Category Archives: Fêtes

Souccot : la fin du chemin spirituel

506.2Souccot est considéré comme la joie, considéré comme « Guevourot réjouissantes » qui est la repentance par amour, où les malveillances deviennent comme des mérites (Le Baal HaSoulamShamati n°97 « le déchet de la grange et de la cave viticole»)

Souccot symbolise la fin du chemin spirituel lorsque tous les dépassements, les résistances, tous les problèmes que nous avons rencontrés sur le chemin nous conduisent maintenant au repentir par amour. Tous les malveillances se transforment en mérites. Tous les désirs égoïstes avec toutes leurs transgressions seront corrigés et se transformeront en commandements et en mérites.

C’est ce que symbolise cette fête. Il semble que nous ayons vraiment pris et élevé le « déchet de la grange et de la cave viticole » au-dessus de nos têtes.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Souccot », le 08/10/2022

Une prière parfaite ne nécessite pas de réponse

239Une personne doit atteindre un état où l’acte même de la prière la comble, de sorte qu’elle n’a besoin d’aucune réaction à celle-ci.

Si j’ai une connexion au Créateur et que je Le prie, que je Lui déverse mon cœur et toute mon âme, et que je Lui donne tous mes espoirs et toutes mes aspirations, alors j’en suis tellement comblé que je n’ai plus besoin de réponse.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Yom Kippour (Jour du pardon ) » du 03/10/2022

Un fruit signifie la connaissance

962.5Question : Qu’entendez-vous par fruit ?

Réponse : Dans notre monde, pour obtenir les fruits des arbres, il est nécessaire que l’arbre pousse très longtemps, d’effectuer certaines manipulations sur lui, de le tailler, de le fertiliser, de l’arroser, et ainsi de suite. Et lorsque l’on atteint la pleine maturité du fruit, alors on peut le cueillir.

Dans le monde spirituel, le fruit signifie la connaissance réelle. La connaissance spirituelle est la connaissance de tout ce qui nous entoure, des forces externes et internes, et plus important encore, de leur source, le Créateur.

Extrait de KabTV, « Les États Spirituels » du 21/08/2022

Pharaon : travailler dans la raison

214Question : Comment Pharaon, la force négative en nous, peut-il rapprocher les gens qui veulent atteindre le Créateur ?

Réponse : La force de Pharaon ne nous semble que négative. En fait, elle nous taquine en quelque sorte et nous rapproche du Créateur.

Elle réveille l’égoïsme en nous et nous tire vers l’avant, ostensiblement pour des satisfactions égoïstes. Lorsque nous nous rapprochons, il s’avère soudain que nous ne pouvons rien découvrir ni personne avec l’aide de l’égoïsme. Nous restons comme avec un pichet brisé.

Cela signifie que nous parvenons à atteindre le Créateur à travers la reconnaissance du mal de notre nature.

Question : Pharaon signifie travailler dans la raison lorsqu’une personne veut comprendre l’ensemble du processus avec son intelligence. Qu’y a-t-il de mal à cela ?

Réponse : Ce n’est pas la question. Ce n’est ni bien ni mal. Mais il est impossible de comprendre ce processus avec votre intelligence, tout comme il est impossible de voir le monde spirituel avec nos yeux. Nous comprenons que notre vision ne perçoit qu’une certaine quantité d’informations à une certaine fréquence et rien d’autre. Un réglage approprié est nécessaire ici, et il est obtenu à travers l’assiduité.

Extrait de KabTV, « Les États Spirituels » du 14/04/2022

Comment se juger soi-même ?

220Question : Il existe une chose telle que le jour du jugement (en hébreu, Yom Kippour). Que juge une personne ce jour-là ?

Réponse : Ce jour est célébré comme un jour de jugement de manière purement symbolique. Le jour de Yom Kippour, une personne doit considérer ses propres actions et être capable de les juger comme étant des péchés. Cela est donné à des individus particuliers et pas toujours à chaque génération.

Et tout le reste ne sont que des représentations théâtrales de siècle en siècle jouées parmi les Juifs religieux.

Question : Votre professeur le Rabash dit que le mot « prière » (Tefila) vient du verbe « LeHitpalel » (se juger soi-même). Du point de vue de la Kabbale, la prière est-elle un jugement ?

Réponse : Oui. Une personne se juge elle-même et voit que ses actions, dans une certaine mesure, étaient absolument illicites, mauvaises. Mais cela ne se manifeste que dans la mesure où elle reçoit une certaine fraction de la Lumière supérieure. Et en fonction de cette Lumière, avec ses propriétés, elle peut s’évaluer.

Extrait de KabTV, « Les États Spirituels » du 11/01/2022

La saga de Pourim : le changement des désirs

546.02Question : Dans l’histoire de Pourim, le Roi Assuérus invite la Reine Vashti à un festin, mais elle refuse d’y participer. C’est très étrange. Comment se fait-il que la Reine ait refusé ?

Réponse : La Reine Vashti personnifie toute la création (le désir commun). Et la création n’est pas encore prête à assister à une si grande fête du Créateur ou du Roi, car tout n’a pas encore été corrigé. Par conséquent, Vashti n’étant pas prête à recevoir, elle refuse de prendre part à la fête.

Le Roi décide alors de changer ce désir, c’est-à-dire de changer la Reine. Il annonce un concours de beauté et choisit une nouvelle Reine, un nouveau désir, qui dans cet état peut encore recevoir. Ainsi, Esther la nièce de Mardochée devient la Reine.

Mardochée est l’une des personnes qui vivaient dans le palais du Roi. Lorsqu’il était jeune, il a découvert un complot contre le Roi et l’a sauvé. Du point de vue de la Kabbale, cela signifie que tant dans le monde spirituel que dans notre monde, il existe de nombreuses forces pour et contre, positives et négatives.

Par le Roi, nous entendons le Créateur lui-même. Par conséquent, il existe des forces à la fois contre Lui et pour Lui.

L’histoire de Pourim raconte comment le regroupement des forces a lieu pour aboutir à la révélation absolue de toute la gouvernance du Créateur.

Extrait de KabTV, « Les États Spirituels » du 15/03/2022

Vous ne pouvez pas fuir le Créateur !

610.2Commentaire : A Yom Kippour, la tradition veut que nous lisions l’histoire du prophète Jonas, qui clarifie la responsabilité de tout le peuple d’Israël, en particulier de ceux qui aspirent à l’atteinte spirituelle, pour se corriger et transmettre cela aux autres.

Ma Réponse : Cette histoire raconte comment le Créateur a demandé au prophète Jonas de se rendre dans la ville de Ninive pour sauver les gens, c’est-à-dire pour les sauver de l’égoïsme. Jonas ne voulait pas y aller, il est monté sur un bateau et a pris la mer.

Le Créateur a causé une tempête de mer, et pour sauver le navire, les marins ont commencé à chercher le responsable. Dans la cale du navire, ils trouvèrent Jonas qui dormait paisiblement et lui demandèrent : « Comment peux-tu dormir tranquillement ? Nous sommes en train de couler ! Que devons-nous faire ? » Il a répondu : « C’est à cause de moi. Si vous voulez que la tempête se calme, jetez-moi à la mer. »

Les marins n’eurent d’autre choix que de le faire, et la mer se calma immédiatement. Jonas a été avalé par un gros poisson qui l’a amené sur le rivage près de la ville de Ninive.

Il se rendit dans cette ville et accomplit ce que le Créateur lui avait ordonné, à savoir rendre justes tous les habitants de Ninive, c’est-à-dire transformer leurs mauvaises relations en bonnes.

Question : Cela signifie-t-il qu’il ne pouvait pas échapper à son devoir ?

Réponse : L’homme ne pourra jamais fuir le Créateur ! C’est évident.

Chaque personne a sa propre mission pour faire de bonnes actions dans le monde. Elle doit l’accomplir et ne pas fuir ses devoirs. C’est ce que symbolise pour nous Yom Kippour (le Jour du grand pardon), à savoir la partie de la Torah appelée « Le Livre de Jonas ».

Il existe un programme de la création, et si un désir de correction a été éveillé chez une personne et qu’elle a entamé ce processus, alors il est impossible de fuir.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV

Quand le bien et le mal fusionnent

962.3Question : Quel est ce commandement de boire du vin à Pourim à tel point que l’on ne distingue pas Haman le brigand de la qualité pure de Mordechai ?

Réponse : A la réparation finale nous recevons tellement de lumière (symbolisée par le vin) que nous ne sommes pas capables de déterminer où se trouve le mal et où se trouve le bien car il n’y a plus de différence entre eux. Ils sont réunis en une seule réalisation de la racine supérieure d’où émanent le plus et le moins. Il n’y a pratiquement rien là, seulement une attitude bienveillante à notre égard.

Une personne acquiert la capacité de voir toutes sortes d’événements, bons ou mauvais, comme un seul et même événement. Aujourd’hui encore, la Kabbale nous conseille de traiter tout de la même manière : Il n’y a que « Le Bien qui fait le bien » en toute chose, « Il n’y a rien hormis Lui ».

Lorsque nous traitons tout comme un bien venant du Créateur, nous nous rapprochons de Lui à chaque fois.

Question : Une personne qui atteint la correction peut justifier intérieurement n’importe quoi, même les choses les plus terribles ?

Réponse : Elle doit les justifier car tout vient du Créateur, et il n’y a rien qui ne vienne de Lui. Et Il est la bonté absolue.

Si nous ne comprenons pas cela et ne pouvons pas le justifier, cela signifie seulement notre manque de correction.

Extrait de « États spirituels » de KabTV

Les evénements matériels et les racines spirituelles

112Commentaire : Le grand kabbaliste ARI a écrit que dans le futur, toutes les fêtes seront annulées sauf Pourim.

Ma réponse : Toutes les fêtes parlent d’états spirituels intermédiaires sur le chemin de la correction de l’égoïsme pur à l’altruisme complet, plein d’amour, et donc le dernier état ne sera pas annulé. Il s’agit de Pourim.

Question : Comment les gens ont-ils écrit le « rouleau d’Esther  » ?

Réponse : Ils étaient dans cet état spirituellement.

Commentaire : Mais le rouleau est écrit comme une histoire pour enfants.

Ma réponse : C’est ce que nous pensons.

Question : Il est clair qu’il y a une certaine profondeur mais si l’on regarde simplement, il est dit que la fête a duré cent quatre-vingts jours. Comment cela peut-il être possible ?

Réponse : Pourquoi pas ? Ils ne sont pas restés assis à table toute la journée. Les dirigeants de tous les États subordonnés se réunissaient, discutaient ensemble, étudiaient quelque chose, regardaient des danses, allaient à la chasse et dînaient. Tout cela s’appelle un festin.

Derrière tout cela, il y a des états spirituels, c’est pourquoi ils l’ont décrit.

Question : Ont-ils pris comme base les événements de notre monde ?

Réponse : Oui. Le fait est que tout événement de notre monde a sa racine dans le monde spirituel. Ainsi, lorsqu’ils décrivaient des événements particuliers, ils indiquaient leurs racines. Par conséquent, nous savons que c’est ainsi que les choses se sont passées, et que c’est ainsi qu’elles doivent être.

Extrait de « États spirituels » de KabTV

Choisir le chemin de la correction

272Pourim vient du mot « Pour » (destin ou sort).

C’est-à-dire que le sort est jeté comme s’il déterminait qui conduira l’humanité vers un état bon, absolu, final et obligatoire. Ou bien l’humanité le fera elle-même consciemment, et alors son chemin sera court, agréable, et adapté à l’humanité avancée. Ou bien ce sera un chemin fait de coups terribles infligés par la force de la nature, de conditions effroyables et de guerres.

Soit nous attirons la force du bien et elle nous développe, soit la force du mal agit automatiquement dans la nature, comme il est écrit : « J’ai créé le mauvais penchant ; je lui ai créé la Torah comme une épice. » Elle nous pousse constamment et nous fait toujours avancer.

Extrait de « Les États Spirituels » sur KabTV