Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Double citoyenneté

Après s’être établi dans le monde spirituel, une personne transfère de petites parties du trésor du Roi de l’ancien à un nouvel état jusqu’à ce qu’elle les transfère toutes. Et bien qu’elle ne voit pas le fruit de son travail, elle essaie de croire qu’elle travaille correctement.

L’ancien état d’origine est en moi et en chacun de nous. J’y ai pris grand soin et ai accumulé beaucoup de biens là-bas : c’est toute ma propriété, tout à moi ; c’est ce qui me donne une sensation de la vie, de confiance. Tout m’appartient et personne n’est autorisé à y toucher !

Et soudainement, je décide que la chose la plus importante pour moi est précisément ce qui est en dehors de mon corps, c’est-à-dire les autres personnes, et je veux le leur transmettre. Et puis je commence à rassembler les désirs avec les remplissages hors de moi-même et à les transmettre à tout le reste. Je m’attends à ce que ce soit mon deuxième état.

En réalisant ce travail, je commence à comprendre qu’en fait, seule l’attitude que j’ai créée en moi-même maintenant avec l’aide de la force supérieure et en agissant pour le bien de ce qui est hors de moi est la seule forme correcte de comportement.

Cela me donne la liberté, me permet de ne pas m’attacher à mon désir d’avoir du plaisir, de ne pas vivre à l’intérieur de lui, mais de passer au désir de donner sans réserve, à l’étape de Bina. De cette façon, nous passons de ce monde au monde supérieur. (1)

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Attaquer la Connexion » du 11/06/2018

(1) : à 46 minutes et 30 secondes

Vérifiez par vous-même : ressentez-vous la grandeur du Créateur ?

Le Créateur reçoit un immense plaisir du fait que l’être créé prend plaisir de Lui, devient identique à Lui. Et si nous sommes en union avec Lui, alors nous devons essayer de Lui apporter ce plaisir. (1)

Je dois toujours me contrôler, mon humeur, est-ce que je ressens la grandeur du Créateur ou pas ? Si je ne suis pas heureux du fait que je vis dans le monde du Créateur qui me remplit et tout ce qui est autour de moi, cela signifie que je manque encore de Sa grandeur. (2)

Il n’y a pas de plaisir plus fort, plus profond ou plus infini que ce qui provient de la révélation du Créateur. Cela remplit tout l’horizon, une personne ne voit plus rien d’autre : tout se voit uniquement par rapport à son opposé. Et aujourd’hui nous devons essayer d’être dans cet état même : le Créateur est l’arrière-plan constant, éclairant toute la réalité, et nous devons connecter toute la réalité à Lui, et c’est pourquoi nous devons voir toute la réalité uniquement comme un moyen pour le révélation de Sa grandeur.

La grandeur du Créateur nous éloigne de tous les problèmes, de toutes les perturbations, de toutes les barrières. Tous les plaisirs et les atteintes viennent aussi uniquement de la grandeur du Créateur. Tout manque dans un lieu quelconque est provoquée par le manque de  grandeur du Créateur et est corrigée seulement par cela jusqu’à ce que nous remplissions toute la réalité avec Lui.

Mais je n’efface pas les problèmes parce que s’ils disparaissent, je perds le besoin de la grandeur du Créateur. Le désir égoïste sera satisfait et je n’aurai besoin de rien d’autre. Mais comment puis-je réveiller l’obscurité moi-même ? Comme il est écrit : « Chaque homme aidera son prochain. » Entre nous, nous formons de nouveaux besoins envers la grandeur du Créateur. Par conséquent, la brisure s’est produite de sorte qu’à travers la connexion entre nous, nous pouvons former le besoin de la révélation du Créateur. (3)

Extraits de la 3ème partie de la leçon de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « De l’enseignement de la Kabbale et Son Essence » du 27/05/2018

(1) : à 19 minutes et 30 secondes
(2) : à 21 minutes et 0 seconde
(3) : à 29 minutes et 55 secondes

Dans la pensée initiale

Nous ne pouvons jamais vraiment unir nos désirs ni nos intentions. Nous ne pouvons nous connecter qu’à l’intérieur du Créateur. Là, nous nous connectons et devenons une dizaine. C’est pourquoi il est nécessaire de parler constamment de la grandeur du Créateur, sans qui nous n’achèverons pas la construction de la dizaine. Nous pouvons parler sans cesse de l’unité, mais rien ne se passera.

La fin de l’action doit déjà reposer dans la pensée initiale, c’est-à-dire dans l’adhésion au Créateur ; par conséquent, cela doit être suggéré au début de chaque action. (1)

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, L’Étude des Dix Sefirot, Partie n°4, Chapitre 1, Point 5, du 10/05/2018

(1) :  à 35 minutes et 20 secondes

Établissez le but de votre développement

Malkhout du monde de l’Infini (Ein Sof) décide qu’elle doit devenir comme Keter, la phase racine. Et ainsi, elle fait une restriction (Tsimtsoum) pour accomplir son désir, son but.

Maintenant tout sera déterminé non par le désir d’avoir du plaisir contenu en elle, mais elle, au-dessus de sa propre volonté, voudra établir le but de son développement. Comme le Créateur voulait tout faire pour elle, pour Sa création, ainsi elle veut que toutes ses pensées soient dirigées vers le don sans réserve.

La réalisation de ce but s’appelle l’écran (Massakh). La pensée est appelée la Lumière réfléchie. La première action nécessaire ici est la restriction (Tsimtsoum). A partir de maintenant, les décisions ne sont pas prises par mon désir d’avoir du plaisir, mais par l’écran.

Le passage d’un écran personnel à un écran commun est appelé traverser la Makhsom, la frontière du monde supérieur. La première fois que nous agissons à l’intérieur de notre désir recouvert par l’écran commun est considérée comme la traversée de la Makhsom.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie n°2 du 25/03/2018

Faire une place pour le Créateur

Nous devons essayer d’attribuer tout ce qui nous arrive, tout ce que nous ressentons, qui est éveillé dans l’esprit et dans le cœur, le monde entier autour de nous, à une seule force, en dehors de laquelle il n’y a rien d’autre.

Tout vient de cette force bonne et bienveillante, dans le seul but pour nous de relier tout ce qui arrive à cette source unique et, ce faisant, Le révéler.

Si nous attribuons tout à une seule force supérieure, alors nous cessons de contrôler nos actions, pensées et désirs, puisque toutes nos pensées et nos désirs, tous nos efforts, visent uniquement à nous annuler, à faire un espace pour « Il n’y en rien hormis Lui ».

Et ainsi nous Le révélons dans le désir de donner sans réserve, dans de nouveaux organes sensoriels, dans les qualités de Bina. Donc, même si nous n’avons pas de chemise, nous n’en avons pas besoin : seulement d’avoir l’auto-annulation qui nous permet de révéler le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Pourquoi nous avons Besoin de « Réponds à Ton Cœur, pour Savoir que le Seigneur est Dieu », dans le Travail » du 26/03/2018

La prière que le Créateur entend

Une personne ne se tourne pas automatiquement vers le Créateur dès qu’elle ressent qu’elle ne peut pas s’en sortir. Elle tombe simplement dans le désespoir, soit elle dormira ou soit elle pleurera d’impuissance.

Si seulement il y a des amis proches qui ne sont pas dans une descente et ni désespérés comme elle, alors leur soutien, ainsi que son état désespéré, formeront en elle une demande correcte au Créateur.

C’est le seul moyen possible. Une personne seule ne se tournera jamais vers le Créateur, ni dans un bon ni dans un mauvais état. Elle peut remercier ou maudire le Créateur, mais ce ne sera pas une prière.

Une vraie prière doit consister en dix Sefirot en tant que récipient spirituel : les neuf Sefirot supérieures et Malkhout. Par conséquent, elle doit être impressionnée par neuf amis et attacher sa Malkhout vide, souffrante et sombre à eux, et ainsi un appel vers le Créateur naîtra en cela.

Une prière est un récipient spirituel dans lequel HaVaYaH [Nom sacré, ndt], les dix Sefirot, doivent agir. De ce fait, une personne ne peut pas prier seule ou pour elle-même ; c’est simplement impossible.

La vraie prière, que le Créateur entend, peut surgir uniquement lorsque quelqu’un est inclus dans le groupe et reçoit des amis leurs intentions, leurs impressions et leur soutien. Alors avec son manque et avec ce qu’il reçoit des neuf premières Sefirot des amis, de leur soutien et de leurs propriétés, il peut se tourner vers le Créateur.

Après tout, on ne peut pas utiliser seulement son mauvais état. Mais si quelqu’un se connecte à ses amis, alors sa prière n’est plus une mauvaise sensation. Le Créateur ne nous fait pas de mal, mais nous donne l’occasion de nous unir avec des amis et avec Lui. Par conséquent, la prière ne peut être qu’à l’intérieur du groupe et à propos du groupe.

C’est ici que nous avons besoin de l’Arvout, la solidarité. Si nous y parvenons, alors tout ira bien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877, « Trois Prières » du 21/03/2018

Le coefficient du don sans réserve

Toute science dans le monde étudie les connexions entre les parties de la réalité, chacune à son niveau de réalité (physiologique, psychologique, biologique et physique) et il y a donc la psychologie, la biologie, la physique, etc.

La sagesse de la Kabbale ne traite pas de ces niveaux, mais du niveau le plus fondamental, qui est le désir contenu dans chaque partie de la création, seulement sous des formes différentes, à des niveaux différents, et à des tailles différentes.

Par conséquent, la Kabbale est considérée comme la science principale. Elle conduit la même recherche scientifique que toute autre science, elle en tire des formules, étudie la création et les actions du Créateur, clarifie notre place dans la création et mesure la création en relation avec le Créateur. Tout cela présuppose une étude scientifique sérieuse. Toutes les autres sciences ne donnent pas de définitions aussi précises.

En fait, la création est très compliquée. Bien qu’il semble qu’elle repose sur une formule très simple : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal au désir de recevoir de la créature.

Cependant, ce n’est pas une simple égalité, car elle inclut un coefficient (C) qui devrait égaliser le désir de recevoir et le désir de donner : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal à C multiplié par le désir de recevoir de la créature.

Ce coefficient inclut en lui-même une restriction, un écran (Massach) et une Lumière Réfléchie. Nous devons appliquer cette équation tout le temps. Par conséquent, je dois connaître le désir de recevoir, le désir de donner sans réserve, et mon coefficient.

Ainsi j’étudie toujours le désir du Créateur de donner sans réserve. J’aspire à Lui et m’assimile à Lui. Selon ces paramètres, je détermine mon état et ma place dans la création. De cette façon, j’explore toute la création. Sans cela, il est impossible de me positionner correctement par rapport au Créateur, et je dois arriver à L’aimer. Le coefficient est mon intention en vue du don sans réserve. Sans cela, je ne peux pas être en contact avec le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 01/03/2018

Responsable de chaque mot

Question : Y a-t-il une différence entre un professeur et un enseignant de la Kabbale ?

Réponse : Il y a un professeur de Kabbale, et il y a aussi ses assistants qui enseignent certains aspects de la Kabbale. Mais en tout cas, tout vient d’un enseignant qui définit la direction générale et l’esprit de développement. Ses assistants se rapportent à lui, mais chacun enseigne séparément.

Question : L’enseignant se sent-il responsable de chaque mot qu’il dit à ses élèves ?

Réponse : Absolument. On ne peut transmettre cette connaissance uniquement dans la mesure où nous croyons qu’elle est vraie, et que nous l’ayons testé et souffert pour elle. Elle lui appartient, ce qui signifie qu’il l’a mérité.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/10/2017

La tache blanche sur la carte de l’univers

Notre travail est de découvrir où nous avons le libre arbitre et comment l’utiliser correctement. Tout vient du Créateur : la Lumière, le désir de donner sans réserve et le désir de recevoir du plaisir. Mais où trouvons-nous quelque chose qui dépende de nous lorsque la Lumière et le désir entrent en contact et interagissent l’un avec l’autre ?

Le Créateur a-t-il laissé intentionnellement cette zone libre, le tiers médian de la Sefira Tifferet, où l’indépendance nous a été donnée ? Ou est-ce qu’Il ne fait que le prétendre et se soucie tranquillement de nous comme si nous étions de petits enfants pensant que nous sommes seuls à la maison ?

Le libre arbitre se réalise uniquement dans le groupe, dans la dizaine. C’est là que le Créateur se révèle. Le point de contact entre moi, le groupe et le Créateur est l’endroit où je révèle cette zone libre dans le désir, dans la pensée et dans l’action : la tache blanche, la terra incognita, la terre inconnue.

Extrait de la 3ème partie de la leçon de Kabbale, « Le Créateur désire être découvert » (Préparation pour le Congrès 2018) du 14/01/2018

Un kabbaliste et ses étudiants

Question : En tant que kabbaliste, ressentez-vous l’état actuel et l’état corrigé de chacun de vos élèves en même temps ?

Réponse : Non, je ne me penche pas trop profondément sur cette question parce que dans la leçon quotidienne, il y a environ 500 étudiants qui sont assis devant moi et quelque 2 000 autres sont connectés virtuellement.

Je ne peux pas ressentir chacun d’entre eux, et je ne le fais pas parce que j’ai une mission totalement différente. Je dois ressentir le récipient général et le guider vers le but, et c’est la mission sur laquelle je me concentre. Dans la mesure où chaque élève se connecte au récipient général, il est connecté à moi durant le cours.

Le mot « leçon », « shiour » en hébreu, signifie mesure, taille. Dans la mesure où les étudiants peuvent se connecter entre eux, ils peuvent recevoir ce que j’insère dans ce récipient.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/01/2017

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