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Le Choix des Juifs : l’Unité ou l’Antisémitisme – Éveiller la miséricorde dans le monde

laitman_294.1Si nous nous unissons et révélons Hassadim (miséricorde) entre nous, alors rien de mauvais ne se produira. En effet, lorsque la Lumière supérieure se révèle sans être revêtue de Hassadim, elle est très douloureuse : comme un couteau tranchant ou le feu de l’enfer. Cependant, si l’on précède cette révélation avec la couverture de Hassadim, la Lumière se révèle comme une cascade de bonté.

A travers l’unité, nous éveillons la miséricorde dans le monde, Hassadim, et ensuite la Lumière qui vient pousser le peuple d’Israël et toute l’humanité vers la correction entre dans le Hassadim, préparé par nous d’en bas. Hassadim vient d’en bas et d’en haut vient la Lumière de Hokhma. Cela ne dépend que de nous, de notre connexion.

En nous unissant, nous attirons la Lumière qui répare, appelée Hassadim. Ces Hassadim se répandent parmi nous, et nous nous retrouvons dans un nuage de miséricorde. Ensuite, la Lumière supérieure de Hokhma, qui vient pour nous faire avancer, ne nous pénètre pas comme un couteau, mais elle est recouverte dans Hassadim et nous révèle le Créateur selon l’équivalence de forme entre notre don sans réserve (Hassadim) et la Lumière de Hokhma de Son côté.

Extrait de la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, « Le Choix des Juifs : l’Unité ou l’Antisémitisme » du 04/01/2020

Le Choix des Juifs : l’Unité ou l’Antisémitisme – Effrayant même d’y penser

Dr Michael LaitmanIl est effrayant de penser à ce qui pourrait arriver au monde si nous ne parvenons pas à diffuser la méthode de la connexion. Une nouvelle guerre mondiale pourrait se produire, après quoi il faudrait encore plusieurs siècles à l’humanité pour s’en remettre et commencer à se rassembler pour appliquer la correction. Pourtant, la correction finale doit se manifester ici dans ce monde, dans le cadre corporel dans lequel nous vivons maintenant.

Ce monde n’existe pas mais la forme spirituelle, qui apparaît maintenant sous nos yeux comme le monde corporel, doit être exactement comme cela pour que le processus de correction commence et se termine en lui. Une fois que nous aurons terminé la correction au niveau de ce monde ensemble avec le monde spirituel, ce monde s’élèvera à un degré spirituel.

Nous pouvons éviter les troisième et quatrième guerres mondiales tant que cela est encore entre nos mains. Cependant, le temps alloué touche déjà à sa fin, nous devons donc nous dépêcher de réaliser notre mission.

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale, « Le Choix des Juifs : l’Unité ou l’Antisémitisme », Chapitre 6 du 09/01/2020

75 ans de la libération d’Auschwitz

Dr Michael LaitmanMon nouvel article publié dans le Times of Israël édition française

Janvier 1945, l’Armée Rouge arrive en Pologne et pénètre dans le camp d’Auschwitz. En plein hiver, les soldats découvrent avec horreur et consternation les chambres à gaz, les fours crématoires, les charniers où des corps sont entassés et des survivants squelettiques abasourdis, parfois heureux mais qui tout de même, ont du mal à croire que leur enfer est terminé.

La libération du camp révèle les atrocités commises au nom de la “Solution finale”. Des sentiments de dégoût, de honte, d’indignation, de culpabilité et de vengeance s’emparent du monde qui découvre enfin en images, l’inimaginable.

Cette semaine, en Israël et en Pologne, le monde commémore et se souvient de la Shoah perpétrée en Europe.

Que voulons-nous commémorer? 

6 millions de victimes ont péri et 80 ans après, l’antisémitisme existe toujours, et ce malgré des documentaires, films, témoignages, recherches, livres, voyages en Pologne, création du Mémorial de la Shoah et bien d’autres initiatives. Il semblerait que toutes les démarches entreprises n’aient pas abouti aux résultats espérés: La fin de la haine du juif.

N’avons-nous pas trahi les victimes de la Shoah en n’ayant pas trouvé la cause du problème afin de le résoudre?

Rien n’y fait

En effet, la réalité est toute autre pour beaucoup de gens, ces derniers ne veulent plus que l’on leur rappelle la Shoah, non pas par honte mais plutôt par indifférence, ou exaspération. Face aux problèmes quotidiens (grèves, sécurité, salaires, pouvoir d’achat, conditions de travail etc) d’un monde qui devient de plus en plus dur, le sentiment exprimé par un nombre grandissant est que le juifs ne sont pas les seuls à avoir souffert ni à souffrir et que les commémorations n’y changeront rien.

A quoi voulons-nous que demain ressemble?

Les faits sont là: La France connaît depuis plus de 15 ans une recrudescence d’actes antisémites et plus ils sont dénoncés, plus la violence augmente. Les USA quant à eux se sont réveillés brutalement fin décembre, avec une flambée sans précédent et jusque-là impensable d’actes antisémites.

La communauté juive française vit dans la peur, l’anxiété et si par le passé une partie envisageait de quitter la France pour les Etats-Unis ou le Canada, désormais pour beaucoup il semblerait que partir en Israël résoudrait la question de l’antisémitisme.

Pourtant fuir ne résoudra pas la haine

L’antisémitisme est semblable à une maladie chronique dont souffre toute l’humanité. Pour la soigner, il convient d’en connaître la véritable raison ainsi nous pourrons trouver son antidote.

Lorsque nous observons la nature, nous voyons qu’il existe deux forces, une positive et une négative. L’une ne peut pas exister sans l’autre, elles sont inséparables, ce qu’il convient de faire est de trouver un équilibre entre elles (c’est le principe de l’homéostasie) sinon, ces forces explosent.

Nous pouvons appliquer ce principe à toute chose de la vie; l’amour/la haine, les juifs/ les nations du monde. Néanmoins notre première réaction quand nous voyons deux opposés est que l’un disparaisse car nous ne savons pas gérer les deux ensembles.

 

Comment pouvons-nous créer une passerelle entre deux opposés afin que tous les deux coexistent avec leurs différences et différends? Ils ne peuvent plus s’ignorer car nous vivons à l’ère de la mondialisation où nous sommes tous connectés. il semblerait donc que nous devons apprendre à vivre ensemble comme un seul homme dans un seul coeur.

La solution à l’antisémitisme doit se trouver à une échelle mondiale, par une concertation générale. Elle doit d’abord commencer par la communauté juive elle-même afin qu’elle recherche et examine attentivement quelles sont ses racines, son identité. Par cela, elle pourra comprendre les véritables raisons de l’antisémitisme qui ont pris différentes formes au cours de l’histoire et ainsi y apporter une véritable solution qui permettra à tous de vivre en paix et nous pourrons enfin dire avec certitude “plus jamais”.

 

Le Choix des Juifs : l’Unité ou l’Antisémitisme – La mission spéciale des dix tribus disparues

Dr Michael LaitmanLes dix tribus d’Israël ont été perdues afin que nous puissions plus tard réaliser notre objectif à l’égard du monde. Le peuple d’Israël n’existe pas pour lui-même, mais pour transmettre la méthode de connexion et de révélation du Créateur à toutes les nations. Toutes les nations à l’intérieur de l’âme commune d’Adam HaRishon, appartenant au corps du Partsouf spirituel, n’ont aucun moyen d’être en contact avec le Créateur, sauf par la Roch (tête) du Partsouf, c’est-à-dire le peuple d’Israël, à travers les deux et demi tribus restantes.

Les dix tribus ont disparu, se dissolvant dans les nations du monde afin de créer la connexion entre la tête et le corps de l’âme. Plus tard, elles apparaîtront comme un lien de transition entre la tête (le peuple d’Israël) et le corps (les nations du monde).

Au cours des derniers millénaires, elles se sont intégrées au corps, à toute l’humanité, mais selon leurs Reshimot, leurs racines, et leurs gènes spirituels, elles appartiennent à la tête. Nous avons besoin d’une couche dans le Partsouf général qui comprend à la fois les qualités de la tête et les qualités du corps.

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale, « Le Choix des Juifs : l’Unité ou l’Antisémitisme », Chapitre 6, le 09/01/2020

Le Juif est le meilleur ennemi du Juif

Dr. Michael Laitman

Mon nouvel article dans le Times of Israël en français

Le juif est le meilleur ennemi du juif

1945, le jeune Elie Wiesel est comme beaucoup d’autres réfugiés d’alors, dans un camp de transit, sa maison en Roumanie est habitée par des étrangers, il se retrouve apatride en France, puisque l’Etat d’Israël n’existe pas encore et que s’y rendre est risqué, les autorités britanniques y imposent des quotas.

C’est dans ce contexte de recherche d’asile qu’Israël déclara son Indépendance en 1948.

Parmi ces opposants, des Juifs de France, des Etats Unis et d’ailleurs convaincus de leur bon droit, mènent une lutte idéologique contre leur propre peuple.

Ceux sont ces mêmes juifs qui se sont offusqués contre la proposition de loi française visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme, au nom du droit à la critique d’Israël.

Lorsque ces mêmes juifs ont été interviewés dans une émission de la chaîne de Tv israélienne Kan 11 en 2018, nombre d’entre eux se disent prêts à tout pour détruire ou pour faire disparaître l’Etat d’Israël.

Ainsi, si critiquer Israël n’est pas de l’antisionisme, chercher à remettre en cause l’existence le droit du peuple juif à sa terre, si !

Comprendre la haine et l’acharnement contre Israël de la part de nombreux peuples et nations n’est déjà pas chose facile, comprendre la haine des Juifs contre les leurs est une tâche beaucoup plus ardue.

Pourtant cela ne date pas d’hier

Les Grecs ont été aidés par les Grands prêtres Melanus et Jason qui étaient favorables à l’hellénisation, ce qui a conduit à la révolte des Maccabées. Les Romains quant à eux ont été aidés par les querelles entre les Sadducéens, Pharisiens, Esséniens et Zélotes, ce qui a facilité la prise de Jérusalem en +70.

Au Moyen-Age en France, ce sont des juifs convertis qui ont menés des campagnes contre les Juifs, comme en 1239, Nicolas Donin, de La Rochelle, Juif converti qui porta devant le pape Grégoire IX une accusation contre le Talmud, et il existe bien d’autres exemples dans toute l’Europe.

En 1921, des Juifs italiens ont adhéré au parti fasciste de Mussolini, dont Aldo Finzi, Ettore Ovazza et ont été élus députés.

Ainsi de tout temps, il semblerait que le meilleur ennemi du Juif, soit son propre frère.

Comment comprendre cette haine du Juif envers le Juif ?

Tout juif dispose en lui, même si parfois de façon très latente, comme un point enfoui dans le cœur, un attachement réel aux valeurs universelles de l’héritage d’Israël – que le Talmud exprime à travers les paroles de Rabbi Akiva “Aime ton prochain comme toi-même”.

Seulement au-delà de ce point dans le cœur, il faut encore développer une compréhension mutuelle du sens de cet amour du prochain et des valeurs d’Israël. Sans cela, nous ne sommes bons qu’à nous entre-déchirer dans des luttes idéologiques sans fins qui n’amèneront rien de bon.

Sans cette entente commune sur ce que cela signifie d’être Juif, les luttes intestines autour de qui détient l’autorité morale ne cesseront et parmi les premiers à appeler à la destruction d’Israël, se trouveront nombres de juifs.

Quelle solution au conflit idéologique ?

Sans un effort concerté et collectif de l’ensemble de la communauté juive et israélienne visant à mieux se comprendre et chercher à clarifier notre identité, notre rôle tant entre nous que vis à vis du monde, il n’y a pas d’issue en vue autre que des appels mutuels à la haine de l’autre.

Un tel débat n’est pas chose facile, ni la solution rapide mais le dialogue et l’effort à faire pour se rapprocher, sont les seules armes qui amèneront la paix entre nous et avec ceux qui nous entourent.

Le rôle des leaders de communautés et des intellectuels de tout bord est ici déterminant, pour s’engager de bonne foi dans un débat ouvert avec un réel échange constructif.

http://frblogs.timesofisrael.com/le-juif-est-le-meilleur-ennemi-du-juif/

Réveiller Israël

Remarque : La création entière est divisée en deux parties. Une partie s’appelle Israël, la seconde les nations du monde. Si Israël ne remplit pas sa fonction, les nations du monde viennent à eux avec des reproches, et cela se manifeste au niveau humain, au niveau de la société.

Mon Commentaire : Cela s’appelle l’antisémitisme.

Remarque : Cependant, ni Israël ni les nations du monde ne comprennent d’où cela vient, bien que tout soit noté dans la Kabbale et puisse être étudié.

Mon Commentaire : Bien sûr. C’est également écrit dans la Torah. La haine émerge naturellement des nations du monde envers le peuple d’Israël. Il n’y a pas d’autre phénomène comme celui-ci.

Question : Cependant, les fonctions d’Israël et des nations du monde ne sont pas choisies par le peuple lui-même ? La nature les calibre-t-elle de cette manière ?

Réponse : Non, c’est déterminé selon l’âme. Chaque personne dans le monde peut ressentir cela.

Tout d’un coup, un certain Esquimau commence à ressentir le besoin de découvrir une qualité de la nature, de cause à effet, pourquoi et pour quelle raison il existe. C’est-à-dire qu’il aspire au Créateur, à la source de cette connaissance, de ces révélations. Par conséquent, il commence à se plonger dans tout et, conformément à son aspiration, il s’appelle Isra-El, « droit à Dieu ».

Question : Il s’avère que ce que l’on appelle le peuple élu de Dieu n’est qu’une détermination de la nature ?

Réponse : Je dirais qu’il y a deux parties dans ce « élu de Dieu ». D’une part, il y a une partie qui est donnée à une personne d’en haut, ce qui signifie que la force supérieure la prend et lui donne le désir. D’un autre côté, la personne qui ressent une aspiration vers la force supérieure fait des efforts elle-même. Cela signifie qu’il doit y avoir un éveil d’en haut et un éveil d’en bas.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 28/01/2019

Le 14 juillet : révolutions d’hier, révolutions de demain

Mon article pour le 14 juilllet  publié dans le Times of Israel en français

Cette année la France va célébrer son 14 juillet après une première moitié de 2019  tumultueuse : entre les gilets jaunes, l’antisémitisme croissant, la cathédrale de Notre Dame en flamme, la canicule et les conflits sociaux qui s’accumulent, certaines publications dans la presse française ont même été jusqu’à mentionner une atmosphère propice à une révolution.

En effet, la Révolution française, qui fête ses 230 ans cette année, reste à bien des égards, un symbole de la lutte pour la liberté et d’égalité pour tous. Pour rappel, c’est la révolution française qui a amené les Juifs de France à sortir des ghettos et à acquérir un statut de citoyen à part entière.

Il est donc intéressant de s’interroger sur l’héritage de ces valeurs dans la société française d’aujourd’hui qui doit faire face à son plus grand défi: maintenir une cohésion sociale – laquelle est fortement ébranlée par les vagues migratoires auxquelles toute l’Europe fait face.

Pour chaque pays, la bonne intégration de ses habitants est ce qui assure son identité, sa force et son unité. La France a déjà dû faire face par le passé à des vagues migratoires, lesquelles se sont toutes relativement bien intégrées, après un certain temps, notamment grâce aux valeurs universelles de liberté, d’égalité, de respect transmises par l’existence d’un système d’éducation laïque accessible à tous.

Cependant aujourd’hui ceci ne semble plus suffisant.

A titre de comparaison, Israël, pays construit sur l’immigration des Juifs du monde entier est un pays d’une grande diversité culturelle qui n’est pas toujours facile à vivre au quotidien, mais les racines communes permettent de faciliter le processus d’intégration.

La différence, si c’en est une, entre ces deux pays est que l’unité du peuple Juif repose sur son héritage du judaïsme au cours des milliers d’années d’exil. La France quant à elle, doit son unité à l’adhésion de ses membres à ses valeurs universelles. Si une communauté n’adhère pas, l’intégration échoue.

En fait, peu importe où nous vivons, nous voyons que la fracture sociale est en fonction de l’existence de valeurs communes qui encouragent au vivre ensemble.

Israël a son principe tiré de la Torah “Aime ton prochain comme toi-même”, et la France a sa devise “liberté, égalité, fraternité” mais au-delà des slogans et des belles phrases, le monde a besoin d’un vrai contrat social basé sur l’unité, la solidarité et sur le souci de l’autre.

Ce contrat social n’est possible que grâce à une éducation qui amène les gens à comprendre la nécessité du vivre ensemble et enseigne comment l’appliquer réellement, sans devenir une philosophie moralisatrice stérile.

Si révolution il doit y avoir, où que ce soit dans le monde, la seule approche constructive est une révolution des relations humaines basée sur un enseignement adéquat pour tous.

 

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

Mon article publié dans Times of Israêël en français

 

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

A l’approche de la fête nationale et alors que les drapeaux israéliens flottent dans tout le pays, une question se pose : Pourquoi l’existence même d’Israël est-elle remise en cause ?

Le sionisme et la haine

L’idéal sioniste voulait qu’existe un foyer national pour tous les Juifs de la Diaspora. Les vagues d’Alya ont formé le pays : par conviction, pour fuir l’antisémitisme ou tout simplement pour vivre mieux.

L’esprit des pionniers a permis la création d’un Etat démocratique, rassemblant tous les Juifs autour d’un idéal : être libre sur notre terre, comme le rappelle l’hymne national HaTikva (l’espoir).

Aujourd’hui, nous pouvons voir ce que nous ont légué nos ancêtres : Une terre, un idéal politique, économique, religieux, spirituel. Chacun choisit en fonction de ses convictions, mais une chose est sûre, nous avons hérité de valeurs universelles telles que la cohésion sociale, la fraternité, le respect d’autrui, l’amour, la liberté. Alors pourquoi tant de haine à l’encontre d’Israël ?

C’est parce que nous ne sommes pas à la hauteur de ces mêmes valeurs que nous sommes censés porter. Le monde attend d’Israël un comportement exemplaire, non tant dans ses relations avec leurs voisins frontaliers, mais tout d’abord au sein de la société, chacun avec son prochain.

Un exemple de cohésion sociale

Pour parvenir à vivre ensemble, nous devons faire prévaloir notre unité au-dessus de nos différences et différends et ainsi être un exemple pour le reste de monde, comme le voulait tant de penseurs juifs tels Ahad Ha Am, le Rav Kook ou le kabbaliste Yéhouda Ashlag. Cela nous permettrait de comprendre notre mission de « peuple élu », celui qui se doit d’être « la lumière des nations ».

C’est notre propre remise en cause de notre héritage spirituel qui ouvre la porte à la remise en cause de notre héritage de la terre, et le Zohar d’ajouter (Yevamot 63) « toutes les calamités au monde ne viennent que pour Israël » pour nous amener à nous remettre en question.

« Si vous le voulez, ce n’est pas un rêve »

Cette célèbre phrase de T. Herzl n’a jamais été autant d’actualité, la prise de conscience et la compréhension de l’antisémitisme nous permettrait de lutter efficacement contre celui-ci, et plus personne ne nous haïrait ni ne remettrait en cause notre légitimité. Bien au contraire, comme le prophète Isaïe l’a dit, les nations du monde porteront les enfants d’Israël à Jérusalem.

Alors, célébrer l’indépendance d’Israël prendrait une toute autre dimension. Mais pour cela, il nous faut construire tous ensemble cette réalité d’un peuple d’Israël qui vit à la hauteur de l’idéal qu’il est censé incarner et transmettre, uniquement ainsi l’indépendance d’Israël sera respectée, et “si vous le voulez ce n’est pas un rêve… “

 

Yom HaShoah

Mon article publié dans Dreuz

Yom HaShoah 2019 : se souvenir et après ?

Depuis la fondation de l’Etat d’Israël en 1948, en mémoire des 6 millions de juifs qui ont péri dans les camps, la journée en mémoire de la Shoah a été instaurée pour ne pas oublier les horreurs du passé. Des témoignages bouleversants de survivants, de militaires, de résistants sont diffusés à la télévision. Une cérémonie nationale a lieu et la sirène retentit, immobilisant tout le pays pour une minute, afin de ne jamais oublier le massacre orchestré d’une main de maître par les nazis, plus connu sous le nom de la « Solution finale »,  officialisant les camps de la mort et le nettoyage ethnique de l’Europe.

Il semblerait que la sympathie suscitée après la Shoah soit arrivée « à prescription » légitimant la remise en cause de l’existence d’Israël et les attaques antisémites dans le monde. Il est presque devenu « banal » de taguer de croix gammées les stèles, les vitrines, les voitures, les boites aux lettres. Peu semblent s’en offusquer, les premiers à réagir sont toujours les juifs que l’on accuse de lobbying. On pourrait même se demander si les documentaires filmés à la libération des camps ont encore un impact sur les gens et que seule la propagande antisioniste et antisémite ait lieu d’être.

En plus du devoir de mémoire, il semblerait que le temps d’agir soit venu. Cependant, quelle action entreprendre quand le virus de la haine se propage à nouveau ? Faut-il protester, s’indigner ou se résigner ? Nous pouvons néanmoins y réfléchir. En effet, comment après 2000 ans de persécutions et d’humiliations, le juif se retrouve-t-il toujours sur le banc des accusés ?

Certes, cela est presque flatteur qu’une si petite minorité soit le centre d’intérêt permanent des médias, mais en réalité, c’est fatiguant. Après tout, le juif aspire comme n’importe qui à vivre paisiblement.

Cependant, le monde semble vouloir autre chose, ne nous laissant pas la possibilité d’oublier notre identité. Les contributions technologiques, informatiques, scientifiques des juifs sont incontestables, mais n’ont pas fait taire les revendications, c’est même l’inverse.

Il serait bon que les juifs se demandent s’ils n’ont pas un autre rôle à jouer, ils portent le nom de peuple élu, de peuple du Livre et cela implique des responsabilités.

Quoi qu’il en soit, pour cette journée de l’Holocauste, nos pensées sont avec ceux que la haine irrationnelle a exterminés. Nous, qui sommes en vie, semblons être poussés par le reste du monde vers un destin auquel il serait bon de réfléchir sérieusement, afin d’éviter que le passé ne se répète.

 

L’antisémitisme expliqué par le Dr Laitman