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Questions sur le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi courrons-nous toujours pour échapper au bâton, qui va nous frapper ? Pourquoi le Créateur ne nous dirige pas de manière plus douce et plus encourageante ? La façon dont la réalité est fondée fait qu’une personne ne ressent pas que le Créateur est le bien qui fait du bien, mais plutôt le mal qui fait du mal. Pourquoi ne pas nous apprendre en nous guidant, plutôt que par le bâton ?

Réponse : Parce que sans le bâton, nous ne renoncerions pas à notre égoïsme.

Question : Pourquoi le Créateur ressent le besoin de donner ? Pourquoi veut-Il donner ?

Réponse: C’est Sa nature!

Question : Ma perception est que l’objectif de se rapprocher du Créateur, pour que l’on puisse devenir spirituellement un avec Lui pourrait être interprété comme la tentation d’Eve. La promesse de devenir comme Dieu est une puissante force de persuasion, et dans l’enseignement religieux, n’est pas quelque chose que nous devons désirer. Y a-t-il vraiment un conflit ici, et si oui, y a-t-il une explication pour cela ?

Réponse : Il ne s’agit pas de devenir Dieu, mais semblable à Dieu dans Son attribut d’amour et de don.

Tête et corps – Pensée et action

Dr. Michael LaitmanLe Partsouf spirituel se compose d’une tête (Rosh) et d’un corps (Gouf). Le Gouf met en pratique les décisions de «Rosh ». La partie qui tend à acquérir la similitude avec les forces supérieures démontre son intention, sa puissance, son besoin, et qui met en œuvre ses propres décisions est appelée la «tête».

Initialement, le Créateur créa un seul désir, le désir de recevoir. Il n’avait ni tête ni corps. Sous l’influence de la Lumière, le désir lui-même se reconstruisit ; il traversa quatre phases et arriva à un point où il commença à comprendre qu’il lui fallait devenir semblable à la force supérieure et qu’il lui fallait acquérir l’attribut du don. Le système qui émerge et crée en lui une conséquence de cette décision, est appelée «tête» (Roch).

Ces processus ont eu lieu dans un seul désir ; il est considéré comme la tête à la condition que ses parties soient connectées au niveau de la pensée, de l’intention, et avec la reconnaissance de l’importance d’un tel lien. Les mêmes désirs qui sont activés par une telle intention sont appelés le corps. Il y a une partie du corps qui est capable d’exécuter les décisions de la tête ; c’est la partie interne, Tokh. En outre, il y a une partie qui n’est pas capable de le faire,  Sof.

La division de la tête et du corps (Rosh et Gouf) a lieu dans le même désir. Dans notre corps physique, ceci se manifeste par le fait que la tête se trouve au-dessus du corps. Cette position reflète un processus spirituel : d’abord, la tête prend une décision, et ensuite elle commence à être mise en œuvre à travers le corps.

Tout se passe au sein d’un seul désir, mais les connexions entre les désirs qui sont de nature plus sophistiquée (comme les pensées, les intentions, et les clarifications) sont considérées comme la tête. Une épaisseur importante (appelée Aviout) est ajoutée au réseau que nous appelons la tête, à toutes ces liaisons et fils qui sont responsables des calculs et des clarifications ; et tout l’ensemble est appelé un corps.

Auparavant, le désir n’était qu’un corps. Cependant, juste après la première restriction (Tsimtsoum Aleph), il décida qu’il voulait se construire à nouveau; pour cela, il lui faut une tête. Le corps lui-même se restreint, car il ne pouvait pas accepter de se sentir opposé au Créateur; à ce moment, il choisit d’acquérir une nouvelle tête.

Les pensées, les aspirations, les intentions et les plans qui conduisent le désir vers la Lumière sont appelés la tête. À ce stade, elle commence à recevoir le pouvoir de la Lumière pour l’amour du don et devient ainsi similaire à la Lumière.

Si l’on regarde l’échelle spirituelle, nous ne voyons que des têtes. Les corps sont à l’intérieur. Nous ne voyons que les têtes Partsoufim, l’un sous l’autre. Les corps sont nécessaires seulement pour mettre en œuvre des décisions qui sont prises par la tête et aussi pour donner naissance à une autre tête !

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/01/12, « Etude des dix Sefirot »

La joie de réveiller le monde

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est heureux que les êtres crées avancent, bien que leur avancement est plein de grands problèmes et de soucis, tout comme les parents d’enfants mentalement retardés sont heureux qu’il commence à progresser et à grandir de façon plus sage. Il est celui qui a préparé tous ces problèmes pour nous, Il est celui qui a endurci le cœur de Pharaon.

C’est ainsi que nous avançons jusqu’à ce qu’une personne commence à sentir qu’elle est dans un monde qui est totalement mauvais. Tout d’abord, tant qu’elle était dans un état de «retard total», elle pensait que le monde entier était bon. Maintenant elle sent qu’elle est dans un monde mauvais et commence à chercher le sens de la vie et ce pourquoi nous vivons.

Elle continue à se développer grâce à l’environnement, le groupe, et les bons livres et commence à découvrir pourquoi elle se sent mal. Il s’avère que ce mauvais sentiment est intentionnel. Après tout, il dit: «J’ai créé le mauvais penchant. » Il y a une force supérieure qui l’inquiète et prend soin d’elle. Ce n’est pas seulement l’environnement, mais quelque chose de plus sublime.

Elle apprend non seulement sur elle-même et sa dépendance à l’égard de l’environnement, mais aussi sur la force supérieure, un troisième facteur. Elle comprend que la force supérieure lui fait intentionnellement ce mal être pour qu’elle veuille sortir de ce mauvais sentiment et qu’elle essaie de le quitter.

Elle voit qu’il y a une méthode qui lui permet de se réveiller du rêve dans lequel tout le monde est. Elle n’est plus «retardée», elle atteint la connaissance du mal et veut s’élever au-dessus afin de comprendre pourquoi elle se sent mal .

Elle commence à chercher la raison de ce mauvais sentiment et découvre qu’il y a probablement une gouvernance supérieure. Ainsi elle atteint la correction et se connecte à l’environnement.

Elle découvre que tous ces problèmes étaient intentionnels. La force supérieure n’a pas créé le mal afin de lui apporter la douleur et les souffrances, mais dans le but de quand elle s’élève au-dessus du mal, elle atteindra la force supérieure elle-même, et sera en mesure de contrôler, de comprendre, de sentir, et de tout déterminer.

Ce résultat est dû au fait qu’elle a utilisé sa nature à mauvais escient. Puis la bonne force est révélée par opposition à la force du mal. Une personne commence à travailler avec ces deux forces, quand elle est au-dessus de ces deux forces, et c’est ainsi qu’elle devient un partenaire de la force supérieure, le Créateur. Tout comme le Créateur gère toute notre vie et ce monde par ces deux rênes: le bien et le mal, elle veut aussi gérer le monde entier par elle-même, par le bien et le mal. Elle veut que le Créateur lui apprenne comment faire cela.

Ainsi à partir du détachement total de la vie, comme un enfant retardé qui grandit grâce à l’environnement égoïste qui la développe et la soutient de cette façon, elle commence à s’élever au-dessus de cet environnement vers une dimension supérieure. Finalement, elle apprend à utiliser tout l’environnement, l’ensemble de sa nature et la force supérieure elle-même, afin de devenir comme le Créateur. Elle fait tout cela en vue d’atteindre la force supérieure, de la découvrir.

Au début, elle le fait inconsciemment, comme un enfant retardé qui est dominé par la force supérieure. Puis elle commence progressivement à quitter cet état, grâce à la force du mal, qui découvre l’égoïsme en elle. Elle a développé de cette manière un certain niveau, jusqu’à ce qu’elle se demande: Quelle est la raison de tout ce mal? Si tout était bon, il n’y aurait pas de questions.

Elle n’a pas d’autre choix que de rechercher la bonne force, contrairement à la force du mal. Puis elle devient de plus en plus sage jusqu’à ce qu’elle apprenne à utiliser les deux, afin de s’élever au-dessus ces deux forces.

Tout ce processus se déroule sous la devise: «Il n’y a rien hormis Lui. » Il y a une force supérieure dans tout, ce qui aide une personne à passer par le chemin. En reconnaissant et en sentant l’ensemble du processus, elle comprend ce que la force supérieure a fait pour elle, et qu’Il a souffert beaucoup plus que la personne n’a souffert. Parce que quand une personne souffre, le Shekhina souffre beaucoup plus.

Voilà comment une personne atteint l’amour du Créateur.
De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 22/01/12, Shamati # 1

Est-ce que je veux la révélation du Créateur?

Dr. Michael LaitmanUne personne passe par des phases de dissimulation et de révélation sur son chemin spirituel. Pourtant, la dissimulation n’est pas une chose facile. Qui est réellement caché ? Où a-t-Il disparu et où est Il ? Après tout, la dissimulation fait partie de la révélation.

Si je sens que quelqu’un est caché, cela signifie que je le connais, je sais qui il est et comment il devrait être révélé. Dans ce cas, nous pouvons déjà dire quelque chose sur la dissimulation : après tout, j’ai déjà une compréhension, une atteinte, une certaine sensation, mais ils sont l’opposé de la révélation.

Alors, comment peut-on l’atteint ? Tout d’abord, je dois comprendre que, pour le moment, je suis détaché dans un état d’inconscience. Ensuite, je dois probablement ressentir que quelque chose m’est caché. C’est déjà un pas en avant. Puis, je traverse une double dissimulation et une dissimulation unique, suivie d’une révélation partielle et d’une révélation complète.

Alors, comment puis-je traverser toutes ces phases ? Tout dépend de la manière dont le Créateur se révèle à moi. La question est : Comment puis-je accélérer Son apparition ?

Il veut se révéler à l’être créé, et nous aussi, pour l’instant, semblons vouloir Le révéler. Mais il s’avère alors qu’en fait nous ne le voulons pas du tout, parce que révéler le Créateur, c’est révéler l’attribut du don gouvernant le monde, et c’est devenir celui qui donne sans réserve. Cela signifie que je me restreints ; je me perds, et m’oublient totalement. Mon « moi  » cesse d’exister. Je ne peux même pas y penser. Donc, est-ce que je veux la révélation du Créateur ?

Ici, nous commençons à comprendre que ce n’est pas aussi simple que cela, que cela implique des choses très sérieuses, et qu’elles sont toutes dissimulées à l’intérieur d’une personne. A cause de notre nature, nous détestons la révélation du Créateur. Après tout, celle-ci contraste avec les plaisirs égoïstes que nous voulons. Sa révélation progressive m’est dépeinte comme quelque chose de terrible : C’est comme si je dirigeais le monde entier et que soudain un monstre commençait à en couper des morceaux, pièce par pièce, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien et qu’il m’avale aussi. Qui plus est, je dois lui donner mon accord, le vouloir, le chercher, le supplier de le faire.

Nous voyons donc que la chaîne de ces événements ne nous est pas révélée directement ; nous devons passer par un processus de préparation qui n’est pas simple. D’abord je profite des révélations, qui peuvent être agréables ou désagréables à mon égoïsme. Ensuite, je dois acquérir le sentiment qui est au-dessus de mon égoïsme, et puis je vois l’image opposée, que je ne suis plus guidé par les sensations d’amer et du doux, mais par les critères de la vérité et du faux.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 19/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

Descendre pour s’élever

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « La liberté »: Cependant, quand il atteint le but de la Création et que le Créateur reçoit du plaisir de lui, puisque Sa volonté est faite, il est accordé à l’essence de l’homme, qui se revêt dans Son contentement, l’éternité complète, comme Lui. Ainsi, il a été récompensé d’être libéré de l’ange de la mort.

Le Baal HaSoulam explique la liberté dans le contexte de la perception de la réalité. Nous vivons dans un monde de forces. Il n’y a pas de matière ; elle nous est seulement représentée sous l’influence de différentes forces qui stabilisent pour nous ce sentiment.

Je perçois la nature inanimée  sous toutes ses formes et sous toutes ses  manières et aussi le végétal, les niveaux animal et humain de la nature. Ces quatre catégories qui remplissent mon domaine de sentiment sont des forces qui sont dépeintes dans mon désir et qui  dessinent, comme sur un écran, l’image  du monde en trois dimensions, variées.

Cela arrive parce que mon désir de recevoir divise le don général sans réserve, appelé Lumière, en de nombreux types et degrés de réactions internes. Cela représente en entier l’image du monde  où je sens et vois toutes ces actions.

Donc dès le départ, on m’a donné un sentiment pour lequel je n’ai pas à me préparer. J’ai déjà le désir de recevoir et en lui, je ressens le monde. A côté de cela je vois un processus à grande échelle dans la nature inanimée, végétale, et animale  et aussi entre ces niveaux. En fait il s’agit de notre monde intérieur, mais nous prenons en lui les noms des objets et des phénomènes à partir du niveau le plus bas selon le principe des branches et des racines. (suite…)

Apportez votre moitié d’infini

Dr. Michael LaitmanIsraël (Yashar-El) est une personne qui a un point dans le cœur, la tirant vers le Créateur et la forçant à commencer ce travail. Le travail se résume à l’acquisition d’un désir, parce que c’est seulement  cela qui est nécessaire de la part de l’homme. Nous cherchons habituellement la satisfaction – c’est notre aspiration naturelle. Mais ici, nous devons changer complètement notre approche.

Dans notre monde il nous manque toujours la satisfacton puisque nous avons toujours un désir de satisfaction matérielle: je veux une chose, une autre, et une troisième, et je cherche des moyens de satisfaire mon désir.

Mais dans le monde spirituel, tout est à l’opposé. L’accomplissement est toujours présent, mais il n’y a pas de désir! Par conséquent, je dois travailler sur le désir, la nécessité, au lieu de travailler sur la réalisation dans notre monde.

Par conséquent, Israël, appelée « Une tête pour moi» ( Li-Roch – dérivé en changeant l’ordre des lettres) est une personne qui comprend que son travail réside dans la recherche du désir, dans sa construction, et en le formant correctement, de sorte qu’il conviendrait à la deuxième moitié  – l’atteinte qui est déjà présente. Après tout, le Créateur remplit déjà la terre entière.

100% du travail de l’homme est appelé la moitié de l’état parfait, le monde de l’Infini. La seconde moitié est 100% de la Lumière, qui remplit ces 100% de désir.

A  chaque niveau, il est possible d’atteindre un désir à 100% en fonction de ce niveau, afin d’être rempli avec 100% de la Lumière appartenant à ce niveau.

Par conséquent, tout d’abord nous avons besoin de la compréhension et du soutien mutuels, en réalisant que nous devons travailler sur le désir plutôt que sur la satisfaction. Des années passent jusqu’à ce qu’une personne change son approche, laissant derrière elle celle à laquelle elle s’était habituée dans notre monde.

Il s’avère qu’il y a nulle part où courir pour une personne, mais seulement à approfondir l’intérieur d’elle-même. C’est pourquoi c’est appelé «travail intérieur» ou son monde intérieur. C’est parce qu’on doit se plonger profondément dans son cœur, au lieu de chasser certains effets externes. Tout dépend du désir  dans le cœur. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 05/01/2012, Écrits du Rabash

Evadez-vous des ténèbres et de l’ignorance

Dr. Michael LaitmanLa créature a été créée parfaite, mais cette perfection vient du  Créateur, et c’est pourquoi la créature ne sait même pas qu’elle existe. C’est parce que pour ressentir que vous existez, vous avez besoin d’un désir, d’une aspiration, d’un espace vide.

Puisque la création toute entière vient de la perfection du Créateur, elle est totalement dépourvue de sentiments, d’esprit, de sa propre perception,  et de toute sensation. Elle ne sait  rien, ne comprend rien ni  ne ressent quelque chose.

Nous ne pouvons même pas imaginer ce que c’est. Ce n’est même pas  la matière minérale qui existe dans notre monde, dans laquelle il ya le mouvement des atomes et des autres particules. Après tout, ces particules ont un besoin d’exister et de se maintenir dans un certain état ou qualité.

Mais l’état de la création de la créature est telle que la créature est  comme si  elle n’existait pas du tout. C’est  appelé « l’existence de l’absence» ( Yesh Mi Ain ). D’une part, elle existe (Yesh) car elle vient du Créateur, mais elle est absolument «de l’absence» (Mi Ain), car il n’y a absolument rien qu’elle puisse dire à propos d’elle-même, pas même autant qu’un rocher inerte.

Et puis la créature commence à se développer sous l’influence de la Lumière. Le but de la création est de l’amener à un état où elle ressentira le besoin pour le Créateur dans tout, afin de révéler qu’elle est opposée à Lui  et qu’elle comprenne qui est le Créateur à partir de cet état opposé.

De cette façon, la créature atteint le Créateur. En obtenant la forme opposée au Créateur et  en commençant à percevoir le Créateur en elle, un désir de L’atteindre et de devenir comme Lui, se développe progressivement en elle. Puis la créature sera en mesure d’atteindre le Créateur selon la loi de similitude des qualités.

Il s’avère que tous les changements se produisent à l’intérieur de la créature. Au début, elle se développe dans le sens négatif et se distancie du Créateur, en se comprenant mieux alors qu’elle descend les mondes du monde de l’Infini à ce monde et ensuite elle fait de plus en plus grandir son égoïsme dans notre monde.

Mais à partir de nos jours, un processus complètement différent commence. La créature reçoit un réveil d’En-Haut, qui lui permet de commencer à se développer dans une direction opposée à sa nature: la direction du Créateur. En d’autres termes, le développement du Haut vers le bas lorsque la créature a continué d’être séparée du Créateur, le monde de l’Infini, en dévoilant de plus son désir égoïste et en découvrant qu’elle  est isolée et seule, touche à sa fin.

Par ailleurs, la créature expérimente la brisure après laquelle chaque particule commence à comprendre qu’elle  est séparée du reste. Tout le monde se ressent comme une personne qui existe parmi d’autres comme elle. Et elle  peut commencer à développer la forme du don sans réserve à partir de cette obscurité et de l’ignorance, en relation avec le Créateur. Elle le fait contre sa volonté, car la Lumière vient à elle d’une manière qui rend impossible pour elle de recevoir d’elle-même l’accomplissement de la vie, et elle a besoin du reste.

Au début, elle utilise les autres pour son propre épanouissement, mais elle commence progressivement à sentir qu’elle a besoin d’une connexion plus correcte, intérieure, et réciproque avec eux. De cette façon, nous atteignons la compréhension que nous n’avons pas le droit d’exister sans une bonne connexion entre nous.

De cette façon la  nature, c’est-à-dire le Créateur, la Lumière supérieure, nous amène à la nécessité de se connecter. 

 De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/12/2011, Ecrits du  Rabash

Un seul don sans réserve pour tous

Dr. Michael LaitmanL’essence de l’homme est le désir d’être rempli. Son esprit se développe à côté de ce désir pour l’aider à atteindre ce qui est désiré. Les grands désirs de l’homme développent un grand esprit, tandis que ses petits désirs limitent son esprit. L’esprit est secondaire, le désir est primaire. C’est pourquoi le désir nous commande, que cela nous plaise ou non.

L’aspiration à expérimenter le monde sur une plus grande échelle qu’il n’est réellement, dans sa matrice complète, dépend du développement de notre désir. C’est pourquoi nous étudions la sagesse de la Kabbale. Elle contribue à développer le désir jusqu’au point où il est possible de percevoir le monde supérieur, la matière la plus élevée, les qualités supérieures.

Puisque notre monde n’existe que dans le désir de recevoir, il est confiné et limité. Combien d’informations, sensations, sentiments, couleurs, sons, etc puis- je absorber? Il s’avère que ce n’est pas beaucoup  du tout puisque que je deviens immédiatement rempli et fatigué. J’ai même essayé de me limiter de la réception extrême et de me suffire avec de petits plaisirs.

Les kabbalistes nous disent qu’il y a un monde énorme au delà des limites de nos sensations, qui existe en dehors de nous, en dehors de nos sensations égoïstes. Nous ne pouvons en faire l’expérience qu’en fonction de la loi de la similitude des propriétés. Si nous acquérons les mêmes qualités, comme dans ce monde, nous allons le voir, l’entendre et le ressentir.

Comment peut-on acquérir les qualités de ce monde extérieur qui est un milliard de fois plus grand que le nôtre? Tout d’abord, ce monde va au-delà des limites de notre corps physique. C’est pourquoi il est éternel, parfait, et infini. Il n’est pas du tout  comme notre univers fini, imparfait et égoïste.

Le monde qui existe dans la qualité du don sans réserve, et que nous ne percevons absolument pas, existe essentiellement autour de nous. Afin de le percevoir, nous devons commencer à nous rapprocher de la qualité du don sans réserve, la fondation du monde supérieur. C’est le but des exercices et des conseils des kabbalistes qui ont déjà achevé cette voie.

Ce sont des exercices de groupe, car on ne développe progressivement la qualité du don que dans un groupe de personnes semblables en esprit. Je commence à sentir combien j’existe dans l’égoïsme, ainsi que mon incapacité à en sortir. Puis, sous l’influence du groupe, j’ai le sentiment que je ne suis tout simplement dans une prison dont  je ne peux m’échapper. Puis je comprends que seul le groupe, seule la force supérieure, peuvent m’aider.

De cette façon, je parviens à la nécessité de la garantie mutuelle. J’ai besoin de l’appui de mes amis qui  me forcent tout simplement à m’élever au-dessus de moi, et de moi-même, j’essaye aussi de les aider en ceci. Nous atteignons la garantie mutuelle quand on s’aider réciproquement à s’élever au-dessus de nous-mêmes et à se connecter sur la qualité commune du don sans réserve.

Ensuite, nous allons percevoir le monde supérieur dans cette nouvelle qualité commune, qui est comme un capteur,  sensorielle. Nous ne pouvons la percevoir que si nous créons quelque chose de commun avec nos désirs et nos aspirations, car la qualité du don sans réserve est nécessairement liée à tout le reste, et c’est pourquoi  elle est une pour tous. Cette qualité dans laquelle nous percevons notre existence supérieure est appelé « l’âme ».

C’est pourquoi la Convention dans le désert d’Arava a été dirigée pour se préparer soi-même à une sensation préliminaire de la qualité du don sans réserve qui est conçue en nous. Nous devons apporter ceci  à tous les participants du grand congrès à venir, où il sera nécessaire pour tout le monde de la renforcer ensemble. Nous devons développer cet embryon au point où nous percevrons la présence du monde supérieur, la présence du Créateur. 

 De la série des cours virtuels du dimanche, le 20/11/2011

Comprendre les grands kabbalistes

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est la force du don sans réserve qui domine toute la réalité. La force du don sans réserve peut briller à distance. Peu importe qui nous sommes et de quelle matière nous sommes faits, Son don sans réserve sur nous peut nous faire ressembler à Lui : Il nous transforme en ceux qui  donnent sans réserve.

Afin de se connecter à cette force, ceux qui  l’ont atteinte décrivent les différentes révélations de la force du don sans réserve, le Créateur. Ils nous parlent du mécanisme de Son système  de don sans réserve sur nous, et c’est pourquoi on peut se connecter à Lui. En effet, on ne peut jamais rien dire sur une personne elle-même. Nous ne pouvons parler que de la manière dont ses actions nous sont révélées. Le Baal HaSoulam a écrit que nous ne pouvons jamais connaître l’ «essence», mais seulement les actions de l’essence.

C’est la même chose avec le Créateur. Il est écrit: «  Par Tes actions, nous allons Te connaître ». Par Ses actions, nous allons progressivement percevoir Son image correcte. C’est parce que ses actions sont imprimées en nous, dans des formes différentes. A partir d’elles nous commençons à comprendre, à  réfléchir, clarifier et organiser les actions du Créateur, et puis on peut créer Son image. Tout provient de nos impressions, et c’est ainsi que nous atteignons la reconnaissance.

La révélation, la reconnaissance et la compréhension que nous atteignons sont  appelés  «cognition imaginative ». C’est imaginatif, car d’une part, notre matière reste la même: le désir de profiter. Il n’y a aucune autre matière. D’autre part, la forme qui se revêt dans cette  matière est le désir de donner sans réserve, l’attribut de Celui qui donne sans réserve, Son image, par laquelle je suis impressionné.

Afin d’être impressionné par cette image, par le Créateur, je suis impressionné par le groupe. Ainsi, je me rapproche de Sa perception. La lecture du Livre du Zohar est spéciale car pendant que nous le lisons, nous voulons être impressionnés par les différentes formes du don sans réserve du Créateur qui ont été révélées à ceux qui ont été en mesure d’atteindre Ses formes. Ces formes viennent à nous, mais elles  sont cachées, et nous ne les sentons pas, nous ne pouvons pas décrire comment nous les sentons. Nous n’avons pas un sentiment clair des  formes, de leurs différents types, manifestations ou attributs, par lesquels je pourrais ressentir tout changement intérieur.

Les kabbalistes décrivent toutes ces formes et nous donnent  une vue d’ensemble quant à la façon dont cette compréhension est formée à l’intérieur d’une personne, comment elle change et se développe en elle à partir d’une forme très petite: le point dans le cœur. A partir de ce point minuscule, chaque étape se développe d’abord dans un sens négatif qui est opposé au Créateur, et ensuite dans une direction positive qui Lui ressemble. Là encore, le développement est dans un sens négatif, dans un autre attribut qui est opposée au Créateur, et ensuite dans une direction positive qui est comme Lui. Ainsi, cela se  poursuit: gauche, droite, gauche, droite. Voilà comment notre compréhension se développe, du plus petit au plus grand.

Les états où nous sommes  opposés au  Créateur sont appelés les «mauvais penchant», et les états où nous recevons des attributs comme  les Siens sont appelés les «bon penchant ». En d’autres termes, l’«inclination», le désir, demeurent, mais nous l’appelons «mauvais» s’il est opposée en forme au  Créateur, et nous l’appelons «bon» si nous recevons des attributs qui Lui ressemblent.

Nous sommes réellement en train de parler de nous par rapport à l’attribut de l’amour. C’est l’attitude du Créateur envers les êtres créés. Ainsi, au fur et à mesure, nous avançons de la haine à l’amour, puis de nouveau de la haine à l’amour. Quand on ressent la haine, en quelque sorte, nous ressentons la notion de « Mont Sinaï », une montagne de haine. Puis, quand nous ressentons l’amour, nous sentons la Lumière qui ramène vers le bien, la révélation de la Torah.

Quand nous lisons le Livre du Zohar qui nous  raconte tous les états, bons et mauvais, les forces négatives et celles positives qui opèrent mutuellement et de manière égale en vue d’atteindre le but, nous devons essayer de nous connecter aux grands kabbalistes qui  ont ressenti tous ces états et y ont adhéré. Maintenant, je veux faire partie du groupe de Rabbi Shimon qui comprend le  Baal HaSoulam, le Rabash, et ​​tous les grands kabbalistes.

Tout ceci est un  seul mécanisme, un système, la partie corrigée de la totalité du récipient de l’âme qui a été corrigée. Là, dans ces désirs, sont les grandes âmes qui ont ressenti et atteint le Créateur, qui ont les mêmes attributs qu’Il possède. Ils nous parlent de ce mécanisme tout comme les parents parlent à leurs enfants. Bien que l’enfant ne comprenne pas tout ce qui lui  est dit, il  doit cependant essayer.

 De la 2ème partie du cours quotidien de kabbale du 29/11/2011, Le Zohar

La vie est un jeu passionnant avec le Créateur

Dr. Michael LaitmanQuand mon égoïsme se révèle à moi, je dois l’attraper par la queue comme celle d’un serpent.  Et puis je commence à jouer avec lui, démêlant l’ensemble de ses ruses et les connexions qu’il voulait construire étape par étape, avec une grande sagesse. Son plan m’ouvre les yeux, révèle ma corruption. J’acquiers de la sagesse, des yeux qui voient loin. Je ne peux pas devenir plus sage sans ce serpent.

C’est comme jouer aux échecs avec quelqu’un qui est aussi habile que le serpent.  Il construit une combinaison inhabituelle, délicate et complexe de 20 étapes à l’avance, le calcul de toutes les possibilités, la construction d’un véritable piège pour moi, mais soudainement j’attrape le bout de sa pensée.

Au lieu des figurines d’échecs sur le plateau, je vois ses pensées: la queue du serpent.  Je tire cette queue et commence à révéler son intention, ses capacités, peu à peu. Voilà comment je joue avec le Créateur.  Il m’apprend comment préparer mes désirs au niveau requis de réalisation, afin de le révéler dans ce match.

 Si je ne passe pas par ce jeu tout entier, je ne vais pas devenir intelligent et assez sensible pour le révéler. En fait, il est révélé maintenant, mais je suis incapable de le voir. Je suis comme un petit enfant debout à côté d’un échiquier, en regardant un match sans la capacité de comprendre comment jouer.

Notre vie entière est un jeu pour obtenir l’esprit du Créateur, le révéler lui.  Notre égoïsme est incroyablement rusé et essaie de nous soudoyer par tous les moyens.  Il nous prend dans une direction ou l’autre. C’est une grande aide venant du Créateur. Celui qui veut révéler Ses astucieux dessins comprendra que la vie qu’il voit en face de lui n’est qu’un jeu.  À chaque instant, le Créateur nous donne l’occasion à travers nos pensées, désirs et actions de le rencontrer en tant que partenaire dans le match.  Dès lors, toute notre vie devient une aventure passionnante. 

De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 20/09/2011 , Shamati # 152