Category Archives: Femme

La femme dirige, l’homme réalise

Question : Une femme peut transmettre intérieurement son désir à un homme. Beaucoup de femmes souhaitent que leurs hommes soient plus proches du Créateur. Que signifie faire passer ce désir ?

Réponse : Si une femme veut quelque chose d’un homme, elle l’obtiendra toujours. Le monde est arrangé de cette façon.

Le désir d’une femme n’est pas annoncé à haute voix. Vous savez vous-même comment influencer un homme tranquillement, sans ouvrir la bouche mais d’une manière telle qu’il se sente frappé à la tête. C’est l’action correcte de la part d’une femme. C’est intentionnellement arrangé de cette façon dans la nature. Nous, les hommes, devons accepter cela et même être heureux que les femmes aient l’occasion de nous guider sur la bonne voie.

Si une femme veut que son mari s’oriente vers la compréhension du sens de la vie, alors bien sûr, c’est une femme spéciale et une épouse formidable. Par conséquent, nous devons apprécier ces femmes et les placer comme des exemples pour les autres. Et bien sûr, nous devrions apporter de l’aide d’une certaine manière pour que les maris les apprécient et leur obéissent. Je souhaite à celles qui ne sont pas mariées de trouver de tels maris.

Question : Peut-il y avoir une exagération excessive du côté des femmes ?

Réponse : Non. Une femme a une attitude maternelle très claire. Elle sait se comporter vis-à-vis de son mari. Si elle aspire au but de la création, elle pourra vraiment le diriger. Il s’avère donc qu’un homme réalise et qu’une femme dirige.

D’après mes quarante années d’expérience, je peux affirmer que si une femme dans la famille reconnaît la grandeur du but et ce que fait le groupe, alors le mari étudiera certainement et n’ira nulle part. Cependant, si la femme est contre cela, à la fin il arrête d’étudier et part.

Ici, tout dépend de la femme. Le désir des femmes dans le monde est beaucoup plus fort et plus décisif que celui des hommes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/04/2019

Le travail spirituel des femmes

Question : Les femmes devraient-elles bien connaître la Préface à la Sagesse de la Kabbale (Pticha) ? Devrait-il en être autant que les hommes ou y a-t-il une certaine facilité pour les femmes ?

Réponse : Techniquement, les femmes n’ont pas à étudier Pticha comme les hommes, mais il est conseillé de connaître ses bases. Le fait que nous étudions les premiers paragraphes depuis un certain temps est une bonne chose. Il faut bien l’apprendre et l’examiner minutieusement en nous-même, le traverser. Les femmes aussi en ont besoin.

La Kabbale n’exige pas que les femmes se connectent au même niveau que les hommes, mais elles devraient avoir une compréhension générale de l’auto-annulation.

L’interconnexion des femmes est un gros problème. Mais elles doivent s’élever au-dessus d’elles-mêmes, car lorsque l’on s’élève au-dessus de soi, sans rien souhaiter, en pleine annulation de soi, cela est équivalent d’être dans la Lumière de Hassadim. C’est un état initial fondamental de l’action altruiste dans la Kabbale et les femmes doivent l’exécuter. Il n’y a pas de monde spirituel sans cela, pas d’union au Créateur ou quoi que ce soit d’autre.

On est obligé de s’élever au-dessus de soi malgré les problèmes que le Créateur éveille en chacun de nous : paresse, manque d’importance, mécontentement vis-à-vis de quelque chose, peu importe ce que c’est. Mais nous devons nous élever au-dessus de cela.

L’union aux autres convient davantage aux hommes qu’aux femmes. Il suffit aux femmes de s’élever au-dessus d’elles-mêmes et, ce faisant, elles commencent déjà le travail spirituel.

Par conséquent, elles n’ont pas besoin de la dizaine autant que les hommes. Les femmes doivent s’y rassembler uniquement pour s’annuler. Mais elles ne sont pas tenues d’être unies dans un seul cœur, comme le doivent les hommes. Ce sont différents niveaux de nature égoïste. Si elles s’annulent simplement, elles atteindront un niveau similaire à celui des hommes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

La possibilité d’entrer dans le monde supérieur

Question : Que puis-je et que devrais-je apprendre du fait que le Créateur a une connexion directe avec moi ? Comment la Kabbale recommande-t-elle d’étudier les actions du Créateur sur soi-même ?

Réponse : La Kabbale enseigne à une personne à s’élever au-dessus d’elle par la foi au-dessus de la raison. C’est-à-dire, ne pas agir selon son égoïsme, mais recevoir des forces spirituelles d’en haut afin de travailler dans le don sans réserve, en dehors de soi, depuis soi-même.

Mais cela ne se fait que par des travaux pratiques dans un groupe et s’applique à la fois aux hommes et aux femmes. Cela s’applique moins aux femmes qu’aux hommes, mais en principe, les deux sexes devraient faire ce travail.

C’est la seule opportunité d’entrer dans le monde supérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 25/11/2018

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.

La femme est l’avenir de l’homme

Mon article à l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 mars

Le 8 mars est la journée internationale de la femme et à cette occasion, il serait bon de l’honorer comme il se doit.

Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement

L’Histoire n’a pas toujours été tendre avec les femmes, et même si de grandes personnalités se sont illustrées (Cléopâtre, Catherine et Marie de Médicis, la grande Catherine, Marie Curie, pour n’en citer que quelques-unes), elles ont toujours été en retrait. Il aura fallu attendre le 20ème siècle et les deux guerres mondiales pour que leur influence commence à évoluer, en devenant plus visible et ce, après de longues années de lutte pour l’émancipation et la reconnaissance de leurs droits, ainsi que pour leur contribution sociale, scientifique, politique, et culturelle.

De nos jours, nous voyons que les femmes occupent des postes clé en politique, dans l’armée, elles sont PDG de grandes sociétés, elles s’illustrent dans tous les domaines. Cette tendance va devenir majoritaire car le temps de la correction est venu et la femme y joue un rôle primordial et souvent méconnu.

Si par le passé, les femmes étaient cantonnées dans leur cuisine et devaient s’occuper de leur famille, l’évolution des moeurs leur a permis de sortir de leur réserve et de s’affirmer à part entière, avec succès, presque partout dans le monde.

La femme dispose d’une force qui permet de faire bouger les choses, sans les femmes, les hommes seraient restés de grands enfants. Cette force des femmes vient de la sagesse du coeur, elles comprennent avec leur coeur, d’où leur empathie naturelle.

Cette sagesse les rend plus responsables dans la vie, telle une mère qui veille constamment sur sa famille. Déjà à l’époque d’Abraham, il lui a été ordonné d’écouter ce que lui disait sa femme Sarah.

C’est pour cette vision du monde que les femmes méritent d’être reconnues, d’être prises au sérieux et l’avenir devrait nous le montrer.

Le temps est donc venu que les femmes elles-mêmes prennent les rennes de leur propre destinée et n’attendent pas que les hommes le fassent pour elles. Leur instinct maternel naturel les pousse à oeuvrer en ce sens. L’avenir de l’humanité repose désormais sur leur engagement et sur leur capacité de redonner à la société la cohésion qui lui manque.

En effet, tout comme dans le passé les femmes ont permis la sortie d’Egypte, en cette période d’incertitude, ce sont elles également, qui seront le moteur du changement dont l’humanité a tant besoin.

Bonne fête mesdames!

Saint-Valentin : L’amour rime-t-il encore avec toujours ?

Mon article sur la Saint-Valentin

L’amour a toujours fait couler beaucoup d’encre depuis la nuit des temps, dans la poésie, la littérature, la musique, au cinéma. C’est un sentiment qui est en soi inexplicable, dont les émotions sont parfois la cause de nombreux tourments.

A l’approche du 14 février, date que la société s’est choisie pour fêter les amoureux, Internet est déjà en ébullition. Notre société de consommation regorge d’idées pour offrir le cadeau parfait.

De leur côté, les célibataires ne se sentent pas concernés, ils ne peuvent qu’être indifférents ou exaspérés par les publicités incessantes.

Nous savons que le célibat n’est pas toujours un choix, certains n’ont pas encore trouvé l’âme sœur, alors que d’autres ont choisi le célibat comme mode de vie et l’assument.

Ce phénomène est en relative expansion depuis une cinquantaine d’années et  s’explique par l’évolution des mœurs. Les gens pensent constamment à eux et à leur épanouissement personnel et de moins en moins à leur vie familiale, qui semblerait ne pas être un mode de vie qui leur convienne.

L’image contient peut-être : plein air et nature

Cette affirmation du moi est importante, mais il semblerait que les gens confondent parfois l’envie d’être aimé et l’amour de l’autre. Aimer c’est partager, faire des concessions, faire face ensemble à des problèmes, à des crises. Aimer c’est s’inquiéter de l’autre plus que de soi-même. C’est un travail quotidien, une certaine responsabilité, qui au début d’une relation est assez facile, puisque vous êtes amoureux, mais qui face à la réalité quotidienne, se complique.

Si par le passé cette réalité quotidienne nous forçait à surmonter les problèmes de couple au nom de la cohésion familiale, des enfants et de la pression de la société, aujourd’hui les parents ne ressentent plus le même besoin de rester ensemble et parfois, ce sont même les enfants qui leur demandent de divorcer, car ils ne supportent plus l’ambiance à la maison.

Le secret d’une relation qui dure est d’avoir une vision commune du futur, un but commun et de se soutenir pour y arriver. Ce but a longtemps été le désir commun de fonder une famille, mais de nos jours avec l’évolution de l’individualité et du besoin de développement personnel, ce désir de construire un foyer n’est plus suffisant.

Il faut ajouter un sens plus profond à la relation avec l’autre. C’est ce que nos sages ont appelé : « Un homme et une femme, la Présence Divine entre eux. »

Le divin, c’est la compréhension de la nature humaine dans ses aspects les plus profonds et les plus sublimes, mais aussi de ses failles et de comment les corriger.

Cette compréhension profonde de soi et de l’autre est l’outil qui permet de vivre une relation saine avec votre partenaire, dans laquelle chacun pense tout d’abord à l’intérêt de l’autre et à son bien-être.

C’est la raison pour laquelle sans un processus personnel pour réapprendre à aimer, il va être de plus en plus difficile au 21ème siècle de vivre ensemble.

 

Qu’est-ce qui empêche les gens de faire des concessions ?

Question : Qu’est-ce qui empêche une femme de faire des concessions à un homme et vice versa ?

Réponse : La Kabbale ne traite pas de ces problèmes. Elle suggère de s’élever d’abord au-dessus de notre égoïsme et ainsi d’arranger seulement toutes sortes de relations : entre parents et enfants, entre hommes et femmes, entre nations et entre tout le monde. Cependant, nous devons d’abord apprendre à nous élever au-dessus de notre égoïsme.

C’est-à-dire que les hommes en premier doivent corriger les connexions entre les hommes, les femmes entre les femmes et seulement alors dans la famille, dans la société et dans toute l’humanité.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/04/2018

« Homme » et « Femme » en termes kabbalistiques

Question : Le Créateur peut-il être révélé entre un homme et une femme, deux qualités opposées ?

Réponse : Il n’y a pas d’hommes et de femmes dans la Kabbale. Dans la Kabbale, chacun de nous possède à la fois une racine mâle et une racine femelle.

Question : Qu’est-ce qu’un « homme » et une « femme » du point de vue de la Kabbale ?

Réponse : Un homme symbolise la qualité du don sans réserve sans aucune référence au sexe, et une femme symbolise la qualité de la réception sans aucune référence au sexe.

Deux objets quelconques, l’être créé et le Créateur, ou différentes parties à l’intérieur de l’être créé, peuvent toujours être comparés en tant que composantes masculines et féminines. Autrement dit, chaque objet peut être une partie mâle par rapport à une chose et une partie féminine par rapport à une autre.

Tout est déterminé uniquement par l’action car tout objet est un désir d’avoir du plaisir. Dans la mesure où le désir se manifeste dans la réception ou le don sans réserve, il est appelé une partie masculine ou une partie féminine. Du point de vue spirituel, à un moment donné je peux être une femme et à un autre moment je peux être un homme.

Question : Cependant, dans ce monde, quelqu’un naît en tant qu’homme et en tant que femme. Pourquoi cela arrive-t-il ?

Réponse : C’est parce que basé sur les racines supérieures, la même distribution se produit au niveau animal. Mais ces différences de genre ne signifient presque rien. Nous entrons dans l’ère de l’égalité spirituelle complète. Les femmes exprimeront leurs aspirations spirituelles exactement de la même manière que les hommes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/12/2017

Bonne fête à toutes les mamans

 

Comprendre la nature des femmes

Question : Pourquoi les femmes essaient-elles de prouver leur indépendance vis-à-vis des hommes ? Pour quelle raison ont-elles besoin de cela ?

Réponse : Les femmes ressentent leur dépendance vis-à-vis des hommes ; elles doivent ainsi prouver qu’elles sont indépendantes. Les hommes devraient prendre cela en considération, comprendre la nature féminine.

Il est très important pour les femmes de se sentir soutenues, de sentir une épaule sur laquelle s’appuyer. Les femmes ont besoin d’une maison, d’une famille et d’enfants, des besoins bien plus grands que ceux des hommes.

Par conséquent, il est important d’être attentif à ces désirs qui lui sont donnés par la nature, qu’elle doit remplir. Sinon, elle se sentira constamment sous pression, insatisfaite, non accomplie, incertaine. Les hommes devraient fournir cela aux femmes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017