Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

« Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier »

laitman_944Question : Qui sont les « Juifs » en termes kabbalistiques ?

Réponse : Ce sont des gens qui veulent s’unir, qui aspirent à atteindre l’amour dans leurs relations et, à travers un tel amour, à atteindre l’amour pour le Créateur. Ces personnes sont appelées « Juifs » (Yéhoudim) du mot « Yikhoud » (unité).

Une autre signification du mot « Juif » vient du mot « Avar » (transition), qui signifie celui qui a franchi la frontière de notre monde et est entré dans le monde supérieur.

Question : Les membres de notre grand groupe mondial ont un immense désir ardent de passer de la loi de l’amour pour eux-mêmes à la loi de l’amour du prochain. Pouvons-nous tous les appeler Juifs (Yéhoudim) ?

Réponse : Selon le sens, certainement. Après tout, au début les Juifs étaient les anciens Babyloniens des 70 nations qui habitaient Babylone, qui décidèrent de s’élever au-dessus de leur égoïsme et de devenir un seul groupe, un unique tout.

Question : Est-ce que cela signifie que lorsque le monde entier commence à avancer dans cette direction, on peut l’appeler Yéhoudim ?

Réponse : Oui, comme il est écrit : « Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier. »

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

La différence entre un Congrès et le cours quotidien

Un kénesse (congrès) est un kinousse (rassemblement) où l’on veut être dans la sensation d’un système unique, et la sensation de ce rassemblement dépend de la mesure selon laquelle chacun y donne de la force et agit dans la connexion pour tout le monde, alors chacun en reçoit la récompense. Je ne pense pas que le cours quotidien [matinal] couvre le Congrès, à la fois en termes de quantité et de qualité des participants, et aussi en termes de ne pas scruter les choses comme nous le faisons lors d’un Congrès. Dans un Congrès, nous n’agissons que de manière positive pour éveiller de plus en plus l’unité, alors que dans nos cours quotidiens, nous avons la ligne de critique. C’est la principale différence entre un cours et un Congrès.

En dehors de cela, dans un Congrès, il y a un rassemblement en quantité, pas seulement en qualité. Vous avez beaucoup de personnes qui se rassemblent pendant deux ou trois jours dans un effort. Nous verrons comment nous pouvons activer cet effort dans un Congrès virtuel. D’une part, il y a cette direction vers la connexion, et d’autre part, c’est entièrement plus interne et virtuel.

Tout est organisé pour nous d’en haut où, d’après ce que nous apprenons maintenant (quelle est la vraie connexion, où est-elle, où est-ce que nous la mesurons) nous voyons aussi que cela vient d’en haut où nous ne comprenons même pas exactement ce qu’est un Congrès virtuel. Jusqu’à ce que nous y arrivions, nous voyons exactement qu’il est plus adapté à notre état qu’un congrès physique. (1)

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, « Le Mois d’Eloul et Rosh HaShanah » du 10/09/2018

(1) : à 0 minute et 5 secondes

Tisha Bé’Av (le neuvième jour du mois de Av)

Nos sages ont dit (Traité Yoma) que le Second Temple a été détruit à cause de la haine gratuite. C’est en dépit du fait que les gens qui s’y trouvaient étaient engagés dans la Torah, les commandements et la charité, mais ils ne l’ont pas fait de façon désintéressée mais pour obtenir une récompense ; c’est-à-dire qu’ils ont accompli toutes les actions sauf s’unir et par conséquent ce travail s’est transformé de l’élixir de vie en un poison mortel.

La Torah peut être un poison mortel, c’est-à-dire un médicament qui aide à tuer un désir égoïste, et elle peut être la potion de vie qui anime le désir de donner sans réserve. Il s’agit de la même Lumière supérieure. Si elle vient au désir de recevoir alors qu’il est encore égoïste et n’aspire pas à être corrigé pour le don sans réserve, alors elle durcit davantage le cœur d’une personne, l’amenant à la reconnaissance du mal. Une fois qu’une personne reconnaît son mal et désire vraiment la correction, la même Lumière se transforme en un bon ange. (1)

Tout d’abord, nous devons arriver à la reconnaissance du mal ; uniquement cela peut nous conduire à la prière, à la demande de correction. La reconnaissance du mal peut provenir de mes qualités égoïstes, du fait que je ne veuille pas me corriger, ou parce que je veux déjà me corriger mais que je n’en ai pas assez de force. La force n’est pas requise pour la correction, mais pour demander à la Lumière supérieure de me corriger. (2)

Le jour de Tisha Be’Av est le chagrin à propos de l’âme brisée et abandonnée par la Lumière supérieure, c’est-à-dire par la présence du Créateur. Nous devons la ramener. C’est le fait que nous ne voulons pas la ramener, ne voulons pas restaurer l’âme brisée ; c’est la destruction et le crime que nous devrions regretter. A savoir, nous ne pleurons pas la destruction qui fut autrefois, mais notre réticence à la corriger ici et maintenant. Nous ne voulons pas demander au Créateur de nous corriger, nous refusons même d’aborder cette demande. C’est la vraie ruine.

Nous ne devrions pas pleurer sur le bâtiment en ruine [Le Temple à Jérusalem], mais sur nous-mêmes, sur notre âme brisée que nous pouvons restaurer, mais ne le faisons pas. (3)

Extraits de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « Tisha Be’Av (9 de Av) » du 22/07/2018

(1) : à 25 minute et 0 seconde
(2) : à 27 minutes et 40 secondes
(3) : à 32 minutes et 40 secondes

Double citoyenneté

Après s’être établi dans le monde spirituel, une personne transfère de petites parties du trésor du Roi de l’ancien à un nouvel état jusqu’à ce qu’elle les transfère toutes. Et bien qu’elle ne voit pas le fruit de son travail, elle essaie de croire qu’elle travaille correctement.

L’ancien état d’origine est en moi et en chacun de nous. J’y ai pris grand soin et ai accumulé beaucoup de biens là-bas : c’est toute ma propriété, tout à moi ; c’est ce qui me donne une sensation de la vie, de confiance. Tout m’appartient et personne n’est autorisé à y toucher !

Et soudainement, je décide que la chose la plus importante pour moi est précisément ce qui est en dehors de mon corps, c’est-à-dire les autres personnes, et je veux le leur transmettre. Et puis je commence à rassembler les désirs avec les remplissages hors de moi-même et à les transmettre à tout le reste. Je m’attends à ce que ce soit mon deuxième état.

En réalisant ce travail, je commence à comprendre qu’en fait, seule l’attitude que j’ai créée en moi-même maintenant avec l’aide de la force supérieure et en agissant pour le bien de ce qui est hors de moi est la seule forme correcte de comportement.

Cela me donne la liberté, me permet de ne pas m’attacher à mon désir d’avoir du plaisir, de ne pas vivre à l’intérieur de lui, mais de passer au désir de donner sans réserve, à l’étape de Bina. De cette façon, nous passons de ce monde au monde supérieur. (1)

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Attaquer la Connexion » du 11/06/2018

(1) : à 46 minutes et 30 secondes

Vérifiez par vous-même : ressentez-vous la grandeur du Créateur ?

Le Créateur reçoit un immense plaisir du fait que l’être créé prend plaisir de Lui, devient identique à Lui. Et si nous sommes en union avec Lui, alors nous devons essayer de Lui apporter ce plaisir. (1)

Je dois toujours me contrôler, mon humeur, est-ce que je ressens la grandeur du Créateur ou pas ? Si je ne suis pas heureux du fait que je vis dans le monde du Créateur qui me remplit et tout ce qui est autour de moi, cela signifie que je manque encore de Sa grandeur. (2)

Il n’y a pas de plaisir plus fort, plus profond ou plus infini que ce qui provient de la révélation du Créateur. Cela remplit tout l’horizon, une personne ne voit plus rien d’autre : tout se voit uniquement par rapport à son opposé. Et aujourd’hui nous devons essayer d’être dans cet état même : le Créateur est l’arrière-plan constant, éclairant toute la réalité, et nous devons connecter toute la réalité à Lui, et c’est pourquoi nous devons voir toute la réalité uniquement comme un moyen pour le révélation de Sa grandeur.

La grandeur du Créateur nous éloigne de tous les problèmes, de toutes les perturbations, de toutes les barrières. Tous les plaisirs et les atteintes viennent aussi uniquement de la grandeur du Créateur. Tout manque dans un lieu quelconque est provoquée par le manque de  grandeur du Créateur et est corrigée seulement par cela jusqu’à ce que nous remplissions toute la réalité avec Lui.

Mais je n’efface pas les problèmes parce que s’ils disparaissent, je perds le besoin de la grandeur du Créateur. Le désir égoïste sera satisfait et je n’aurai besoin de rien d’autre. Mais comment puis-je réveiller l’obscurité moi-même ? Comme il est écrit : « Chaque homme aidera son prochain. » Entre nous, nous formons de nouveaux besoins envers la grandeur du Créateur. Par conséquent, la brisure s’est produite de sorte qu’à travers la connexion entre nous, nous pouvons former le besoin de la révélation du Créateur. (3)

Extraits de la 3ème partie de la leçon de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « De l’enseignement de la Kabbale et Son Essence » du 27/05/2018

(1) : à 19 minutes et 30 secondes
(2) : à 21 minutes et 0 seconde
(3) : à 29 minutes et 55 secondes

Dans la pensée initiale

Nous ne pouvons jamais vraiment unir nos désirs ni nos intentions. Nous ne pouvons nous connecter qu’à l’intérieur du Créateur. Là, nous nous connectons et devenons une dizaine. C’est pourquoi il est nécessaire de parler constamment de la grandeur du Créateur, sans qui nous n’achèverons pas la construction de la dizaine. Nous pouvons parler sans cesse de l’unité, mais rien ne se passera.

La fin de l’action doit déjà reposer dans la pensée initiale, c’est-à-dire dans l’adhésion au Créateur ; par conséquent, cela doit être suggéré au début de chaque action. (1)

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, L’Étude des Dix Sefirot, Partie n°4, Chapitre 1, Point 5, du 10/05/2018

(1) :  à 35 minutes et 20 secondes

Établissez le but de votre développement

Malkhout du monde de l’Infini (Ein Sof) décide qu’elle doit devenir comme Keter, la phase racine. Et ainsi, elle fait une restriction (Tsimtsoum) pour accomplir son désir, son but.

Maintenant tout sera déterminé non par le désir d’avoir du plaisir contenu en elle, mais elle, au-dessus de sa propre volonté, voudra établir le but de son développement. Comme le Créateur voulait tout faire pour elle, pour Sa création, ainsi elle veut que toutes ses pensées soient dirigées vers le don sans réserve.

La réalisation de ce but s’appelle l’écran (Massakh). La pensée est appelée la Lumière réfléchie. La première action nécessaire ici est la restriction (Tsimtsoum). A partir de maintenant, les décisions ne sont pas prises par mon désir d’avoir du plaisir, mais par l’écran.

Le passage d’un écran personnel à un écran commun est appelé traverser la Makhsom, la frontière du monde supérieur. La première fois que nous agissons à l’intérieur de notre désir recouvert par l’écran commun est considérée comme la traversée de la Makhsom.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie n°2 du 25/03/2018

Faire une place pour le Créateur

Nous devons essayer d’attribuer tout ce qui nous arrive, tout ce que nous ressentons, qui est éveillé dans l’esprit et dans le cœur, le monde entier autour de nous, à une seule force, en dehors de laquelle il n’y a rien d’autre.

Tout vient de cette force bonne et bienveillante, dans le seul but pour nous de relier tout ce qui arrive à cette source unique et, ce faisant, Le révéler.

Si nous attribuons tout à une seule force supérieure, alors nous cessons de contrôler nos actions, pensées et désirs, puisque toutes nos pensées et nos désirs, tous nos efforts, visent uniquement à nous annuler, à faire un espace pour « Il n’y en rien hormis Lui ».

Et ainsi nous Le révélons dans le désir de donner sans réserve, dans de nouveaux organes sensoriels, dans les qualités de Bina. Donc, même si nous n’avons pas de chemise, nous n’en avons pas besoin : seulement d’avoir l’auto-annulation qui nous permet de révéler le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Pourquoi nous avons Besoin de « Réponds à Ton Cœur, pour Savoir que le Seigneur est Dieu », dans le Travail » du 26/03/2018

La prière que le Créateur entend

Une personne ne se tourne pas automatiquement vers le Créateur dès qu’elle ressent qu’elle ne peut pas s’en sortir. Elle tombe simplement dans le désespoir, soit elle dormira ou soit elle pleurera d’impuissance.

Si seulement il y a des amis proches qui ne sont pas dans une descente et ni désespérés comme elle, alors leur soutien, ainsi que son état désespéré, formeront en elle une demande correcte au Créateur.

C’est le seul moyen possible. Une personne seule ne se tournera jamais vers le Créateur, ni dans un bon ni dans un mauvais état. Elle peut remercier ou maudire le Créateur, mais ce ne sera pas une prière.

Une vraie prière doit consister en dix Sefirot en tant que récipient spirituel : les neuf Sefirot supérieures et Malkhout. Par conséquent, elle doit être impressionnée par neuf amis et attacher sa Malkhout vide, souffrante et sombre à eux, et ainsi un appel vers le Créateur naîtra en cela.

Une prière est un récipient spirituel dans lequel HaVaYaH [Nom sacré, ndt], les dix Sefirot, doivent agir. De ce fait, une personne ne peut pas prier seule ou pour elle-même ; c’est simplement impossible.

La vraie prière, que le Créateur entend, peut surgir uniquement lorsque quelqu’un est inclus dans le groupe et reçoit des amis leurs intentions, leurs impressions et leur soutien. Alors avec son manque et avec ce qu’il reçoit des neuf premières Sefirot des amis, de leur soutien et de leurs propriétés, il peut se tourner vers le Créateur.

Après tout, on ne peut pas utiliser seulement son mauvais état. Mais si quelqu’un se connecte à ses amis, alors sa prière n’est plus une mauvaise sensation. Le Créateur ne nous fait pas de mal, mais nous donne l’occasion de nous unir avec des amis et avec Lui. Par conséquent, la prière ne peut être qu’à l’intérieur du groupe et à propos du groupe.

C’est ici que nous avons besoin de l’Arvout, la solidarité. Si nous y parvenons, alors tout ira bien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877, « Trois Prières » du 21/03/2018

Le coefficient du don sans réserve

Toute science dans le monde étudie les connexions entre les parties de la réalité, chacune à son niveau de réalité (physiologique, psychologique, biologique et physique) et il y a donc la psychologie, la biologie, la physique, etc.

La sagesse de la Kabbale ne traite pas de ces niveaux, mais du niveau le plus fondamental, qui est le désir contenu dans chaque partie de la création, seulement sous des formes différentes, à des niveaux différents, et à des tailles différentes.

Par conséquent, la Kabbale est considérée comme la science principale. Elle conduit la même recherche scientifique que toute autre science, elle en tire des formules, étudie la création et les actions du Créateur, clarifie notre place dans la création et mesure la création en relation avec le Créateur. Tout cela présuppose une étude scientifique sérieuse. Toutes les autres sciences ne donnent pas de définitions aussi précises.

En fait, la création est très compliquée. Bien qu’il semble qu’elle repose sur une formule très simple : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal au désir de recevoir de la créature.

Cependant, ce n’est pas une simple égalité, car elle inclut un coefficient (C) qui devrait égaliser le désir de recevoir et le désir de donner : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal à C multiplié par le désir de recevoir de la créature.

Ce coefficient inclut en lui-même une restriction, un écran (Massach) et une Lumière Réfléchie. Nous devons appliquer cette équation tout le temps. Par conséquent, je dois connaître le désir de recevoir, le désir de donner sans réserve, et mon coefficient.

Ainsi j’étudie toujours le désir du Créateur de donner sans réserve. J’aspire à Lui et m’assimile à Lui. Selon ces paramètres, je détermine mon état et ma place dans la création. De cette façon, j’explore toute la création. Sans cela, il est impossible de me positionner correctement par rapport au Créateur, et je dois arriver à L’aimer. Le coefficient est mon intention en vue du don sans réserve. Sans cela, je ne peux pas être en contact avec le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 01/03/2018