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Pessah : la fête du début de la correction

La fête de Pessah (la Pâque) symbolise le début de la correction. Tout commence par la sortie de l’Égypte suivie du don de la Torah.

Les corrections ne sont possibles que chez une personne qui a déjà traversé l’exil égyptien. L’être créé commence avec le péché de l’Arbre de la Connaissance et la brisure de l’âme, puis le processus de sa correction a lieu.

Par conséquent, il est clair que la reconnaissance du mal est nécessaire, la clarification de l’état dans lequel nous nous sommes trouvés après la brisure de l’Arbre de la Connaissance, où l’âme était divisée en plusieurs parties que nous devons maintenant rassembler. Cela s’accompagne de ce désir égoïste d’avoir du plaisir, qui régit jusqu’ici nos relations.

Ainsi, nous attachons à l’âme tout le déploiement de la mauvaise inclination qui nous est restituée, c’est-à-dire toute la force de la Lumière qui remplissait l’âme et a mené au rejet de chaque partie vis-à-vis des autres. Lorsque nous les reconnectons, en travaillant contre la force de la Lumière qui remplissait autrefois l’âme et qui maintenant lui est devenue hostile, nous atteignons les qualités du Créateur et de l’être créé corrigé.

Cependant, tout cela commence par la reconnaissance du mal de l’état dans lequel nous sommes maintenant, avec la révélation de l’égoïsme qui règne entre nous, le rejet, la haine, l’incompréhension et la clarification de combien chacun est profondément immergé et incapable d’en sortir. Tout ceci est la toute première étape nécessaire sur le chemin de l’étude du Créateur.

Tous les articles sur Pessah doivent être uniquement perçus par rapport à notre distance et notre connexion. Lorsque nous nous éloignons les uns des autres, les forces du mal augmentent et révèlent une sensation d’exil en nous.

Alors immédiatement nous pouvons parler de connexion et de correction, et la rédemption commence. Autrement dit, nous devons tout voir à la lumière de l’exil et de la rédemption, de la distanciation et du rapprochement, de la révélation de la brisure et de sa correction.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 08/03/2018

L’exil égyptien du 21ème siècle

Pourquoi Pharaon avait tout intérêt d’élever Moïse dans sa maison ? Si vous y réfléchissez un peu, le monde a grandement gagné grâce aux Juifs ? Le monde doit tout son développement aux Juifs parce que la Lumière supérieure est conduite à travers eux, à travers la qualité de Bina vers Malkhout, apportant tout : le début de toutes les religions, croyances et connaissances.

Même les désirs corporels pour la nourriture, le sexe et la famille se développent parce que la Lumière brille sur eux d’en haut, en plus du niveau animal. Et tout cela parce qu’il y a une intention de donner sans réserve, représentée par Israël. Par conséquent, plus de Lumière continue à parvenir et développe les désirs. Et le désir lui-même ne se développe pas, il est mort comme la poussière.

La seule raison pour laquelle un désir se développe est pour atteindre le degré suivant. Et si les quatre étapes (minérale, végétale, animale et humaine) sont toutes déjà atteintes, alors le développement ultérieur ne peut venir que d’en haut, à travers Israël.

Cela peut se voir par le déplacement du peuple juif en Europe au cours de l’histoire car ils ont été expulsés d’un pays à l’autre. Sans ce petit groupe dans notre monde qui est en quelque sorte connecté à la Lumière supérieure, le monde ne se serait pas développé. Pourquoi ? Tout le développement est fait dans le but d’atteindre le don sans réserve, l’adhésion et la fin de la correction.

Et s’il n’y a pas de tel groupe et aucune connexion entre la Lumière supérieure et Malkhout, alors Malkhout ne se développe pas. Par conséquent, le monde blâme les Juifs pour tous ses problèmes. Ce sont les Juifs qui ont provoqué le développement du monde qui est maintenant arrivé à la fin. Le monde se dresse contre un mur, les crises mondiales s’étendent et les Juifs vont évidemment être blâmés pour cela.

Les Juifs sont étonnés de ces accusations parce qu’ils ont donné au monde tant de bien, tant de nouvelles inventions. Mais c’est un malentendu sur notre rôle, car nous sommes destinés à quelque chose de complètement différent.

C’est semblable à l’histoire de l’exil en Égypte. Au début, les Juifs ont apporté beaucoup de choses à l’Égypte, et la vie a mal tourné. Ces parties de Bina sont censées commencer à s’élever à partir de Malkhout et l’élever au prochain niveau de développement. C’est comme une femme qui est prête à donner naissance, mais qui est incapable de le faire. Pouvez-vous imaginer ce qui arriverait à cet enfant ?

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Préparation pour Pessah », Partie 1, du 11/03/2018

Pessah, Matza, Maror

Nous n’avons pas un besoin de spiritualité : cela nous est donné d’en haut. Personne ne peut par soi-même se doter d’une aspiration à étudier la Kabbale et à découvrir le Créateur. On y est conduit d’en haut, et cela s’appelle « en temps voulu » (Beito), par le chemin naturel de développement. Cependant, si nous souhaitons avancer par nous-mêmes selon « l’accélération du temps » (Akhishéna), nous avons besoin de solidarité. Grâce à la connexion au groupe, je peux recevoir des amis et fournir à chacun d’entre eux les besoins spirituels corrects par lesquels nous serons en mesure d’avancer.

Il n’y a pas d’autre moyen. Je ne peux pas extraire l’aspiration correcte pour la spiritualité de moi-même ; ce serait pour autre chose que la spiritualité. Nous ne devrions pas avoir honte ou avoir peur des désirs qui surgissent dans le groupe. Après tout, la jalousie, la fierté, l’honneur et le désir de pouvoir, qui se manifestent consciemment ou inconsciemment dans le groupe, nous aident à atteindre le monde spirituel. Pendant ce temps, une personne peut vivre les désirs les plus honorables et les plus purs, mais s’ils ne passent pas par le groupe, ils ne contribueront pas à son avancement. (*)

Au cours de Pessah (Pâque), une personne doit dire : « Pessah, Matza, Maror. » Sinon, elle ne sortira pas d’Égypte. Le Matza est la guerre contre le mauvais penchant. Le Maror est l’amertume insupportable du travail, de l’incapacité de quelqu’un à s’unir et à donner sans réserve. Par conséquent, nous arrivons d’abord à Pessah (Passakh signifie le passage), puis au salut.

L’un suit l’autre : Pessah, Matza, Maror. Pessah ne dépend pas de la personne ; c’est le Créateur qui donne la force de s’échapper (Passach). Et Matza et Maror sont le devoir d’avaler son travail dans le but d’étouffer l’amertume de l’égoïsme et de crier. (**)

Extraits de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Igrot (Lettres) / Lettre n°72 du 20/03/2018

(*) : à 11m30sec
(**) : à 17m00sec

Il n’y a rien hormis Lui

Question : Que signifie « Il n’y a rien hormis Lui » ?

Réponse : C’est exactement ce que nous devons découvrir. En d’autres termes, il existe une cause à tout ce que vous pourriez imaginer, et cette cause est une seule et unique source.

Cette cause arrange, décide, accomplit, et fonctionne en tout, et elle est appelée « Il n’y a rien hormis Lui ». Qui est-Il ? La force du don sans réserve et de l’amour. Ce sont Ses qualités par rapport à nous. En dehors de cela, nous ne savons rien de Lui.

Question : Comment suis-je censé travailler avec cela ?

Réponse : Vous devez constamment Le révéler dans chaque situation, dans chaque action, intention et pensée, en toute chose avec la compréhension qu’il y a une seule cause à tout. Après tout, notre nature est matière, le désir de recevoir, et ce qui l’amène à l’action sous toutes ses formes est cette même force unique en dehors de laquelle il n’existe rien d’autre.

Pourquoi cette force anime-t-elle la matière ? Parce qu’elle veut pousser le monde matériel vers l’unité. Pourquoi ? Elle a préparé pour la matière la capacité d’atteindre la même force unique qui est la cause de tout, mais la matière doit d’abord atteindre l’état d’unité.

Et alors cette matière, dans la mesure où elle est connectée malgré sa résistance, atteint « Il n’y a rien hormis Lui », cette force unique, et en l’atteignant, elle fait l’expérience elle-même de l’existence et du contrôle.

De plus, au-dessus de sa propre expérience de l’existence, elle atteint aussi ce que signifie exister et contrôler toute la réalité, puisque la même cause « Il n’y a rien hormis Lui » donne à cette matière, cette création, la capacité d’être à Son niveau, au niveau du Créateur. Et alors le monde entier, l’ensemble du désir de recevoir créé, contrôle ce même désir et n’est pas sous le contrôle du Créateur. C’est ce que l’on entend par perfection.

Extrait de la 1ère partie de la leçon de Kabbale, Leçon sur le Sujet : « Hanouka selon la Sagesse de la Kabbale » du 15/12/2017

Les fêtes : les étapes de la correction

La Torah, Deutéronome 31:10-11 : Et Moïse leur ordonna ce qui suit : « A la fin de chaque septième année, à l’époque de l’année de la jachère, lors de la Fête des Tentes, alors que tout Israël vient comparaître devant le Seigneur, ton Dieu, dans l’endroit qu’Il aura élu, tu feras lecture de cette loi en présence de tout Israël, qui écoutera attentivement. »

L’auto-examen, l’examen de vos propres désirs négatifs et égoïstes, se produit avant le Nouvel An (Rosh HaShana).
Rosh HaShana est le début de la correction ; le Jour du Jugement (Yom Kippour) est la prochaine étape.

Et la correction finale se produit à Souccot. C’est « hibouk smol » (étreinte de gauche) et « hibouk yamin » (étreinte du côté droit), c’est-à-dire le rapprochement du Créateur et de l’être créé. Leur union complète est symbolisée par le dernier jour de la fête de Souccot appelé Simchat Torah (Joie de la Torah).

De KabTV, « Les Secrets du Livre éternel » du 23/01/2017

Yom Kippour (Le Jour du Jugement)

Yom Kippour est le Jour du Jugement. Qui juge ? Qui est jugé ? Que doit faire une personne ce jour-là ? Que se passera-t-il si une personne fait tout correctement ?

Au Jour du Jugement, une personne se juge elle-même, s’élevant au-dessus de l’égoïsme personnel et révélant le monde comme un système unifié. Ce n’est pas par hasard si le peuple juif a toujours été critiqué pour son cosmopolitisme ; même si toutes les frontières sont arbitraires, notre essence interne innée a toujours fait de nous des étrangers.

Aujourd’hui, alors que le monde a désespérément besoin d’unité, la nation juive est brisée en morceaux. Cependant, les autres nations ne peuvent pas nous mentir : instinctivement, même sans en avoir conscience, elles exigent de nous d’assumer la responsabilité de la mission d’unification, pour fondre tous les cœurs en un seul cœur.

C’est l’essence même de notre Jour du Jugement.

À une nouvelle année, à un nouveau monde !

Cher(e)s ami(e)s !

Nous sommes au seuil de la Nouvelle Année, de Yom Kippour, de Souccot, de Simchat Torah, de fêtes importantes. Celles-ci représentent des concepts kabbalistiques très élevés, très profonds et très vastes. Ils nous ouvrent la porte du monde supérieur.

Je vous invite à utiliser ce temps spécial de l’année et de ces fêtes comme une présentation d’un nouveau niveau de développement humain, et à entrer dans la sensation, l’atteinte du monde qui nous entoure, du système qui nous contrôle, ce dont parle la science de la Kabbale, et à vous éveiller vraiment à un monde nouveau au cours de la nouvelle année.

Bonne année 5778 !

Shavouot

Shavouot est la fête du don de la Torah. Mais qu’est-ce que la Torah ? Qu’est-ce qui en fait nous a été donné au Mont Sinaï ?

La Torah n’est pas une chronique des événements du passé ; au contraire, elle décrit le moment où notre futur a été décidé. La Torah est l’instruction sur la façon de devenir des garants mutuels. En l’acceptant, nous avons vécu ensemble sur notre terre. En la rejetant, nous avons été dispersés parmi les nations.

Shavouot, comme toutes les fêtes juives, comporte un appel à l’action. Elle est pleine de lumière et de blancheur, mais elle n’est pas facile. En fait, nous sommes lentement mais sûrement poussés sur les flancs de la montagne. La montagne de notre propre haine.

Et si nous comprenons comment notre égoïsme nous déchire en morceaux, si nous essayons de nous unir en quelque chose de complet, nous sommes confrontés à un schisme interne insurmontable ; c’est à ce moment-là que nous avons besoin d’aide, que nous avons besoin de la Torah.

« Et Israël a campé au pied de la montagne. » Il ne s’agit pas de quelques réfugiés venant de l’ancienne Égypte qui ont campé dans le désert. Tout le monde, peu importe où il vit, à quel peuple il appartient, quelle que soit sa foi, se tient debout. Il y a une seule nationalité : un homme. Et un seul cœur pour tous.

L’Exode d’Égypte sans fin

La Torah, Deutéronome 16:01 : « Prends garde au mois de la germination, pour célébrer la Pâque en l’honneur du Seigneur, ton Dieu ; car c’est dans le mois de la germination que le Seigneur, ton Dieu, t’a fait sortir d’Égypte, la nuit. »

La Pâque est un état où une personne devrait ressentir qu’elle sort constamment de l’Égypte. Après tout, à chaque fois de grands désirs égoïstes se révèlent en elle, et elle essaie de s’élever au-dessus d’eux.

Nous sortons constamment de l’Égypte, petit à petit. Nous continuons ainsi jusqu’à la fin, jusqu’à ce que tous les désirs non corrigés soient épuisés. Jusqu’ici, nous en avons encore assez.

Extrait de KabTV, « Les Secrets du Livre éternel » du 10/08/2016

Pourquoi allumons-nous les bougies de Hanoukka ?

Question : Pourquoi allume-t-on les bougies de Hanoukka ?

Réponse : Hanoukka représente l’état d’une personne qui atteint la correction et l’ascension au-dessus de la vie matérielle égoïste, et elle devient comme une bougie qui brille dans ce monde. En d’autres termes, la bougie symbolise la condition spirituelle d’une personne, et une personne est comme une bougie.

L’huile à partir de laquelle la bougie brûle symbolise notre égoïsme, et si nous l’utilisons correctement, elle nous donne de la lumière en brûlant. La mèche de la bougie symbolise l’élévation au-dessus de l’ego, lorsque nous ignorons l’égoïsme, mais l’utilisons dans le sens opposé.

La mèche trempée dans l’huile l’absorbe peu à peu, et grâce à la mèche (la résistance à l’égoïsme), l’huile donne de la lumière tandis qu’elle brûle. L’égoïsme est une grande force et la lampe symbolise une utilisation correcte de celle-ci.

Extrait du programme de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 19/12/2016

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