Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

À quoi sert un kabbaliste ?

Question : Sur quoi un kabbaliste compte-t-il s’il ne peut pas faire confiance à son esprit et à ses sensations ?

Réponse : Un kabbaliste ne dépend que de la méthode par laquelle il peut invoquer et attirer la Lumière Supérieure.

Il y a des milliards de personnes autour de nous qui comptent sur leurs esprits et leurs sensations, et à quoi cela leur sert-il ? Il est temps d’arrêter de se comporter comme des chatons aveugles et de commencer à penser clairement.

Une personne ne doit en aucun cas compter sur elle-même et se faire confiance. Après tout, une personne ne sait pas ce qui se passe maintenant en elle et à plus forte raison, ce qui est bon pour elle. Nous pouvons voir ce qui s’est passé tout au long de l’histoire humaine. Nous ne savons même pas comment vivre.

Nous sommes tous le résultat de l’effet du système des forces supérieures sur nous. Il s’agit essentiellement d’une seule force, mais c’est comme si elle fonctionnait et nous affectait à travers de nombreuses forces. Nous devons comprendre que notre travail est d’attirer à nous la force supérieure et de commencer à l’utiliser intensivement afin de se développer spirituellement.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 21/08/2016

Seul le désir est important

Question : Est-ce que l’avancement d’un étudiant est accéléré lorsqu’il demande constamment des explications sur des questions qui l’intéressent mais qu’il ne comprend pas ?

Réponse : Non ! Cela ne veut rien dire. Il y a des idiots qui posent constamment des questions parce que de leur point de vue, il est nécessaire de savoir exactement le comment et le pourquoi, et il y a ceux qui sont à l’opposé, qui sont silencieux tout le temps. Vous les secouez littéralement pour qu’ils disent quelque chose, mais ils sont silencieux.

Il n’y a aucune signification quant à la façon dont un étudiant apprend. Certains écrivent chaque mot, d’autres regardent le plafond comme s’ils n’entendaient rien. Peu importe ! Ce qui est important, c’est qu’un étudiant veuille que je lui apprenne quelque chose et alors selon le degré de son désir, je prends son point dans le cœur, son petit Kli (récipient), et je commence à le remplir.

C’est pourquoi je suis patient et ne suis jamais fatigué. Je suis prêt chaque jour à le faire et j’ai peur de n’y pas y parvenir un jour. Si je suis à l’étranger, j’essaie de donner un cours pour que la journée ne soit pas perdue. Je compte les jours selon les heures où j’enseigne.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/08/2016

Les principes de base pour réussir sur le chemin spirituel

Question : Comment un professeur qui est un kabbaliste peut m’aider ? Pouvez-vous donner quelques principes de base sur comment nous pouvons utiliser un tel cadeau de la force supérieure ?

Réponse : Si un enseignant conseille quelque chose, vous devriez essayer de le réaliser. Mon conseil le plus important est d’assister à la leçon du matin que je donne tous les jours.

Mon deuxième conseil est de vous trouver un groupe de dix, de préférence un groupe physique, pas un virtuel, et d’essayer d’être en contact avec lui, d’étudier ensemble et de faire tout ce que nous faisons dans un groupe de dix.

En outre, s’il y a un congrès près de chez vous, vous devriez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour y assister et, bien sûr, participer à la diffusion autant que vous pouvez y consacrer votre temps.

En bref, la chose la plus importante est la leçon du matin, puis le travail dans le groupe de dix, la diffusion et la participation aux congrès. Il n’y a rien de plus que vous devez faire.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/08/2016

A côté d’une source d’eau fraîche

laitman_525Question : Est-ce que ce sera plus difficile pour les prochaines générations de corriger leur ego ?

Réponse : Celaleur sera plus facile  parce que nous leurs ouvrons la route. Nous sommes les pionniers, et voilà pourquoi c’est si difficile pour nous. Quand j’ai commencé à étudier, il n’y avait pas de livres faciles sur la sagesse de la Kabbale. Il n’y avait pas d’introductions, et mes professeurs parlaient dans une langue que je ne comprenais pas du tout.

De nos jours, tout est beaucoup plus facile et plus simple. Il y a beaucoup de matériel sur notre site Internet, et tout a été préparé pour vous, pour ceux qui étudient. J’espère que de nouveaux étudiants arriveront et nous ouvriront de nouvelles opportunités et nous donneront une grande poussée vers la description correcte de la sagesse de la Kabbale.

Question : Les gens qui lisent les écrits du Baal HaSoulam ne comprennent rien, ce qui signifie qu’il n’y a aucun moyen qu’ils puissent le comprendre sans commentaires.

Réponse : Lorsque j’ai commencé à étudier, cela n’a pas été facile non plus. D’autre part, j’avais le sentiment que j’étais en train de boire de l’eau fraîche, à travers une source que je ne pouvais pas atteindre, mais elle pulvérisait des gouttes d’eau fraîches sur moi. Je ne pouvais pas atteindre l’eau, mais c’était frais. Cette sensation a duré très longtemps.

Mon professeur a toujours dit que beaucoup de centimes s’accumulent jusqu’à former une grosse somme, ce qui signifie que chaque petit effort est ajouté à l’effort précédent et que vous avez besoin de beaucoup de patience.

Je n’avais pas de groupe ni d’amis qui étudiaient avec moi. Je n’avais personne à côté de moi, seulement mon professeur. D’une part, c’était très difficile. D’autre part cependant, je me rends compte aujourd’hui que c’était nécessaire afin de m’élever comme un individu indépendant, un loup solitaire, un solitaire qui pourrait avancer dans la vie sans avoir besoin de personne. C’est la raison pour laquelle je peux être indépendant aujourd’hui.

De la leçon de Kabbale en russe, le 16/02/16

Jouer avec les sensations

laitman_567_04Question : Vous dites souvent que la sagesse de la Kabbale est une science que l’on saisit dans les sens. Mais une science ne peut pas être étudiée sans l’intelligence, sans réfléchir ?

Réponse : Bien sûr, c’est impossible. La sagesse de la Kabbale ne se saisit pas dans les sens, mais nous ressentons dans les sensations. Ensuite, nous vérifions ces sensations : nous les divisons, nous les comparons entre elles, nous leur donnons un chiffre de graduation comme si nous les pesions.

En fait, la Kabbale joue avec les sensations. Mais elle les commande systématiquement, et nous commençons à voir l’interaction des désirs, quelles sensations surgissent dans chacun d’eux.

Dans la Kabbale, nous mesurons très précisément toutes les sensations et nous leur donnons un nom numérique, déterminant leur pouvoir, leur direction, leurs propriétés et ainsi de suite. Par conséquent, nous avons une science des sensations, parce que la seule matière de notre monde est le désir.

La sagesse de la Kabbale est décrite comme la science des émotions parce que la seule matière dans notre monde est le désir, et ce qui est ressenti dans le désir est appelé sensation, qui est ressentie comme la Lumière qui opère et affecte le désir. Cela signifie qu’en mesurant les changements dans le désir, nous mesurons la Lumière qui agit et l’affecte.

Question : Qu’est-ce qui vient d’abord, l’esprit d’une personne ou le désir ?

Réponse : Le désir vient en premier et l’esprit suit, et c’est la façon dont nous nous développons. D’où vient l’esprit d’un enfant ? C’est seulement comme résultat du développement du désir.

Plus le désir qu’une personne a est grand, plus elle a besoin d’un esprit afin d’acquérir la totalité de ses désirs et de les contrôler.

De la leçon de Kabbale en russe, le 17/01/16

Une force qui n’est pas perçue par les sens humains

Question : Comment une personne peut-elle imaginer la force supérieure, le Créateur, s’il est impossible de Le percevoir à travers nos sens humains et de Le comparer à quoi que ce soit dans le monde corporel ? Comment est-Il révélé, et comment les kabbalistes L’atteignent-ils ?

Réponse : C’est très simple. Il y a une force appelée la force du don sans réserve, et une personne peut la ressentir si et seulement si de son côté, elle a un désir de donner sans réserve. Par conséquent, l’attribut que nous acquérons progressivement par l’étude de la sagesse de la Kabbale appelé « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » est l’attribut du don sans réserve, et il s’accomplit par notre amour des autres.

Si une personne en aime une autre, elle aspire à tout lui donner. Lorsqu’une personne ressent cela d’elle-même, elle commence immédiatement à ressentir dans cette émotion l’attribut supérieur (le Créateur, le monde supérieur), et cela dépend de combien cette émotion est intense de son côté.

Le champ supérieur existe potentiellement et se révèle uniquement lorsqu’un réseau de coopération mutuelle correcte se crée entre nous.

L’incorporation avec les autres, la connexion avec eux, est le réseau à travers lequel la force supérieure passe. A ce moment-là, nous ressentons qu’elle existe.

De la leçon de Kabbale en russe, le 20/12/15

Comment l’humanité peut acquérir une nouvelle caractéristique?

laitman_229Question : Comment une personne ordinaire peut-elle devenir comme le Créateur ?

Réponse : Selon ses caractéristiques. Toutes les propriétés d’une personne sont diamétralement opposées à la force supérieure. Il faut commencer par les transformer.

Tout ce qu’il y est en moi, je dois apprendre à le transformer progressivement en son opposé, comme dans un miroir. Ce n’est pas compliqué.

Il se trouve que je ne suis même pas obligé de creuser en moi-même ou d’apprendre quoi que ce soit ! Après tout, je ne connais pas le Créateur ni Ses propriétés. Par conséquent, je dois venir à un groupe de personnes qui ont des opinions comme les Siennes, de préférence pas plus de dix personnes, et je dois commencer à me rapprocher d’elles selon une méthode que la sagesse de la Kabbale nous explique.

Le rapprochement arrive malgré notre refus, notre méfiance et notre hostilité, nous changeant et nous rendant comme le Créateur.

Nous ne devons pas les changer eux-mêmes. Cette convergence nous transformera automatiquement. Nous devons seulement commencer à chercher un langage commun entre nous. Vous ne pouvez pas imaginer combien cela fonctionne facilement. La convergence nous change progressivement pour achever la similitude avec le Créateur.

Question : Comment atteignons-nous les caractéristiques du Créateur ?

Réponse : Ceux qui étudient la sagesse de la Kabbale atteignent cela dans la connexion entre eux.

Commentaire : Le travail de groupe est bien connu de l’humanité, par exemple, chez les Alcooliques Anonymes, les Narcotiques Anonymes, etc.

Réponse : Dans de nombreux cas, le travail de groupe est un facteur positif et un moyen de se sortir de situations difficiles. Mais dans les groupes de ceux qui étudient la Kabbale, l’intention est d’acquérir la caractéristique unique de devenir comme la force supérieure selon la méthode d’étude des kabbalistes.

Question : Est-il nécessaire pour une personne d’avoir le désir de ressembler au Créateur dès le départ ?

Réponse : Oui, il faut avoir le désir maintenant, spécifiquement tout en vivant dans ce monde, pour révéler la force supérieure, l’éternité, la complétude, l’état suivant.

Question : Et si jamais ce désir n’existe pas chez une personne ?

Réponse : Ce désir existe à l’intérieur de tout le monde, mais il est flou, fermé par une couche égoïste. Une personne le rejette ; elle ne veut pas y penser. Pourquoi devrait-elle penser à quelque chose qui pourrait être dans le futur dont le où, le quand et le comment ne sont pas clairs, tandis qu’elle a des besoins ici et maintenant ? Voilà comment elle parvient à s’embrouiller jusqu’à la fin de sa vie et tout à coup la vie se termine et elle meurt.

La formidable occasion de faire quelque chose avec elle-même disparaît. Juste avant la mort, une personne ressent l’amertume qu’elle a vécu sa vie de cette façon.

En revanche, en travaillant dans un groupe de dix personnes selon la méthode de la Kabbale, on commence à nettoyer la couche égoïste, comme dans une fouille archéologique. La connexion entre nous que l’on appelait autrefois un groupe ou le monde et qui était notre égoïsme commun se transforme en une connexion altruiste et en amour mutuel. Cette nouvelle caractéristique s’appelle le Créateur. La participation dans un groupe d’étude comme cela est comme voler vers le haut, ce qui conduit au prochain niveau de développement.

Les gens qui étudient cessent de se ressentir comme existant dans un corps ; ils commencent à croire, à voir et à découvrir le prochain système d’existence. L’humanité tout entière doit parvenir à ce développement car nous avons existé sur la face de la Terre à travers toutes les générations à cette intention.

De KabTV, « La Sagesse de la Kabbale et la Science » du 25/01/16

Un kabbaliste est une personne qui vit dans deux mondes

Laitman_109Question : Qu’est-ce que cela signifie que les kabbalistes vivent dans deux mondes, dans ce monde et le monde spirituel ?

Réponse : Un kabbaliste est une personne très intéressante. Selon nos normes, il ne peut pas être appelé un saint. Il est une personne normale avec cinq sens habituels (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher).
Un kabbaliste existe dans un corps physique avec tous les instincts qui sont maintenus en lui, avec une variété d’habitudes et de hobbies. Cela signifie qu’un kabbaliste voit, ressent et évalue le monde à travers son corps bestial comme toute autre personne.

Cependant, en même temps, il est inclus dans un groupe de personnes partageant les mêmes idées qui aspirent à atteindre le monde spirituel. Ainsi, il progresse vers le haut en fonction de cette aspiration. Telle est la deuxième caractéristique du fait d’être considéré comme un kabbaliste.

Mais les gens avec lesquels il est connecté pourraient ne plus exister plus longtemps dans notre monde en tant que corps ; cela n’a pas d’importance. Il ressent les forces qui sont derrière tous les objets et il est connecté avec elles, ce qui signifie avec les âmes, parce que notre aspiration vers le haut se réalise par l’intermédiaire de l’âme.

D’une part, il voit ce monde, ressent toutes ses souffrances, et il veut sortir les gens de ce monde, et d’autre part, il s’élève et les attire à sa suite.

Question : Y a-t-il une sorte de connexion entre le corps physique et l’ascension spirituelle de la personne ?
Réponse : Il n’y a en fait aucun lien. Une personne existe dans ce corps physique jusqu’à ce qu’elle découvre ce qu’on appelle le « point dans le cœur ». De ce fait, c’est comme si elle quittait son corps. Elle cesse d’être seulement liée à lui. Elle commence à s’impliquer dans le développement du point dans le cœur.

Mais cela ne signifie pas qu’elle ne voit plus la beauté de ce monde, qu’elle n’aime plus les gens qui sont proches d’elle, qu’elle ne veut plus manger quelque chose de savoureux, et ainsi de suite. Tout ce qui est typique d’une personne dans ce monde existe en elle. En d’autres termes, les gens avant l’ascension spirituelle n’ont pas la crainte de devoir perdre quelque chose. Au contraire, ils élargiront simplement leur cercle de communication.

De la leçon de Kabbale en russe, le 13/12/15

Une Mitsva (Commandement) d’amour parfait

laitman_572_01Le Zohar, « Le Second Commandement », article 198 : La deuxième Mitzva (Commandement) est indissolublement liée à la Mitsva de la peur, et c’est la Mitsva de l’amour (de l’homme pour aimer son Créateur avec l’amour parfait). Qu’est-ce que l’amour parfait ? Il s’agit d’un grand amour, comme il est écrit (Berechit, 17: 1) : « Il marche devant le Seigneur en toute sincérité et perfection. »

Il existe un amour conditionnel, qui apparaît à la suite de tous les bienfaits reçus du Créateur (Introduction à l’Étude des Dix Sefirot, articles 66-74), en conséquence de quoi l’homme fusionne avec le Créateur de tout son cœur et de toute son âme. Pourtant, bien qu’il fusionne avec le Créateur dans la perfection complète, cet amour est considéré comme imparfait.

L’amour parfait est le plus grand commandement supérieur, le plus inclusif dont nous parlent les kabbalistes, qui est la principale exigence à l’égard de toute la création que nous devons remplir. C’est la raison pour laquelle il est appelé une Mitsva.

Dans l’amour conditionnel, plus je reçois, plus j’aime celui qui donne. Il se trouve que je ne l’aime pas réellement mais la source à partir de laquelle tous les plaisirs proviennent. Si cette source de plaisir s’arrête, je perdrai la connexion avec cette personne ou cette force. Cela s’appelle l’amour conditionnel, car il dépend de mon plaisir.

Je dépends de cet amour parce que je ne peux pas me différencier de mon plaisir, de la partie en moi qui jouit. Je ne me divise pas en deux parties encore : en l’âne qui prend plaisir et en l’être humain qui différencie, voit, réalise et ressent cela. L’âne et l’être humain sont toujours connectés. Par conséquent, si je me sens bien, j’aime la source du plaisir, et si je me sens mal, je ne l’aime pas.

C’est la façon dont nous aimons tous dans ce monde, depuis les petits enfants qui disent parfois que maman est méchante si elle ne fait pas ce qu’ils aiment. C’est une réponse directe, naturelle de l’ego et c’est naturel pour tout le monde vis-à-vis de toute chose dans la vie. Ce genre d’amour est appelé l’amour conditionnel, et par conséquent, il est imparfait. C’est en conformité avec le niveau de notre développement, et il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet.

Bien sûr, plus nous nous développons, plus nous exigerons un amour plus sublime, pas simplement de la nourriture délicieuse, un certain service ou certains petits plaisirs, mais des sensations plus sublimes et spéciales. Cependant, cet amour dépend toujours du fait de recevoir du plaisir. C’est avec un tel amour et à partir d’un tel amour que nous sommes nés, car nous sommes un désir de recevoir ; nous sommes tous comme des bêtes, et c’est de là que nous commençons. C’est la raison pour laquelle nous aimons ce qui nous fait plaisir, ce qui signifie la source du plaisir que nous ressentons.

Cela nécessite beaucoup de travail, beaucoup d’efforts, et un cadeau de l’en-haut afin de commencer à se détacher de la source du plaisir et à se connecter à son essence interne. Nous devrions cesser de dépendre de la réception du plaisir à l’intérieur de notre âne et nous devrions préférer la source réelle du plaisir, Ses qualités, ne m’apportant pas de bénéfice direct, mais étant évaluées pour leur propre bien, à leur source. Ce sera un amour ne dépendant pas de ce que je reçois, mais qui dépend uniquement de ce que j’identifie par mon impression des qualités sublimes de la source, de Son exaltation spéciale par rapport à tout ce que je peux imaginer.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale, le 10/02/14

L’impénétrable cœur de pierre

Laitman_155Question : Pourquoi la Lumière de Hokhma à la tête de Arich Anpin est dite bloquée ?

Réponse : Le monde de Atsilout est appelé le monde de la correction, car il apparaît juste après la brisure.

Par conséquent, il est construit de telle sorte qu’aucune erreur de plus ne puisse se produire. Il possède déjà l’expérience de la brisure. Il a été témoin de cela et il est le reliquat des parties brisées. C’est la raison pour laquelle il se construit lui-même de telle sorte que la brisure ne se répète plus et ainsi la Lumière de GAR de Hokhma est bloquée. Le monde de Atsilout ne permet pas à la Lumière de GAR de Hokhma de briller vers le bas parce que c’était la raison pour laquelle elles ont été brisées. Elles ne peuvent pas recevoir une si grande Lumière dans le but de donner sans réserve jusqu’à la fin de la correction.

Il est impossible d’annuler le désir de recevoir au quatrième niveau et de surmonter le cœur de pierre. Nous n’avons pas le pouvoir de surmonter notre ego maintenant. Mais même si nous prenions toute la puissance que nous pourrions de la Lumière, nous ne serions toujours pas en mesure de recevoir le pouvoir qui puisse surmonter le cœur de pierre. Il n’y a pas une telle puissance dans le monde. Parce qu’il a été créé ex-nehilo.

Et de ce fait, la lumière n’a pas la force de fixer quoi que ce soit. Mais parce que nous avons précisément quelque chose en propre, coupée du monde, nous sommes en mesure d’exister et d’être indépendant. C’est un point très important.

Le cœur de pierre a été délibérément créé de cette façon afin que nous soyons séparés du Créateur. Notre « os Louz » (extrémité du coccyx, ndt), notre fondation, a été créé à partir d’absolument rien, et ceci est la raison pour laquelle il n’y a pas de pouvoir dans la Lumière pour corriger le rien. Mais précisément parce que nous avons quelque chose en propre qui est indépendant de la Lumière, nous pouvons exister et être indépendant. Il s’agit d’un discernement très important.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 13/02/14, Le Livre du Zohar

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