Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Les moments de descente

Question : Une personne qui est tombée dans la « fosse » de son égoïsme ne croit pas qu’elle a quelque chose en elle associé au don sans réserve. Elle ne voit rien de sacré en elle qui serait lié au Créateur. Comment peut-on sortir de cet état ?

Réponse : Il n’y a rien de compliqué ici. Si nous avons un groupe et que nous nous habituons à nous élever et à élever les uns les autres chaque jour, avant la leçon et pendant la leçon afin que toutes nos qualités, nos points de vue et nos connexions soient contrôlés et nous fassent progresser, alors nous n’avons pas besoin de grandes et immenses descentes. Si elles se produisent cependant, elles sont pratiquement toutes gérables.

La descente ne devrait pas durer plus d’un instant. Pas une fraction de seconde, mais juste un moment qui n’a même pas de période dans le temps. Immédiatement, une ascension devrait en émerger.

Si je suis dans le champ du groupe et que je reçois une descente personnelle, alors cela me traverse comme une impulsion électrique et immédiatement le groupe m’extrait. Le champ général du groupe travaille sur moi.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 18/04/2018

Augmenter l’intensité de la progression

Question : Comment puis-je améliorer la qualité de mon annulation devant les autres ? À quoi faut-il faire attention ? On a l’impression que tout commence à partir de ce point.

Réponse : J’essaie de donner le matériel le plus approprié, en particulier sur Twitter, pour réveiller les gens d’une manière ou d’une autre. Dans chaque leçon, nous progressons au moins dans la compréhension théorique de notre tâche. Peu importe à quel point je le veux, je ne peux pas parler plus ouvertement, de manière plus avancée. C’est un système fermé où mes étudiants dictent les limites de mes paroles.

Les événements pendant les fêtes et les congrès sont les seuls qui me donnent l’occasion de m’exprimer davantage, car une vaste masse de personnes, qui se connectent tant bien que mal entre elles, se joignent à nous. Nous réussissons alors quelque peu.

Nous avançons par bonds, en sautant de congrès en congrès, de fête en fête, comme une sauterelle qui saute d’un endroit à l’autre. C’est bien, mais j’aimerais néanmoins un avancement plus intensif, constant, uniforme et continu.

Extrait de l’émission télévisée « La Dernière Génération » du 12/04/2018

Selon le conseil d’un kabbaliste

Question : Est-il impossible d’expliquer la méthode de la Kabbale à une personne qui n’a pas de point dans le cœur ? Elle ne comprend que la logique cartésienne, la psychologie de groupe, mais pas la psychologie supérieure.

Réponse : La Kabbale ne s’occupe pas des explications car elle fonctionne initialement à un niveau où il n’y a ni pensées ni désirs humains. Cela n’a aucun sens d’expliquer quoi que ce soit. C’est la même chose que de s’asseoir devant un chien en lui interprétant des canons philosophiques, tandis qu’il remue la queue pour répondre à votre affection, et ce que vous dites n’est pas important.

C’est pareil avec un kabbaliste. Lorsqu’il essaie de transmettre quelque chose aux gens, ils acquiescent avec un sourire approbateur, comme s’ils disaient « Continuez à babiller ! » mais ils n’explorent rien.

Le temps passe et s’ils continuent à étudier conformément aux conseils du kabbaliste, alors ils commencent peu à peu à comprendre où cela mène. Ils ressentent divers changements en eux-mêmes ; selon les termes employés, ils commencent à ressentir une réaction adéquate à des actions plus élevées qu’ils n’avaient pas ressenties auparavant. Ils entrent dans un champ où il y a des définitions complètement nouvelles, et de ce fait ils continuent à avancer.

Mais ce n’est pas parce qu’ils absorbent tout dans leur esprit, mais parce qu’ils agissent selon les directives de leur enseignant.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 12/04/2018

« Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier »

laitman_944Question : Qui sont les « Juifs » en termes kabbalistiques ?

Réponse : Ce sont des gens qui veulent s’unir, qui aspirent à atteindre l’amour dans leurs relations et, à travers un tel amour, à atteindre l’amour pour le Créateur. Ces personnes sont appelées « Juifs » (Yéhoudim) du mot « Yikhoud » (unité).

Une autre signification du mot « Juif » vient du mot « Avar » (transition), qui signifie celui qui a franchi la frontière de notre monde et est entré dans le monde supérieur.

Question : Les membres de notre grand groupe mondial ont un immense désir ardent de passer de la loi de l’amour pour eux-mêmes à la loi de l’amour du prochain. Pouvons-nous tous les appeler Juifs (Yéhoudim) ?

Réponse : Selon le sens, certainement. Après tout, au début les Juifs étaient les anciens Babyloniens des 70 nations qui habitaient Babylone, qui décidèrent de s’élever au-dessus de leur égoïsme et de devenir un seul groupe, un unique tout.

Question : Est-ce que cela signifie que lorsque le monde entier commence à avancer dans cette direction, on peut l’appeler Yéhoudim ?

Réponse : Oui, comme il est écrit : « Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier. »

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

La différence entre un Congrès et le cours quotidien

Un kénesse (congrès) est un kinousse (rassemblement) où l’on veut être dans la sensation d’un système unique, et la sensation de ce rassemblement dépend de la mesure selon laquelle chacun y donne de la force et agit dans la connexion pour tout le monde, alors chacun en reçoit la récompense. Je ne pense pas que le cours quotidien [matinal] couvre le Congrès, à la fois en termes de quantité et de qualité des participants, et aussi en termes de ne pas scruter les choses comme nous le faisons lors d’un Congrès. Dans un Congrès, nous n’agissons que de manière positive pour éveiller de plus en plus l’unité, alors que dans nos cours quotidiens, nous avons la ligne de critique. C’est la principale différence entre un cours et un Congrès.

En dehors de cela, dans un Congrès, il y a un rassemblement en quantité, pas seulement en qualité. Vous avez beaucoup de personnes qui se rassemblent pendant deux ou trois jours dans un effort. Nous verrons comment nous pouvons activer cet effort dans un Congrès virtuel. D’une part, il y a cette direction vers la connexion, et d’autre part, c’est entièrement plus interne et virtuel.

Tout est organisé pour nous d’en haut où, d’après ce que nous apprenons maintenant (quelle est la vraie connexion, où est-elle, où est-ce que nous la mesurons) nous voyons aussi que cela vient d’en haut où nous ne comprenons même pas exactement ce qu’est un Congrès virtuel. Jusqu’à ce que nous y arrivions, nous voyons exactement qu’il est plus adapté à notre état qu’un congrès physique. (1)

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, « Le Mois d’Eloul et Rosh HaShanah » du 10/09/2018

(1) : à 0 minute et 5 secondes

Tisha Bé’Av (le neuvième jour du mois de Av)

Nos sages ont dit (Traité Yoma) que le Second Temple a été détruit à cause de la haine gratuite. C’est en dépit du fait que les gens qui s’y trouvaient étaient engagés dans la Torah, les commandements et la charité, mais ils ne l’ont pas fait de façon désintéressée mais pour obtenir une récompense ; c’est-à-dire qu’ils ont accompli toutes les actions sauf s’unir et par conséquent ce travail s’est transformé de l’élixir de vie en un poison mortel.

La Torah peut être un poison mortel, c’est-à-dire un médicament qui aide à tuer un désir égoïste, et elle peut être la potion de vie qui anime le désir de donner sans réserve. Il s’agit de la même Lumière supérieure. Si elle vient au désir de recevoir alors qu’il est encore égoïste et n’aspire pas à être corrigé pour le don sans réserve, alors elle durcit davantage le cœur d’une personne, l’amenant à la reconnaissance du mal. Une fois qu’une personne reconnaît son mal et désire vraiment la correction, la même Lumière se transforme en un bon ange. (1)

Tout d’abord, nous devons arriver à la reconnaissance du mal ; uniquement cela peut nous conduire à la prière, à la demande de correction. La reconnaissance du mal peut provenir de mes qualités égoïstes, du fait que je ne veuille pas me corriger, ou parce que je veux déjà me corriger mais que je n’en ai pas assez de force. La force n’est pas requise pour la correction, mais pour demander à la Lumière supérieure de me corriger. (2)

Le jour de Tisha Be’Av est le chagrin à propos de l’âme brisée et abandonnée par la Lumière supérieure, c’est-à-dire par la présence du Créateur. Nous devons la ramener. C’est le fait que nous ne voulons pas la ramener, ne voulons pas restaurer l’âme brisée ; c’est la destruction et le crime que nous devrions regretter. A savoir, nous ne pleurons pas la destruction qui fut autrefois, mais notre réticence à la corriger ici et maintenant. Nous ne voulons pas demander au Créateur de nous corriger, nous refusons même d’aborder cette demande. C’est la vraie ruine.

Nous ne devrions pas pleurer sur le bâtiment en ruine [Le Temple à Jérusalem], mais sur nous-mêmes, sur notre âme brisée que nous pouvons restaurer, mais ne le faisons pas. (3)

Extraits de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « Tisha Be’Av (9 de Av) » du 22/07/2018

(1) : à 25 minute et 0 seconde
(2) : à 27 minutes et 40 secondes
(3) : à 32 minutes et 40 secondes

Double citoyenneté

Après s’être établi dans le monde spirituel, une personne transfère de petites parties du trésor du Roi de l’ancien à un nouvel état jusqu’à ce qu’elle les transfère toutes. Et bien qu’elle ne voit pas le fruit de son travail, elle essaie de croire qu’elle travaille correctement.

L’ancien état d’origine est en moi et en chacun de nous. J’y ai pris grand soin et ai accumulé beaucoup de biens là-bas : c’est toute ma propriété, tout à moi ; c’est ce qui me donne une sensation de la vie, de confiance. Tout m’appartient et personne n’est autorisé à y toucher !

Et soudainement, je décide que la chose la plus importante pour moi est précisément ce qui est en dehors de mon corps, c’est-à-dire les autres personnes, et je veux le leur transmettre. Et puis je commence à rassembler les désirs avec les remplissages hors de moi-même et à les transmettre à tout le reste. Je m’attends à ce que ce soit mon deuxième état.

En réalisant ce travail, je commence à comprendre qu’en fait, seule l’attitude que j’ai créée en moi-même maintenant avec l’aide de la force supérieure et en agissant pour le bien de ce qui est hors de moi est la seule forme correcte de comportement.

Cela me donne la liberté, me permet de ne pas m’attacher à mon désir d’avoir du plaisir, de ne pas vivre à l’intérieur de lui, mais de passer au désir de donner sans réserve, à l’étape de Bina. De cette façon, nous passons de ce monde au monde supérieur. (1)

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Attaquer la Connexion » du 11/06/2018

(1) : à 46 minutes et 30 secondes

Vérifiez par vous-même : ressentez-vous la grandeur du Créateur ?

Le Créateur reçoit un immense plaisir du fait que l’être créé prend plaisir de Lui, devient identique à Lui. Et si nous sommes en union avec Lui, alors nous devons essayer de Lui apporter ce plaisir. (1)

Je dois toujours me contrôler, mon humeur, est-ce que je ressens la grandeur du Créateur ou pas ? Si je ne suis pas heureux du fait que je vis dans le monde du Créateur qui me remplit et tout ce qui est autour de moi, cela signifie que je manque encore de Sa grandeur. (2)

Il n’y a pas de plaisir plus fort, plus profond ou plus infini que ce qui provient de la révélation du Créateur. Cela remplit tout l’horizon, une personne ne voit plus rien d’autre : tout se voit uniquement par rapport à son opposé. Et aujourd’hui nous devons essayer d’être dans cet état même : le Créateur est l’arrière-plan constant, éclairant toute la réalité, et nous devons connecter toute la réalité à Lui, et c’est pourquoi nous devons voir toute la réalité uniquement comme un moyen pour le révélation de Sa grandeur.

La grandeur du Créateur nous éloigne de tous les problèmes, de toutes les perturbations, de toutes les barrières. Tous les plaisirs et les atteintes viennent aussi uniquement de la grandeur du Créateur. Tout manque dans un lieu quelconque est provoquée par le manque de  grandeur du Créateur et est corrigée seulement par cela jusqu’à ce que nous remplissions toute la réalité avec Lui.

Mais je n’efface pas les problèmes parce que s’ils disparaissent, je perds le besoin de la grandeur du Créateur. Le désir égoïste sera satisfait et je n’aurai besoin de rien d’autre. Mais comment puis-je réveiller l’obscurité moi-même ? Comme il est écrit : « Chaque homme aidera son prochain. » Entre nous, nous formons de nouveaux besoins envers la grandeur du Créateur. Par conséquent, la brisure s’est produite de sorte qu’à travers la connexion entre nous, nous pouvons former le besoin de la révélation du Créateur. (3)

Extraits de la 3ème partie de la leçon de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « De l’enseignement de la Kabbale et Son Essence » du 27/05/2018

(1) : à 19 minutes et 30 secondes
(2) : à 21 minutes et 0 seconde
(3) : à 29 minutes et 55 secondes

Dans la pensée initiale

Nous ne pouvons jamais vraiment unir nos désirs ni nos intentions. Nous ne pouvons nous connecter qu’à l’intérieur du Créateur. Là, nous nous connectons et devenons une dizaine. C’est pourquoi il est nécessaire de parler constamment de la grandeur du Créateur, sans qui nous n’achèverons pas la construction de la dizaine. Nous pouvons parler sans cesse de l’unité, mais rien ne se passera.

La fin de l’action doit déjà reposer dans la pensée initiale, c’est-à-dire dans l’adhésion au Créateur ; par conséquent, cela doit être suggéré au début de chaque action. (1)

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, L’Étude des Dix Sefirot, Partie n°4, Chapitre 1, Point 5, du 10/05/2018

(1) :  à 35 minutes et 20 secondes

Établissez le but de votre développement

Malkhout du monde de l’Infini (Ein Sof) décide qu’elle doit devenir comme Keter, la phase racine. Et ainsi, elle fait une restriction (Tsimtsoum) pour accomplir son désir, son but.

Maintenant tout sera déterminé non par le désir d’avoir du plaisir contenu en elle, mais elle, au-dessus de sa propre volonté, voudra établir le but de son développement. Comme le Créateur voulait tout faire pour elle, pour Sa création, ainsi elle veut que toutes ses pensées soient dirigées vers le don sans réserve.

La réalisation de ce but s’appelle l’écran (Massakh). La pensée est appelée la Lumière réfléchie. La première action nécessaire ici est la restriction (Tsimtsoum). A partir de maintenant, les décisions ne sont pas prises par mon désir d’avoir du plaisir, mais par l’écran.

Le passage d’un écran personnel à un écran commun est appelé traverser la Makhsom, la frontière du monde supérieur. La première fois que nous agissons à l’intérieur de notre désir recouvert par l’écran commun est considérée comme la traversée de la Makhsom.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie n°2 du 25/03/2018