Category Archives: Egoïsme

Percer la coquille de l’égoïsme

Question : Pourquoi, dans les concepts spirituels, existe-t-il les propriétés de bravoure, de courage et de dévotion ?

Réponse : Tout ceci, c’est du travail avec votre ego. L’égoïsme se tient entre moi et le Créateur comme une coquille isolante.

Elle m’entoure de tous les côtés et je m’y trouve comme dans un cocon, incapable de transférer quoi que ce soit vers l’extérieur ou de percevoir quoi que ce soit de l’extérieur, sauf à travers lui. C’est notre problème. Ainsi, nous devons constamment le marteler. Dès que nous le perçons et regardons en dehors de la coquille de l’égoïsme, nous verrons alors le monde réel.

Pour cela, il faut beaucoup de courage et certainement l’aide des amis sans qui il est absolument impossible d’aller dans cette direction.

Question : Pour quelle raison avons-nous besoin de dévotion et envers qui ?

Réponse : Frapper son égoïsme est très douloureux. Il doit être martelé longtemps avant de percer la coquille et, comme un poussin, vous jetez un coup d’œil dehors. Ici, nous devrons travailler très sérieusement avec une dévotion totale à notre groupe et au Créateur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/03/2019

Le 14 juillet : révolutions d’hier, révolutions de demain

Mon article pour le 14 juilllet  publié dans le Times of Israel en français

Cette année la France va célébrer son 14 juillet après une première moitié de 2019  tumultueuse : entre les gilets jaunes, l’antisémitisme croissant, la cathédrale de Notre Dame en flamme, la canicule et les conflits sociaux qui s’accumulent, certaines publications dans la presse française ont même été jusqu’à mentionner une atmosphère propice à une révolution.

En effet, la Révolution française, qui fête ses 230 ans cette année, reste à bien des égards, un symbole de la lutte pour la liberté et d’égalité pour tous. Pour rappel, c’est la révolution française qui a amené les Juifs de France à sortir des ghettos et à acquérir un statut de citoyen à part entière.

Il est donc intéressant de s’interroger sur l’héritage de ces valeurs dans la société française d’aujourd’hui qui doit faire face à son plus grand défi: maintenir une cohésion sociale – laquelle est fortement ébranlée par les vagues migratoires auxquelles toute l’Europe fait face.

Pour chaque pays, la bonne intégration de ses habitants est ce qui assure son identité, sa force et son unité. La France a déjà dû faire face par le passé à des vagues migratoires, lesquelles se sont toutes relativement bien intégrées, après un certain temps, notamment grâce aux valeurs universelles de liberté, d’égalité, de respect transmises par l’existence d’un système d’éducation laïque accessible à tous.

Cependant aujourd’hui ceci ne semble plus suffisant.

A titre de comparaison, Israël, pays construit sur l’immigration des Juifs du monde entier est un pays d’une grande diversité culturelle qui n’est pas toujours facile à vivre au quotidien, mais les racines communes permettent de faciliter le processus d’intégration.

La différence, si c’en est une, entre ces deux pays est que l’unité du peuple Juif repose sur son héritage du judaïsme au cours des milliers d’années d’exil. La France quant à elle, doit son unité à l’adhésion de ses membres à ses valeurs universelles. Si une communauté n’adhère pas, l’intégration échoue.

En fait, peu importe où nous vivons, nous voyons que la fracture sociale est en fonction de l’existence de valeurs communes qui encouragent au vivre ensemble.

Israël a son principe tiré de la Torah “Aime ton prochain comme toi-même”, et la France a sa devise “liberté, égalité, fraternité” mais au-delà des slogans et des belles phrases, le monde a besoin d’un vrai contrat social basé sur l’unité, la solidarité et sur le souci de l’autre.

Ce contrat social n’est possible que grâce à une éducation qui amène les gens à comprendre la nécessité du vivre ensemble et enseigne comment l’appliquer réellement, sans devenir une philosophie moralisatrice stérile.

Si révolution il doit y avoir, où que ce soit dans le monde, la seule approche constructive est une révolution des relations humaines basée sur un enseignement adéquat pour tous.

 

La Lumière du futur

Question : Quelle devrait être notre attitude vis-à-vis des manifestations négatives du Créateur s’il nous semble improbable que quelque chose de positif arrive après cela ? Ou vice versa ?

Réponse : Si je travaille dur en ce moment et qu’il me reste deux heures avant de finir ma journée de travail, mais que je sais qu’une magnifique soirée m’attend : je vais rentrer chez moi, me doucher, bien m’habiller et sortir avec une belle fille, est-ce que le temps passé à souffrir en travaillant est-il vraiment une souffrance pour moi ? Non, il est déjà teinté par la Lumière, par le plaisir que je recevrai le soir.

C’est ce qu’on appelle Ohr Makif (Lumière environnante), qui m’illumine maintenant du futur. Par conséquent, aujourd’hui je ne peux pas ressentir la souffrance. La souffrance est ressentie parce que je n’ai pas d’avenir.

Question : Si je ne vois pas le futur, alors je ne peux pas voir la prochaine étape dans laquelle une face positive sera révélée ?

Réponse : Ceci est une autre affaire. Comment puis-je m’assurer que, même si je ne vois pas la prochaine étape, je suis sûr que cela existe et que c’est dans mon intérêt ? Dans ce cas, vous devez créer un groupe qui vous soutiendrait à cet égard. Étreignez les amis et avancez.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/02/2019

La puissance de la pensée et la résolution des problèmes

Question : Est-il possible de guérir du cancer ou d’autres maladies en changeant vos pensées ?

Réponse : Je préférerais ne pas répondre à des questions spécifiques concernant des maladies et de tels sujets. Il est possible de tout faire. Pouvons-nous le faire aujourd’hui ? Je ne peux pas le dire. Je ne pense pas, mais bientôt nous le pourrons.

Cela dépend seulement de la façon dont nos pensées seront en harmonie ensemble. Nous pourrons alors influencer les phénomènes négatifs les plus profonds de notre nature. Tout dépend uniquement de nous.

Il existe de nombreuses histoires intéressantes sur les kabbalistes et leurs supposés miracles. Mais ce ne sont pas des miracles. Ce ne sont que de petites corrections, pas une intervention, mais une correction des lois de la nature à certains niveaux que nous ne pouvons faire seulement si nous les corrigeons correctement.

Je peux entrer dans n’importe quel système, à n’importe quel niveau, depuis moi-même jusqu’au monde de l’Infini, à condition que j’ajoute des forces positives d’influence à ce système. Je pense que nous atteindrons l’état où nous serons vraiment capables de nous soigner nous-mêmes, l’humanité, la Terre, l’écologie et l’univers de tous les problèmes.

Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point notre influence est négative sur l’univers. Ce qui se passe sur Terre ne représente qu’une petite fraction de ce qui se passe à l’échelle de l’univers venant de notre mal, car sur Terre, nous ne considérons que l’impact humain. À l’échelle de l’univers, l’impact négatif de nos pensées et de nos sentiments a des conséquences dévastatrices. Mais espérons que nous pourrons les corriger rapidement.

Extrait de de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 03/02/2019

Comment rendre la vie agréable ?

Question : Comment pouvons-nous expliquer aux 99% de la population ce qu’est une bonne vie ?

Réponse : Nous considérons que la vie est bonne en fonction de ce qui est bon pour nous.

À notre époque cependant, en ayant des connexions non corrigées entre nous, nous ne pouvons pas nous sentir bien. Nous voyons que le monde est en train de s’effondrer parce que la Lumière supérieure qui descend sur lui veut le remplir et le monde ressent son opposition à cette Lumière.

Plus la bonté spirituelle est proche de notre monde, plus nous nous sentons mal. L’approche de la Lumière supérieure nous donne une sensation d’obscurité parce que nous sommes non corrigés, opposés à elle. Par conséquent, si nous voulons ressentir les bénédictions et tous les bienfaits, nous devons nous changer pour être similaire à la Lumière supérieure afin de ne pas plonger dans des problèmes et des crises, car la Lumière se rapproche de plus en plus de nous. En d’autres termes, nous devons nous unir au niveau de ce monde. C’est le problème.

Par exemple, les infos annoncent qu’un astéroïde est en route vers la Terre et que la planète est en danger, les gens devraient se sentir en danger, la Lumière supérieure se rapproche de nous, le Créateur souhaite être révélé aux créations. C’est pourquoi nous sommes appelés « la dernière génération ».

Nous sommes entrés sur la voie d’une pression de plus en plus forte sur nous. C’est pourquoi la science de la Kabbale se révèle ; elle explique que nous devons commencer à nous adapter à la Lumière supérieure pour lui ressembler un peu.

Nous sommes un Kli (récipient de l’âme), le Créateur est la Lumière. Nous pouvons devenir semblables à Lui uniquement si nous nous unissons entre nous. En d’autres termes, si nous souhaitons un avenir meilleur, nous devons obligatoirement nous unir.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/02/2019

De quoi dépend le désir d’étudier la Kabbale ?

Question : De quoi dépend le désir d’étudier la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : L’aspiration envers le Créateur dépend du Reshimo (un gène spirituel) qui apparaît chez une personne. Ce ne sont pas seulement des questions sur le sens de la vie et sa futilité, car leurs réponses peuvent être purement corporelles.

Une question pressante surgit à l’intérieur d’une personne au sujet de l’essence de l’existence au-dessus du fait qu’elle ne fait que se remplir elle-même. Peu importe pour moi comment je vis, de quelle manière je me remplis, ce que je possède et quand ma vie se terminera. Il est important pour moi de comprendre sa signification intérieure ! D’où vient-elle et pourquoi elle m’a été donnée ? Quel est ce phénomène de la vie ? Qu’est-ce que cela représente ?

Lorsque cette question émerge à l’intérieur d’une personne, il lui faut vraiment découvrir le but de la création. Le Créateur  est une notion floue. Cependant, si la pensée selon laquelle tout a été créé (« Dans quel but ? Pourquoi ? Pour quelle raison ? Comment ? Par qui ? ») attire une personne, elle arrive à l’étude de la Kabbale et y reste.

Pourtant, si elle a été attirée accidentellement vers la Kabbale par d’autres questions moins centrées sur le sens profond de la vie, elle s’en ira. Par conséquent, il est écrit qu’un millier rentre dans une pièce et qu’un seul sort vers la Lumière.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

Que faire lorsque vous n’avez pas de force ?

Question : Que devriez-vous faire lorsque vous n’avez pas de force ? luttez avec soi-même ?

Réponse : Pourquoi se battre avec vous-même ? Vous ne pouvez jamais venir à bout de vous-même parce que ce n’est pas vous, mais votre égoïsme, qui est beaucoup plus fort que vous, et vous n’avez rien d’autre que cela. C’est une bataille perdue d’avance.

La seule chose à faire est de rester collé au groupe autant que possible. Ensuite, vous aurez la force, une direction, tout ce dont vous avez besoin pour surmonter les problèmes.

Question : Comment pouvez-vous ne pas être piégé, en pensant que vous vous développez, mais en fait vous vous égarez depuis longtemps et régressez ?

Réponse : Seulement en se collant au groupe. Je ne peux donner aucun autre conseil. Si vous avez une dizaine, alors vous avez une bouée de sauvetage. Si vous n’en avez pas, alors vous vous noyez.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 20/01/2019

Le cœur et la tête travaillent ensemble

Question : Une fois encore, nous avons abordé l’étude de la Préface à la Sagesse de la Kabbale (Ptikha), mais à un nouveau niveau, à travers les sensations. C’est tellement intéressant, si profond, qu’il nous manque à nouveau les détails techniques.

Pourquoi, lorsque nous commençons à poser des questions techniques, cela nous éloigne-t-il de la perception émotionnelle dans laquelle nous sommes entrés, et nous cogne en nous faisant sortir d’elle ?

Réponse : Cela n’arrive qu’au début. Par exemple, lorsque les gens apprennent à jouer d’un certain instrument de musique, il faut d’abord travailler sur la technique. Ils doivent faire des exercices et s’habituer à l’instrument.

Une fois qu’ils l’ont maîtrisé, c’est comme s’ils s’unissaient à lui et l’instrument commence à exprimer leurs sentiments, ceux qu’ils ne peuvent pas exprimer eux-mêmes. Je prends un violon dans mes mains et il chante comme jamais je ne le pourrais. Mais à travers son chant, son aspiration, ses sons, je suis capable de m’exprimer.

C’est pareil ici. Nous devons d’abord apprendre l’instrument. Notre instrument, ce sont des sensations, rien d’autre que des sensations, car nous ne sommes que le désir d’avoir du plaisir. C’est ce que le Créateur a créé en nous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

Les guerres mènent-elles au progrès ?

Question : Vous dites que l’annihilation mutuelle conduit à la régression dans le développement de la société, mais en fin de compte la guerre ne stimule-t-elle pas habituellement des forces productives ?

Réponse : Oui, les guerres stimulent les forces de production, mais elles ne contribuent pas au développement intérieur de la société et de la population, ce qui en fait compte vraiment. Au contraire, elles introduisent les hommes dans une spirale et, par conséquent, le progrès technique est le seul progrès qu’elles apportent.

Bien sûr, sans les guerres et les menaces, l’humanité se serait développée beaucoup plus lentement sur le plan technique et, par conséquent, sur le plan scientifique et dans d’autres domaines, mais pas sur le plan social.

Les guerres provoquent la régression de la société, pas le progrès. Les blessures qui restent après les guerres mettent très longtemps à guérir et sont pratiquement incurables. Elles se cachent quelque part à l’intérieur et nous essayons de ne pas les voir, mais en fait, elles empêchent la construction de relations normales.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/01/2019

La composante spirituelle spéciale

Il y a des gens qui ont même du mal à entendre que nous devons établir une connexion pour atteindre le Créateur. Le Créateur est tellement exalté et incompréhensible, Il se trouve dans une autre dimension que nous ne ressentons pas. Il n’entre pas dans le champ de notre esprit et de nos sensations. Nous ne pouvons pas assembler ce puzzle, l’image du Créateur, à partir des pensées et des sensations qui sont en nous afin que nous puissions Le ressentir et Le comprendre.

D’autre part cependant, ils affirment que cela se produit par le biais de simples actions corporelles dans notre monde. Nous ne comprenons pas le lien qui existe entre les deux : en quoi cela aidera-t-il si je souris aux autres et que je les traite bien ? Nous ne considérons pas cela comme un jeu sérieux, mais comme de l’hypocrisie. Nous sommes égoïstes par nature et avons déjà essayé de changer notre comportement extérieur sans changer l’essence intérieure.

Cependant, nous devrions comprendre ici qu’il existe une composante spirituelle spéciale appelée la Lumière qui ramène à la source, une force spéciale que nous pouvons attirer et qui changera notre nature. Par conséquent, même si nous ne voulons pas nous unir, nous rapprocher et nous soutenir les uns les autres, nous devons le faire pour nous rapprocher du Créateur. C’est un travail difficile et nous devons nous convaincre de sa nécessité pour que, même en agissant contre notre désir, en simulant et en jouant, nous éveillions la Lumière qui ramène vers le bien.

Plus notre effort est artificiel et non naturel, et nous le produisons néanmoins, plus il éveille la Lumière. D’où le paradoxe que les personnes qui ne peuvent supporter aucune union avec les autres et n’acceptent pas ce principe, à travers leurs plus petits efforts pour s’unir, elles éveillent une grande Lumière qui corrige (1).

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale, « Du Point dans le Cœur à une Dizaine » (Préparation de la Convention en Amérique Latine 2019), le 28/04/2019

(1) : à 14 minutes et 52 secondes