Category Archives: Egoïsme

Les amulettes kabbalistiques existent-elles ?

Question : Les amulettes kabbalistiques existent-elles ? Est-ce que les fils rouges aident ?

Réponse : Rien ne peut aider ! Absolument rien ! Croyez-moi. Essayez de vous attacher à un fil rouge et enveloppez-vous de chiffons rouges. Rien ne vous aidera !

Question : Cependant, cela peut-il aider psychologiquement ?

Réponse : Tout peut aider psychologiquement. Vous pouvez fabriquer une toge et la porter comme dans la Rome antique. Mais alors quoi ?

La psychologie spirituelle vient uniquement de l’influence mutuelle des uns et des autres à l’intérieur du groupe. Bien que les amis existent uniquement dans le monde corporel et que chacun soit un égoïste, ils peuvent s’influencer mutuellement.

Question : Avez-vous rencontré dans une quelconque source la mention de fils rouges ?

Réponse : Non. Même si cela est mentionné quelque part, cela ne signifierait absolument pas une manifestation corporelle. Ni le Baal HaSoulam ni le Rabash n’ont écrit quoi que ce soit à ce sujet.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 19/11/2017

Lorsque la Kabbale s’empare d’une personne

Question : Si la méthode de la Kabbale nous élève au-dessus des problèmes, alors une personne en se détachant de la terre et en planant dans les nuages arrête de résoudre ses problèmes au niveau matériel ?

Réponse : Non, cela peut arriver seulement au début lorsqu’une personne découvre la méthode pour la première fois.

Soudain, elle rencontre une science, des gens, les livres et l’enseignement : le système entier qui explique comment tout est arrangé dans notre monde. Certaines personnes sont attirées spécifiquement par cela, d’autres sont attirées par l’opportunité de surmonter leurs problèmes et d’entrer dans différents états, un troisième groupe veut comprendre ce qu’est la vie et la mort, un quatrième groupe veut savoir ce qui arrive aux âmes et à leurs réincarnations, et ainsi de suite.

En d’autres termes, les gens ordinaires ont beaucoup de questions qui sont résolues lorsqu’ils rencontrent la Kabbale. Lorsque cela s’empare d’une personne, elle peut même abandonner sa famille, son travail ou toute autre chose. Il est nécessaire d’agir avec beaucoup de prudence ici puisque la découverte d’un tel système abasourdit les gens.

Par conséquent, la Kabbale n’est pas révélée à chaque génération ou sans raison. Cependant, dans notre génération elle peut être révélée parce que l’humanité a traversé de nombreux et différents états, et dans la pratique, l’humanité ne peut guère être surprise par quoi que ce soit.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 17/12/2017

Diffuser la Kabbale : le carburant pour la correction

Depuis le Ari, la sagesse de la Kabbale a pu se répandre au sein de toutes les nations du monde. Après tout, le monde est entré dans l’ère du Machiakh (Messie), et par conséquent toute propagation de la connaissance de la Kabbale est favorable à la correction du monde.

Et avant cela, il y avait une interdiction de diffuser la Kabbale, car elle accélérait le développement du monde, ce qui était préjudiciable au peuple d’Israël. Il s’est avéré que les forces égoïstes ont accéléré leur développement, dépassant le développement des forces du don sans réserve, c’est-à-dire d’Israël. (1)

Le prophète Isaïe a dit que les nations du monde porteront les filles d’Israël sur leurs épaules jusqu’au Temple, c’est-à-dire vers la fin de la correction, pour une adhésion complète entre le Créateur et les créations. Gravir la montagne du Créateur est une lourde tâche, qui dépasse les capacités du peuple d’Israël (des désirs légers, des désirs pour le don sans réserve). Par conséquent, la diffusion de la sagesse de la Kabbale au sein des nations du monde est tellement nécessaire : c’est le moteur qui poussera toute la correction en montant jusqu’au Machiakh. (2)

Extrait de la 3ème partie de la leçon de Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, « Le Shofar du Messie » du 16/04/2018

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Comment peut-on mesurer la dévotion de l’âme ?

Lors de l’étude de la Kabbale, il faut s’efforcer non seulement de devenir plus sage en recevant de nouvelles connaissances, mais surtout de modifier ses sensations afin que le cœur change et se développe. Le cœur apprend à ressentir les phénomènes supérieurs qui nous sont inaccessibles maintenant, les actions de don sans réserve et d’union. Ils sont au-dessus de notre raison.

Dans la Kabbale, il y a un concept de « foi au-dessus de la raison ». La connaissance est ce qui correspond à la raison. Selon la mesure de ma compréhension, je suis capable de donner, sachant que cela me fera du bien. Je vais dans un magasin et paye pour avoir des biens. Il n’y a pas de problème avec cela.

Mais il n’y a pas de foi au-dessus de la raison dans notre monde. Où puis-je obtenir le pouvoir supplémentaire pour le don sans réserve au-dessus de la raison ? D’après ce que je comprends, je suis prêt à payer deux euros pour un café, et on me demande de payer vingt euros au lieu de deux, pour une quelconque bonne cause. Où puis-je obtenir la force pour donner les dix-huit euros supplémentaires ?

Le pouvoir qui me donne l’occasion de faire un travail supplémentaire, de faire des efforts supplémentaires et de sacrifier mon égoïsme est appelé « foi ». C’est ce à quoi nous devons aspirer. C’est seulement de cette façon que l’on peut mesurer combien je donne vraiment. Et cela ne vient pas de mon calcul raisonnable, mais du désir de donner à l’Hôte.

En d’autres termes, je donne au-dessus du calcul de combien j’ai reçu de Lui et suis prêt à Le dédommager, mais de manière complètement désintéressée. C’est ce que l’on appelle la dévotion de l’âme lorsque je suis prêt à Lui donner le monde entier même si je n’obtiens rien de Lui.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, le 21/03/2018

Pourquoi n’y a-t-il pas de contrainte dans la spiritualité ?

Question : Si le monde matériel existe sous le contrôle du spirituel et de ses lois, alors pourquoi n’y a-t-il pas de contrainte dans la spiritualité, mais y en a-t-il ici dans la matérialité ?

Réponse : Dans la spiritualité, il est impossible de forcer qui que ce soit parce que nous n’avons aucun moyen d’influencer l’égoïsme de telle sorte qu’il refuse de recevoir du plaisir et qu’il commence à désirer sa propre correction.

Seul le Créateur agit de cette manière. C’est ce que l’on appelle le chemin de la souffrance. Mais cette souffrance humaine (les guerres, les problèmes, toutes sortes de maladies, etc) a un effet spirituel simultané sur les gens.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 19/11/2017

Le Créateur : L’Enseignant

Question : Le Créateur peut-il être l’enseignant direct d’une personne ?

Réponse : Non. Notre égoïsme le voudrait parce qu’il veut recevoir, capturer, saisir, asservir. Le Créateur peut servir d’enseignant uniquement à travers le groupe, en son sein. Selon le degré où je fusionne avec le groupe, y entre, m’y dissous, de la même façon, je commence à découvrir la présence du Créateur à l’intérieur de lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Surmontez, corrigez et ressentez le Créateur

« Il est nécessaire de surmonter toute votre aversion envers un ami et de vous corriger afin que vous commenciez à aimer toutes ses qualités jusqu’à ce que vous commenciez à ressentir le Créateur à la place. »

Extrait de la 3ème partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Quiconque Sanctifie le Septième – 2 » (à 27min40sec) du 01/04/2018

Le monde entier est l’Égypte

Notre monde entier, toute notre vie, c’est l’Égypte, le lieu de l’exil. Nous sommes nés ici et avons grandi en nous ressentant à l’intérieur d’une fausse réalité, très éloignée du pouvoir du don sans réserve, de l’amour, du sacrifice de soi, de l’unité, c’est-à-dire des propriétés du Créateur.

L’étude de la sagesse de la Kabbale est destinée à établir une vision de plus en plus correcte du monde afin que nous puissions voir qu’il y a seulement qu’une seule personne dans le monde.

Chacun doit se voir comme cette seule personne. Si elle incorpore toute l’humanité en elle-même, grâce à l’unité et à l’amour et aux diverses corrections qu’elle doit effectuer en elle-même, elle ne verra réellement qu’une seule personne existant dans le monde.

En attendant, nous découvrons une multitude de forces dans le monde qui se contredisent et s’opposent. Nous devons toutes les attacher à une unique source, à un seul désir, à une seule force à côté de laquelle il n’y a rien. De cette façon, nous arriverons progressivement à la conclusion que seule l’annulation de soi est la seule action que nous devons faire à chaque instant, en abolissant toutes les forces qui viennent de moi, des autres, de tous les autres, afin qu’une seule force supérieure qui domine complètement sur tout subsiste.

C’est l’état qui nous place devant le Créateur, à Son côté, pour adhérer à Lui et pour être inclus en Lui.

Extrait de la 1ère partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Rabash le 27/03/2018

Pessah : la fête du début de la correction

La fête de Pessah (la Pâque) symbolise le début de la correction. Tout commence par la sortie de l’Égypte suivie du don de la Torah.

Les corrections ne sont possibles que chez une personne qui a déjà traversé l’exil égyptien. L’être créé commence avec le péché de l’Arbre de la Connaissance et la brisure de l’âme, puis le processus de sa correction a lieu.

Par conséquent, il est clair que la reconnaissance du mal est nécessaire, la clarification de l’état dans lequel nous nous sommes trouvés après la brisure de l’Arbre de la Connaissance, où l’âme était divisée en plusieurs parties que nous devons maintenant rassembler. Cela s’accompagne de ce désir égoïste d’avoir du plaisir, qui régit jusqu’ici nos relations.

Ainsi, nous attachons à l’âme tout le déploiement de la mauvaise inclination qui nous est restituée, c’est-à-dire toute la force de la Lumière qui remplissait l’âme et a mené au rejet de chaque partie vis-à-vis des autres. Lorsque nous les reconnectons, en travaillant contre la force de la Lumière qui remplissait autrefois l’âme et qui maintenant lui est devenue hostile, nous atteignons les qualités du Créateur et de l’être créé corrigé.

Cependant, tout cela commence par la reconnaissance du mal de l’état dans lequel nous sommes maintenant, avec la révélation de l’égoïsme qui règne entre nous, le rejet, la haine, l’incompréhension et la clarification de combien chacun est profondément immergé et incapable d’en sortir. Tout ceci est la toute première étape nécessaire sur le chemin de l’étude du Créateur.

Tous les articles sur Pessah doivent être uniquement perçus par rapport à notre distance et notre connexion. Lorsque nous nous éloignons les uns des autres, les forces du mal augmentent et révèlent une sensation d’exil en nous.

Alors immédiatement nous pouvons parler de connexion et de correction, et la rédemption commence. Autrement dit, nous devons tout voir à la lumière de l’exil et de la rédemption, de la distanciation et du rapprochement, de la révélation de la brisure et de sa correction.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 08/03/2018

Améliorez-vous !

Question : Comment dois-je comprendre l’affirmation selon laquelle « Il n’y a pas de mal dans le monde » si seul le mal existe dans le monde ? La cruelle histoire de l’humanité, les guerres et la fourberie en sont la preuve.

Réponse : Tout le mal dans le monde est mon mal, quelque chose que je ne peux pas équilibrer avec le bien. Le mal existe à l’intérieur de moi ! Il est écrit (Kiddoushin 70b) : « On reproche aux autres nos propres défauts. »

La conclusion est très simple : si je veux voir un monde parfait, je dois me perfectionner. Nous découvrirons qu’il en est ainsi, aussi illogique et irréaliste que cela puisse paraître. Tout ce que je vois autour de moi est mon reflet. Alors, que peut-on faire lorsqu’un tel mal est découvert ? Je dois changer.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/11/2017