est le don sans réserve, la force supérieure, le Créateur, et je veux cette vérité! Et même si je me sens bien sous la domination de Pharaon, je veux quand même adhérer au don sans réserve.

Si une personne arrive à une telle réalisation, elle s’élève au-dessus de l’évaluation naturelle ou celle des animaux (Beito) et prend des décisions au niveau de « Akhishena », lui permettant de se pousser elle-même vers la sortie de la domination de Pharaon. Et ensuite elle n’a pas besoin de passer par la souffrance physique et de recevoir des coups sur le désir de recevoir à travers les différentes crises que nous ressentons dans le monde d’aujourd’hui et qui ne feront qu’augmenter à l’avenir si nous continuons à progresser par l’écoulement naturel des événements (Beito ).

Sa souffrance devient la souffrance sur la voie de « Akhishena », les souffrances de l’amour. Après tout, elle aspire au don sans réserve, vers quelque chose de contraire à l’amour de soi. Elle demande au Créateur, ou à la Lumière Supérieure, de changer son plaisir égoïste en plaisir de donner sans réserve. C’est ainsi qu’une personne avance.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 15/04/2011, Écrits du Rabash

S’élever avec l’aide de Pharaon

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peu importe à quel point j’essaie de m’élever au-dessus de ma raison, où est la garantie que tout ce que je fais ne finira pas par être dans ma raison? Comment puis-je vérifier si je me suis élevé au-dessus d’elle, et qu’est-ce qui va m’aider à m’élever?

Réponse: La raison tend toujours vers la connaissance et la réception. Et au-dessus de la raison se trouvent la foi et le désir de donner. Maintenant, j’ai besoin de clarifier: Suis-je en direction de l’attribut du don, parce que ma raison le veut, ou parce que la foi le veut?

Si je me trouve dans un seul de ces deux points, et en fonction de mon état, je vais certainement agir dans ou en-dessous de ma raison, ce qui signifie que je vais travailler pour mon égoïsme. Les deux points ensembles sont toujours nécessaires. Imaginez que vous détestiez le professeur, vous bouilliez de colère envers lui, pensant qu’il se trompe. Et à côté de cela, vous construisez une relation d’amour, un désir de donner, et de rejet total de vous-mêmes, et vous adhérez à lui. Alors, votre désir se développe précisément entre ces deux points, dans leur différence, en raison du fait que vous vous maintenez dans l’un d’eux, en opposition à l’autre.

Sinon, à quoi sert le Pharaon, si vous ne construisez pas votre amour au-dessus de lui, en plus de toute cette haine et de votre confiance en vous pour avoir raison, afin d’accepter l’opinion de l’enseignant, en dépit de votre connaissance, de votre opinion, et de votre raison? Toutefois, si vous perdez l’un de ces points, vous ne vous élèverez plus. Habituellement, dans ce cas, les gens descendent en-dessous de la raison.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/04/2011, Shamati n°59

Habillé en quelqu’un d’autre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le chemin vers l’amour est si difficile et source de confusion?
Réponse: C’est nous qui sommes confus. Je suis gouverné par le désir égoïste et tout ce que je ressens et pense est seulement à l’intérieur de celui-ci, pour l’amour de mon propre intérêt. Alors, comment puis-je faire un autre calcul, non  dans mon intérêt personnel?
Imaginez que vous « vous habilliez » en quelqu’un d’autre et que vous commenciez à calculer à partir de sa perspective. Il y a à peine 100 ans, les gens ont commencé à saisir ces concepts. Ce n’est pas un hasard si cette période a été symbolisée par Freud et Einstein, qui non seulement ont réalisé des découvertes fondamentales, mais aussi ont eu des liens d’amitié l’un avec l’autres.

Après des centaines de milliers d’années de développement, ce n’est, il y a à peine siècle, que les plus grands esprits de l’humanité ont finalement inventé la psychanalyse, ou en d’autres termes, ont commencé à analyser l’homme dans son for intérieur sur le plan matériel. Ce n’est qu’alors seulement qu’ils commencèrent à faire des recherches sur la perception humaine, « le Moi et le monde environnant, moi et autrui. »

Ce n’est pas simple. Il a fallu une très longue période pour approcher l’âme animée de l’homme, et cela est même encore très loin de la spiritualité. Tout le problème est que nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous habiller en quelqu’un d’autres. La société doit veiller à ce que chacun le fasse, que chaque personne essaye de le faire et commence à discerner comment autrui le perçoit et ce que veut autrui.

C’est très difficile, même si cela ne porte que sur des exercices psychologiques au niveau de notre monde, ne concernant même pas encore la spiritualité. Voulez-vous d’avantage? Allez-y. Organiser un environnement qui va enfin commencer à vous influencer.

Le chemin est long précisément parce que personne ne vous influence. Il n’y a pas de progrès sans l’influence sociale. Ou une personne pourrait-elle obtenir les détails de la perception spirituelle? Ce n’est qu’à partir de l’environnement.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 13/4/11, Shamati