Archive par catégorie : Fêtes

Le sacrifice de la Pâque

Dr. Michael LaitmanPourquoi  ne nous était-il pas suffisant de recevoir une page de texte venant de nos professeurs, des kabbalistes, des grands sages, qui ont découvert l’ensemble du système supérieur et de la force supérieure qui nous relient à eux? Au lieu de cela ils ont écrit de nombreux articles sur différents états, sur les jours fériés, et sur ​​tous les niveaux de la réalisation du Créateur. Après tout, il n’y a rien, sauf la réalisation de la force supérieure en étudiant les changements qui se produisent dans le système supérieur.

Les kabbalistes ont décrit tous ces états, parce que nous devons tirer la Lumière qui ramène vers le bien, par tous les moyens possibles, dans toutes les directions, à tous les niveaux, même si nous n’en sommes pas encore là.

Aujourd’hui nous lisons au sujet de ces états au moment qui correspond à leurs branches corporelles, le temps spécial qui est relié à la Pâque: nous avons lu sur l’exode à partir de l’exil d’Egypte et au sujet du sacrifice de Pâque, ce qui signifie la manière de se rapprocher (de la même racine hébraïque korban et Karov), et de transcender la Makhsom (barrière).Par ailleurs, nous le faisons ensemble dans le groupe, et cela symbolise l’essence même de l’exode d’Egypte, de la transition de la séparation à la connexion.

Nous sentons la séparation comme étant asservie à notre désir de recevoir, comme la séparation et l’éclatement. La connexion ressemble à la liberté, à la rédemption, au miracle désiré! Si nous lisons les articles avec cette intention et que nous voulons attirer la Lumière qui ramène vers le bien, cela va venir.

 De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 22/04/2012, Le Zohar

La pyramide économique

Dr. Michael LaitmanAu cours des plaies d’Egypte, le Seigneur dit à Moïse : « Va vers Pharaon, car j’ai endurci son cœur et le cœur de ses serviteurs, pour que je puisse leur montrer mes signes » (Exode 10:1). Grâce aux coups que reçoit notre égoïsme, le Créateur se développe entre nous. Il se révèle sur ces «indications», ces signes, lorsque nous découvrons dans notre désir égoïste comment tout est contrôlé, dépendant, et sans pouvoir. Oui, l’égoïsme règne sur nous, mais en fait, c’est stupide. Sa faiblesse physique et morale nous est révélée.

Autrefois, l’égoïsme nous a fait avancer, nous a aidés à construire notre vie. Mais à la fin, il s’avère qu’en l’utilisant, nous obtenons des résultats négatifs clairement visibles. Et même si la masse ne veut rien savoir à cause de son étroitesse d’esprit, il suffit de regarder les actes de l’humanité, pour s’apercevoir que celle-ci se détruit vraiment elle-même et détruit la nature.

Si nous observions un tel développement des événements sur une autre planète, nous conclurions que ses habitants ne sont pas des êtres sensibles. Il semble que quelque malheur leur ait ôté tout esprit, et qu’ils aient commencé à couper la branche sur laquelle ils sont assis, pour bloquer le canal qui les nourrit.

Encore vingt à trente ans de plus, et l’humanité restera sans rien. Nous avons créé un monde terrible, une pyramide de gain sans fin, qui génère des bénéfices en ajoutant de plus en plus de nouvelles personnes. Une fois cette croissance épuisée, tout s’écroule. Cependant, tant que la poche est encore pleine, l’homme continue de jouer.

L’économie mondiale est construite par les Américains sur le principe de la pyramide, le principe d’enrichir son sommet au détriment d’une production et consommation croissante. Mais voici le crash : Il n’y a plus de place pour le développement, et ainsi rien d’autre ne peut arriver, que l’effondrement de la pyramide. Une société de consommation basée sur le pouvoir d’achat a pris fin. On ne peut plus écouler la production, on ne peut impliquer plus personne ; la Terre est ronde et pas si grande. C’est intéressant de voir comment des parallèles sont apparues entre notre pyramide et l’ancienne Egypte, le pays des pyramides.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/04/12, Écrits du Rabash

L’Egypte aux yeux d’un esclave et à ceux d’un homme libre

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment une personne peut compter 400 ans (niveaux) de son séjour en exil si l’Egypte est dans l’obscurité totale?

Réponse: Il est impossible de compter cela, et c’est pourquoi l’évasion a lieu tout d’un coup, à la hâte. Une personne ne sait pas quand elle  sortira de l’exil. Supposons que les 400 ans de l’exil vont finir aujourd’hui à 13:30, mais vous ne pouvez pas le savoir. Ne voyez-vous pas que, selon l’histoire, la fuite est soudaine? On vous dit que ce que vous devez emporter avec vous: les éléments qui composent votre récipient spirituel afin que plus tard, vous soyez en mesure de vous élever au-dessus.

Selon l’histoire, après que nous soyons sortis d’Egypte, nous n’avons rien laissé derrière. Je prends tout l’or, tous les moutons et les bovins, tous les biens, et je laisse derrière moi un pays vide et détruit. Je détruis jusqu’au sol du pays, jadis florissant, grand et prospère avec de belles villes, et je pars.

Bien sûr, je pars pour une vie meilleure, et il n’y a rien à perdre. Il n’y a aucune raison de rester en Egypte, où il n’y a même pas d’eau à boire parce que tout s’est tourné en sang, et tout est mort.

C’est ainsi qu’une personne voit le monde matériel qu’elle laisse. En fait, les beaux palais sont toujours là et ce sont donc toutes les bonnes choses, tout est en plein essor, mais, à mes yeux, cela ressemble à une terre détruite dans l’obscurité. Voilà comment cela est perçu dans mes nouveaux discernements qui m’obligent à manquer de respect envers tout le luxe et à le voir comme un simple déchet et à vouloir y échapper.

Cependant, si je regardais tout à travers les yeux d’un esclave, je verrais la terre riche et je penserais qu’il n’y a pas besoin d’évasion. Après tout, la terre d’Egypte est entourée par un désert.

Mais, soudain, je décide que d’y séjourner est la pire chose, et qu’il n’y a rien de pire que cela. Ce n’est pas seulement un désert, mais un lieu de destruction si épouvantable et de d’humiliation. Tout est dans les yeux du spectateur.

De la 3e partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012, Etude des dix Sefirot 

Le point d’appui

Dr. Michael LaitmanL’environnement est un outil d’autocorrection, et l’autocorrection est le moyen pour la correction du monde. C’est parce que une personne qui se change un peu,  change le monde entier.

Archimède a dit: «Donne-moi un point d’appui et un levier assez long, et je soulèverai le monde. » Tout le problème est ce point, le point d’appui.

Vous pouvez « déplacer » la terre si vous avez le point correct et sûr pour s’appuyer dessus. Même si la partie gauche du levier  a juste un mètre de long, si le côté droit a, disons, des millions de mètres de long, même si vous utilisez la force d’un seul gramme, vous  transformerez le monde.

Vous devez être un héros dans la qualité, pas en quantité. Tout concerne combien vous préférez la spiritualité  au-dessus de la matérialité, ce qui signifie plus d’internalité au-dessus de l’externalité. Cela signifie que vous choisissez le point d’appui. Si vous voyez la spiritualité comme plus importante que la matérialité, alors peu importe combien la terre « pèse », vous disposez d’un levier qui peut la  faire tourner. C’est le «mécanicien céleste».

De la 4e partie du cours de Kabbale quotidien du 19/04/2012 sur le Jour commémoratif de l’Holocauste

L’amertume insupportable de l’esclavage

Dr. Michael LaitmanShamati, article 159: Cela signifie que si Israël sont sous la domination d’une certaine nation, cette nation a le contrôle et ils ne peuvent pas se retirer de leur domination. Ainsi, ils ont goûté une saveur suffisante dans ce travail et ne pouvaient pas être rachetés.

Alors qu’est-ce qu’a fait Créateur? « Le roi d’Egypte mourut », ce qui signifie qu’ils avaient perdu cette servitude. Ainsi, ils ne pouvaient plus travailler ….

Est-il bon que Pharaon soit mort? Après tout, il a rapprocher les enfants d’Israël de la sainteté en les forçant à répondre à deux discernements en leur sein. D’une part, ils ont eu des marmites pleine de viande, mais d’autre part, ils étaient esclaves.

Si nous ne pensons pas à la spiritualité, alors on oublie l’esclavage et on ne ressent pas que nous sommes esclaves. Vous travaillez pour votre ego et vous faire de bons profits. L’esclavage commence lorsque, malgré les marmites remplies de viande, vous ressentez que vous n’avez pas la spiritualité parce que vous n’avez pas atteint la connexion et l’amour, la possibilité de quitter l’égo.

L’esclavage ne se fait sentir que lorsque vous avez deux points de discernements: au niveau corporel tout est très bien, mais sur le plan spirituel, il n’y a rien et il n’y aura plus rien. Dans ce cas, cela est appelé « esclavage », la domination de la matière sur l’esprit. Le Créateur ne nous entend que lorsque nous nous connectons parmi nous et  que nous commençons à séparer la matérialité de la spiritualité, et de voir que nous devons rechercher le point spirituel dans la connexion entre nous.

C’est pourquoi nous sommes appelés «les enfants d’Israël» et «frères assis ensemble », ceux qui se sentent comme des esclaves en Egypte qui n’ont pas la puissance pour atteindre la connexion. Au début, tout semblait possible, tout était bon et merveilleux. Puis les ennuis ont commencé et nous le voyons dans divers groupes. Il s’agit de la deuxième étape de l’esclavage en Egypte, où les enfants d’Israël gémissent à cause  du travail acharné. Ils ne peuvent pas se connecter, mais au lieu de s’échapper, ils continuent à travailler sur la connexion.

Si malgré cela une personne ne quitte pas le groupe, mais continue de frapper sur ce seul point, en essayant de réaliser une connexion, alors finalement elle se désespère et pleure parce qu’elle ne peut pas y arriver. Si nous sommes connectés, nous recevons un récipient pour découvrir le Créateur, mais nous ne pouvons pas la créer par nous-mêmes parce qu’une personne ne peut réaliser des actions spirituelles par elle-même.

Puis nous gémissons sur ce travail, ce qui signifie que nous comprenons que nous avons besoin de l’aide de la force supérieure. C’est seulement Elle qui peut nous corriger et nous relier. Ce gémissement est déjà un salut, la grande révélation que «il n’y a rien hormis Lui», et que Lui seul peut nous relier. Nous avons atteint le désir de nous connecter à notre travail lorsque nous comprenons que c’est la seule chose dont nous avons besoin sans aucune condition alléchantes corporelles, peu importe ce qu’elles pourraient être.

De la 1 erepartie du cours quotidien de Kabbale du 08 /04/2012

Le roi d’Egypte est mort !

Dr. Michael LaitmanShamati, article 159: Et il arriva dans le cadre de ces nombreux jours que le roi d’Egypte mourut … (Exode). La grandeur de l’ego, toute la bonne vie corporelle, le désir d’une personne à se sentir mieux dans la vie – tout tombe, s’effondre, et meurt. Alors, que peut faire une personne ? C’est ce que l’humanité dans son ensemble et chaque individu sont en train de traverser actuellement. Nous ne pouvons pas fonctionner selon l’ego ordinaire pour les causes ordinaires corporelles.

 

Et alors, les enfants d’Israël gémissaient en raison de la servitude, ce sont ceux qui aspirent à la spiritualité, même s’ils ne savent pas encore ce que c’est, et ceux qui sont déjà près d’elle, qui en quelque sorte, comprennent que la spiritualité symbolise le désir de donner et l’amour, sans égard à leurs intérêts personnels. Ainsi, elles commencent à s’examiner et à voir qu’elles ne peuvent continuer sur ce chemin.

C’est une pyramide comportant ceux qui ne peuvent tout simplement pas être des consommateurs et qui ne peuvent pas servir leur ego à travers ceux qui ont déjà clarifié que la spiritualité symbolise le désir de donner au lieu de l’amour-propre. Tout le monde y trouve sa place et tout le monde « soupire » à cause de cet esclavage égoïste, dans leur propre point.

Il y a ceux chez dont le «point dans le cœur » s’est éveillé, et il y a ceux qui tout simplement souffrent sans savoir pourquoi. Tous soupirent sous le fardeau de leur propre situation, ne sachant pas comment se satisfaire.

Et leurs cris en raison de l’esclavage monta vers Dieu – ils ne se contentent pas de pleurer, c’est à cause du travail acharné : des tentatives futiles pour combler leur ego ou de ceux qui sont plus avancés, mais n’arrivent toujours pas à quitter leurs vieilles habitudes et à prendre sur eux-mêmes la charge du travail de Dieu et qui n’arrivent toujours pas à commencer à travailler dans le don et l’amour des autres.

Mais malgré tout, « Et Dieu entendit leurs gémissements. » Le Créateur entend tous ceux qui répondent à ce que le Créateur fait avec eux. Le système est construit de telle façon que la partie supérieure prend soin de chacun, en fonction du niveau de la personne, mais la partie supérieure prend surtout soin des personnes qui comprennent et doivent se diriger pratiquement vers le désir de donner et l’amour dans le groupe, « en prenant la peine de s’asseoir ensemble », au milieu de celles qui aspirent au Créateur.

Elles souffraient tant qu’elles ne pouvaient pas le supporter plus longtemps. Alors les personnes ont tant supplié par leur prière, que leur cri monta vers Dieu ; elles étaient épuisées par ce travail. Mais aussi, nous voyons qu’elles disaient : « qu’avions-nous eu … quand nous étions assis autour des marmites, quand nous avions mangé du pain à satiété. » Et elles ont aussi dit, « Nous nous souvenons des poissons que nous avions l’habitude de manger en Egypte pour rien … « ce qui signifie qu’apparemment avant tout allait bien.

Une personne a deux points en même temps : l’un est corporel et l’autre est en apparence spirituel. Ainsi, elle se trouve entre les deux et plus ils sont éloignés l’un de l’autre, plus elle a d’espace, et plus elle connaît sa place et sait ce qu’elle fait.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 08/04/12, Shamati N°159

Un bon salaire contre un dur labeur en Egypte

Dr. Michael LaitmanEn Egypte, nous avions beaucoup d’avantages matériels, tout, sauf une chose : le désir de donner sans aucun calcul dans notre propre intérêt, appelé le travail spirituel dans le désert. L’homme ne fait pas d’effort pour cela, et il est impossible de lutter pour le désir de donner au-dessus d’un ego sans cesse croissant. On doit constamment lutter contre l’ego, alors que l’on se connecte de plus en plus avec les autres, jusqu’à ce qu’on devienne tous un seul tout.

« . Le fait est que, en effet, ils étaient très friands du travail en Egypte » C’était une merveilleuse société de consommation : Vous travailliez, gagniez, et réussissiez. Tout était à vous, tout était clair, selon l’ordre, les lois de la démocratie.

Comme il est dit : « … » Mais ils se mélangèrent avec les nations et apprirent leur travail. « C’est-à-dire, tout fut dirigé uniquement par le désir de recevoir à tous les niveaux, pour toutes les requêtes. « Cela signifie que si Israël est sous la domination d’une certaine nation … » en d’autres termes, si le point dans le cœur, la direction vers l’attribut du don, l’étincelle spirituelle, est sous la domination de l’ego d’une personne, alors le désir de spiritualité ne fait qu’aider l’ego à se développer dans d’autres directions. Et il n’y a aucun moyen de se libérer de cet esclavage, car une personne voit qu’elle peut même profiter de son aspiration à la spiritualité.

Ainsi, ces différentes organisations altruistes et pratiques mystiques, tout ce qui est un peu au-dessus du simple ego et qui peut combler une personne, voient le jour. Ces gens-là sentent qu’ils sont satisfaits, parfaits, et élevés, et il leur semble qu’ils ne manquent de rien. C’est un signe que le point dans le cœur est sous la domination du Pharaon, et c’est pourquoi tout cela semble si bon : l’altruisme, le mysticisme, ou le New Age. Ces gens ne souffrent pas et ne veulent que rendre les autres comme eux.

Alors qu’Israël (ceux qui aspirent au Créateur) souffre, travaille dur, et se bat contre les problèmes. Après tout, une personne travaille contre son ego qui se renforce tout le temps. Ainsi, d’une part, elle a tous les avantages matériels, un «plat plein de viande», comme c’était le cas en Égypte, et dans la spiritualité il n’y a rien : un désert, une terre sèche, seulement la foi. Et ainsi une personne est constamment tiraillée entre ces deux points, en essayant de décider ce qu’elle doit faire.

Il semble qu’en sortant d’Egypte, nous nous séparons d’elle totalement. Mais dans la spiritualité, il n’en est pas ainsi parce que quand vous tombez, c’est comme si vous y retourniez. Bien sûr, ce n’est pas le même état, car il s’agit d’un nouveau degré, et ainsi les ennuis commencent déjà dans le désert : les serpents, les scorpions, les querelles, toutes sortes de problèmes, et les maladies. Les montées et descentes viennent l’une après l’autre et sont combinées en une seule personne.

De la 1ère partie du cours quotidien de la Kabbale 08/04/2012, Shamati N°159

Vers l’Egypte en tant que groupe, de l’Egypte en tant que nation

To Egypt As A Group, From Egypt As A NationLors de la préparation pour la correction, l’ordre du travail intérieur se présente comme suit : En voulant me connecter aux amis, je me force et fais de grands efforts. En réponse, la Lumière, la force qui m’aide à me connecter, brille sur moi. Finalement, je parviens à me connecter et immédiatement l’AHP du degré supérieur, dont le désir de recevoir est encore plus faible et plus épais que le mien, se révèle. En conséquence, je sens que je suis dans un état d’exil encore plus grand.

 

Ainsi, il s’avère que plus je cherche à atteindre la bonté, le don, plus je m’enfonce dans le mal. Toutefois, cette immersion dans le mal se compose de deux parties : D’une part, je me souviens encore de la connexion qui fut atteinte, la proximité avec mes amis, et d’autre part, je révèle maintenant un nouveau désir corrompu encore pire qu’avant.  

Ainsi, pendant la période d’exil, je ne croîs pas de manière linéaire, mais étape par étape. En atteignant la connexion, je tombe, et non par d’un degré, mais de deux. C’est parce qu’au début je me suis élevé vers l’union (+), puis je suis tombé au détachement (-), et maintenant je ressens une double descente (x2). Ensuite, tout se répète encore et encore : je m’élève et tombe encore plus bas.

Je tombe toujours non pas au niveau précédent de l’ego, mais à partir du niveau vers lequel je m’étais élevé. Par conséquent, à cause de chaque montée, la prochaine descente est deux fois pire. Lorsque je m’élève, je monte dans le don, et quand je tombe, je descends dans la réception et dans la crasse.

Ainsi, une personne développe ses récipients en construisant le bien selon mal, et grâce à cela, elle avance durant les 400 années d’exil.


L’exil commence quand nous nous approchons de l’union dans le groupe. Il se termine lorsque, après avoir donné toutes nos forces à l’union, nous atteignons un point où nous ne pouvons pas nous connecter.
Au cours de ce processus, nous nous unissons et devenons le peuple d’Israël. Ce n’est pas le même petit groupe qui descendit un jour en Egypte en raison de conflits internes, comme le conflit de Joseph et de ses frères, par exemple. Une nation unie sort de l’Egypte, mais il est encore impossible d’atteindre la Bienfaisance par cette union. Dans l’état actuel, la forme de l’unité se révèle comme le contrôle du désir de recevoir. La fuite, la sortie de l’ego ne se produit que grâce à notre dernier effort.

En spiritualité, nous marchons aussi sur « deux jambes » : de l’union à la séparation, puis de la séparation à l’union. Le Pharaon se développe, face à lui Moïse se développe aussi, et le Créateur se révèle …. Tous ces discernements deviennent de plus en plus grands, et nous n’y échappons pas, mais nous poursuivre notre travail.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/2012, Écrits du Rabash

Le saut dans la « Mer Rouge »

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que signifie devoir sauter dans la «mer Rouge» pour échapper à «Pharaon ?”

Réponse : Il s’agit d’un état de désespoir quand Pharaon, votre ego, vous pousse par derrière. Il ne vous lâche pas, il veut vous avalez, vous mangez, et vous ressentez que vivre ainsi est pire que la mort.

Lorsque les tours jumelles à New York brûlaient, des personnes ont sauté du 50eme étage. C’était insensé, mais une personne ne peut tout simplement pas rester en proie aux flammes. Se trouver même une seconde loin du feu lui paraissait meilleur, et donc elle sauta.

Une personne ressent la même chose en s’enfuyant d’Egypte. Vous ne pouvez pas rester dans cette situation une seconde de plus, et vous êtes prêt à sauter dans la mer, peu importe où, pour vous, c’est votre seul secours. Lorsque vous arrivez à cet état, la mer s’ouvre.

Vous surmontez le point de division, le point de rupture, et il n’y a pas de retour. Vous avez déjà pris la décision et en ce faisant, vous avez totalement tué, coupé, et rompu le lien avec votre ego.

Question : Est-ce l’ego a atteint aujourd’hui cet état, que vous ne puissiez le surmonter que dans un groupe ?

Réponse : Oui, c’est un point collectif dans le groupe décrit comme Nachshon avoir sauté à l’eau en premier.

C’est le point de «Moïse», qui est le centre du groupe, mais qui change son rôle à chaque fois, selon l’attribut qui y est révélé à chaque instant.

Donc, le point de Nachshon se révèle dans le groupe, quand tout le groupe est convaincu que l’unité, la proximité, et le soutien mutuel, est la chose la plus importante pour lui.

En même temps, être dans l’obscurité ne dérange pas les personnes. Ce qui est important pour elles est de se rapprocher, même si elles meurent ensemble. C’est plus important que de rester seul dans son ego et d’y exister d’une manière bestiale très confortablement. Cela est notre seul libre arbitre.

Puis la mer se divise, ce qui veut simplement dire que vous découvrez le niveau suivant, signifiant le saut dans la «mer Rouge».

C’est la fin de la période où vous avez vécu sous le contrôle de votre ego. A partir de ce moment, vous n’y retournerez plus.

Vous ne revenez jamais au niveau précédent. Si vous pensez que vous êtes dans une situation pire, c’est uniquement parce que vous avez reçu le niveau suivant, qui n’est pas encore corrigé.

De KabTV de « fondements de la société intégrale » 01/04/12

Si vous ne le désirez pas, vous ne trouverez rien

Dr. Michael LaitmanRabash, Shlavei HaSoulam (Les marches de l’échelle), 1985, article 15 : « Et plus on l’accablait »: » Et la coquille de l’Egypte, est la coquille général, où les étincelles de Sainteté sont tombées, que le Peuple d’Israël, qui était en Egypte, a dû corriger. Alors, la douleur et la souffrance doit d’abord être telle, qu’il ne puisse pas quitter leur contrôle, comme il est dit « et les enfants d’Israël se plaignaient encore du travail, alors ils crièrent, et de leur travail leur cri monta vers le Seigneur, alors le Seigneur entendit leur soupir.

Il doit y avoir un sentiment d’exil, une telle souffrance et douleur qu’«il vaille mieux mourir que vivre », si je n’arrivais pas à sortir de l’Egypte, si je ne réalisais pas ce que je veux. Mon désir doit être aussi grand. Sinon, il n’y a pas de récipient, il n’y a pas de place pour la révélation de ce que nous recherchons.

En même temps, mes pleurs doivent être forts, non seulement en quantité mais aussi en qualité. Je dois savoir ce que je demande dans l’exil, ce que je veux découvrir, ce qui m’arrive.

L’exil est donc la préparation la plus sérieuse au salut. En exil, je clarifie les choses, en précisant exactement ce que je veux et de quelle manière. C’est la raison pour laquelle l’exil ne peut pas être inférieur à 400 ans, selon les quatre phases que nous traversons lorsque nous construisons notre récipient. Ce n’est qu’à la fin de ce processus que l’on pourra sortir de l’exil et vraiment recevoir ce que nous avons préparé. La Lumière Supérieure n’a pas de forme, et maintenant encore, elle remplit tout, mais nous ne la sentons pas. Nous devons acquérir les quatre phases, un récipient entier, puis la lumière nous sera révélée.

Il ne s’agit donc pas de 400 ans, mais en réalité des quatre phases entières de la construction de notre récipient. Les formes que nous y développons dépendent totalement de chacun de nous. Bien sûr, nous recevons la poussée initiale d’En-Haut, comme il est écrit : «Le Créateur met la main d’une personne sur le bon destin et lui dit, prend-le. » Mais plus tard, le sort d’une personne est dans ses propres mains.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 06/04/12, Écrits du Rabash

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