Category Archives: Correction

Pourquoi devons-nous pénétrer dans le monde supérieur ?

Question : Pourquoi devons-nous pénétrer dans le monde supérieur et ne pouvons-nous pas y entrer calmement et tranquillement ?

Réponse : C’est parce que le monde supérieur fonctionne selon un système de coordonnées différent. Il n’y a pas de temps (passé, présent et futur), d’espace et de mouvement comme dans notre monde. Il n’y a rien dans le monde supérieur que nous puissions saisir et avec lequel travailler.

C’est un système complètement différent de coordonnées sensorielles et autres. Il s’agit d’une percée à l’intérieur d’un autre système, et par conséquent nos lois ne s’y appliquent pas.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018

L’unique peur du kabbaliste

Question : Un kabbaliste a-t-il peur de quelque chose dans la vie ?

Réponse : Il a peur de cesser de lutter pour le Créateur, de cesser de L’apprécier et d’essayer de devenir comme Lui.

Question : N’a-t-il pas peur pour son corps, sa santé, etc. ?

Réponse : Si vous vous soumettez complètement au Créateur, une force supérieure qui vous contrôle sans cesse et complètement et que vous êtes d’accord avec Sa providence, alors vous vous affranchissez simplement de tout le reste. Et dans la mesure où vous n’êtes pas d’accord, vous souffrez. Par conséquent, toutes les maladies sont une mesure de désaccord avec la gouvernance du Créateur.

Question : Dans toutes les situations extrêmes, une personne libère de l’adrénaline : elle craint pour sa vie. Et comment cela se passe pour les kabbalistes ?

Réponse : Cela dépend à quel niveau il se trouve. S’il est déjà à un niveau sérieux d’atteinte du Créateur, alors sa seule peur est un frémissement, afin de tout mettre en corrélation avec le Créateur qui est absolument bon et qui détermine tous les états.

Le tremblement du Créateur est bloqué par la peur animale et nous ne la ressentons plus. Mais cela ne signifie pas que la peur animale soit détruite. Elle ne peut pas être détruite, seulement vaincue.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/07/2018

Quelles sont les causes des catastrophes naturelles?

Question : Que se passerait-il si tous les Chinois souhaitaient posséder une voiture ?

Réponse : Rien ne changera dans le monde et dans l’écologie ; même le fait de laisser tout le monde posséder une voiture, et plus d’une. Qu’il y ait 7 ou 14 milliards de voitures particulières dans le monde. Les voitures ne sont pas ce qui cause les catastrophes écologiques. Nos relations corrompues sont ce qui cause les catastrophes écologiques.

Nous devons comprendre ce qui est visible dans la nature et dans ses recherches ; les catastrophes écologiques ne sont pas causées par la technologie, par les niveaux minéral, végétal et animal, mais par le niveau humain. Uniquement nous, au niveau de nos relations, provoquons la détresse à tous les autres niveaux de la nature.

Toutes ces catastrophes dans les domaines de l’écologie et de la santé, de la dépression et de la toxicomanie, des divorces et de tous les autres problèmes proviennent de la nature uniquement pour nous inciter à en comprendre la cause, qui se trouve à un niveau supérieur. Toujours dans la nature, un problème d’un niveau supérieur descend vers les niveaux inférieurs et active le système à partir de là.

J’espère que dans la recherche pour être sauvé de ces maux, que nous considérons comme des maux à notre niveau égoïste, nous devrons renoncer à notre égoïsme, nous devrons comprendre que nous pouvons être en équilibre avec la nature au niveau minéral, végétal et animal en raison de notre niveau humain, uniquement si nous nous traitons avec amour et compréhension.

Alors, nous apporterons l’unité à la nature comme un tout et parviendrons à un équilibre avec la nature générale.

Extrait de La Table Ronde des Opinions Indépendantes, Berlin, le 09/09/2006

Les Commandements : les lois de la connexion entre nous

Question : Devrait-il y avoir des lois contre le bavardage ou les commérages dans un groupe qui avance vers le but ?

Réponse : Tous les commandements ne parlent que de la connexion interne entre nous. Dans notre monde cependant, ils sont décrits sous la forme d’actions mécaniques : une certaine façon de manger, de se laver les mains et autres actions physiques qu’une personne accomplit avec son corps lorsqu’elle travaille dans les champs ou avec des animaux, etc. En réalité, tous ces désirs facilitent ou entravent notre connexion. Nous devons les comprendre et les réaliser correctement.

Par conséquent, la révélation de nos différentes qualités sur le chemin de notre unité, dont certaines sont pour et d’autres contre la connexion, est nécessaire afin de nous aligner correctement. De cette façon, nous observons tous les commandements positifs et négatifs, en comprenant ce qu’il faut utiliser pour la connexion et ce dont il faut s’abstenir, et nous atteignons le but.

Ceci est respecter les commandements, qui est réalisée avec l’aide de la force supérieure appelée la Lumière, ou la Torah.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 08/04/2018

Mieux vaut tard que jamais : Le premier ministre canadien présente ses excuses aux juifs refoulés en 1939

Mon article publié dans Unitingeurope

Pour tenter d’échapper aux atrocités de l’Allemagne nazie, environ 900 réfugiés juifs ont embarqué à bord du Saint Louis avec en tête la liberté. Ces derniers se sont vus refuser l’entrée au Canada le 7 juin 1939. C’était l’une des nombreuses demandes d’asile rejetées sur le continent nord-américain, avant que le paquebot ne renvoie les personnes en Europe. Malheureusement, 254 de ses passagers ont péri plus tard dans l’Holocauste.

Le périple de ces juifs ne faisait que commencer : le Saint Louis appareille le 13 mai 1939, il quitte Hambourg, en Allemagne, avec comme destination Cuba. Mais le gouvernement cubain n’a pas laissé les passagers débarquer en dépit du fait qu’ils détenaient des visas légaux précédemment acquis.

Après le refus, le bateau s’est rendu sur les côtes de Floride à la recherche d’un asile américain, mais le président Franklin D. Roosevelt a rejeté l’appel. Le gouvernement a fait valoir que les réfugiés à bord du navire devaient attendre leur tour comme n’importe qui d’autre dans une longue file de demandeurs d’asile. Après le rejet, le Saint-Louis a commencé à retourner en Europe.

Conscients de l’urgence humanitaire, un groupe de Canadiens a tenté sans succès de convaincre leur gouvernement d’accepter les réfugiés alors que le paquebot était au large d’Halifax. La réponse officielle a été qu’aucun pays ne pouvait ouvrir ses portes assez largement pour accueillir les centaines de milliers de Juifs qui voulaient quitter l’Europe.

Le navire a ensuite poursuivi sa route vers le Vieux Continent et a accosté en Belgique, d’où les passagers ont été dispersés en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de passagers ont été envoyés dans des camps de concentration et sont morts.

“Nous nous excusons auprès des 907 Juifs allemands à bord du Saint Louis, ainsi que leurs familles pour cette injustice » a déclaré récemment le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à la Chambre des communes. “Nous avons utilisé nos lois pour masquer notre antisémitisme, notre antipathie et notre ressentiment.” Il a ajouté : « Nous sommes désolés de l’insensibilité de la réponse du Canada. Et nous sommes désolés de ne pas nous être excusés plus tôt. »

Le mea culpa de Trudeau survient au moment où l’antisémitisme connait une brusque recrudescence à l’échelle mondiale, le Canada et les États-Unis ne faisant pas exception. L’attaque meurtrière de la synagogue Tree of Life à Pittsburg n’était pas un incident isolé aux États-Unis. L’antisémitisme dans les universités et grandes écoles, sur Internet, les attaques physiques continues, le vandalisme dans les synagogues et les maisons ne sont que quelques-unes des manifestations de la haine de plus en plus répandue en Amérique du Nord contre les Juifs.

Avec la création de l’État d’Israël, le peuple juif peut croire qu’il existe un refuge sûr. En effet, l’histoire nous a enseigné qu’à l’aube d’une crise, aucun pays, pas même les États-Unis ni le Canada, ne défendra nos intérêts et ne nous protégera des menaces existentielles antisémites. Les vagues d’antisémitisme moderne qui frappent aujourd’hui les Juifs en Europe devraient nous rappeler notre mission : nous unir. C’est notre seule assurance vie.

Nous n’avons personne d’autre sur qui compter à part nous-mêmes. Tout dépend de nous. Les Juifs sont responsables de tout ce qui se passe dans le monde, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Comme il est écrit (Yévamot 63) : “Il n’y a pas de calamité qui ne vienne au monde sauf pour Israël.”

En attendant, nous ne le pensons pas, mais la sagesse de la Kabbale explique que c’est ainsi que le système de communication humaine est construit de l’intérieur. Le Livre du Zohar compare la connexion entre Israël et le monde aux organes du corps humain : « Israël parmi les autres nations, est comme un cœur parmi les organes, tout comme les organes du corps ne pourraient exister dans le monde ne serait-ce qu’un instant sans le cœur, de même aucune nation ne peut exister dans le monde sans Israël. » Toutes les accusations, toutes les persécutions, et toutes les menaces expriment l’exigence du monde envers le peuple juif, où qu’il soit, pour qu’il remplisse son rôle et conduise l’humanité au bonheur et à une vie ayant un sens.

Inconsciemment, l’humanité sent que les Juifs ont la solution à tous ses problèmes et la clé de son bonheur. La pression mondiale sur Israël est guidée par le programme de développement humain défini dans la nature.

Si tel est le cas, la nation juive doit tôt ou tard remplir son rôle envers l’humanité et être une “Lumière pour les nations”, c’est-à-dire servir d’exemple d’une société civile où chacun vit dans la solidarité mutuelle et l’amour fraternel au-dessus de toutes les différences et différends. Ce n’est qu’alors que nous nous dirigerons vers un nouveau monde.

Le droit de choisir où vivre

Question : Devrions-nous avoir le droit de choisir où nous vivons ?

Réponse : Le but principal dans la vie d’une personne est de se réaliser de manière à faire le maximum pour la société avec le maximum d’efficacité.

Par conséquent, si après s’être étudiée et examinée elle-même, une personne ressent qu’elle peut se réaliser dans un certain endroit pour le bien de l’humanité, alors elle a certainement besoin de la liberté de choix et de la possibilité de quitter son lieu de résidence et de partir là où elle peut apporter le plus grand bénéfice à toute l’humanité.

Cependant, elle ne devrait le faire qu’après avoir réellement constaté et vérifié que l’humanité a besoin d’elle dans cet endroit particulier. Cela ne devrait pas simplement être son désir, ne pas être ce que cela « lui semble ». Non, elle connaît la loi générale et, comme l’écrit le Baal HaSoulam, elle peut ainsi recevoir une autorisation spéciale de la part de personnes qui comprennent où elle est le plus capable de mieux se réaliser. Ensuite bien sûr, elle doit y aller et agir.

De même, si une personne n’a rien à faire et que, sous une forme égoïste simple et matérielle, elle se traîne d’un endroit à l’autre pour un plus grand accomplissement égoïste, dans un autre endroit où elle peut utiliser ce que les autres lui ont préparé, cela ne la rend certainement pas utile à la société. Je ne pense pas que cela soit justifié.

C’est pourquoi l’émigration actuelle, par exemple d’Asie en Europe, ne profite ni à l’Europe ni à l’Asie.

Extrait de La Table Ronde des Opinions Indépendantes, Berlin, le 09/09/2006

Les moments de descente

Question : Une personne qui est tombée dans la « fosse » de son égoïsme ne croit pas qu’elle a quelque chose en elle associé au don sans réserve. Elle ne voit rien de sacré en elle qui serait lié au Créateur. Comment peut-on sortir de cet état ?

Réponse : Il n’y a rien de compliqué ici. Si nous avons un groupe et que nous nous habituons à nous élever et à élever les uns les autres chaque jour, avant la leçon et pendant la leçon afin que toutes nos qualités, nos points de vue et nos connexions soient contrôlés et nous fassent progresser, alors nous n’avons pas besoin de grandes et immenses descentes. Si elles se produisent cependant, elles sont pratiquement toutes gérables.

La descente ne devrait pas durer plus d’un instant. Pas une fraction de seconde, mais juste un moment qui n’a même pas de période dans le temps. Immédiatement, une ascension devrait en émerger.

Si je suis dans le champ du groupe et que je reçois une descente personnelle, alors cela me traverse comme une impulsion électrique et immédiatement le groupe m’extrait. Le champ général du groupe travaille sur moi.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 18/04/2018

Y a-t-il un lien direct entre la racine et la branche ?

Le Baal HaSoulam, Talmud des dix Sefirot, 1ère Partie, Chapitre 3, Histaklout Pnimit : Tout ce qui n’est pas en Lui et ne s’étend pas directement de Lui, mais qui est plutôt opposé à la création elle-même, sera contre notre nature et nous sera dur à endurer.

Question : Il y a certaines qualités qui ne proviennent pas directement de la force supérieure. Puisque « Il n’y a rien hormis Lui », alors comment est-ce possible ?

Réponse : Toutes les bonnes qualités du Créateur se manifestent en nous inversement en accord avec notre égoïsme.

Par exemple, il n’y a aucun effort dans le Créateur, c’est-à-dire que le travail acharné n’est pas dans notre racine. Par conséquent, nous aspirons à être dans un état de repos absolu car tout effort nous fait souffrir. Je peux dépenser une quantité énorme de calories, mais seulement pour me sentir bien. Alors tout va bien.

Question : Existe-t-il un lien direct entre la racine et la branche ?

Réponse : Non, cela passe à travers une sorte de filtre. C’est le même écran sur lequel tout arrive en ordre inverse. Lorsque la Lumière supérieure parvient au Partsouf spirituel, le Partsouf opère une restriction sur elle, la réfléchit, calcule et seulement après reçoit la Lumière.

La même chose se passe durant la montée de bas en haut. Pour faire appel au Créateur, nous devrions agir de la même manière. C’est un travail immense. Nous voulons la Lumière supérieure, mais nous ne pouvons pas faire un effort pour cela.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 08/07/2018

Ne retournez pas dans ce monde

Question : Quelle partie du système détermine combien de fois j’ai besoin de mourir et de naître ? Puis-je influencer cela en étudiant la Kabbale ?

Réponse : Oui, vous pouvez. Il existe un article du Rabash intitulé « Quel est le degré à atteindre pour ne pas avoir à se réincarner ? ». Cela dépend d’une personne. Soyons d’accord pour dire que nous ne voulons plus retourner dans ce monde. Nous achèverons tout ce que nous devons accomplir dans cette réincarnation, dans cette vie, et nous dirons au revoir à ce monde.

En effet, ce monde est le pire, le plus bas des mondes, un état dans lequel tout état spirituel est beaucoup plus élevé, plus honnête et meilleur en comparaison.

Question : Que veut dire « en finir avec ce monde » ?

Réponse : Cela signifie de devenir similaire dans nos qualités au degré suivant.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 17/06/2018

Ne pas entraver l’objectif final

Question : Le but final du groupe est d’atteindre l’adhésion au Créateur. Son plaisir de se réunir et de discuter de divers sujets peut-il nuire à cela ?

Réponse : Toutes ces choses peuvent être présentes, mais elles ne doivent en aucun cas entraver l’objectif final, sinon cela s’appellerait un « rassemblement de plaisantins ».

Même s’ils changent légèrement l’accent, l’objectif principal devrait toujours être plus important et devant eux par rapport à toutes les autres tâches et sujets qu’ils doivent accomplir pour révéler l’objectif principal.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 18/04/2018