Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Faites qu’aujourd’hui soit comme demain

La Lumière intérieure et la Lumière environnante nous influencent de manière opposée. La Lumière intérieure nous donne la sensation du présent et la Lumière environnante nous donne la sensation du futur. Et de cette façon, nous existons entre ces deux influences opposées.

Vous devez être capable de les utiliser. Après tout, si je me sens mal aujourd’hui, c’est peut-être mieux pour l’avenir, et inversement, si aujourd’hui je me sens bien, alors dans le futur cela peut avoir de mauvaises conséquences. Comment pouvez-vous connecter « du bien au mal » et « du mal au bien », « d’aujourd’hui à demain » et « de demain à aujourd’hui » ? Nous pouvons réussir si nous savons comment travailler avec AHAP de Aliya (Ozen, Hotem, Péh de l’élévation).

En élevant AHAP et en le transformant en action, nous égalons aujourd’hui avec demain. Et ainsi il n’y aura de mal ni aujourd’hui ni demain. Après tout, les désirs selon lesquels nous séparons aujourd’hui de demain sont corrigés par la Lumière et sont remplis de celle-ci. Il se trouve que nous nous trouvons dans un monde plein de Lumière, dans la lueur de la Lumière, de jour comme de nuit, comme il est écrit : « Les ténèbres brilleront comme la Lumière. »

Cette opportunité nous est fournie par le Tsimtsoum Bet (seconde restriction). Grâce à cela, nous nous trouvons dans le système de Lumières opposées : intérieure et environnante. Et en raison de l’élévation des AHAP, nous pouvons transformer les ténèbres en Lumière permanente. (1)

Extrait de la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, L’Étude des Dix Sefirot, Volume 6, Partie 16, « Tableau des Réponses pour la Signification des Mots », Point 260, le 08/01/2019

(1) : à 13 minutes et 20 secondes

Tout est résolu au niveau du monde supérieur

Question : Si les autres font partie de moi, alors en changeant les autres, est-ce que je change mes parties externes ?

Réponse : Bien sûr que oui. Mais en même temps, vous ne ressentez plus qui vous êtes en train de changer : eux ou vous-même. Vous commencez à vous connecter aux autres et il s’avère qu’il s’agit d’un seul tout commun. Le Créateur connecte tout le monde.

Question : Nous sommes maintenant en cours et pourtant, il reste encore des milliards de personnes dans le monde qui font des choses comme travailler, dormir, se battre, etc. Nous ne les ressentons pas, alors comment voir cela ?

Réponse : Vous devez vous y habituer petit à petit, et ensuite la question du temps, de l’espace multi-couches et de tout ce qui se passe va disparaître. Vous verrez que ce n’est rien et que tout est résolu à un niveau complètement différent.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/09/2018

Je ne veux qu’une seule chose

Je ne travaille pas sur mes sensations et mon esprit, je ne souhaite qu’une seule chose : être incorporé dans les autres et recevoir à travers cette inclusion une nouvelle vue, une nouvelle ouie, un nouvel odorat, un nouveau goût et un nouveau toucher. Grâce à la connexion à l’ami, je construis maintenant un homme, Adam, semblable au Créateur. Je ne me soucie pas de ce que je ressens car tout est au niveau animal. (1)

Extrait de la 3ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, « De l’Essence de la Sagesse de la Kabbale », le 09/01/2019

(1) : à 33 minutes et 10 secondes

Comment nous organisons-nous pour la prière ?

Quand je pense à moi, je ne peux pas penser au groupe. Faisons cet exercice : je ne demande rien pour moi-même et je ne pense pas à moi-même. J’ai coupé toutes les pensées, tous les désirs et toutes les actions dirigés vers moi pour les empêcher de se développer et d’agir.

J’ai une serre de serpents venimeux, mais je ne les laisse pas s’échapper. Dès qu’un serpent même le plus petit pointe sa tête, je la décapite immédiatement. Ceci s’appelle la restriction. C’est-à-dire que je révèle que le Créateur a mis en moi divers désirs égoïstes que je dois limiter ; je dois enfermer mon « moi », mon égoïsme, et décapiter toutes les manifestations égoïstes. Tant que je n’aurai pas coupé toutes leurs têtes, je ne commencerai pas une action spirituelle car j’ai une tête de serpent.

Je n’ai qu’une demande pour moi-même : faire une restriction et cesser d’exister pour que mon « moi » disparaisse. La foi au-dessus de la raison et les calculs spirituels commencent à agir. (1)

Limiter mon égoïsme ne signifie pas cesser de le ressentir. Il continue d’exister. De plus, il est énorme et cherche constamment à faire une percée. Mais à chaque fois, je l’enferme comme s’il n’était plus là. C’est un travail continu que l’on appelle « restriction ».

Cela ne signifie pas que je cesse de ressentir mon désir égoïste, je le ressens beaucoup ! Mais je me mets au-dessus de lui, comme s’il n’existait pas. Cela veut dire que je reçois une force restrictive : j’ai un écran de 1 000 kilogrammes contre 1 000 serpents, ce qui les maintient sous clé. (2)

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de la Kabbale, Leçon sur le sujet « Comment nous Organisons-nous pour la Prière » du 26/11/2018

(1) : à 30 minutes et 40 secondes
(2) : à 42 minutes

Les moments de descente

Question : Une personne qui est tombée dans la « fosse » de son égoïsme ne croit pas qu’elle a quelque chose en elle associé au don sans réserve. Elle ne voit rien de sacré en elle qui serait lié au Créateur. Comment peut-on sortir de cet état ?

Réponse : Il n’y a rien de compliqué ici. Si nous avons un groupe et que nous nous habituons à nous élever et à élever les uns les autres chaque jour, avant la leçon et pendant la leçon afin que toutes nos qualités, nos points de vue et nos connexions soient contrôlés et nous fassent progresser, alors nous n’avons pas besoin de grandes et immenses descentes. Si elles se produisent cependant, elles sont pratiquement toutes gérables.

La descente ne devrait pas durer plus d’un instant. Pas une fraction de seconde, mais juste un moment qui n’a même pas de période dans le temps. Immédiatement, une ascension devrait en émerger.

Si je suis dans le champ du groupe et que je reçois une descente personnelle, alors cela me traverse comme une impulsion électrique et immédiatement le groupe m’extrait. Le champ général du groupe travaille sur moi.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 18/04/2018

Augmenter l’intensité de la progression

Question : Comment puis-je améliorer la qualité de mon annulation devant les autres ? À quoi faut-il faire attention ? On a l’impression que tout commence à partir de ce point.

Réponse : J’essaie de donner le matériel le plus approprié, en particulier sur Twitter, pour réveiller les gens d’une manière ou d’une autre. Dans chaque leçon, nous progressons au moins dans la compréhension théorique de notre tâche. Peu importe à quel point je le veux, je ne peux pas parler plus ouvertement, de manière plus avancée. C’est un système fermé où mes étudiants dictent les limites de mes paroles.

Les événements pendant les fêtes et les congrès sont les seuls qui me donnent l’occasion de m’exprimer davantage, car une vaste masse de personnes, qui se connectent tant bien que mal entre elles, se joignent à nous. Nous réussissons alors quelque peu.

Nous avançons par bonds, en sautant de congrès en congrès, de fête en fête, comme une sauterelle qui saute d’un endroit à l’autre. C’est bien, mais j’aimerais néanmoins un avancement plus intensif, constant, uniforme et continu.

Extrait de l’émission télévisée « La Dernière Génération » du 12/04/2018

Selon le conseil d’un kabbaliste

Question : Est-il impossible d’expliquer la méthode de la Kabbale à une personne qui n’a pas de point dans le cœur ? Elle ne comprend que la logique cartésienne, la psychologie de groupe, mais pas la psychologie supérieure.

Réponse : La Kabbale ne s’occupe pas des explications car elle fonctionne initialement à un niveau où il n’y a ni pensées ni désirs humains. Cela n’a aucun sens d’expliquer quoi que ce soit. C’est la même chose que de s’asseoir devant un chien en lui interprétant des canons philosophiques, tandis qu’il remue la queue pour répondre à votre affection, et ce que vous dites n’est pas important.

C’est pareil avec un kabbaliste. Lorsqu’il essaie de transmettre quelque chose aux gens, ils acquiescent avec un sourire approbateur, comme s’ils disaient « Continuez à babiller ! » mais ils n’explorent rien.

Le temps passe et s’ils continuent à étudier conformément aux conseils du kabbaliste, alors ils commencent peu à peu à comprendre où cela mène. Ils ressentent divers changements en eux-mêmes ; selon les termes employés, ils commencent à ressentir une réaction adéquate à des actions plus élevées qu’ils n’avaient pas ressenties auparavant. Ils entrent dans un champ où il y a des définitions complètement nouvelles, et de ce fait ils continuent à avancer.

Mais ce n’est pas parce qu’ils absorbent tout dans leur esprit, mais parce qu’ils agissent selon les directives de leur enseignant.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 12/04/2018

« Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier »

laitman_944Question : Qui sont les « Juifs » en termes kabbalistiques ?

Réponse : Ce sont des gens qui veulent s’unir, qui aspirent à atteindre l’amour dans leurs relations et, à travers un tel amour, à atteindre l’amour pour le Créateur. Ces personnes sont appelées « Juifs » (Yéhoudim) du mot « Yikhoud » (unité).

Une autre signification du mot « Juif » vient du mot « Avar » (transition), qui signifie celui qui a franchi la frontière de notre monde et est entré dans le monde supérieur.

Question : Les membres de notre grand groupe mondial ont un immense désir ardent de passer de la loi de l’amour pour eux-mêmes à la loi de l’amour du prochain. Pouvons-nous tous les appeler Juifs (Yéhoudim) ?

Réponse : Selon le sens, certainement. Après tout, au début les Juifs étaient les anciens Babyloniens des 70 nations qui habitaient Babylone, qui décidèrent de s’élever au-dessus de leur égoïsme et de devenir un seul groupe, un unique tout.

Question : Est-ce que cela signifie que lorsque le monde entier commence à avancer dans cette direction, on peut l’appeler Yéhoudim ?

Réponse : Oui, comme il est écrit : « Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier. »

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

La différence entre un Congrès et le cours quotidien

Un kénesse (congrès) est un kinousse (rassemblement) où l’on veut être dans la sensation d’un système unique, et la sensation de ce rassemblement dépend de la mesure selon laquelle chacun y donne de la force et agit dans la connexion pour tout le monde, alors chacun en reçoit la récompense. Je ne pense pas que le cours quotidien [matinal] couvre le Congrès, à la fois en termes de quantité et de qualité des participants, et aussi en termes de ne pas scruter les choses comme nous le faisons lors d’un Congrès. Dans un Congrès, nous n’agissons que de manière positive pour éveiller de plus en plus l’unité, alors que dans nos cours quotidiens, nous avons la ligne de critique. C’est la principale différence entre un cours et un Congrès.

En dehors de cela, dans un Congrès, il y a un rassemblement en quantité, pas seulement en qualité. Vous avez beaucoup de personnes qui se rassemblent pendant deux ou trois jours dans un effort. Nous verrons comment nous pouvons activer cet effort dans un Congrès virtuel. D’une part, il y a cette direction vers la connexion, et d’autre part, c’est entièrement plus interne et virtuel.

Tout est organisé pour nous d’en haut où, d’après ce que nous apprenons maintenant (quelle est la vraie connexion, où est-elle, où est-ce que nous la mesurons) nous voyons aussi que cela vient d’en haut où nous ne comprenons même pas exactement ce qu’est un Congrès virtuel. Jusqu’à ce que nous y arrivions, nous voyons exactement qu’il est plus adapté à notre état qu’un congrès physique. (1)

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale, « Le Mois d’Eloul et Rosh HaShanah » du 10/09/2018

(1) : à 0 minute et 5 secondes

Tisha Bé’Av (le neuvième jour du mois de Av)

Nos sages ont dit (Traité Yoma) que le Second Temple a été détruit à cause de la haine gratuite. C’est en dépit du fait que les gens qui s’y trouvaient étaient engagés dans la Torah, les commandements et la charité, mais ils ne l’ont pas fait de façon désintéressée mais pour obtenir une récompense ; c’est-à-dire qu’ils ont accompli toutes les actions sauf s’unir et par conséquent ce travail s’est transformé de l’élixir de vie en un poison mortel.

La Torah peut être un poison mortel, c’est-à-dire un médicament qui aide à tuer un désir égoïste, et elle peut être la potion de vie qui anime le désir de donner sans réserve. Il s’agit de la même Lumière supérieure. Si elle vient au désir de recevoir alors qu’il est encore égoïste et n’aspire pas à être corrigé pour le don sans réserve, alors elle durcit davantage le cœur d’une personne, l’amenant à la reconnaissance du mal. Une fois qu’une personne reconnaît son mal et désire vraiment la correction, la même Lumière se transforme en un bon ange. (1)

Tout d’abord, nous devons arriver à la reconnaissance du mal ; uniquement cela peut nous conduire à la prière, à la demande de correction. La reconnaissance du mal peut provenir de mes qualités égoïstes, du fait que je ne veuille pas me corriger, ou parce que je veux déjà me corriger mais que je n’en ai pas assez de force. La force n’est pas requise pour la correction, mais pour demander à la Lumière supérieure de me corriger. (2)

Le jour de Tisha Be’Av est le chagrin à propos de l’âme brisée et abandonnée par la Lumière supérieure, c’est-à-dire par la présence du Créateur. Nous devons la ramener. C’est le fait que nous ne voulons pas la ramener, ne voulons pas restaurer l’âme brisée ; c’est la destruction et le crime que nous devrions regretter. A savoir, nous ne pleurons pas la destruction qui fut autrefois, mais notre réticence à la corriger ici et maintenant. Nous ne voulons pas demander au Créateur de nous corriger, nous refusons même d’aborder cette demande. C’est la vraie ruine.

Nous ne devrions pas pleurer sur le bâtiment en ruine [Le Temple à Jérusalem], mais sur nous-mêmes, sur notre âme brisée que nous pouvons restaurer, mais ne le faisons pas. (3)

Extraits de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « Tisha Be’Av (9 de Av) » du 22/07/2018

(1) : à 25 minute et 0 seconde
(2) : à 27 minutes et 40 secondes
(3) : à 32 minutes et 40 secondes