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Réaliser le désir du Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : La prière d’un grand nombre est une prière unique. Est-elle issue d’un état ​​où dès le départ, je suis prêt à accepter la dissimulation du Créateur sur moi ?

Réponse : Le grand kabbaliste le Baal HaSoulam a demandé à la Puissance Supérieure la capacité de décrire la méthode kabbalistique pour les gens simples. Il était prêt à descendre à n’importe quel niveau, afin qu’il puisse transmettre ceci dans un langage simple.

C’est la même chose que nous faisons aujourd’hui avec notre diffusion ; nous poursuivons le même mouvement. C’est obligatoire pour toute l’humanité. Même plus que cela, comment peut-on parler de don sans réserve si nous réfléchissons à la façon dont nous nous élevons, au lieu de penser à la façon de réaliser le désir du Créateur, d’amener le monde entier à réparation finale ?

Bientôt vous aurez l’occasion, soit comme une personne avec un certain nombre de gens d’être impliqué dans des niveaux kabbalistiques plus élevés et de vous élever dans les niveaux spirituels, soit de ne pas s’élever aux niveaux, mais au contraire de descendre même, mais pour apporter cela aux gens. Les questions de ce type apparaîtront en vous. Et vous verrez qu’il n’y a pas d’autre chemin, excepté le dévouement. Dieu fasse que ce soit le moment !

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Premier Jour », Leçon n°2 du 19/09/14

Passer les dix plaies d’Égypte

Dr. Michael LaitmanQuestion : Le chemin des dix plaies d’Égypte est en fait le chemin de la souffrance. Est-il possible de les contourner et de les éviter, ou est-il impossible de les éviter même si je me concentre sur l’amour et le don sans réserve envers mon groupe de dix, les gens qui me sont proches et l’enseignant ?

Réponse : Cela dépend de la personne qui suit le chemin spirituel. Si elle s’identifie aux forces de l’Égypte et à Pharaon, elle souffre sûrement. Cependant, si elle s’identifie au travail au-dessus de la raison et monte au-dessus, son ego souffre mais elle ne s’identifie pas à son ego et de ce fait elle ne souffre pas.

Le temps du développement spirituel est appelé les plaies d’Égypte, ce qui signifie les plaies que l’ego ressent qui aident une personne à s’élever au-dessus. Toutefois, si elle est dans son ego, ils la forcent à s’élever.

Tout dépend avec qui vous comparez votre situation.

Question : Est-ce que les plaies d’Égypte reflètent un certain état que nous traversons ?

Réponse : Nous devons traiter et pratiquer pleinement et ensemble tout ce qui est écrit dans la Torah ! Vous verrez que nous ne pouvons pas manquer ne serait-ce qu’une seule étape. Il peut y avoir des niveaux que j’ai traversés mais sans l’avoir réalisé, puis dix ans plus tard, comme cela arrive souvent dans la vie, je commence à réaliser par quoi je suis passé et ce qu’étaient ces actions et ces circonstances.

Question : Cela signifie que nous n’avons aucune chance de sauter l’une des plaies?

Réponse : Pour quoi faire ? Comment pouvez-vous vous détacher de votre ego si vous ne passez pas par la totalité des dix plaies ? Vous n’aurez pas un récipient entier, un récipient de dix Sefirot.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Deuxième Jour », Leçon n°3 du 20/09/14

Comment sentir le centre du cercle?

congrès, groupeQuestion: Comment peut-on sentir le centre du cercle? Quelle est la différence entre une personne qui parle avec logique ou qui parle du centre du cercle, du cœur? Comment le définir pour nous-mêmes?

Réponse: Parler du centre du cercle signifie parler de notre désir collectif.

Le centre du cercle est l’endroit où toutes nos aspirations et les attentes se rejoignent et nous commençons à sentir que nous avons vraiment besoin d’être en contact avec le Créateur pour qu’Il nous habille et révèle en nous la volonté, la direction, et le mouvement. Lorsque nous nous annulons totalement il ne reste qu’un seul point central de notre cercle et le désir qu’il doit se revêtir en lui. C’est ce que nous devons atteindre.

Bien que nous sachions beaucoup et apparemment comprenons la méthode, ce qu’il en reste est finalement aucun sentiment de connexion. Zéro! C’est le meilleur sentiment, quand vous avez juste besoin du supérieur et en comparaison, bien sûr, tout le groupe se se transforme en zéro. Ensuite, vous êtes récompensé du sentiment de son travail sur vous.

Du congrès de Saint-Pétersbourg « 1er jour » 19/09/14, Leçon 2

En binome ou en groupe de dix?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Lorsque nous travaillons dans un groupe de dix, il semble que nous soyons mains liées parce que nous avons honte de révéler certaines choses. Dans une relation entre deux amis, nous agissons avec une plus grande liberté.

Réponse: Il ne s’agit pas de liberté. Au contraire, dans l’intervalle, il n’y a pas d’autre structure à travers laquelle il est possible de se sentir au niveau suivant avant même d’y entrer. C’est une découverte très forte et soudaine, à la suite de la collecte d’un immense potentiel interne.

Essentiellement, vous vous construisez. Dans l’union entre vous, vous commencez à acquérir de nouvelles sensations, des habitudes, des caractéristiques et une intelligence, et découvrez toutes sortes de sentiments. De cette façon, même avant d’entrer dans le monde supérieur, vous en construisez en vous un système de conscience et de perception.

Quand une personne agit seule, tout se passe différemment. Aujourd’hui, notre monde évolue dans une direction différente, uniquement sous la forme d’un groupe! S’il n’y a pas de groupe, il est très difficile de travailler à deux, et il est encore plus difficile de travailler en binome avec l’enseignant. C’est difficile parce que vous commencez à profiter de lui, le rabaisser et le considérez comme un parent. En général, c’est comme cela que nous nous comportons avec les parents, comme s’ils nous devaient quelque chose.

Mon professeur, Rabash, avait une situation similaire. Il m’a dit combien il lui était difficile de s’annuler constamment devant son père. Donc, il est également difficile de vous annuler devant l’enseignant si vous apprenez avec lui en binome. C’est ce qu’on appelle étudiant-ami, et ce n’est pas facile.

Donc, soyez reconnaissant, et considérez-vous chanceux d’avoir un groupe.

De la Leçon 3 du congrès de Saint-Pétersbourg « 2ème jour » 20.09.14

Le début du compte à rebours

Dr. Michael LaitmanJe ressens une joie immense dans le fait que maintenant la plupart de mes étudiants dans le monde commencent à comprendre et à ressentir que le monde spirituel se découvre dans la connexion entre nous.

Bien que nous ayons étudié le système spirituel pendant de nombreuses années, et en dépit de tout cela, le cœur ne veut pas entendre parler de la brisure du Kli de l’âme collective, sa descente et sa chute dans ce monde, la division en une multitude de personnes, l’expansion du Kli, la distance égale du centre à la périphérie sur toute la Terre, et la croissance de l’ego. Généralement, cela prend beaucoup de temps, et de nombreuses années passent avant que le cœur comprenne et atteigne la conscience que quelque chose ne va pas bien, et il répondra ensuite aux problèmes avec la connexion, avec l’unité.

Dès l’instant où la personne commence à entendre cela, elle entre dans la voie vers l’objectif de la création et va de l’avant avec un taux d’augmentation constant, amassant de l’expérience et regroupant les parties éloignées, dispersées et éclatées de son âme. Elle sait déjà que tout est concentré uniquement dans son groupe de dix, dans une centaine, dans un millier, et que le monde supérieur, le Créateur, et l’achèvement et le but de la création se trouvent précisément en ce lieu.

Si elle se tourne automatiquement vers le groupe, peu importe ce qui arrive, c’est un signe qu’elle se tient fermement sur ses deux pieds et qu’elle fait face à l’objectif correctement. J’espère que les résultats de notre convention deviendront un sentiment comme celui-ci pour beaucoup de ceux qui sont ici et ceux qui sont avec nous dans le monde entier.

C’est le point de départ le plus difficile du compte à rebours. Personne nulle part n’a jamais été en mesure d’atteindre cela. Beaucoup ont essayé de le faire à travers toutes sortes de conditions pendant des milliers d’années, mais quelques individus seulement ont réussi, même si les gens étaient prêts à tout sacrifier pour le bien de cela. Ainsi, une approche progressive, la reconnaissance et la découverte du point de départ et l’investissement de beaucoup d’efforts ont exigé un travail subtil et continu.

Il me semble que nous assistons à son début. La sensation que tout commence et se termine avec le contact, la connexion au sein du groupe, que tout est déterminé là-bas et qu’en dehors de cela il n’y a rien, nous montrera plus tard comment fonctionner dans le monde, et la façon de gérer la nature grâce à notre unification. C’est parce que nous élevons MAN (Mayin Noukvin, ndt), notre désir de connexion, d’unité et de correction.

Le monde progressera alors vers l’harmonie, l’unité, le bonheur et l’accomplissement de la loi de l’équivalence de forme au même rythme que nous. Dans cette transition de « moi », l’aspiration au Créateur que j’imagine, vers le nous, où à l’intérieur de ce nous se trouve un seul ensemble unique au sein de notre nous séparé, le pouvoir général de connexion appelé le Créateur se découvre.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Deuxième Jour », Leçon n°4 du 20/09/14

Les larmes sont un excès de Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion : On nous a donné l’opportunité d’être dans un bon groupe de dix. Durant les trois jours de la convention, nous avons compris avec quelle force nous nous aimons les uns les autres. Pourquoi pleurons-nous lorsque nous confessons notre amour les uns envers les autres ?

Réponse : C’est une très bonne sensation. Il y a un certain nombre d’articles sur ce sujet dans la sagesse de la Kabbale qui expliquent quand et pourquoi des larmes de joie ou de tristesse pour les amis, pour les émotions, et tout le reste se forment. Une personne ne peut pas contenir un excès d’émotion en elle-même, et cela devient des larmes.

À l’Article 13 de L’Étude des Dix Sefirot, il est expliqué d’où viennent les larmes, de quelle manière elles se créent. Les larmes représentent un excès de Lumière qui entre dans un Kli qui ne peut pas la contenir, et la Lumière déborde apparemment au-delà des limites du Kli.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Troisième Jour », Leçon n°6 du 21/09/14

Tout d’abord remercier

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si le groupe sent l’obscurité, est-ce bon de se servir de l’ego, ce qui signifie la jalousie, la luxure, et l’honneur vis-à-vis de l’unité et de la connexion?

Réponse: Chaque niveau d’obscurité est appelé quelque chose de complètement différent. L’obscurité peut être un manque d’obtenir quelque chose, et elle pourrait être un manque de capacité à agir, être impuissant, ou le contraire: je suis reconnaissant de cette obscurité où je peux agir avec «la foi au-dessus de la raison», et ainsi de suite.

Commentaire: Je vois que je ne peux pas m’élever au-dessus de moi-même, trouver un lien avec les amis, et le sentiment qu’un seul pouvoir nous dirige. Je n’ai pas autre chose que l’ego, et je commence à travailler avec son aide afin que les amis commencent s’inclure dans l’autre.

Réponse: Ici, il est nécessaire qu’il y ait un énorme prière de remerciement au Créateur qu’Il vous donne la possibilité de faire quelque chose dans un état ​​de ténèbres comme ça.

C’est la première bonne action. Si vous, au moins, avez une quelquonque possibilité de faire quelque chose correctement, vous devez immédiatement remercier le Créateur. Ensuite, vous pourrez entrer en contact avec lui. Il ne sera pas évident et clair, mais ce sera un contact.

Vous avez reçu la possibilité de vous tourner vers le Créateur correctement et de le remercier, afin de vous tourner vers Lui avec une demande d’aider les amis, et tout sera déjà dans la chaîne.

Du congrès de Saint-Pétersbourg « 3ème jour » 21/09/14, Leçon 6

La crainte que nous ne ressentons pas

Dr. Michael LaitmanQuestion : Est-ce que la connexion de la peur et de l’amour unique de la crainte est pour le Créateur ? Ou est-ce un sentiment nouveau qui, pour le moment, n’est pas révélé dans notre monde ?

Réponse : Nous ne parlons pas de ce qui se révèle dans notre monde, ce qui signifie dans les désirs égoïstes. Comme il n’y a rien en eux, excepté la peur animale pour leur existence corporelle et l’amour pour les plaisirs qui remplissent leur existence animale.

Nous ne parlons pas du tout de ce qui est ressenti dans le corps animal, mais nous essayons de nous imaginer existant dans le don sans réserve où deux attributs règnent : l’amour et la crainte respectueuse. Nous pensons uniquement à ce qui se passe en dehors de nous, ce qui signifie à propos de ce qui nous dirige de l’extérieur vers les autres et à travers eux vers le Créateur, vers l’attribut de l’amour général et du don sans réserve.

Question : Pourquoi ne ressentons-nous pas cette crainte mêlée de respect dont vous parlez ?

Réponse : C’est un signe que vous n’êtes pas encore passés par les discernements nécessaires de votre progression.

Lorsqu’une personne est très préoccupée par quelque chose, qu’elle est secouée et inquiète, alors apparaît en elle le sentiment qu’elle investit des forces et ne reçoit pas ce qu’elle devrait. Et puis elle commence à penser : « Qu’est-ce qui se passe ? Cela devrait se produire, mais ça ne fonctionne pas. »

J’ai étudié tant d’années, tant d’années de travail sur moi-même, faisant beaucoup de diffusion. J’ai tellement fait. Qu’est-ce que je n’ai pas encore terminé ? Où ai-je commis des erreurs ? Pourquoi je ne vois pas de progrès ? Et il se pourrait que la progression, c’est ce que je ne vois pas !? Mais j’ai aussi besoin de le savoir. Cela signifie qu’il y a une demande qui apparaît chez une personne, mais cela apparaît selon ses efforts.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Premier Jour », Leçon n°2 du 19/09/14

Demandez des explications au Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous disons toujours : « Il n’y a rien hormis Lui » et utilisons cela partout comme une pub. Si, par exemple, quelqu’un me blesse ou me met en colère, je réagis en conséquence, mais alors je me souviens : « Oh, mais ça vient du Créateur. Eh bien, puisque c’est de Lui, alors c’est très bien. »

Comment pouvons-nous parvenir à un tel état où je réagirais envers l’ami avec le même émerveillement que j’ai envers le Créateur : « Oh, mais c’est mon ami ! »

Réponse : Ce n’est pas exact. Nous ne pouvons pas atteindre le Créateur, et c’est pourquoi vous dites : « Oh d’accord », vous rassurant vous-même et acceptant tout ce qui arrive. C’est de la complaisance, comme ils disent, « l’Opium pour les masses ».

En réalité, il faut atteindre l’absolu parfait. Quand vous comprenez vraiment, sentez, et atteignez le Créateur, alors votre accord avec Lui va acquérir une force réelle.

Jusque-là, vous continuerez à vous consoler avec « Il n’y a rien à faire. Le Créateur est… » Comme ils l’écrivent dans les polices d’assurance : « Frappé par la foudre ; rien ne pouvait être fait. Qui est à blâmer ? Il s’agit d’une force extérieure. »

Question : Peut-être y a-t-il un manque d’analyse ici ?

Réponse : Il s’agit seulement d’un manque d’atteinte ! Ce n’est pas une question de pensée, mais d’organes de l’atteinte, les Kélim (récipients). Une réaction correcte est nécessaire.

D’abord et avant tout, nous devons demander que ce qui arrive devienne exactement clair. Demandez, et ne soyez pas simplement d’accord, puisque grâce à cela, vous glissez sur tout ce qu’Il fait avec vous. Il veut vous défier pour un sentiment mutuel grave, une clarification, mais vous agréez à titre préventif : « Non, non, pas besoin de cela ; c’est tout bon. »

Demandez des explications au Créateur !

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Troisième Jour », Leçon n°6 du 21/09/14

Tout est déterminé par l’importance du but

congrès, groupeQuestion : Comment peut-on construire correctement  le désir « de recevoir en vue de donner sans réserve » ?

Réponse : Recevoir pour donner sans réserve est une chose incroyablement difficile et ne vaut pas la peine d’y penser pour le moment. Notre première tâche est de nous élever au-dessus de notre ego. Et nous devons utiliser notre ego et d’avantage « en vue de donner sans réserve », cela est une lourde tâche.

Commentaire : Mais quitter sa propre nature n’est pas moins qu’une « lourde tâche ».

Réponse : Non, c’est beaucoup plus faible. Tout commence par une personne qui s’annule elle-même à l’égard du groupe. La croissance et l’accumulation de l’importance de l’objectif, le niveau appelé Lo Lishma (pas en Son nom) arrive alors qu’elle est encore dans l’ego, mais progressivement elle progresse vers le départ de celui-ci.

Quitter l’ego est appelé traverser la Makhsom (barrière), une limite conditionnelle entre deux mondes, physique et spirituel. En outre, une personne commence à monter aux niveaux de « don sans réserve en vue du don », atteint le cinquième niveau maximal et seulement plus tard, le niveau de « recevoir en vue de donner sans réserve ».

Question : Et si je n’ai pas de désir d’être intégré aux autres, que se passe-t-il alors ?

Réponse : Personne n’a ce désir. Mais la nécessité l’oblige. Si vous voulez atteindre le but de la vie, vous avez besoin de passer par tout cela, et si non, alors vous aurez besoin de passer par cela contre votre volonté. Au départ, vous n’avez pas envie de travailler contre l’ego, vous êtes une personne en parfaite santé. Mais l’importance du but vous oblige à commencer à travailler contre lui.

Du congrès de Saint-Pétersbourg, « Troisième Jour », Leçon n°5 du 21/09/14