Category Archives: Education

La famille et le mariage, partie n°6

Du temps et de l’amour pour les enfants

Question : Est-ce que je comprends correctement que la nature nous a instinctivement inculqué l’amour pour les enfants seulement pour que nous apprenions à traiter les autres de la même façon ?

Répondez : Oui et non. Avec le temps, l’amour pour les enfants changera. C’est déjà en train de changer. Aujourd’hui, les gens n’ont plus les mêmes rapports avec les enfants qu’auparavant.

Au cours de toutes les générations, les enfants étaient le centre d’intérêt, d’attention et d’amour, mais tout cela est en train de changer.

Puisque notre désir, notre compréhension du monde et notre méthode de communication avec le monde extérieur changent, naturellement, l’attitude envers les enfants en tant que partie du monde change également.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

La famille et le mariage, partie n°8

laitman_963.6Être proche de chacun

Question : Peut-on dire que la famille n’est nécessaire que pour apprendre à donner correctement ? C’est un don égoïste, mais au moins j’ai quelques modèles de comportement correct.

Réponse : Oui, il y a quelque chose comme cela. Au moins, la famille démontre que si une personne la ressent aussi proche que possible, alors je suis prêt à la traiter comme moi-même.

Donc, tout le problème est de ressentir que tout le monde est proche. C’est la méthode de la Kabbale. La Lumière supérieure crée une telle capacité en nous.

Remarque : Vous avez dit qu’il y a cinq sortes de désirs en nous. Il se trouve donc que je vois une partie de mes désirs en dehors de moi-même et que je les ressens comme des étrangers, et je vois une partie de mes désirs comme les miens et ainsi je me soucie naturellement de leur satisfaction.

Mon Commentaire : Le monde entier, tout ce que je peux voir, ce sont mes désirs. Je me vois à l’intérieur de moi.

Question : Mais je vois une partie en dehors de moi et une partie à l’intérieur ?

Réponse : Oui. Seuls les désirs qui sont en dehors de moi ressemblent à des étrangers, mais ils sont les plus importants pour moi.

Question : Où est la famille là-dedans ?

Réponse : La famille est au milieu, à la frontière entre le « moi » et le monde extérieur. C’est un lien de transition entre la conscience du monde extérieur et vous-même.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

Qui est le Rabash ?

rabash-2_100_wpAujourd’hui, le jour de la commémoration du souvenir (décès) de notre maître, le kabbaliste Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag, le Rabash, nous ne nous plongerons pas dans les souvenirs. Nous n’accordons aucune importance particulière aux dates d’anniversaire des défunts, comme il est d’usage chez ceux qui sont loin de la vérité. Nous nous rapportons simplement à de tels jours en tant que signes afin de nous connecter et d’adhérer davantage, ou du moins nous rapprocher de notre racine.

Pourquoi ? Parce qu’en fait, qui est vraiment le Rabash ? Le Rabash est une certaine mesure de la révélation du Créateur à notre égard.

Nous voudrions exprimer notre gratitude au Créateur pour le Rabash. Il nous a envoyé un messager à travers lequel il nous a été donné la possibilité de nous rapprocher du Créateur : pour nous corriger et nous adapter à l’équivalence de forme avec la force supérieure.

C’est ainsi que nous nous connectons au Rabash et au Créateur.

Le Rabash est un degré entre nous et le Créateur. Nous recevons tout à travers le Rabash, toute son ascension spirituelle. Chaque personne est créée et existe à travers ses amis et son enseignant, mais le Rabash apparaît vraiment comme un système. Il nous révèle une forme de connexion avec le Créateur à travers laquelle nous nous réalisons vraiment et nous rapprochons de la vérité.

D’abord et avant tout, nous devons nous dresser cette image que nous ne traitons pas avec des choses externes, c’est-à-dire avec les habitudes et les comportements d’une personne. Nous avons d’abord besoin de voir cette révélation spécifique du Créateur à notre égard, que le Créateur S’est révélé de cette manière distincte.

Par conséquent, plus nous apprécions le Rabash, plus nous nous rapprochons du Créateur.

Nous apprécions le degré de révélation qu’Il nous a faite grâce à cette force supérieure appelée « le Rabash ». Elle est devenue importante pour nous. Elle nous a connecté et nous a rapproché du Créateur.

Ce jour-là, nous allons lire des extraits traitant de ce sujet. Nous nous efforcerons également de nous ajuster avec précision à cette forme, qui a été révélée dans une certaine mesure par son extériorité, puis s’est cachée, c’est-à-dire qu’elle est partie.

En outre, malgré son départ, sa purification, nous avons besoin de nous élever, de nous purifier nous-mêmes, en parvenant à une connexion à cette racine spirituelle unique et en y voyant notre degré supérieur. En établissant une telle connexion avec notre degré supérieur, nous pouvons alors progresser davantage vers le Créateur.

Extrait de la leçon sur le thème « Jour Commémoratif du Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag (Le Rabash) », le 3 Octobre 2019

Je suis responsable de ma personne

laitman_549.01La nation d’Israël est un groupe inhabituel, car notre connexion n’est pas à un niveau corporel, et par conséquent elle est très instable. Cela nous connecte apparemment quelque part au-dessus, mais nous ne ressentons aucun lien entre nous. Tout cela est dû à nos grands ego qui nous séparent les uns des autres. Il n’y a pas de connexion naturelle, physique, matérielle ; il n’y a qu’une connexion spirituelle qui échappe à nos sens.

Le Baal HaSoulam écrit que seuls les problèmes communs nous unissent, comme des frères d’infortune. Ainsi, nous ressemblons à une poignée de noix à l’intérieur d’un sac uni uniquement par le sac, ce qui ne les laisse pas se disperser. De ce fait, notre seul espoir est une éducation publique, un mouvement vers l’unité nationale capable de susciter l’amour de la nation au sein du peuple, afin que nous nous ressentions comme un seul corps.

Nous ne devons pas nous sentir comme des frères d’infortune, comme nous le faisons aujourd’hui, mais nous devons ressentir la connexion naturelle et éternelle qui existe en chacun de nous et dont personne ne peut se cacher. C’est la Lumière supérieure qui nous unit ensemble. Les autres nations sont connectées instinctivement par la nature même, ressentant un sentiment d’appartenance à leur nation. Mais pour le peuple d’Israël, cette connexion nécessite notre participation, nous devons l’attirer d’en haut par nous-mêmes.

Cet amour existait parmi nous à l’époque d’Abraham, le fondateur de la nation d’Israël. Mais après la destruction du Temple, cela a commencé à s’estomper et a été complètement perdu au cours des années d’exil. Nous devons reconstruire cet amour maintenant pour qu’il soit naturel et spirituel. Après tout, il n’y a pas d’amour corporel entre nous et nous ne voulons pas de liens mutuels comme les autres nations. Il ne reste plus rien de l’amour national après les deux mille ans d’exil. (1)

Je dois tout faire pour réveiller le groupe. Quelle que soit leur réponse, je continue de tout faire pour les unir : prier discrètement pour mes amis et faire divers actes que tout le monde peut voir, en montrant l’exemple. Ce faisant, je ne dépend de personne à part du Créateur, je lui demande donc de me donner la force et le désir. Ensuite, je me tourne vers mes amis et j’essaie de les inspirer. Je suis responsable de moi : « Si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi. » (2)

Extrait de la deuxième partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, Journal, « La Nation », le 17/07/2019

(1) : de 1 minute à 1 minute et 19 secondes
(2) : à 12 minutes

Le 14 juillet : révolutions d’hier, révolutions de demain

Mon article pour le 14 juilllet  publié dans le Times of Israel en français

Cette année la France va célébrer son 14 juillet après une première moitié de 2019  tumultueuse : entre les gilets jaunes, l’antisémitisme croissant, la cathédrale de Notre Dame en flamme, la canicule et les conflits sociaux qui s’accumulent, certaines publications dans la presse française ont même été jusqu’à mentionner une atmosphère propice à une révolution.

En effet, la Révolution française, qui fête ses 230 ans cette année, reste à bien des égards, un symbole de la lutte pour la liberté et d’égalité pour tous. Pour rappel, c’est la révolution française qui a amené les Juifs de France à sortir des ghettos et à acquérir un statut de citoyen à part entière.

Il est donc intéressant de s’interroger sur l’héritage de ces valeurs dans la société française d’aujourd’hui qui doit faire face à son plus grand défi: maintenir une cohésion sociale – laquelle est fortement ébranlée par les vagues migratoires auxquelles toute l’Europe fait face.

Pour chaque pays, la bonne intégration de ses habitants est ce qui assure son identité, sa force et son unité. La France a déjà dû faire face par le passé à des vagues migratoires, lesquelles se sont toutes relativement bien intégrées, après un certain temps, notamment grâce aux valeurs universelles de liberté, d’égalité, de respect transmises par l’existence d’un système d’éducation laïque accessible à tous.

Cependant aujourd’hui ceci ne semble plus suffisant.

A titre de comparaison, Israël, pays construit sur l’immigration des Juifs du monde entier est un pays d’une grande diversité culturelle qui n’est pas toujours facile à vivre au quotidien, mais les racines communes permettent de faciliter le processus d’intégration.

La différence, si c’en est une, entre ces deux pays est que l’unité du peuple Juif repose sur son héritage du judaïsme au cours des milliers d’années d’exil. La France quant à elle, doit son unité à l’adhésion de ses membres à ses valeurs universelles. Si une communauté n’adhère pas, l’intégration échoue.

En fait, peu importe où nous vivons, nous voyons que la fracture sociale est en fonction de l’existence de valeurs communes qui encouragent au vivre ensemble.

Israël a son principe tiré de la Torah “Aime ton prochain comme toi-même”, et la France a sa devise “liberté, égalité, fraternité” mais au-delà des slogans et des belles phrases, le monde a besoin d’un vrai contrat social basé sur l’unité, la solidarité et sur le souci de l’autre.

Ce contrat social n’est possible que grâce à une éducation qui amène les gens à comprendre la nécessité du vivre ensemble et enseigne comment l’appliquer réellement, sans devenir une philosophie moralisatrice stérile.

Si révolution il doit y avoir, où que ce soit dans le monde, la seule approche constructive est une révolution des relations humaines basée sur un enseignement adéquat pour tous.

 

L’univers a-t-il un plan?

Reprise de mon article publié sur https://www.michaellaitman.com/fr/articles/lunivers-a-t-il-un-plan/

Depuis la nuit des temps, l’homme s’interroge sur sa présence sur Terre. Il veut comprendre son origine, ce questionnement se retrouve au cours de toutes les étapes de développement de l’humanité, dans la science, la religion, la culture, la philosophie etc.

La science s’est penchée de nombreuses fois sur l’origine et l’évolution de l’Univers et pour l’instant la dernière théorie est celle du big bang. Cette dernière résout un certain nombre de questions, mais en laisse beaucoup en suspens: L’univers a un début mais a-t-il une fin? Quand est-il de l’avant big bang? L’univers est-il éternel? Il y a-t-il d’autres univers parallèles?

Au final, après maintes tergiversations, nous restons toujours avec les mêmes questions: d’où vient-on et où va t-on?

Sans avoir la prétention de répondre à ces questions en un seul article, essayons au moins d’en comprendre la portée.

Se demander s’il y a un début et une fin, c’est comme s’interroger si l’univers avait un plan, un processus qui aurait un début, un développement et une fin.

Comme nous ne sommes pas actuellement ni début ni à la fin, voyons si nous pouvons observer un développement dans la nature.

A défaut de voir l’évolution de façon évidente dans la nature, il est indéniable que depuis l’âge de pierre jusqu’à l’âge d’internet, l’évolution est flagrante.

Si on essaye de comprendre la force qui anime le développement de l’humanité, on observe que c’est la même qui anime le monde du vivant: Un besoin d’assurer sa survie en recherchant un équilibre avec son environnement.

Jusque-là rien de nouveau, ceci dit, cela met en avant une certaine force de développement commune à notre existence. Cependant en quoi ceci aide à un quelconque plan de l’univers, si tant est qu’il y en ait un?

Pour que cette recherche d’équilibre aide à comprendre un quelconque plan de l’univers, il faudrait comprendre entre quoi et quoi, l’équilibre s’applique.

Que ce soit le principe de l’équilibre de Lavoisier en chimie, pour équilibrer les réactions chimiques ou les équilibres de jeu de Nash qui s’appliquent en économie, ou l’homéostasie dans l’organisme ou dans les écosystèmes, l’équilibre est partout et permet le maintien de la vie.

De cet équilibre découle un postulat: il existe deux forces opposées dans la nature, une positive et une négative, qui ne peuvent pas exister l’une sans l’autre. Équilibrer ces deux forces est la tâche de l’homme.

Si à première vue, cela semble simpliste, voire trop facile, détrompez-vous. Pour comprendre l’action et l’interaction de ses forces sur nous, des personnes, appelées des kabbalistes ont rédigé des ouvrages qui ne sont pas toujours compréhensibles, mais comme toute science, la Kabbale a aussi son propre vocabulaire.

Le système de la création est en fait un programme, une App dont nous devons apprendre à nous servir, et en connaître les aspects, comme nous avons appris à l’école les sciences naturelles, physiques et sociales.

Tout ceci n’est pas une énième théorie pour séduire ou ennuyer les gens, c’est une étude qui demande un investissement personnel, parce que le plan de l’univers a été créé pour nous, avec un but précis: que l’on s’en serve.

 

L’impact des textes kabbalistiques

Question : Quel est le but de l’étude de la science de la Kabbale ?

Réponse : Le Baal HaSoulam donne une définition kabbalistique précise de l’objectif de la Kabbale : la révélation du Créateur à une personne dans notre monde.

Le but de chaque leçon dépend du matériel étudié. La matière elle-même permet à une personne de se rapprocher de la révélation du Créateur, de lancer une personne pour atteindre son objectif. Comme un instrument de musique est accordé avant un concert, une personne doit également s’accorder pour atteindre le Créateur.

Question : Est-ce que cela dépend plus d’une personne ou de ce qui est dit dans tel ou tel livre ? Y a-t-il des forces miraculeuses dans les livres kabbalistiques ?

Réponse : Il y a un pouvoir miraculeux non pas dans les livres eux-mêmes, entre les colonnes ou entre les lettres, mais dans l’influence du texte sur une personne.

Le fait est que les kabbalistes qui ont écrit des livres ont exprimé leurs atteintes intérieures. Nous parlons de personnes qui ressentaient le monde supérieur et le Créateur ; tout ce qu’ils ont exprimé sur papier est lié à leur atteinte spirituelle. Par conséquent, lorsque nous lisons leurs textes, ils nous affectent, que cela nous plaise ou non. Plus précisément, l’influence de la Lumière descend sur nous et nous change progressivement.

Remarque : Lorsque je lis une histoire dramatique, cela me touche aussi. Je peux pleurer ou rire.

Mon commentaire : Exact, mais cela vous influence purement psychologiquement. Ici, vous pouvez lire sans rien comprendre, mais le texte vous influence néanmoins et vous commencez progressivement à ressentir que quelque chose se passe en vous.

Vous ressentez que dans ce texte et en vous existent des forces internes, des courants internes qui vous entraînent quelque part, qui configurent vos pensées et vos sensations d’une manière particulière. Soudainement vous devenez légèrement différent, peut-être plus souple, plus réfléchi. C’est exactement de cette manière que l’influence des sources kabbalistiques se manifeste sur une personne.

Extrait de KabTV, « Fondamentaux de la Kabbale » du 20/11/18

L’ego est à l’origine du dérèglement climatique

L’engouement pour la protection de l’environnement n’est pas nouveau, il est international et existe depuis bien longtemps.

Pourtant en France, pour la première fois, 4 ONG ont assigné l’Etat en justice pour inaction climatique. Elles espèrent à travers « l’affaire du siècle » faire condamner l’Etat pour carence fautive et le pousser à prendre les mesures adéquates.

Climat : la «Marche du siècle»

En effet, ces dernières années, les catastrophes naturelles n’ont fait qu’augmenter. Il n’est pas rare de voir à la une des journaux les dernières catastrophes en date, telles que des ouragans, des inondations, des baleines ou des dauphins qui s’échouent sur des plages etc.

Mère Nature au niveau minéral, végétal et animal fonctionne en parfaite harmonie. Il existe des lois que les minéraux, végétaux et animaux suivent instinctivement et seuls les êtres humains ne se comportent pas comme il faut et enfreignent cet équilibre en exploitant la nature à des fins personnelles.

Car tel est bien le problème de l’Homme, il veut tout et tout de suite. Ce désir n’est pas un mal en soi, c’est son utilisation qui le rend égoïste ou altruiste. Cette distinction est essentielle.

Nous le voyons dans la nature quand un lion tue une gazelle c’est pour se nourrir et il ne mange que ce dont il a besoin, le reste il le laisse aux autres animaux qui finiront et maintiendront ainsi la chaine écologique. C’est son instinct de survie qui le pousse et il ne pense pas à l’avenir, pour lui, seul le présent compte.

A l’inverse, l’homme est doté de la faculté de se projeter dans l’avenir et c’est là que le bât blesse. Il veut accumuler, dominer et ce aux dépens des autres. C’est cette relation à autrui qu’il convient de changer. L’harmonisation des relations humaines est la clé de l’équilibre dans la société et avec la nature et donc de notre bonheur.

Ainsi, il serait bon d’apprendre aux gens quelles sont les lois de la nature afin de les respecter. Ceci entrainerait la fin de la surexploitation des ressources naturelles et humaines, de la surproduction industrielle et nous apprendrait à consommer avec modération.

Il s’avère donc qu’une nouvelle approche éducative de toute une génération est nécessaire : Un code de conduite qui explique à l’humanité le fonctionnement de l’ego et comment s’en servir à bon escient.

La grève mondiale et la « marche du siècle « de ce week-end pour alerter et sensibiliser la population à l’écologie et au respect de l’environnement est un outil efficace de prise de conscience, néanmoins si elle n’est pas suivie d’une nouvelle approche éducative de changement personnel, alors son impact sera hélas limité.

Existe-t-il un don sans réserve désintéressé dans notre monde ?

Question : Existe-t-il dans notre monde des exemples qui illustrent recevoir en vue de donner sans réserve ?

Réponse : Supposons que quelqu’un veuille me donner un cadeau et apporte une boîte de chocolats. Je suis diabétique et je ne mange pas de sucreries. Mais j’accepte ce cadeau parce que la personne me le donne de tout son cœur. Mais en principe, je le reçois afin de lui montrer ma bonne attitude.

Dans notre monde, il n’existe aucun exemple de réception véritable pour le don sans réserve. Il n’y a même pas un tel état de don sans réserve pour le bénéfice du don sans réserve. Ici, tout est égoïste, égocentrique et n’est accompli que pour son propre intérêt. Sinon, nous ne pouvons faire aucun mouvement : ni dans les pensées, ni dans les désirs ou physiquement. Nous n’aurions aucune énergie pour cela. Nous sommes destinés à recevoir. C’est ainsi que nous sommes créés.

Dans le but de commencer à donner sans réserve, pour vivre dans le don sans réserve, nous avons besoin d’une énergie totalement nouvelle : l’énergie du don sans réserve. Nous commençons à la recevoir uniquement en étudiant dans un groupe. Et ensuite, nous gagnons l’occasion d’atteindre progressivement les propriétés du don sans réserve désintéressé sans consommer d’énergie égoïste. Après tout, nous recevrons de l’énergie du Créateur.

Je m’approche du Créateur comme je m’approche du soleil : je reçois de l’énergie de Lui et, par conséquent, je peux donner sans réserve. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons agir dans la spiritualité.

C’est ce que nous devons apprendre et c’est devant nous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/10/2018

Le cinéma à l’honneur

Mon nouvel article sur le cinéma et les Oscars et César:

Le monde du cinéma est à l’honneur ce week-end avec la 91ème cérémonie des Oscars à Los Angeles, et la 44ème cérémonie des César à Paris. Tout le gotha du show business sera présent et les pronostics vont bon train, les surprises sont néanmoins toujours possibles.

 

Depuis presque 100 ans, le cinéma nous fait rêver. Progressivement il a pris sa place dans la société et de nos jours, il est un élément incontournable de la culture moderne.

L’influence du cinéma est telle qu’il devient une sorte de référence, il s’est toujours inspiré d’histoires vraies pour en faire des causes, des priorités ou des revendications, tout en développement de nouveaux thèmes tels que la science fiction ou les films d’horreur. Le cinéma est un puissant outil pour véhiculer des idées, des valeurs.

Les films veulent, au-delà d’une histoire, encourager des valeurs humaines telles que la justice, la vérité, le respect de la différence, la tolérance, en traitant des sujets de société délicats, tabous etc. Néanmoins, ces valeurs sont traitées d’après l’idéologie de la production qui est relative puisque un de ses critères est la rentabilité du film au box office.

En effet, dès le début du film, on nous impose les gentils et les méchants, ce qui peut conduire à des préjugés et des jugements à l’égard de certains pays, minorités, valeurs etc.

Le septième art est progressivement passé d’un art à une affaire commerciale générée par un système au service du consumérisme.

Un changement des mentalités est donc à envisager. Il serait bon de créer un contenu qui soit utile à la société, c’est-à-dire promouvoir le vivre ensemble et l’épanouissement personnel de chacun à travers la réalisation de son potentiel.

La remise des trophées devrait être selon ces critères et non d’après le succès en salle, ni selon l’avis des critiques.

C’est sur ce point que le cinéma a le plus grand rôle de sa vie à jouer. Si dans tous les films, les valeurs positives étaient constamment mises en avant, alors les mentalités changeraient.