Category Archives: Amour

Des exercices de don inconditionnel

Dr. Michael LaitmanÉcrits du Rabash, « Le but du Groupe »: En vue d’atteindre l’adhésion au Créateur, il est d’abord nécessaire de donner sans réserve à l’homme, ce qui s’appelle l’amour du prochain.Notre nature est totalement contraire à l’amour du prochain. Je n’aime que moi-même. Tous mes calculs, que ce soit conscients et inconscients, sont construits exclusivement sur des avantages personnels.

La façon dont je m’assois, la façon dont je pense et ce que je vois – tout cela est canalisé à travers le filtre de mon égoïsme, me laissant seul avec les choses qui peuvent m’avantager ou me menacer. Tout doit servir mon bien-être personnel. C’est ma nature.

Cependant, je dois réaliser le don sans réserve universel, l’amour universel, la force éternelle du Créateur, la vie éternelle. Et pour ce faire, j’ai besoin de faire des exercices préliminaires dans le groupe. C’est pourquoi le Rabash continue:
L’amour du prochain n’est possible que lorsque vous vous rejetez vous-même.

L’un vient à la place de l’autre. Le don sans réserve et la réception ne peuvent pas vivre ensemble l’un avec l’autre.

J’ai 613 désirs et étant un tout, mon désir n’agit que pour lui-même. Telle est la situation au début. Alors je commence à découper « pièce par pièce, » en commençant par les désirs les plus faciles et en progressant vers les plus difficiles.

C’est ainsi que je me corrige, étape par étape, et au lieu d’une partie de la volonté égoïste, j’acquière le désir de donner sans réserve. Dans le même temps, dans le reste de mes désirs, je reste dans l’intention « pour moi-même ». Voilà comment je corrige des parties de moi-même.

Cependant, il y a une condition: si j’ai corrigé au moins un de mes désirs pour le don sans réserve, le reste ne peut plus rester dans l’intention égoïste. C’est pourquoi ils ont à subir la restriction.

J’ai un grand récipient et d’abord il est entièrement destiné à l’auto- bénéfice. Tout d’abord je fais une restriction et alors seulement je suis capable de transformer le premier, le plus petit désir de don sans réserve aux autres.

Ainsi, j’ai un grand désir. Je fais une restriction dessus, puis je découpe la plus mince couche de moi-même. De cette pièce, je suis en mesure d’effectuer le don sans réserve. Dans le même temps, la restriction règne sur tous les autres désirs. Puis je découpe la seconde couche, puis la troisième, et c’est ainsi que je les corrige l’un après l’autre.

Deux désirs ne peuvent pas exister en une seule personne: l’un visant à lui-même et l’autre visant au don sans réserve. Après tout, ils sont opposés l’un à l’autre. Pour être en mesure d’acquérir le moindre désir de don sans réserve, tous les autres désirs doivent être restreints.

Du 5ème cours de la Convention WE du 01/04/2011

Le Créateur: le témoignage de notre unité

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment puis-je comprendre que j’aime mon ami?Réponse: Cela se passe lorsque je cesse complètement de voir son corps et que je ressens que nos sentiments (cœurs) et nos esprits sont unis entre eux. Au début, nous imaginons seulement un tel lien avec nous-mêmes, mais il se produit alors réellement au-delà du corps. Dans cette connexion, nous commençons à ressentir la présence du Créateur.

Un état où vous êtes capable de vous unir à l’ami dans l’esprit et dans le cœur et le Créateur demeure entre vous c’est ce qu’on appelle l’amour du prochain. Une condition ne peut être satisfaite sans les autres: les trois paramètres doivent être réunis. Le Créateur est révélé entre nous comme le témoin de notre connexion réelle les uns aux autres.

Du 2ème cours de la Convention WE ! Du 02/04/2011

Prière pour la société

Dr. Michael LaitmanVous et moi n’avons pas été créés par accident. Le Créateur voulait que la création devienne similaire à Lui, et tout ce qui nous arrive se dirige vers cet objectif. Par conséquent, sur ce chemin, nous devons réaliser  que nous sommes divisés, séparés, et que nous nous haïssons. Cependant, nous recevons la force de nous unir au-dessus de cette haine, force qui augmente progressivement de plus en plus. Ceci, parce que nous ne pouvons pas surmonter et dépasser toute la haine règnant en chacun de nous en une fois. Mais si nous pouvons la surmonter progressivement, étape par étape, nous acquerrons la qualité du don, l’attention mutuelle, les soins, la qualité de Bina, qui ne nous permet pas de faire à autrui ce que nous détestons. Et après cela, nous parvenons à l’amour du prochain », comme pour nous-mêmes. »

C’est pourquoi toute la science de la Kabbale, qui est appelée la science de la vérité, ne parle que de l’unité. C’est parce qu’à l’intérieur de l’unité, nous, les êtres humains, atteignons les attributs du Créateur.

Si les hommes se rassemblent et s’unissent dans le seul désir de multiplier les forces de chacun et de se donner mutuellement la garantie que, grâce à leurs efforts communs, ils atteindront le but souhaité et acquerront une plus grande confiance, c’est ce qu’on appelle « une société de clowns et des menteurs. « Ceci parce qu’ils pensent que, grâce à leur unité, ils seront en mesure de tirer un plus grand bénéfice égoïste. Par conséquent, leur prière commune agirar de manière destructive et les séparera de l’objectif.

Un homme doit comprendre qu’il se réunit avec d’autres dans le seul but de discerner comment s’élever au-dessus de sa nature. Ce n’est pas pour recevoir une plus grande force de la société ou pour satisfaire aux exigences de son égoïsme, mais pour y entrer à l’intérieur et commencer à donner sans reserve à cette dernière. C’est la seule force que nous devrions rechercher.

La force du désir de donner à la société vient de la lumière, du Créateur, de ce qui est dissimulé à l’intérieur de la relation d’une personne avec la société, le groupe. C’est-à-dire, le groupe doit être composé de personnes qui s’unissent précisément pour atteindre le Créateur, l’attribut commun du don sans réserve.

Le Créateur n’existe pas séparément de la création. L’attribut commun du don sans réserve n’existe que s’il y a une personne qui le révèle. Par conséquent, si une personne s’inclut elle-même dans un groupe aspirant à l’attribut du don et que là, elle désire trouver cette force, pour atteindre cette qualité, elle commence à comprendre à partir de son unité avec les autres que ces soucis pour la société, à l’intérieur desquels l’attribut du don existe, ou que son souci pour le Créateur, ce qui est identique, est la prière de la société.

Sur le chemin vers l’amour

Dr. Michael LaitmanNous nous élevons vers le monde de l’infini à partir de notre monde. Ce chemin se divise en deux étapes: la première est appelée « peur », et la seconde, «amour».Au cours de la première étape nous corrigeons notre désir égoïste dans les degrés zéro, premier, et deuxième d’Aviout, et au cours de la deuxième étape, nous corrigeons les troisième et quatrième degrés d’Aviout. La partie inférieure est Galgalta ve Eynaim (GE), la partie supérieure est AHP. Et ensemble, c’est le récipient d’une âme.

La peur signifie qu’il y a un souci principal derrière des milliers de questions: vais-je être en mesure de ne pas recevoir? En tant qu’invité, je m’inquiète de comment gérer le fait de ne pas vouloir recevoir le traitement de l’hôte. Il essaie de me convaincre, mais je refuse encore et encore. En d’autres termes, à chaque fois je me procure l’écran pour un Aviout grandissant en désir, jusqu’à ce que je m’élève au dessus de tout mon Aviout (qui est appelée le mont Sinaï) et que j’acquière la qualité de l’inquiétude. Maintenant, je m’élève au-dessus de tous les désirs de réception et deviens assuré contre la réception du plaisir égoïste.

Alors je commence à devenir mutuellement inclus avec un autre: « Que veut-il ? » Je vois ce qu’il veut ainsi que le degré de ma capacité à faire quelque chose pour lui. -J’acquière ses désirs, ses Kelim, et je lui fournis dans mes Kelim. Maintenant j’agis dans l’autre sens: j’annule mon Kli afin de recevoir pour mon prochain.

Une mère prend soin de ses enfants de la même manière: elle fait tout pour les satisfaire. C’est ainsi que se manifeste son amour. C’est donc de l’amour de ne jamais rien prendre aux autres, ne jamais voler, ou blesser les autres. Cela concerne l’étape précédente, l’appréhension, la première étape de la correction des Kelim.

Hillel, le sage a dit ce qui suit à un «étranger», c’est à dire à un désir égoïste, selon ces termes : «Voulez-vous vous rapprocher du don sans réserve ? Allez-y. Ne Faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent. Elevez-vous au-dessus de vos Kelim de réception, et alors vous ne ferez jamais de mal à personne. »

Et puis vient le tour de l’amour auquel Rabbi Akiva s’est référé comme la règle générale de la Torah: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Cela signifie que vous prenez les désirs des autres et que vous vous unissez à eux afin de les combler.

De cette façon, l’amour, dans son sens spirituel véritable, ne peut être atteint sans une préparation considérable.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 4/03/201 sur l’Amour

Revêtez le don sans réserve

Dr. Michael LaitmanUne grande étape sur notre chemin est le stade de l’acquisition de la qualité de la foi, ou en d’autres termes, la qualité du don sans réserve. Dans la mesure où nous l’acquérons, nous nous élevons au-dessus de notre nature et nous revêtons la qualité du don sans réserve au-dessus de notre qualité de réception.En conséquence nous recevons un vêtement complet sur tous nos désirs, sur l’ensemble de leurs facettes, et sur toutes les différentes sortes de mélanges entre eux. Après cela, nous continuons notre ascension, mais déjà vers la foi totale. Cela signifie que nous allons de la foi simple à la deuxième étape de la correction et acquérons la qualité de l’amour. Ensuite, nous corrigeons nos désirs, en les remplissant avec la lumière de Hokhma, le plaisir, et par ces moyens nous achevons le don sans réserve.

Ainsi, la première étape est Hafetz Hessed, le niveau de Bina où nous corrigeons juste le désir de réception par l’intention altruiste, qui se revêt sur lui par la qualité de la foi, du don sans réserve. Voilà comment nous atteignons les trois premières Sefirot de Bina.

Puis on passe à ses sept Sefirot inférieures, en acquérant la possibilité de nous attacher des Kelim étrangers ou des désirs, de ce fait en les corrigeant et en les remplissant. Tout comme Bina, qui remplit les inférieures, on peut aussi remplir d’autres Kelim.

Comment faire, s’ils sont pour le moment étrangers et que je ne puisse pas le faire ? Le fait est que je les remplis quand je les attache à moi de sorte qu’ils se trouvent à l’intérieur de moi comme au stade de la conception, ou de l’allaitement, ou de l’état adulte. C’est mon attitude envers eux.

C’est déjà appelé la foi parfaite, la lumière de Hassadim avec le remplissage de la lumière de Hokhma.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/03/11, Écrits du Rabash

Le processus a commencé

Dr. Michael LaitmanPar les récents événements dans le monde, nous voyons comment les masses se mettent en mouvement, se levant en vagues. De la même manière qu’une cohorte considérable d’oiseaux fait des vagues dans l’air, avec des mouvements synchronisés ensemble, comme s’ils étaient soudés ensemble par une pensée commune.
Ainsi, les masses dans le monde feront la démonstration d’un consensus de plus en plus grand et une force unie commencera soudainement à faire surface en eux. Les gens ne vont même pas comprendre par eux-mêmes pourquoi cela arrive. Le fait est qu’ils acquièrent la capacité de s’unir plus que jamais dans l’attente de la correction du monde. Exactement comme les oiseaux, ils vont effectuer des actions synchronisées sans se rendre compte des raisons et en les accomplissant selon les ordres intérieurs de la nature.

Ensuite, nous verrons des milliers et des centaines de milliers de personnes dans les rues s’unir et aller quelque part. Cela va se passer tout à coup, apparemment sans raison, sans une préparation initiale de plusieurs mois. Leurs vagues vont se déverser d’un endroit à l’autre en de nombreux points dans le monde entier.
Aujourd’hui, nous voyons déjà comment cela se passe et comment c’est allé d’un pays à l’autre, comme un virus. Ce sont des signes extérieurs d’un phénomène intérieur: ces masses se lèvent afin de se corriger elles-mêmes par voie d’union et d’actions mutuelles.

Peu à peu, c’est ainsi que l’effort commun va s’organiser et discerner. Évidemment, les gens ne comprennent pas l’essence et les causes de ce qui se passe. Ils attribuent le désir qui s’est éveillé en eux à des facteurs externes, mais c’est juste un bandeau sur les yeux pour que les gens ne voient pas ce qui se passe réellement. Dans l’intervalle, leur désir pour les plaisirs devient mature, en passant par les phases régulières de son développement – minéral, végétal, animal et humain.

Et ce processus ne se produit plus à l’intérieur d’individus distincts, mais dans une grande masse de personnes.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 01/03/11, Écrits du Rabash

Le don est invisible, mais infiniment important

Dr. Michael LaitmanSur le chemin spirituel, je me demande, ce qui semble être une question insoluble, comment surmonter mon mauvais penchant, mon égoïsme. Les kabbalistes vous disent, « Vous devez essayer. » Comprenez ceci: Le Créateur est vraiment opposé à votre nature, l’attribut du don est extrêmement détestable à vos yeux, vous ne pouvez pas même penser à l’amour du prochain, ni même parler de sa mise en œuvre.

Alors, que devez-vous faire? Avancer progressivement. Faites des actions qui vous mèneront à la prière. Recourez à tous les moyens possibles et à toutes les astuces afin de percevoir néanmoins l’importance de l’attribut du don et de le placer au dessus du désir de recevoir. Même s’il répulse votre nature, même si vous sentez que vous ne voulez pas donner parce que vous trouvez le don d’un goût très amer, alors au moins avec votre esprit vous commencerez néanmoins à donner de la hauteur et de la grandeur à cet attribut, du fait que c’est l’attribut du Créateur. Cet attribut gouverne le monde et est respecté par l’environnement dans lequel vous êtes entrés.

En utilisant différentes astuces, vous attirez la lumière qui corrige. En d’autres termes, en étudiant, travaillant dans le groupe, et en diffusant, vous préparerez votre intention: «Je veux l’influence de la lumière. Je veux que la lumière, la force du don qui a créé mon désir, c’est-à-dire la force de réception, m’influence, influence mon désir, et ajoute l’intention du don à celui-ci.  »

Vous ne savez pas exactement ce que vous demandez, mais vous essayez quand même. Après tout, vous voulez révéler le Créateur, c’est-à-dire l’attribut du don. Vous voulez ressentir le monde supérieur,  vivre dans l’attribut du don. Vous voulez révéler le Kli commun, l’âme commune, ce qui signifie vivre en prenant soin de tous les autres désirs, qui vous serons révélés sous forme d’un système d’âme unique. Peu à peu, grâce à l’intention avant et pendant l’étude, ensemble avec les amis, vous atteindrez ce qu’on appelle un « miracle » et commencerez à sentir que de plus en plus, vous respectez et valorisez vraiment l’attribut du don.

Tout à coup, cet attribut devient très important pour vous. Il règne dans le monde entier car le don sans réserve n’a pas besoin d’être exprimé. Il est primordial, en fait, c’est toute la force de vie dans l’ensemble de la réalité. Cet attribut soutient le niveau inanimé, fait émerger le niveau végétal, donne les forces vitales au niveau animal, et donne à l’homme l’unité et la connexion avec le Créateur.

Lorsque ce «miracle» se produit pour une personne, elle ressent soudain l’amour et la connection avec cet attribut. Un sentiment particulier émerge à l’intérieur d’elle, en relation à l’attribut du don. Elle est prête à recevoir de lui tout ce qu’il veut donner, à faire n’importe quoi pour devenir semblable à lui et à lui donner du plaisir. Une personne se sent capable de faire cela et qu’elle fait ainsi du bien à l’attribut du don, au Créateur.

Tout cela se passe à l’intérieur de moi sous l’influence de la lumière. Cependant, cela n’arrive que dans la mesure de mes efforts, en conformité avec leur qualité et leur quantité. Avant d’étudier, je me prépare en demandant:  Pour quoi vais-je étudier? Pourquoi ai-je ouvert le livre? La réponse est que c’est uniquement dans le but d’acquérir l’attribut du don, de révéler la force du don, de révéler le Créateur et de fusionner avec Lui. En d’autres termes, c’est dans le but de s’unir à la force du don, de sorte qu’elle opère en moi-même, de manière à transformer mon intention au-dessus du désir. 

Voilà comment une personne progresse, jusqu’à ce que tout le désir égoïste se révèle en elle, tandis que la force du don deviendra l’intention de celle-ci et deviendra ainsi le désir de donner au-dessus du désir de recevoir. Puis le désir de réception et l’intention pour l’amour du don seront ensemble et la personne atteindra l’union avec le Créateur.

C’est ainsi que nous nous réalisons correctement. Il est écrit à ce sujet qu ‘«Israël effectue la volonté du Créateur. »

Les fleurs spirituelles sous le soleil spirituel

Dr. Michael LaitmanLa « langue des branches » kabbalistique est la langue de ceux qui atteignent la spiritualité. Elle est incompréhensible pour une personne qui n’a pas atteint la connexion des branches avec les racines spirituelles.Tout d’abord, je dois commencer à ressentir le monde Supérieur. Et puis, en entendant les mots qui appartiennent au monde d’en bas, je vais comprendre clairement ce phénomène du monde spirituel, dans lequel j’existe avec les auteurs des livres de Kabbale, et vers lequel ils ont visé. Je vais acquérir un langage commun avec Rabbi Shimon, le Baal HaSoulam puisque moi aussi, je serai au même niveau, le lieu, dont ils parlent.

Puisque j’existe dans ce monde dans mon corps physique, je sais ce que signifient les mots de ce monde : « soleil », « terre », « végétation », « âne » D’abord, je me familiarise avec les termes eux-mêmes, et puis j’entends leurs noms: les mots, la langue. J’attribue à cet objet, perceptible, le «soleil», un nom quelque soit la langue. C’est ainsi que nous nommons tous les phénomènes de ce monde, créant ainsi un langage, et il nous permet de comprendre ce qui est décrit.
Si j’existe aussi dans le monde spirituel, j’atteins une réalité supplémentaire appelée «soleil», «terre», «végétation», «âne». Je sens ces propriétés et connais leurs noms. Maintenant, l’auteur du livre kabbalistique commence à m’expliquer le lien entre tous ces phénomènes du monde spirituel en utilisant les mots de ce monde.

Puisque j’existe dans la réalisation de la connexion entre les branches matérielles et les racines spirituelles, ce qui est visé dans le monde spirituel est pour moi clair. Cette «langue de branches» se transforme en ma langue; elle m’explique tout.

Lorsqu’on apprend à un enfant à parler, on lui montre des objets et on les nomme. C’est ainsi que nous pouvons tout expliquer à un «enfant» dans le monde spirituel. Pour cela, il doit sentir la réalité spirituelle et découvrir comment cela s’appelle. C’est -à-dire, il a besoin d’aide dans la compréhension du lien entre les branches et les racines ainsi que dans la connexion entre les parties de la réalité spirituelle.

Les kabbalistes nous apprennent à trouver nos repères dans le monde spirituel à l’aide de la «langue des branches». Mais nous devons d’abord ressentir ce que sont les fleurs spirituelles, l’herbe, ou le soleil …

Il y a des termes spirituels qu’une personne ne ressent pas encore, alors qu’un kabbaliste l’aide à les percevoir. Ce langage nous fait avancer, nous construit. Les connexions à l’intérieur de la langue nous expliquent le sens des mots ou la raison pour laquelle les mots sont composés de lettres particulières. C’est parce que, en hébreu, la forme des lettres et leur ordre dans un mot indiquent les propriétés d’un objet spirituel qui porte ce nom particulier. C’est ainsi que l’information spirituelle nous est transmise.

Cette langue est déjà préparée pour nous, car tous les mondes, de Haut en bas, sont reliés entre eux. Nous sommes nés dans ce monde, le sentons, et apprenons à connaître la connexion entre les mots. Maintenant, nous devons nous élever de ce bas monde vers le Monde Supérieur, et nous prenons tout ce qu’il y a dans ce monde, la connaissance de toutes les branches et de tous leurs noms, et nous commençons à monter équipés avec ceci.

La connexion dirigée vers la racine s’est étendue vers le haut jusqu’à l’infini. Chaque niveau contient tout ce qui existe dans notre monde, mais chaque fois il se révèle à nous en termes plus qualitatifs, ce qui signifie qu’ils sont attachés plus fortement à une seule racine unifiée.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 10/02/2011, »L’essence de la sagesse de la Kabbale « 

La Kabbale est la science de l’amour

Dr. Michael LaitmanUne personne arrive à la Kabbale après avoir été éveillée à la nécessité de connaître la Force Supérieure dissimulée, le but et la raison de son existence, et le sens de sa vie. En passant par des étapes dans son développement spirituel, une personne atteint un point critique et commence à réfléchir sur les moyens d’atteindre le monde spirituel. Auparavant, elle avait l’habitude de penser que la spiritualité pouvait être atteinte avec ce qu’elle avait, c’est-à-dire, avec ses cinq sens, son esprit, et sa perception ordinaire de la réalité.

Mais à un certain stade, on commence à sentir que le monde spirituel ne peut être découvrir de cette manière et que, pour le faire, on a besoin de se changer soi-même. C’est alors qu’on se souvient d’une phrase célèbre: «J’ai créé le mauvais penchant et la Torah un épice, parce que la Lumière contenue en elle ramène vers le bien. »

Chaque personne visualise le monde spirituel à sa façon. La sagesse de la Kabbale le définit comme l’attribut de l’amour et du don sans réserve, où une personne sort de ses attributs égoïstes et commence à révéler la réalité supérieure dans les attributs du don qui sont opposés à ses propres attributs.

Les kabbalistes expliquent qu’il nous est nécessaire de développer l’attribut du don, c’est-à-dire, de corriger son cœur (désir). Cela signifie que si en ce moment notre désir oeuvre pour recevoir, nous devons le changer de manière à percevoir les désirs d’autrui comme les nôtre. La méthode consiste à corriger notre ego, qui veut tout dévorer, en développant un sens au-dessus de lui, ce qui signifie sortir de notre désir.

Au moment où j’ai commené à étudier la Kabbale, j’avais déjà plus de vingt ans d’enseignement. J’étais un scientifique et un entrepreneur, alors que tous les kabbalistes étudiant avec moi étaient des gens simples. Je me souviens avoir eu une conversation avec le Rabash, où il m’a dit avoir commencé à travailler comme assistant forgeron, puis comme cordonnier, et à la fin de sa carrière, dans un bureau de percepteur d’impôt. J’étais alors convaincu que je serais en mesure d’atteindre plus avec mon esprit. Il m’a fallu du temps pour comprendre que la Kabbale est une science des sentiments et que nous devons corriger notre cœur.

La sagesse de la Kabbale explique que l’esprit s’éveille en nous que dans la mesure où le cœur l’utilise. Le coeur veut savoir ce qu’il ressent et pourquoi, d’où les sentiments proviennent, et comment ils peuvent être modifiés. Et ensuite seulement, le cœur utilise l’esprit.

C’est un fait connu que notre cerveau fonctionne mieux lorsque nous sommes confrontés à des problèmes et la misère. La nécessité qui naît développe l’esprit. Ainsi, la fonction du système appelé « esprit » est de nous aider à réaliser notre désir.

La sagesse de la Kabbale est la science du développement du sentiment d’amour. En d’autres termes, je dois être capable de me connecter avec les désirs ou besoins de tous les autres et je dois être capable de les accepter comme mes propres désirs. Ma préoccupation pour les besoins d’autrui, comme s’ils étaient miens, est appelé mon amour pour lui. Ca n’a aucun rapport avec le fait de recevoir une satisfaction ou un plaisir de quelqu’un d’autre, mais au contraire, mon plaisir viendra du fait que je satisfaits les autres.

Les personnes commençant à étudier la Kabbale acquièrent de nouvelles sensations dans le coeur, qui leur permettent peu à peu de comprendre qu’en réalité parvenir à sortir de soi-même et satisfaire les autres apportent une satisfaction et un plaisir infinis. Cela donne à une personne une occasion incessante et illimitée de révéler subitement une nouvelle perception de la réalité, un nouvel horizon.

C’est parce qu’une personne, qui sort d’elle-même et commence à ressentir les besoins des autres au lieu de ses propres besoins, cesse de se percevoir, et vient progressivement à un état où elle n’a plus besoin de prendre soin d’elle. Dès que nous rencontrons l’attribut du don, nous recevons alors la satisfaction et atteignons le Monde Supérieur grâce à lui, en devenant semblable au Créateur

Donner sans réserve? Pourquoi faire?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi une personne souhaiterait se corriger par amour du don?

Réponse: Il n’y a aucun doute à ce sujet parce que personne ne le sait pour lui même. Le roi Salomon s’est également posé la question sur l’amour entre un homme et une femme: Qui pourrait le comprendre? Il s’agit d’une passion sincère, d’un désir, et le désir est créé par le Créateur. Nous devons seulement exploiter toutes les penchants qui permettent de diriger ce désir vers le but.

Le Créateur m’a donné tous les moyens, et je dois les utiliser correctement afin de progresser en avant. Si je ne le fais pas, alors Il m’aide en me « poussant » ici et là. A la fin, je vais encore devoir utiliser tout, ce dont je dispose, correctement.

Le désir et l’environnement m’ont été donnés par le Créateur. Je dois seulement les organiser correctement l’un avec l’autre, les unir tous ensemble en « Israël, la Torah, et le Créateur», et les utiliser comme il se doit, afin d’avancer vers l’objectif.

Je ne fais moi-même rien d’autre que cette «mise en place correcte. » Et même quand je mets tout à sa place, j’ai d ‘abord et avant tout utilisé la Force Supérieure. Si le Créateur ne construit pas ma maison spirituelle, qui le fera?