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La nature a toujours raison. Alors que dit-elle?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on expliquer notre message d’unité aux gens? Peut-on dire qu’il s’agit d’un phénomène naturel, évident?

Réponse: Nous pouvons parler de l’unité en la montrant sous plusieurs angles. Après tout, l’unité est toujours bénéfique si elle est faite dans un souci d’un objectif bon et juste. Il est écrit: «Une assemblée d’imbéciles [au sens d’une assemblée de méchants] est mauvaise pour eux et mauvaise pour le monde. » D’autre part, l’unité des personnes qui désirent la bonté est certainement bénéfique pour elles et pour le monde. Nous voyons cela.

Nous sommes tous gagnants en nous unissant. L’unité est seulement répugnante pour l’égoïsme individuel d’une personne en raison de son caractère limité. Il n’est pas difficile d’expliquer aux gens que toute situation d’unité accompagnée d’une bonne intention ne causera de tort à personne et finira toujours en réussite. Toujours. Et c’est seulement si vous voulez nuire à quelqu’un ou profiter de quelqu’un à son détriment et c’est seulement dans les cas où vous essayez de causer des dommages directs ou indirects que l’union devient mauvaise et indésirable.

Dans tous les autres cas, on peut citer des formules, des preuves et des exemples de la vie des animaux et des plantes, ainsi que les relations humaines, qui démontrent que l’unité est bénéfique.

Question: Est-ce que cela signifie que nous pouvons dire que la bonne union est en accord avec la loi de la nature et donc elle fonctionne?

Réponse: C’est ce que je dis dans l’ensemble de mes conversations et de mes conférences vidéo. Même si une personne me déteste, même si elle est tout à fait contre moi et pousse dans l’autre direction, mon objectif est de se placer, elle et moi dans la position d’un chercheur à travers le processus de la conversation. Même si nous sommes les pires ennemis du monde, nous sommes toujours à l’intérieur de la nature, jetons donc un coup d’œil à ça. Ecoutons ce qu’elle dit. Après tout, nous allons certainement devoir progresser selon ses lois, et nous pouvons le faire dans le bon sens, si nous sommes en accord avec elle, ou dans le mauvais sens, si nous ne sommes pas en accord avec elle. Dans tous les cas, nous ne pouvons avancer qu’à partir d’elle.

Et maintenant nous allons voir lequel de nous deux a raison. Ou peut-être la vérité est quelque part au milieu? Ce n’est pas grave. Nous, en tant que chercheurs, devons reconnaître cette image, au lieu de rester dans notre erreur, notre tranquillité auto-induite, peu importe si c’est agréable ou non.

Nous voulons révéler la vérité et la vérité est la nature. Vous pouvez maudire les lois de l’univers, mais cela ne vous aidera pas parce que vous êtes à l’intérieur d’elles. C’est le point sur lequel nous devons insister. De plus en plus, les découvertes scientifiques indiquent que nous sommes à l’opposé et contre la nature, et cette opposition est exprimée comme une crise. Regardez ce qui nous arrive et où nous allons à cause de notre manque de compréhension des lois de la nature. C’est pourquoi nous devons les étudier.

Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans l’article 42 de l' »Introduction au Talmud Esser Sefirot »:
En effet, vous devriez savoir que la raison de notre grand éloignement du Créateur est que nous sommes si enclins à transgresser Sa volonté, est pour une seule raison, qui devient la source de tous les tourments et les souffrances que nous subissons, et pour tous les péchés et les fautes que nous commettons. De toute évidence, en supprimant cette raison, nous serions instantanément débarrasser de toute la tristesse et de toute la douleur. Nous allons bénéficier immédiatement d’une adhésion avec Lui dans le cœur, l’âme et la force. Et je vous dis que cette raison préliminaire n’est rien d’autre que le «manque de compréhension de Sa Providence sur Ses Créations, » c’est pourquoi nous ne Le comprenons pas correctement.


De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 26.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Ressentir le réseau invisible

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que devons-nous penser à propos de nous, tous ensemble, le groupe mondial entier, quand nous organisons une Journée de l’Unité? Comment pouvons-nous nous unir?
Réponse: Toute personne doit se plonger en elle-même et ressentir la chaîne qui la relie aux autres, le réseau interne qui existe entre nous. Par ailleurs, une personne peut être dans ce monde ou bien elle pourrait ne plus y être, car il s’agit d’un réseau entre les désirs, entre les âmes et non entre les corps physiques.
Le Baal HaSoulam et tous les grands  kabbalistes des derniers millénaires sont ici, dans cette connexion. Ils sont tous avec nous, ancrés dans notre  réseau commun. Il y a des millions d’entre nous aujourd’hui, mais en réalité, il y en a beaucoup plus à cause de toutes ces âmes, tout au long de l’histoire humaine, qui sont avec nous, s’élevant à des centaines de millions d’âmes. Et toutes ensemble elles sont une force spirituelle extraordinaire.
Si nous voulons nous unir ensemble dans ce réseau, alors naturellement non seulement nous nous influencerons  mutuellement et ferons partie de ce réseau de sorte que chaque personne va l’acquérir pour sa propre ascension spirituelle, mais nous allons simultanément influencer toutes les personnes dans le monde, qui sont à l’écoute de ce réseau involontairement, sans le détecter. Nous allons commencer à les réveiller.
Par conséquent, nous allons commencer par trouver un accord entre nous, c’est-à-dire que nous désirons ressentir clairement notre connexion commune.

De la conférence sur  le jour de l’unité, 26.06.11

Se tourner vers le Créateur pour obtenir la Lumière pour l’ami

Dr. Michael LaitmanLa Torah commence par la condition d’aimer son prochain comme soi-même. C’est à cette condition qu’une personne passe de l’amour pour autrui à l’amour pour le Créateur et atteint l’adhésion. Et l’adhésion avec la force Supérieure est le but de la création que nous devons atteindre.

 

Certes, nous ne pouvons pas parler de cela quand nous diffusons auprès des masses. Nous cachons cette partie de la même manière que nous ne disons pas d’un seul coup aux enfants toute la vérité sur notre monde. Nous divulguons progressivement, autant qu’il est possible,  la vérité aux parties du désir ou aux gens qui ne sont pas prêts à l’entendre dans son intégralité. Nous leur disons ce qu’ils peuvent accepter, ce qui est proche d’eux, et ce qui va leur être bénéfique. Et puis, à mesure qu’ils grandissent, nous leur révélons de plus en plus.

Selon le principe de l’amour pour autrui, je devais venir à un état où tous les désirs d’autrui deviennent plus importants et plus grands pour moi que les miens. J’utilise mes désirs, mes forces, au service de l’autre, afin de satisfaire ses désirs.

En effet, nous sommes construits de telle façon que nous pouvons accomplir les désirs de l’autre au moyen de nos propres désirs, mais seulement à travers le Créateur. Je n’ai rien à donner aux autres, mais si je me tourne vers le Créateur afin de satisfaire les désirs de l’autre, mon récipient va soudainement sembler être conçu précisément pour cela: pour établir une connexion avec le Créateur et recevoir de Lui ce que j’ai l’intention de donner à l’autre.

Ainsi, l’action commence à partir de l’autre dont je veux accepter  les désirs comme miens, au -dessus de moi-même, pour élever ses désirs avec les miens vers le Créateur, et  recevoir de Lui  des forces et la réalisation, et les donner à l’autre.

Cela nous rappelle ce que nous étudions au cours des leçons: Malkhout monte vers  Zeir Anpin et monte avec lui à Bina. Ils sont aussi appelés deux frères, l’un d’eux est le premier-né qui prend deux fois plus, afin de grandir et d’être prêt à effectuer un Zivoug (accouplement) qui permettra d’apporter  la Lumière à l’inférieur. C’est ce qui arrive dans nos relations aussi bien. Toutes les âmes agissent de cette manière.

Ainsi, toute personne qui  donne à l’autre sans réserve prend la forme de Zeir Anpin. Et tout le monde qui reçoit prend la forme de Malkhout, Shekhina, qui se connecte à Zeir Anpin, vers le supérieur, l’ami qui donne. Ainsi, nous réalisons la théorie que nous étudions au cours des leçons sur l’étude des dix Sefirot.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

En avance sur la nature

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Matan Torah (Le Don de la Torah) »: Ainsi, cette créature se développe et marche vers le haut dans les degrés  supérieurs de l’exaltation parlée, jusqu’à ce qu’elle perde tous les restes d’amour-propre et tous le commandements s’élèvent dans son corps, et elle effectue toutes ses actions seulement pour donner sans réserve , de sorte que même la nécessité de recevoir  coule  dans le sens du don sans réserve, de sorte qu’elle puisse donner sans réserve. C’est pourquoi nos sages ont dit, « Le commandements ont été donnés uniquement pour raffiner les créatures. »
Grâce au principe de « Aime ton ami comme toi-même »,  nous arrivons à la fin du chemin: à l’adhésion. Que cela nous plaise ou non, nous devons y parvenir. Notre libre choix est de nous  déplacer rapidement, ce que nous pouvons faire si nous profitons de l’environnement. Sinon, la nature va nous pousser jusqu’à ce qu’elle nous force et nous voudrons aller plus vite que la nature de toute façon.
Comment pouvons-nous avancer? On avance grâce au développement interne. Comment cela  se passe-t-il ? Cela a lieu en raison de « la Torah et les commandements », qui signifie la méthode de correction par laquelle nous devons nous perfectionner. Bien sûr, nous ne parlons pas de l’action extérieure de ce monde. Le Baal HaSoulam mentionne un extrait de la Guémara  pour que ce soit clair pour nous: nous sommes tenus d’effectuer nommément  la correction interne de nos propriétés. Cela signifie que nos relations doivent être destinées exclusivement à donner sans réserve à la même hauteur que celle du Créateur.
Comment  cela peut-il être atteint? Cela  se fait en plusieurs étapes. Tout d’abord, une personne ne sait rien, comme un enfant qui vient de commencer à grandir. Ensuite, on lui donne  progressivement des explications, et il comprend de plus en plus. Finalement, tout dépend de l’environnement, des explications, des  efforts qui sont appliqués au cours de son éducation, et de ses propres efforts quand il  pratique les tâches assignées.
En substance, on enseigne à une personne à être dans l’environnement et de l’utiliser correctement, selon le principe: «J’ai créé le mauvais penchant, et j’ai créé la Torah comme une épice ».Le mauvais penchant est révélé notamment dans l’environnement; il n’y a pas d’autre possibilité.
En outre, elle exige la Torah comme « une épice », qui signifie la Lumière qui ramène vers le bien.  Une personne  ressent le mal par rapport à la Lumière. La Lumière expose mes récipients, et je Lui  demande pour cela de les corriger. Puis, la Lumière  les remplit.
Ainsi, étape par étape, une personne vient à la correction.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/06/2011, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Il n’y a pas d’erreur, mais seulement des révélations !

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible de ne pas faire d’erreurs sur le chemin spirituel?

Réponse: Pour vous dire la vérité, nous ne faisons pas d’erreurs. Nous révélons le désir non corrigé, qui en réalité n’est pas non plus douteux, mais qui est destiné à nous fournir un contraste, une différence entre deux états opposés. Sinon nous ne sentirions aucun état.
Par conséquent, nous n’avons jamais d’erreurs ou n’importe quel genre de mésaventures. L’état opposé doit se révéler. Nous sommes des créatures, et sommes incapables de percevoir quelque phénomène que ce soit. Nous ne pouvons que ressentir à notre mesure, évaluer, et percevoir par rapport à autre chose. Cela doit être «moi» et «ce que je ressens», un objet par rapport à un autre.
Il est impossible de ne ressentir aucun phénomène en soi parce que ce serait le Créateur avant qu’il ait fait la création, quand il est encore impossible de dire de Lui qu’Il est bon et bienfaisant. Pour qui est-Il bon? Pour qui fait-Il le bien ? Après tout, la bonté ne peut être évaluée que par rapport au mal qui existe déjà.
Par conséquent, nous ne pouvons même pas parler de l’essence du Créateur de la façon dont les philosophes essayent de raisonner, car nous n’avons pas la capacité de percevoir, ni les mots pour décrire.

La création commence en opposition avec le Créateur, au moins légèrement retiré de Lui. Ce « légèrement » donne à la création son propre statut, la sensation d’une chose opposée à une autre – le noir face au blanc, «l’avantage de la Lumière vient de l’obscurité ». Ensuite, il y a quelque chose à raconter.
Nous ne savons même pas comment un phénomène peut exister par lui-même. Pouvez-vous éventuellement créer une sorte de forme qui n’a pas de distinctions, de limites, de caractéristiques et de nuances de couleur – c’est quelque chose? Vous êtes incapable de percevoir ce genre de chose. C’est quelque chose que nous ne percevons pas. S’il n’y a pas de nuances ou de distinctions présentes, alors nous ne percevons pas.
Après tout, tous nos sens, comme les cinq sens terrestres, sont construits sur le fait qu’une certaine influence frappe mes terminaisons nerveuses, et puis je reçois une sorte d’impression: visuelle, auditive, tactile, le goût, olfactive. J’ai besoin de terminaisons nerveuses, il doit y avoir une collision, une frappe, et l’interaction mutuelle entre deux opposés – et alors je perçois. S’il n’y a pas de coup, alors il n’y a aucune sensation. Quand dois-je commencer à ressentir le Créateur? Du coup (Hakaa), de la collision, entre le désir et la Lumière.
Du cours du 24/06/11, Écrits du Rabash

Laisser le Livre du Zohar me parler

Dr. Michael LaitmanQuestion: D’une part, tout notre travail réside dans la correction de la connexion entre une personne et un autre être humain. D’autre part, la correction se fait par le Livre du Zohar. Comment puis-je les lier ensemble?

Réponse: La correction provient de la lumière dissimulée à travers les textes écrits par les kabbalistes. Pourtant, elle arrive à condition que nous désirions percevoir et comprendre la réalité qu’ils décrivent, que tout ce qui est écrit dans ces textes nous revêtit à l’intérieur et nous nous trouvons dans le même système de relations entre nous.

Cela implique le lien entre toutes les âmes, à tel point que nous atteignons l’unité, nous devenons un système unifié: Malkhout de l’Infini. Si je cherche à réaliser l’unité selon « Tu aimeras ton prochain comme toi-même», si je veux cela, alors le Livre du Zohar commence à me parler
En conséquence, je reçois la force de la correction du Livre du Zohar et j »avance progressivement en le lisant. En fait, le livre lui-même ne contient rien, mais en le lisant et en souhaitant être dans ce système, je tire la puissance du champs de force qui réside dans Malkhout de l’Infini et là j’atteints ce système.

 
De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 20/06/2011, Le Zohar

L’endroit où nous sommes ensemble

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que signifie faire un travail intérieur?
Réponse: Une personne est censée faire un travail intérieur 24 heures par jour. C’est peut-être celui qui est tellement absorbé en venant en cours, qu’il ne voit pas un mot écrit dans le livre, mais ce n’est pas grave. La clé est ce qui se passe en soi.
Vous ne devriez pas vous blâmer. Votre travail intérieur, c’est quand vous continuez à essayer de vous tenir dans l’adhésion avec l’essence interne du groupe. En conséquence, lorsque vous ouvrez le livre, ce que vous voyez là n’est pas une connaissance extérieure, mais plutôt l’information décrivant les types d’union avec les amis dans le groupe et, plus encore, dans l’âme intégrale.
Vous commencez à réaliser que l’étude des dix Sefirot, le Livre du Zohar, et d’autres écrits des kabbalistes ne décrivent que les différents types de connexion entre vous et les autres. Si vous désirez honnêtement avoir clarifié ce propos, vous étudiez vraiment la Torah (le mot «Torah» en hébreu est dérivé des mots « Ohr », Lumière, et «Oraa », l’instruction).
Question: Donc, mon travail consiste à trouver ce réseau interne entre nous, n’est-ce pas ? Cependant, comment puis-je utiliser le monde matériel pour cela?
Réponse: Notre monde entier n’est rien d’autre que le même type de réseau entre les personnes, mais il en est la manifestation la plus externe. C’est pourquoi nous en faisons l’expérience comme corrompu.
Quant à notre réseau interne de connexion, nous faisons l’expérience de 125 degrés consécutifs de liaison, de plus grande unification intégrale entre nous.

 

Pourtant, notre état existant dans le monde externe est obligatoire: c’est là que nous commençons à exister afin que nous puissions approfondir cette connexion de plus en plus profondément.
Nous avons besoin d’une fondation qui ne se rapporte pas à un déplacement vers l’intérieur, et c’est ce qu’est le réseau externe de connexion entre nous, où nous existons dans le monde matériel. C’est seulement maintenant que se révèle combien cette connexion est corrompue, alors qu’auparavant nous n’y avions tout simplement pas pensé. C’est ce qui nous oblige à effectuer des corrections.

Du cours quotidien de Kabbale du 25/03/2011, Écrits du Rabash

Le livre qui guide vers la bonté

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans une réalité inconnue, et à ce jour, tout en existant dans ce monde dans lequel nous sommes et que nous ne comprenons toujours pas exactement, par quel programme, nous nous développons, et vers quel but nous nous dirigeons. Nous ne comprenons rien dans notre vie, et nous sommes abrités par la dissimulation, nous nous considérons comme malin et intelligent, comme si nous avions la connaissance, notre propre opinion et notre liberté de choix

 

Mais quand les coups et la souffrance nous rattrapent, nous comprenons que nous sommes capables de rien, que nous ne comprenons rien, et nous n’avons aucune chance de nous comporter intelligemment. Surtout maintenant, pendant cette période de crise, nous voyons que nous n’avons aucune chance de nous relier correctement à la réalité, que nous sommes confrontés à des problèmes et que nous n’avons pas la moindre capacité à les comprendre. Même si parfois nous comprenons quelque chose, une avancée d’un millimètre dans le temps cela ne nous permet pas de changer notre état ou de se comporter différemment. Même si nous décidons que nous avons vraiment besoin de changer et de commencer à se comporter différemment, nous n’avons pas les forces pour changer nos comportements. Alors, qu’allons-nous faire de ces décisions, si nous ne pouvons pas nous changer, changer l’influence de l’autre, et le monde entier?

Même quand nous voyons que nous  infligeons des dommages et des malheurs sur nous-mêmes, que nous sommes, en fait, en train de nous conduire vers la mort, et que nous sommes toujours incapables de nous arrêter. Quelle insignifiance, quelle ignominie! Nous souhaitons simplement finir notre vie à l’intérieur de notre volonté d’obtenir du plaisir, ce qui nous tuerait complètement si nous n’avions pas reçu la Torah, les moyens de corriger le désir égoïste de sorte qu’à partir du point le plus bas possible, un instant avant la mort, nous pouvons commencer à nous élever  vers le haut, au niveau du Créateur, le plus élevé, la qualité contraire – le don sans réserve.

Ces moyens appelés « Torah » sont plus importants que tout. Sans elle, il n’y a aucune chance de réaliser quoique ce soit. Nous ne pouvons pas développer à travers la souffrance. L’influence de la souffrance ne produit que le développement de la volonté de profiter. Les coups provoquent  la  recherche de tous les moyens pour se débarrasser des ennuis, et à la fin cela conduit à la mort, au lieu d’éviter la souffrance. Quand le désir ressent des souffrances insupportables à cause de son opposition absolue à la lumière, il est prêt à se neutraliser complètement, tout sauf souffrir.

Si oui, alors la Torah est le seul moyen qui nous conduit à la vie, à la correction, et à l’existence. C’est pourquoi il n’y a pas de chemin de souffrance, pas de chemin sans Torah. La Torah doit se révéler à l’humanité afin que les gens soient capables de l’utiliser. Et ils doivent la révéler de façon correcte-comme la Lumière qui ramène vers le bien. Mais s’ils n’utilisent pas correctement la Torah, ce qui signifie qu’ils ne la réalisent pas, ce qui signifie qu’ils suivent le chemin de la souffrance. S’ils l’utilisent correctement, alors ils suivent le chemin de la Torah, le chemin de la Lumière. Et s’ils se trouvent au milieu, entre l’un et l’autre, ils avancent par « la voie terrestre. »

Par conséquent, l’article du Baal HaSoulam, « La Révélation de la Divinité (Matan Torah) » est très importante car elle nous raconte comment nous pouvons recevoir la Torah. La Torah nous est donnée par le supérieur, et il y a une réception de la Torah par le bas. Toutes les souffrances viennent à nous parce que nous n’utilisons pas la Torah correctement, la Lumière qui ramène vers le bien, qui nous ramène à la source de la bonté. Tout dépend de nos efforts pour devenir bon. Par conséquent, nous ne manquons de rien d’autre que de ces moyens. Nous allons découvrir comment recevoir la Torah et atteindre la bonté!
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 19.06.11 « Matan Torah (Le Don de la Torah) »

L’histoire est finie

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale parle de désir. Il n’y a ni temps, ni mouvement, ni espace, mais seulement un état d’être. Alors, que dire du passé et de l’avenir? Et à propos des mondes spirituels? Je ne les ressens pas.Alors y a-t-il d’autres états d’existence à côté de celui-là, en plus de notre monde? Je ne sais pas car je n’en ai pas fait l’expérience. Je n’ai pas de sensations ou de Reshimot venant de là. Je ne peux pas les atteindre aujourd’hui et confirmer leur authenticité.

Une personne juge tout par ce qu’elle voit. Ce n’est pas seulement un axiome, mais le résultat de ce que le désir ressent quand il s’est développé au niveau d’être là où il est conscient de lui-même et où il comprend ce qu’il ressent. Sinon on devient détaché de la réalité et allons loin dans les fantasmes.

Je ne parle pas moi-même de la dimension supérieure. Des kabbalistes, en qui j’ai confiace, m’en ont parlé. Je considère que leurs paroles sont vraies quand ils me disent qu’il est possible d’exister dans différents états. «Aspire à eux, monte à eux », me disent les Kabbalistes. « Ils sont meilleurs que ce que vous sentez maintenant ». Alors je suis passé d’un état à l’autre dans mon désir, en le corrigeant et en l’améliorant. En le révélant comme donneur, je révèle les nouveaux états en lui.

De nos jours l’ensemble de l’humanité traverse cet axe vertical afin de se déplacer de bas en haut. Nous avons terminé l’axe horizontal de l’histoire et il n’y a nulle part pour continuer à avancer sur lui. A partir de là, notre chemin est vers le haut.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21.06.11 «Matan Torah(Le Don de la Torah) »

Reprendre conscience

Dr. Michael LaitmanLa sagesse de la Kabbale ne se dévoile pas par elle-mais parce que nous la découvrons dans notre développement. Il est spécifié que, selon la structure de l’univers, nous devons atteindre notre point de départ à nouveau.

Initialement, un seul désir a été créé, et ce premier état est appelé le monde de l’Infini. Dans cet état, le désir et la Lumière qui crée le désir existent dans une similitude absolue, la fusion et la complémentarité mutuelle. Ici, le désir est rempli par la Lumière, mais c’est uniquement dans l’état conçu de la future créature. Elle ne sent toujours rien.

Ainsi, au début, elle doit devenir opposée au Créateur, opposée à la Lumière. Pour se détacher complètement de la source, la créature passe par cinq étapes de développement appelés mondes. Ainsi, de cette descente le désir survient, c’est son éloignement cohérent depuis son état originel.

Le premier monde est appelé Adam Kadmon. Adam est le prototype d’un être humain à venir. Puis vient le monde d’Atsilout, le monde de la création, suivie par Briya, le monde de l’émanation, Yetsira, le monde de la formation, et Assiya, le monde de l’action. Ce sont les cinq mondes, cinq descentes consécutives, l’épaississement, la dissimulation, et le départ de la Lumière de la volonté qui l’emplit. Chaque état suivant est comme le monde de l’Infini, sauf que la lumière existe dans une forme plus cachée.

Même maintenant, nous sommes dans le monde de l’Infini, car il n’y a rien d’autre. C’est seulement que cet état nous est caché derrière de nombreux écrans intérieurs. Nous devant les ouvrir, les décoller, puis, progressivement, nous commençons à ressentir la vraie forme.

Ceci est similaire à l’état d’une personne qui git inconsciente. Ceci est notre 2ème état, ici, dans ce monde. Nous sommes dans la dissimulation complète ici, comme si nous avions perdu connaisasnce et que nous existions dans une sorte de fluctuations internes, en imaginant des choses.

Si nous nous exerçons d’une façon particulière et nous retrouvons la conscience, nous nous élèverons à notre état initial. C’est ce qu’on appelle le troisième état. C’est aussi le monde de l’Infini. On y accède en gravissant exactement les mêmes étapes des mondes, par lesquels nous sommes passés lors de notre descente lorsque nous avons perdu le sentiment de perfection, la présence complète de la Lumière. Progressivement, en gravissant les mêmes marches, nous connaîtrons le niveau, le passage de notre état inconscient à un état conscient.

La première sortie de l’état inconscient vers la conscience est appelée la barrière, Makhsom. La chose la plus importante pour nous est de traverser cette Makhsom, pour sortir de l’état de détachement complet de la perception de la nature toute entière.

Ensuite, nous sentirons la nature uniquement sous la forme de notre monde et ne la percevons qu’à travers les désirs spirituels. Nous fairons l’expérience du monde tout en étant dans un état totalement déconnecté, sans utiliser les outils que nous avons à notre entière disposition.

Nous ressentons à travers nos cinq organes des sens: l’odorat, le toucher, la vue, l’ouïe, le goût. Ainsi, le sentiment de soi passe par notre corps animé. Puis, à l’intérieur, une image spécifique apparaît dans notre esprit. A l’arrière de notre cerveau, nous avons une sorte d’«écran» sur lequel tout ce que nous percevons est projeté. Tout ceci s’ajoute en une seule image du monde.


Ce n’est pas ce que nous voyons lors de la sortie de l’état d’inconscience. Dès que nous avons franchi la Makhsom, nous commençons à ressentir des états complètement différents. Nous commençons à sentir la Lumière à l’intérieur. Notre désir reçoit le plaisir de l’atteinte, la connaissance sur le monde réel, et ensuite un tableau précis est tracé l’intérieur de nous.

Ainsi, le plan du Créateur, l’intention originelle de la Lumière, est de créer le désir (la Lumière est primordiale, le désir est secondaire) afin que ce désir, ce qui signifie que  la créature devient égale à la Lumière, en état, en puissance et en sensations. Naturellement, cet état est au-dessus de notre monde, c’est au delà du temps, de l’espace, du mouvement, et surtout de la division de la vie, la naissance et la mort. Il est au-dessus de tout cela.

En découvrant ce nouveau sentiment intérieur, nous nous ressentirons existant éternellement, comme toute la nature. Nous cesserons de nous identifier comme un «animal» qui existe dans ce monde. Il disparaît de notre perception comme la plus petite de nos sensations.

Ainsi reprenant conscience, une personne peut en quelque sorte imaginer et se rappeler ce qui lui est arrivé. Cette sensation reste quelque part, mais elle est si petite, si insignifiante, si faible en puissance qu’elle est réprimée par la conscience de l’existence dans un monde nouveau, infini, éternel et parfait. Il s’agit de la Makhsom que nous devons traverser.

 De la 1ère leçon de la convention de Moscou du 10/6/11