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Trouver le centre du groupe

Le Rabash, « L’Amour des Amis – 2 » : Par conséquent, la base principale sur laquelle la construction de la sainteté peut être érigée est la règle de « Aime ton prochain ». Par cela, on peut acquérir le besoin de donner sans réserve du contentement au Créateur. Après cela, il peut y avoir de la peur, c’est-à-dire la peur de ne pas être en mesure de plaire au Créateur. Lorsqu’on passe la porte de la peur, on peut parvenir à la foi, car la foi est le récipient pour instiller la Divinité, comme il est expliqué à plusieurs endroits.

Question : Pourquoi la peur est-elle un commandement mais la foi et l’amour du prochain ne le sont pas ?

Réponse : La peur est un réveil d’en bas, qui est extrêmement nécessaire. La foi en elle-même est la qualité du don sans réserve. Cependant, je ne me concentrerais pas sur ces trois conditions. Le plus important est de trouver le centre du groupe.

Le centre du groupe est le point où tout le monde s’annule. C’est une définition d’un embryon, son attachement au Partsouf supérieur. En d’autres termes, il existe un degré supérieur au-dessus de vous et vous devez trouver le centre du groupe à partir duquel vous vous élevez. À travers ce centre, vous recevez la Lumière qui vient à vous comme par capillarité.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 12/04/2018

Qu’est-ce que la réflexion intérieure ?

Question : Qu’est-ce que la réflexion intérieure ?

Réponse : La réflexion intérieure est lorsque je vois toutes les propriétés et les désirs de mon ami à l’intérieur de moi et que je tente de les diriger vers le don sans réserve et l’amour.

Question : Pourquoi dites-vous toujours que nous devons nous rassembler dans une dizaine si la dizaine est à l’intérieur de moi ?

Réponse : Vous travaillez afin que cette dizaine que vous imaginez en dehors de vous se forme en vous. Tout commence à partir de l’extérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 15/04/2018

Devenez un Partsouf spirituel

Si je veux atteindre l’équivalence de forme avec la Lumière et donner sans réserve aux autres, alors je deviens un Partsouf spirituel. Après tout, je limite mon désir de recevoir et me connecte aux autres qui deviennent mes neuf Sefirot supérieures. Et je leur donne sans réserve à travers mon désir de recevoir, ma Malkhout. Et chacun dans la dizaine fait la même chose.

Ensuite, à travers la connexion mutuelle entre nous, nous créons un réseau, « une dizaine ». Cette dizaine n’est pas construite sur le don sans réserve individuel de chacun envers les autres, mais sur le don sans réserve mutuel du groupe. Grâce à cela, nous acquérons un nouveau niveau de don et une Sefira mutuelle apparaît pour nous, la Sefira de Keter (le Créateur), ainsi qu’une Malkhout mutuelle créée par le Créateur, à travers laquelle nous voulons Lui donner sans réserve.

Et puis la dizaine devient comme un. C’est un Partsouf spirituel parfait dans lequel il y a une âme, pas en chacun de nous individuellement mais en chacun connecté à tous les autres.

Chacun de nous est comme une cellule dans le corps. Mais si nous nous connectons, alors nous nous transformons en un organe qui peut, de l’intérieur de lui-même, découvrir quelle est l’attitude du Créateur à son égard. Par moi-même, je ne suis pas capable d’expérimenter cela, mais uniquement si je me connecte aux autres et construis le système à partir de nos connexions. Et ainsi, à l’intérieur de ce système, je peux révéler la force du don sans réserve, le Créateur. Cela devient mon Kli, mon âme. L’âme est un instrument pour découvrir le Créateur.

Je n’ai rien à donner au Créateur. Mais, en donnant aux autres, j’offre au Créateur une place pour se révéler. En d’autres termes, nous Le révélons en Le construisant dans les connexions entre nous. (1)

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, L’Etude des Dix Sefirot, du 27/05/2018

(1) : à 1 minute et 46 secondes

Une question est un désir de satisfaction

Question : Si votre professeur était à côté de vous maintenant, lui poseriez-vous des questions ?

Réponse : Non, parce que vous devez répondre vous-même aux questions qui surgissent en vous.

Question : Pourquoi demandez-vous aux élèves de vous poser des questions ?

Réponse : Pour accélérer l’échange d’idées à travers lesquels l’unité surgit. Plus vite vous pouvez progresser, mieux c’est. La vitesse dépend du rapprochement entre vous, et le rapprochement dépend de la quantité de discussions dans les dizaines. C’est pourquoi j’essaie de susciter tout cela en vous.

Question : Y a-t-il des questions auxquelles vous n’avez pas de réponse ?

Réponse : Il y a beaucoup de questions dans la Kabbale auxquelles on ne peut pas répondre. Les étudiants doivent les ressentir de l’intérieur.

Une question est le désir de remplir le cœur et l’esprit. Se satisfaire sera la réponse. Si ni le cœur ni l’esprit ne sont prêts à recevoir le remplissage, comme un enfant à qui vous essayez d’expliquer quelque chose mais il ne peut pas comprendre, alors vous ne pouvez rien faire.

Par conséquent, le message (la réponse) doit correspondre au récipient, au désir et à l’intention de l’élève. C’est le problème.

Question : Avez-vous posé beaucoup de questions au Rabash ?

Réponse : Oui. J’ai posé des questions pour moi et pour les autres.

Question : Mais aujourd’hui ne demanderiez-vous rien ?

Réponse :
Non. Je n’ai rien à demander. Je peux déjà lui poser des questions. Si nous étions physiquement côte à côte, nous serions assis et silencieux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

En désaccord avec l’opinion du cercle

Question : Est-il possible d’exprimer son désaccord avec l’opinion du cercle ou faudrait-il seulement dire quelque chose qui ne va pas à son encontre ?

Réponse : Cela dépend de la façon dont vous imaginez votre connexion. Il est possible que vous puissiez éveiller un certain désaccord et ensuite une polémique intéressante et une clarification apparaîtraient. L’essentiel est que ce que vous faites doit servir au rapprochement.

Cela peut se produire dans des clarifications mutuelles très sérieuses et difficiles. Mais si au final nous arrivons à un plus grand rapprochement qu’au début de l’atelier, alors c’est déjà utile.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

Une action spirituelle : à l’unanimité

Question : Les kabbalistes ont-ils un ordre défini de vote pour prendre une décision ? La majorité des deux tiers ou autre chose ?

Réponse : Non. Une véritable action spirituelle est faite à l’unanimité.

Dans les temps anciens, il y avait un organe spirituel, le Sanhédrin, où les décisions prises par les sages provenaient de leur atteinte du degré supérieur, et par conséquent ce qu’il fallait faire était clair pour eux. Il n’y avait pas de désaccord.

Si vous vous rencontrez avec votre ami au degré supérieur, vers lequel vous avez besoin d’amener tout le groupe ou plus de gens, alors il n’y a aucun doute sur la manière dont cela se fait.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

L’égalité dans la spiritualité

Question : L’une des règles importantes de l’atelier est l’égalité : « Dans le cercle, il n’y a pas de participants plus importants ou moins importants. » Comment tout le monde peut-il être égal ?

Réponse : Tout le monde est égal par rapport à l’unité. Le supérieur et l’inférieur ne peuvent pas s’unir. Ils doivent être au même niveau.

Dans la spiritualité, la connexion n’est possible que d’après la similitude entre nous. Parfois, je suis supérieur et vous inférieur et inversement. En conséquence, nous sommes égaux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

Atelier : écoutez tout le monde

Question : Pourquoi est-ce important que tout le monde parle durant l’atelier ?

Réponse : Nous devons encourager nos amis, les ressentir. Chacun d’entre eux devrait être capable de parler pour mieux se comprendre, s’exprimer.

Question : Et si une personne dit : « Je vais passer mon tour, je ne peux pas parler, je ne veux pas ! »

Réponse : Il n’y a rien que vous puissiez faire. Les gens dans notre monde sont différents : certains sont silencieux et d’autres bavards. Mais dans le groupe, nous devons tout aplanir.

Remarque : Au cours de l’atelier, nous nous appliquons à écouter chaque ami. Autrement dit, nous parlons à tour de rôle, nous ne nous interrompons pas les uns les autres, nous écoutons attentivement.

Mon Commentaire : Dans l’atelier chaque opinion compte. Et si certaines opinions ne me plaisent pas, je dois me forcer à écouter pour que mon ego n’ignore pas ce que mes amis disent.

Et bien que mon ego ne veuille écouter personne, leurs opinions sont les plus importantes, les plus nécessaires et les plus utiles pour ma correction.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

L’homme et le Créateur sans intermédiaire

Question : Quelle est l’essence de la relation entre le Créateur et l’homme ? Un intermédiaire est-il nécessaire ?

Réponse : Il ne peut pas y avoir d’intermédiaire entre une personne et le Créateur : seulement elle et le Créateur. De plus, le reste de l’humanité existe prétendument pour chacun, mais l’humanité est aussi à l’intérieur de la personne.

Si elle comprend correctement ce qui lui arrive, réalisant que tout est une démonstration de ses propriétés personnelles en opposition à la découverte des propriétés du Créateur, et relie correctement les deux images, la personne arrive à la vision réelle de toute la création où elle et le Créateur se rencontrent dans le monde qu’elle révèle.

Question : Cela signifie-t-il qu’une personne absorbe ce monde et reste seule avec le Créateur ?

Réponse : En règle générale, cela se produit dans la dizaine.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/10/2017

La Kabbale et la psychologie sociale

Question : Je suis psychologue et je vois que la Kabbale et la psychologie sociale ont beaucoup en commun, par exemple, les règles de l’atelier. Les avez-vous pris de la psychologie ou avez-vous de telles méthodes dans la Kabbale ?

Réponse : La psychologie est apparue il y a un peu plus de 100 ans, à la fin du 19ème siècle.

La Kabbale est apparue il y a 5778 ans. De ce fait, ce n’est pas la Kabbale qui a pris quelque chose à la psychologie, mais c’est la psychologie et surtout la philosophie, comme l’écrivait le Baal HaSoulam, qui a emprunté beaucoup de la Kabbale. C’est pourquoi les psychologues pensent que la Kabbale leur a pris certaines méthodes.

Tout s’est passé dans l’autre sens parce que les livres kabbalistiques ont été écrits il y a deux, trois et quatre mille ans. De plus, si vous pénétrez dans ce que dit la Kabbale, qui ressemble à la psychologie sociale, vous découvrirez que c’est un système absolument différent.

Après tout, la méthode de la Kabbale conduit une personne à la correction sous l’influence de la force supérieure, la Lumière supérieure. Tous nos exercices, études, repas et tout le reste sont à cet effet.

La psychologie est différente. Elle utilise les forces égoïstes ordinaires et internes de la personne. Par conséquent, nous voyons qu’elle a commencé à disparaître aussi rapidement qu’elle est apparue.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 08/10/2017