Category Archives: Egoïsme

Réponses à vos questions, n°228

Question : Je suis tombé sur la sagesse de la Kabbale uniquement parce qu’un magicien qui m’a appris à entrer dans le « plan astral » par la méditation me l’a recommandé. Ce magicien se souvient de ses cinq dernières incarnations et a déjà évalué plusieurs livres kabbalistiques : Etz Chaim (L’Arbre de Vie) et le Talmud Eser Sefirot (L’Étude des Dix Sefirot) dans la pratique.

J’ai deux questions pour vous :

1 – Que pensez-vous du fait d’entrer dans les mondes supérieurs par la médiation ?

2 – Comment expliqueriez-vous ce que nous faisons sans un groupe de dix ? Peut-être que ces dizaines ne sont pas nécessaires ? Pensez-vous que cette façon de faire effraye les gens d’étudier la Kabbale ?
En tout cas, merci beaucoup pour votre effort immense et que le Seigneur vous bénisse !

Réponse : La Kabbale enseigne que l’égoïsme est le fondement de notre nature, et s’en éloigner pour entrer dans la nature supérieure signifie acquérir la propriété du don sans réserve au-dessus de l’égoïsme jusqu’à ce qu’il y ait l’amour. La question est la suivante : devenez-vous une personne aimant tout le monde non par égoïsme ?

Comment pouvez-vous attirer plus de Lumière supérieure ?

Question : Que pouvons-nous faire pour attirer autant que possible la Lumière supérieure ?

Réponse : Il suffit d’étudier et d’interagir correctement dans le groupe en suivant les conseils du Rabash, c’est-à-dire de tout mettre en œuvre pour devenir un membre du groupe. Essentiellement, nous jouons à la société correcte en ayant de bonnes relations entre nous.

De plus, je comprends que je suis un égoïste et que je ne veux absolument pas m’humilier ni me restreindre pour me connecter aux autres, mais je le fais.

Question : Y a-t-il des signes objectifs que la Lumière agit sur une personne ?

Réponse : D’un côté, une personne ressent à quel point elle est inférieure, pire et plus stupide que les autres. D’un autre côté, cela la rend heureuse parce que cela la rapproche de la vérité, lorsqu’elle ressent que les autres lui sont supérieurs. En général, elle doit atteindre un état où elle voit tout autour d’elle comme une révélation du Créateur. Il n’y a rien de mal à cela et elle ne craint pas de se perdre.

Question : Est-ce le résultat de l’influence de la Lumière sur une personne lorsqu’elle parvient à cette sensation ?

Réponse : Oui, c’est déjà un effet plus fort de la lumière car il existe une gradation jusqu’à l’infini.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 30/05/2018

Comment nous organisons-nous pour la prière ?

Quand je pense à moi, je ne peux pas penser au groupe. Faisons cet exercice : je ne demande rien pour moi-même et je ne pense pas à moi-même. J’ai coupé toutes les pensées, tous les désirs et toutes les actions dirigés vers moi pour les empêcher de se développer et d’agir.

J’ai une serre de serpents venimeux, mais je ne les laisse pas s’échapper. Dès qu’un serpent même le plus petit pointe sa tête, je la décapite immédiatement. Ceci s’appelle la restriction. C’est-à-dire que je révèle que le Créateur a mis en moi divers désirs égoïstes que je dois limiter ; je dois enfermer mon « moi », mon égoïsme, et décapiter toutes les manifestations égoïstes. Tant que je n’aurai pas coupé toutes leurs têtes, je ne commencerai pas une action spirituelle car j’ai une tête de serpent.

Je n’ai qu’une demande pour moi-même : faire une restriction et cesser d’exister pour que mon « moi » disparaisse. La foi au-dessus de la raison et les calculs spirituels commencent à agir. (1)

Limiter mon égoïsme ne signifie pas cesser de le ressentir. Il continue d’exister. De plus, il est énorme et cherche constamment à faire une percée. Mais à chaque fois, je l’enferme comme s’il n’était plus là. C’est un travail continu que l’on appelle « restriction ».

Cela ne signifie pas que je cesse de ressentir mon désir égoïste, je le ressens beaucoup ! Mais je me mets au-dessus de lui, comme s’il n’existait pas. Cela veut dire que je reçois une force restrictive : j’ai un écran de 1 000 kilogrammes contre 1 000 serpents, ce qui les maintient sous clé. (2)

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de la Kabbale, Leçon sur le sujet « Comment nous Organisons-nous pour la Prière » du 26/11/2018

(1) : à 30 minutes et 40 secondes
(2) : à 42 minutes

Travaillez sur les erreurs

Question : Combien de fois vous rendez-vous compte que vous vous êtes trompés ?

Réponse : Très souvent. Mais j’essaie d’en tirer des leçons, de les corriger et de passer à autre chose.

En principe, chaque étape suivante devrait être basée sur la correction de la précédente. Une correction est possible si vous appréciez vos erreurs.

C’est pourquoi il est dit : « Car il n’y a pas un homme juste sur terre qui fasse le bien et ne pèche pas. » C’est-à-dire que chaque pas devrait consister en : erreur-correction, erreur-correction. C’est comme cela que l’on avance.

Par conséquent, je dis souvent à mes étudiants : « Je vérifie si cela vaut la peine de le faire ou non. Réfléchissons ensemble, c’est peut-être trop difficile pour vous. Peut-être que nous reculerons. »

Je ne le cache pas, car cela est nécessaire pour apprendre aux gens comment établir un rapport correct avec l’avancement. De plus, cela ne peut se produire que par des erreurs. Le travail sur les erreurs est le plus important.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/07/2018

Où pouvez-vous trouver la force de voir les amis supérieurs à vous ?

Question : Si le but est sans ambiguïté pour moi et qu’il est clair que vous devez vous annuler devant vos amis, où obtiendrez-vous la force de les voir comme étant plus grand que vous-même ?

Réponse : Je comprends que cela ne vient pas facilement, cela prend parfois des années. Mais des efforts constants attirent la Lumière supérieure, donnant progressivement à une personne la conscience que c’est ce travail qui est important et nécessaire.

Question : Je dois donc fermer les yeux sur le comportement de mes amis qui semblent ne pas être concentrés sur le but et simplement essayer de voir ce qui les motive ?

Réponse : Dans le travail spirituel, nous devrions nous traiter les uns les autres comme si le Créateur nous parlait à travers eux. C’est-à-dire que je ne vois pas un ami mais ce que le Créateur me montre en lui.

Bien sûr, son comportement peut être interprété de différentes manières, mais je dois toujours le traiter avec amour. Si nous avons un objectif commun, si nous sommes liés les uns aux autres dans le Créateur, alors il ne peut y avoir aucune autre relation.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

Le but final est la correction universelle

Question : Où le monde se dirige-t-il ?

Réponse : Si vous regardez le but final, alors le monde évolue vers un bon état, la correction universelle. C’est l’objectif que nous devons atteindre.

En principe, cela existe déjà dans le monde spirituel. Tout d’abord, le but est toujours déterminé et, seulement par la suite, les événements se déroulent en fonction de celui-ci, lesquels dépendent de notre comportement. Nous déterminons comment y parvenir.

Le monde spirituel est construit différemment de notre monde. Il se déroule de la fin au commencement. C’est-à-dire que vous déterminez progressivement ce que vous devez accomplir, et ainsi comment y parvenir.

Si par exemple un architecte conçoit un bâtiment, il imagine approximativement son objectif ultime, mais celui-ci n’existe pas. Et ici, le but existe. Tout est déterminé par notre participation.

Nous devons déterminer précisément quel est l’objectif afin qu’il soit toujours devant nous et que nous nous dirigions vers lui à chaque instant.

Dans la Kabbale, lorsque nous allons au-delà de la réception, cela est considéré comme allant avec la foi au-dessus de la raison, en imaginant clairement et de manière absolue les propriétés du monde spirituel et en essayant de les appliquer, comme si nous y existions déjà.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/08/2018

Accrochez-vous au but

Question : Quand je vois mon ami aussi bas que moi, c’est mon état égoïste normal. Est-ce que tout mon travail se passe lorsque je me sens plus petit que mon ami ?

Réponse : Non, car il s’agit d’une question de travail auquel il est nécessaire de parvenir grâce à des efforts intérieurs. Il y a des gens qui se sentent constamment inférieurs aux autres. Il y a des gens qui se sentent toujours supérieurs. Il y a ceux qui ne font pas attention aux autres, ne les remarquent même pas.

Tout le travail consiste d’abord à saisir le but, le Créateur, et à partir de cela, à déterminer notre état actuel. Le fait que nous essayions de saisir le but ensemble nous rend égaux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

L’ennemi juré du développement spirituel

Question : Quelles pensées ou actions sont les plus préjudiciables à notre croissance dans la Kabbale ? Quel désir est notre ennemi juré ?

Réponse : La paresse. Rien d’autre ne nous fait obstacle. Uniquement la paresse.

Vous devez vous placer dans un environnement tel qu’il vous stimulera constamment, vous tirera vers l’avant, vous poussera, vous provoquera. C’est de la plus haute importance. Aussi, quittez votre égoïsme. Cela vous dérangera, et à juste titre. Ne vous tourmentez pas pour votre caractère ou vos qualités. Vous avez été créés précisément de cette façon pour entrer dans le monde supérieur. Le plus important est d’avoir plus d’énergie pour le travail.

Question : Pouvez-vous donner un exemple de paresse dans le développement spirituel ?

Réponse : Certainement. C’est le manque de participation active d’une personne dans le bon environnement, qui peut la diriger correctement, lui donner le bon objectif et l’énergie pour l’atteindre.

Question : Quelle est donc la paresse corporelle qui m’empêche d’avancer vers la spiritualité ? Parfois, vous nous dites que la paresse corporelle est une bonne chose.

Réponse : En ce qui concerne le monde corporel, la paresse est une qualité utile. Moins on est agité, mieux c’est. Mais une fois que vous avez découvert le bon chemin, vous devez le poursuivre de toutes vos forces pour avancer.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018

On ne s’ennuiera pas !

Question : Que faut-il faire de l’animal à l’intérieur de moi ? S’il atteint un certain objectif, il perd tout intérêt pour ce qu’il a réalisé, trouve un nouvel objectif et tout recommence ? Que faut-il pour le développement du point dans le cœur ?

Réponse : Le point dans le cœur est l’attirance pour le sens de la vie, pour l’atteinte de quelque chose d’inconnu. Il existe en chacun de nous. Tout dépend de la mesure dans laquelle il se manifeste : plus ou moins grande.

Question : Et si une personne s’ennuie ? Il lui semble qu’elle entend la même chose et qu’il n’y a pas de changement.

Réponse : Nous avons une grande quantité de matériel, donc je doute que quelqu’un s’ennuie. Le matériel explique beaucoup de choses dans la vie, de sorte qu’il est impossible de dire que vous savez tout.

De plus, il s’agit d’un matériel émotionnel sous l’influence duquel vous changez chaque jour, vous êtes déçu à nouveau, puis vous vous relevez encore. C’est-à-dire que ce sont des états qui ne cessent pas dans leurs métamorphoses jusqu’à la réparation finale.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe,le 01/07/2018

La réparation finale

Question de mon Blog : Vous avez dit un jour dans l’une des vidéos que nous devons achever notre mission, c’est-à-dire arriver à la réparation finale, et que cela peut se faire indépendamment du temps et de l’espace. Que devez-vous faire pour cela ?

Réponse : Quittez le cadre de l’espace et du temps, comme vous l’avez correctement noté. Autrement dit, nous ne devrions pas nous limiter à n’importe quel cadre temporel, ni à aucun endroit sur Terre.

Nous avons juste besoin de nous rapprocher les uns les autres le plus possible. En d’autres termes, s’élever au-dessus de notre égoïsme parce que notre nature est un égoïsme absolu et que nous sommes déjà d’accord avec cela, que nous le comprenons et que nous avons bien étudié la question.

La science de la Kabbale révèle la méthode pour s’élever au-dessus de notre égoïsme, où nous pouvons nous élever au-dessus de nous-mêmes et nous connecter avec les autres. Dans la connexion entre nous au-dessus de notre égoïsme animal, au-dessus de notre nature originelle, nous créons un système appelé Adam, venant du mot « Domé » (semblable au Créateur), c’est-à-dire une force supérieure unifiée.

Nous faisons également de nous-mêmes un système unifié. Ainsi, la force supérieure le remplit et nous nous sentons exister dans la propriété du don sans réserve, dans l’amour, l’éternité et l’infini.

Cela est notre réparation finale : nous remplir complètement de la Lumière supérieure.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 05/09/2018