Category Archives: Cours quotidien de Kabbale

Chacun sa place

laitman_533_02Question : Que dois-je faire si j’ai tendance à m’endormir pendant la leçon ?

Réponse :
Dormez ! Je suis sérieux. Le point principal est que vous êtes entre amis. Dormez ! Le Rabash avait l’habitude de dire cela, et je m’y suis habitué.

Au début je pensais : « Comment est-ce possible ? Après tout, je dois faire quelque chose ! » Il y avait des gens qui avaient l’habitude de venir dormir pendant trois heures. Il y a aussi de telles personnes ici, mais je ne les estime pas moins que je ne valorise les autres, car ils font un effort en venant ici ! Franchement, ça ne me dérange pas du tout. J’apprécie cet ami comme tout autre membre du groupe, comme personne d’autre.

Question :
Mais je ne veux pas venir ici pour dormir durant la leçon ! Il devrait y avoir un certain niveau d’importance.

Réponse :
Tout d’abord, vous devriez être heureux d’avoir une place parmi les amis. C’est très significatif. Vous venez ici et prenez votre place et pas quelqu’un d’autre. C’est mieux si tout le monde a sa propre place, que vous ayez trouvé votre place.

Ensuite, le travail collectif commence : l’étude, les ateliers, et la lecture des articles. De préférence, l’ensemble de notre étude devrait être sous la forme d’ateliers, comme nous étudions TES, Le Livre du Zohar et les articles, puisque les discussions aident à extraire plus que d’habitude à partir d’une personne.

De la Semaine Mondiale du Zohar, « Convention de l’Éducation Intégrale », Jour Trois, Atelier n°5 du 04/02/14

Comment pouvons-nous tout demander au Créateur ?

laitman_239Question : Comment pouvons-nous prier et tout demander au Créateur lorsque premièrement, Il sait tout à l’avance de toute façon ? Deuxièmement, Sa loi est immuable, tout est prédéterminé par Lui, tout est fixé et ne peut être changé, donc en fait tout est déjà joué par définition. Troisièmement, comment une petite créature qui ne peut même pas voir un centième de la situation générale peut-elle demander quoi que ce soit, ou même de manière plus incompréhensible comment peut-elle exiger quelque chose si cette demande est pour le don sans réserve ?

Réponse :
Parce que la demande vous change et votre attitude change envers le Créateur et vous rapproche de Lui.

Un hologramme des mondes spirituels

laitman_214Le Baal HaSoulam, « L’Enseignement de la Kabbale et de Son Essence » : … et ce qui existe dans le Monde Supérieur existe nécessairement dans tous les mondes en dessous de lui, puisque celui qui est inférieur est imprimé par lui. Sachez que ces réalités et leurs comportements, que le chercheur du Créateur atteint, sont appelés « degrés », car leur réalisation est disposée l’un sur l’autre, comme les barreaux d’une échelle.

Ce qui est spécial à propos de la réalisation est que nous atteignons toujours dix Sefirot, l’ensemble de la réalité. La question est seulement la résolution, l’échelle, la précision, la profondeur et la richesse des connexions entre toutes les parties de la réalité, mais la réalité est toujours la même réalité.

Par conséquent, chaque état dans la spiritualité est appelé un état général. Nous ne comprenons pas complètement comment il peut y avoir un état général, si nous sommes au premier niveau, au dixième niveau ou même au 100ème niveau. Après tout, cela n’est pas le 125ème niveau, et d’autant plus, pas la fin de la correction et non pas le monde de Ein Sof (Infini) parce que seul dans ce monde se trouve la plénitude.

Non, la plénitude est en fait dans tous les états dans lesquels nous nous trouvons parce que nous atteignons toujours le monde de Ein Sof. Toutefois, en ce qui concerne nos récipients, cela est toujours révélé comme un singulier divisé par un certain nombre et non pas dans ses parties distinctes, mais dans son ensemble uniquement dans la mesure où nous comprenons, percevons et ressentons toute sa structure avec tous les discernements à l’intérieur. C’est comme un hologramme.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 02/09/15, Écrits du Baal HaSoulam

Nouvelles valeurs

laitman_538Dans tout conflit d’intérêts, conflit de valeurs différentes, offert par telle ou telle société, il est nécessaire de chercher quelque chose de raisonnable qui fasse progresser l’humanité. Mais si auparavant il y avait des valeurs scientifiques, culturelles et religieuses pour les nations, maintenant tout cela est en train de disparaître progressivement.

L’institution de la famille a disparu. Ce qui en Europe avait été une fondation (les parents, les enfants, les générations anciennes et jeunes, roulant tranquillement comme un héritage selon le principe « Ma maison – mon château ») n’existe plus.

Question :
Mais tout cela ne peut-il pas être ranimé, renouvelé en quelque sorte ?

Réponse :
Non, il n’y a plus rien à faire à ce sujet ; c’est un développement dialectique. Toutes les valeurs précédentes ont disparu et il est impossible de les renouveler ou de les créer artificiellement. Bien sûr, les politiciens et les sociologues aussi comprennent cela.

La seule chose que l’on puisse faire est d’éveiller chez les gens une question sur le sens de la vie. Mais malheureusement, de nos jours, ils sont dans un niveau de transition de développement de sorte que cela ne les concerne pas non plus. Ils sont tout simplement en train de réfléchir à comment survivre.

C’est ce que nous voyons en Russie. En général, ce qu’il faut faire n’intéresse pas les gens, la chose principale est de vivre en toute sécurité. Mais la lutte pour une bonne vie se fane progressivement. Les gens n’ont pas la force de se battre pour leur place sous le soleil ; ils sont devenus plus passifs. De ce fait, les médicaments dominent progressivement l’humanité.

Tout cela va continuer jusqu’à ce qu’un nouveau désir apparaisse en eux qui va petit à petit les réveiller de leur sommeil à la question du sens de la vie.

L’histoire connaît beaucoup de telles périodes, comme le Moyen Âge, lorsqu’il était nécessaire pour une nouvelle forme d’émerger et qui n’avait que trop duré. Cette période ne durera pas longtemps maintenant, parce que les conditions préalables apparaissent déjà pour quelque chose de nouveau. Mais nous devons passer par cette phase de transition entre les anciennes valeurs et les nouvelles.

De KabTV, « La Dernière Génération » du 19/08/15

Les désirs connectés sont comme des tubes soudés

laitman_528_04Question : Qu’a-t-on besoin pour être le plus près possible d’une équivalence de forme avec l’enseignant ?

Réponse :
Tout le monde ressent cela selon les subtilités de son âme. Mais si nous décidons d’effectuer une certaine action générale, chacun doit y participer à l’intérieur de soi, sinon une personne n’est ni avec le groupe ni avec moi, et c’est comme si elle était jetée hors du bateau dans la mer déchaînée, bien qu’elle ne puisse pas le ressentir.

D’ailleurs, si je travaille avec quelqu’un sur un certain projet, peu importe ce que l’on fait : quelqu’un peutêtre en charge de l’électricité, un autre peut préparer des extraits d’articles, etc., et il y en a d’autres qui doivent voir ce qui est exigé d’eux. Ils viennent me voir pour clarifier ce que je veux exactement et pourquoi je pense ainsi, un expert pourrait m’expliquer que cela devrait se faire d’une manière différente et de ce fait je pourrais changer d’avis.

Mais l’étudiant doit se soucier que son opinion et mon opinion devraient être une ! S’il n’est pas d’accord avec moi, qu’il vienne me convaincre. Cela arrive souvent, je ne suis pas si têtu au point de ne pas écouter la raison. C’est généralement à propos de questions corporelles, y compris la diffusion, car il peut y avoir différentes conditions locales dont je ne suis pas conscient. Mais le principe est « faire de votre désir son désir », ce qui signifie qu’il devrait y avoir un accord entre l’étudiant et son professeur et l’accomplissement du désir.

Question :
Comment devrais-je savoir que j’ai fait de mon désir son désir ? Ce n’est pas tout le monde qui peut venir le demander !

Réponse :
Si c’est un projet personnel vous pouvez venir demander. S’il s’agit d’un projet général en matière de diffusion, je compte sur les personnes en charge de ce projet. J’espère qu’ils comprennent la responsabilité qu’ils ont de guider chacun selon ce qui a été décidé. C’est comme si nous parvenions tous à un seul désir, une seule intention, une seule direction, et que nous sortions et diffusions. Là, vous devez vous assurer que les choses ne se détournent pas dans d’autres directions, et si cela se produit tout à coup vous devriez me consulter.

Si nous ne maintenons pas la direction précise, c’est comme deux tuyaux raccordés où l’un se décale soudainement et rien alors ne peut circuler à travers eux. Je dois faire de mon désir son désir pour que la Lumière s’écoule.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/14, Sujet de la Leçon : « L’Enseignant »

Ne pas nuire au groupe

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment est-il possible d’atteindre une sensation si grande de l’importance du groupe qu’une crainte réelle de ne pas lui nuire se réveille ? Comment puis-je développer cette sensation de sorte qu’elle ne me quitte plus ? Ou est-ce aussi « au-dessus de la raison » ?

Réponse :
Le souci de ne pas nuire au groupe vient progressivement sous l’influence de la Lumière Environnante (Ohr Makif) et non pas sous toute autre forme.

La crainte pour le groupe, qu’il soit en mesure de se maintenir et de travailler pour le Créateur, et le mouvement vers le Créateur, la sensation de la responsabilité que cela dépend de moi, tout cela s’éveille sous l’influence de la Lumière Supérieure.

Je ne peux pas la construire en moi de manière artificielle. Je peux essayer de faire certaines actions, mais pas plus.

Nos efforts vont nous y amener progressivement, mais l’homme doit chercher constamment à l’intérieur de lui-même si cet état se réveille déjà en lui.

Du cours quotidien de Kabbale du 17/02/14

Que pouvez-vous donner sans réserve aux gens ?

laitman_549_01Question : Pourquoi est-il nécessaire de se connecter aux amis et n’est-il simplement pas suffisant d’être impliqué dans la diffusion au public ?

Réponse :
Notre diffusion au grand public est une action qui vient de haut en bas. Il est nécessaire d’aller vers les gens et de les guider, de devenir leur tête. Mais pour être leur tête, je dois être le donneur sans réserve. Comment puis-je acquérir la caractéristique du don sans réserve si je ne suis pas connecté à dix, ou cent, ou quelques milliers d’autres personnes comme moi, dans des conditions d’égalité absolue ?

J’ai besoin du groupe afin d’acquérir la caractéristique du don sans réserve avec laquelle je vais sortir vers le grand public. Ainsi, ensemble avec le groupe, je dois être connecté à la Lumière qui ramène vers le bien. Seul, je ne suis pas capable d’être connecté à la Lumière. La Lumière ne donne pas sans réserve à chacun séparément, il doit y avoir dix personnes selon la structure spirituelle du Kli. S’il n’y a pas dix personnes, la Lumière n’aura rien pour se revêtir pour être saisie ; elle n’aura rien à remplir. C’est comme si un Kli avait seulement les murs, mais pas la dixième Sefira, Malkhout, ce qui ici signifie qu’il n’y a pas de fond du Kli. De ce fait, cela s’appelle un Tsinor (tuyau).

Sans le groupe, il est impossible d’attirer la Lumière, la puissance qui vous corrigera. Que pouvez-vous apporter au public si vous n’êtes pas connecté à un Kli et à la Lumière qui le remplit ? Comment pouvez-vous diffuser si vous n’avez aucune connexion à l’origine de la puissance ? Vous pouvez juste vendre des livres ou travailler sur Internet dans la diffusion des articles et il n’y aura pas de problème en vous remplaçant par un quelconque travailleur rémunéré qui travaille juste pour un salaire. Car si vous n’avez pas la Lumière, que pouvez-vous donner sans réserve aux autres à part qu’un morceau de papier ?

De la préparation au cours quotidien de Kabbale du 04/03/14

Où est mon vrai « moi » et non celui imaginaire ?

laitman_940Question : Si le Créateur contrôle à la fois mon cœur et mon esprit, alors comment puis-je choisir et changer de direction ?

Réponse :
Moi, je suis juste une partie du système, quelque chose qui est inclus dans le groupe, et avec l’aide de la connexion à lui, je suis en mesure de participer à la prière générale, MAN.

Il ne s’agit pas de mon corps ni de mes sentiments et pensées actuels. Tout cela n’est pas pris en considération du tout, ainsi ce monde est appelé « imaginaire ». Il est possible d’effacer complètement tout ce que nous ressentons car il n’y a rien de réel à propos de cela. Tout est fictif. Alors qu’est-ce qui me reste ? Le Reshimo (réminiscence) n’est pas moi non plus, car il vient aussi d’en haut. Seuls mes efforts pour être intégré dans le groupe sont pris en compte, dans le but de ramener le système à ce qu’il était au début. Et ceci est appelé MAN.

Question :
Lorsque je travaille dans le groupe, est-ce que des désirs d’un autre genre s’éveillent en moi ?

Réponse :
Bien sûr, il s’agit d’une autre sorte de désir. Mon désir d’être intégré dans le groupe et les efforts que je fais pour me connecter aux amis sont déjà mon effort pour atteindre le don sans réserve car lorsque je fais cela, je dois m’annuler.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale du 09/03/14

Une pyramide d’amour

laitman_528_04Question : Quel est le mécanisme du revirement de l’amour des amis en amour du Créateur ?

Réponse :
Vous devez subir une série d’états en avançant le long de ce chemin. L’état précédent ne disparaît pas dans la transition d’un état à un autre. Chaque fois le nouvel état est construit sur la base de l’intensification de l’état précédent. C’est comme cela dans la spiritualité, c’est comme si nous construisions une pyramide : plus on monte, plus nous devons élargir sa base en dessous.

Si la pyramide est basse, une base étroite est suffisante, mais si nous voulons atteindre de grandes hauteurs, nous devons construire une très grande base pour la pyramide.

Ceci est la raison pour laquelle nous adhérons en premier aux livres kabbalistiques et à leurs auteurs, ce qui s’appelle être en adhésion avec l’étude et l’enseignant. Cela donne à une personne la bonne direction.

Une fois qu’il y a une direction, son atteinte commence : à travers la connexion et l’adhésion à l’enseignant, nous atteignons une connexion et l’adhésion aux amis et nous construisons une société, un environnement. Lorsque nous réalisons la construction de la société, nous commençons à découvrir la nécessité pour le don sans réserve du Créateur dans ce cercle. Tout cela est décrit en détail dans les articles du Rabash, mais une personne ne le voit pas toujours. Une personne peut voir ce que disent les livres uniquement en fonction de son besoin pour cela.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale, le 10/03/14

Seul, il est impossible de se détacher de l’auge

laitman_559Le Baal HaSoulam, Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot, point 7 :  Moi, le Seigneur, l’heure venue Je l’accélérerai », qui est interprété dans Le Sanhédrin (98), « S’ils ne sont pas récompensés –en son temps; s’ils sont récompensés – Je l’accélérerai ». Ainsi, il existe deux façons d’atteindre l’objectif ci-dessus: soit en étant attentif ce qui est appelé : «Le chemin de la repentance ». S’ils en sont récompensés, « je l’accélérerai » s’appliquera. Cela signifie qu’il n’y a pas de temps précis fixé pour cela, mais il est certain que, lorsque qu’ils sont récompensés la correction se terminera.

S’ils ne sont pas récompensés d’être attentifs, il y a un autre chemin appelé: «Le chemin de la souffrance». Comme le Sanhédrin l’a dit (97), « Je placerai sur eux un roi, comme Haman, et ils reviendront vers le bien contre leur volonté », signifiant en son temps, car dans ce cas il y a un temps fixé.
Par cela, ils voulaient nous montrer…

vas-Tu envoyé des éclairs pour qu’ils viennent et Te disent : nous voici?». Il y a le chemin de la souffrance qui peut épurer tout défaut et toute matière, jusqu’à ce que l’on comprenne comment sortir la tête de cette auge bestiale, pour s’élever et gravir les échelons de l’échelle du bonheur et de la réussite humaine, pour adhérer à sa racine et compléter l’objectif.

Pas un seul d’entre nous ne peut sortir la tête de cette auge. Il est impossible de se détacher de l’auge, et nous devons réaliser ceci aussi rapidement que possible.

Cependant, il est uniquement possible de faire cela ensemble, et essentiellement, c’est en cela qu’est la différence entre le « chemin de la souffrance » et la « voie de la Torah », entre Beito (Chemin de la Souffrance) et Akhishena (Chemin de Lumière).

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale, les Écrits du Baal HaSoulam, le 14/03/14