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La Mer Finale : Yam Souf

Question : Qu’est-ce que la Mer Finale (la Mer Rouge) représente ?

Réponse : La Mer Finale (Yam Souf en hébreu) ​​est une frontière entre l’ego et une liberté de celui-ci. Ce n’est pas encore l’altruisme, ni l’amour et le don sans réserve, mais une sortie de l’ego.

A la frontière entre l’égoïsme et l’altruisme se trouve là une barrière d’eau. L’eau a deux qualités : d’une part, la qualité de la communément appelée Guevourot, ce qui signifie des lois strictes, les forces dures, et d’autre part, les forces de la miséricorde et de l’amour.

L’eau qui se compose de ces deux forces représente une frontière qui divise l’Égypte (un monde égoïste) et un monde altruiste. Par conséquent, il est nécessaire de passer, ce qui signifie franchir la partie de l’eau qui représente la force dure qui protège l’Égypte et qui empêche d’en sortir.

Si une personne peut passer ce mur d’eau, elle pénètre dans le liquide amniotique qui commence à la développer comme un fœtus dans le ventre de la mère. Mais elle doit tellement haïr l’ego qu’elle sera en mesure de se débarrasser de lui. Et ainsi les eaux se sépareront.

L’égoïsme et les plaies d’Égypte

Laitman_049_01Question : Comment l’ego ressent-il les plaies d’Égypte ?

Réponse : Les plaies égyptiennes se font ressentir une fois que l’ego est construit sous forme de l’Égypte et de Pharaon, qui est opposée à la nation d’Israël et à Moïse, créés dans une personne. Ces coups sont nécessaires pour nous arracher à l’ego et pour nous préparer à nous séparer de lui.

Question : Je ne comprends pas comment nous pouvons monter au-dessus de l’ego et l’aimer en même temps. Nous sommes habitués à supprimer notre ego, à l’éradiquer de toutes les manières possibles, alors qu’est-ce que cela signifie de s’élever au-dessus de lui ?

Réponse : Cela signifie que vous devriez concentrer vos désirs sur la satisfaction des autres et en recevoir du plaisir.

Question : Comment puis-je comprendre que l’ego est le mal si les groupes n’en parlent pas et essayent de le brouiller en jouant des jeux d’amour ?

Réponse : Nous devrions en parler !

Pourquoi ne mangeons-nous pas de Hamets (nourriture fermentée) à Pessah?

laitman_961Question : Pourquoi est-ce que nous ne mangeons pas de Hamets à Pessah (Pâque) ?

Réponse : Parce que le Hamets symbolise la connexion entre le levain et l’eau. Le levain symbolise l’attribut du désir égoïste et l’eau symbolise l’attribut du désir altruiste.

Par conséquent, à Pessah, nous sommes à l’étape finale de la domination de l’ego et nous commençons à sentir que l’égoïsme nous contrôle en toute chose car nous manquons de l’attribut de Hassadim, l’attribut de Hessed, l’attribut de l’eau, qui est ce que la Matsa symbolise.

La Matsa est la connexion entre la farine et l’eau. Elles sont mélangées pendant une période de temps très précise, 18 minutes, de sorte que la farine ne commence pas à lever. Si elles sont mélangées trop longtemps, nous devons constamment pétrir la pâte sans s’arrêter…

Ce processus symbolise notre travail avec l’égoïsme, le processus dans lequel nous devons continuer à travailler avec lui, en lui donnant de nouvelles formes encore et encore, allant vers l’altruisme. Et alors c’est possible.

Mais en principe, il est impossible de travailler avec le Hamets pendant plus de 18 minutes, ce qui signifie que la connexion doit être minimale, telle qu’elle apparaît dans notre égoïsme. Qu’est-ce que l’altruisme ? Nous voulons montrer de bonnes intentions envers autrui afin que l’ego en profite? La Matsa symbolise le manque d’eau, le manque de Hassadim, le manque de Hessed, dans notre attitude égoïste, et ainsi elle est appelée le « pain de misère », qui signifie la pauvreté d’un grand cœur, dans l’ouverture entre les gens.

Il est de coutume de manger la Matsa à la veille de Pessah, parce que c’est cette nuit que nous révélons à quel point nous n’avons pas l’attribut de l’amour et du don sans réserve parmi nous, l’attribut de Bina, ou l’attribut de Hessed. Nous sommes prêts à tout si nous pouvons quitter cet état égoïste, et de ce fait nous mangeons la Matsa le soir de notre libération de l’égoïsme.

De KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 13/04/16

Pharaon

laitman_951Question : Que représente Pharaon ?

Réponse : Pharaon est une force immense. Je ne vais pas parler de lui comme d’une personnalité parce que pratiquement ce personnage n’existe pas vraiment. La sagesse de la Kabbale considère Pharaon comme l’immense ego créé par le Créateur. Il se développe et absorbe tout dans son égoïsme et est prêt à dévorer le monde entier.

Il est insatiable et se révèle progressivement tandis que l’humanité se développe. Plus nous nous efforçons de faire quelque chose dans le monde et d’obtenir quelque chose, plus il dévore, nous laissant aucun espoir de changer le monde pour le meilleur ou pour un avenir heureux. Au contraire, le monde devient uniquement de pire en pire.

De plus en plus de gens sont insatisfaits de la vie. Nous pensions autrefois que nous pourrions nous entendre, mais nous ne le faisons pas aujourd’hui. Aujourd’hui, les gens ne se sentent plus en sécurité dans les villages les plus éloignés, pas économiquement ou de l’aspect de l’existence matérielle. Maintenant, les gens sont tellement liés au monde entier qu’ils ne peuvent pas se nourrir. C’est un paradoxe, mais un agriculteur ne peut pas se nourrir de sa propre terre.

Pharaon (l’égoïsme) avale cela, parce qu’il nous rassemble tellement que nous ne pouvons pas être indépendant des autres. Il rend notre monde intégral, global et interconnecté, un petit village dans lequel nous dépendons tous les uns des autres. Et ici, nous voyons que nous ne pouvons pas le manipuler.

L’égoïsme nous conduit à la nécessité d’être correctement interconnectés les uns avec les autres. Cela signifie que Pharaon lui-même, en transformant notre monde de sorte qu’il devienne connecté mutuellement, nous amène à un état où nous le détestons et ainsi nous transformons notre monde en un autre avec de bonnes connexions entre nous. Sinon, nous ne serons pas en mesure de continuer à vivre. Mais Pharaon nous dirige sans cesse contre l’unité. Ainsi, d’une part, même s’il éveille en nous un désir pour l’unité et agit de sorte que nous ne pouvions pas vivre sans créer les bonnes connexions entre nous, car sinon nous ne pouvons même pas nous fournir avec les choses les plus essentielles, et d’autre part, il ne nous laissera pas nous unir. Ce contraste résume le mérite de Pharaon.

Par conséquent, il est appelé un « ange du Créateur ». Il a été créé par le Créateur comme le Janus à deux faces, où d’un côté, il nous oblige à nous connecter et à nous unir et de l’autre côté il ne nous laissera pas nous rapprocher. De ce fait, nous commençons à comprendre que nous n’avons pas d’autre moyen à part nous élever au-dessus de lui, le fuir. Ainsi, nous nous enfuyons loin de lui. Cela signifie que l’envol depuis Pharaon, depuis notre nature, depuis notre ego, est l’Exode d’Égypte.

Ce n’est pas facile, car il nous appartient encore de découvrir tout cela à l’intérieur de nous. Notre époque est unique. Nous découvrons maintenant tout ce que le Créateur nous a préparé sous la forme de Pharaon. Pharaon se révèle maintenant parmi nous sous la forme du monde global et intégral, et en même temps, individuellement il ne nous permet pas d’exister en conformité avec ce monde intégral. Nous devons donc respecter Pharaon parce qu’il nous fait sortir de l’Égypte.

De KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 12/04/16

Moïse

laitman_740_02Le premier héros de la fête de Pessah est Moïse, le chef spirituel. C’est une qualité particulière à l’intérieur d’une personne qui la conduit à l’exode d’Égypte.

Si nous ne parlons pas de Moïse comme d’une qualité à l’intérieur d’une personne, mais comme un personnage, alors il n’était pas un leader né. Moïse est une personne qui est refermée sur elle-même, qui veut atteindre, être consciente du monde environnant, de ses caractéristiques, d’elle-même.

Moïse a vécu dans le palais de Pharaon et a utilisé tous les avantages qui lui étaient dus en tant que prince. Dans le palais, ils le respectaient et il a appris la sagesse égyptienne, la magie, tout ce qui était utilisé en Égypte en son temps dans la construction des pyramides, dans la perception de l’univers à travers l’astronomie et tout ce qui avait été mis au point à l’époque. Moïse était un scientifique et de ce fait tout cela était très attrayant, mais il n’était connecté ni avec les Égyptiens ni avec le peuple. Il était tout simplement un prince.

Lorsqu’il était en exil d’Égypte, le Créateur l’a appelé pour qu’il retourne en Égypte et il a obéi, mais sans aucune intention personnelle. Lorsqu’il est retourné en Égypte, il est allé vers son grand-père, le Pharaon, et sa belle-mère, Batya, comme un adversaire, se tenant devant eux et disant à Pharaon (Exode 5: 1) : « Laisse partir mon peuple. » Mais Pharaon s’y opposa et argumenta : « Les enfants d’Israël vivent ici avec leurs familles et le bétail ; ils gèrent leurs foyers et ont été miens depuis un certain temps déjà. Ils ne comptent aller nulle part. » Imaginez une situation dans laquelle nous exigions apparemment du président Obama : « Laisse les Juifs partir en Israël. » Et il répondrait : « Je ne compte pas les libérer ; j’ai besoin d’eux pour le développement de l’économie, la science, et le commerce. Essayez de vous en approcher et écoutez ce qu’ils répondront. »

Après tout, les Juifs vivaient très bien en Égypte. Ils utilisaient tous les avantages encore plus que les Égyptiens eux-mêmes. Ainsi, il était impossible de les approcher, sous quelque forme, même du point de vue de Pharaon et du point de vue du peuple juif lui-même. Le peuple d’Israël étaient gras, paresseux, et sous l’influence des traditions, de la culture, de la science, des arts et des divertissements des Égyptiens. Ils avaient tout ce dont ils avaient besoin, y compris d’énormes pâturages pour leurs troupeaux. On peut dire qu’ils ont vécu dans le meilleur endroit dans le monde.

Au moment où Moïse a commencé à demander à Pharaon de libérer le peuple d’Israël de l’Égypte, ils ont commencé à ressentir le mauvais côté de Pharaon : des coups, la pression, l’oppression, les impôts, de grandes persécutions et des pogroms. En général, tout ce que nous avons vu tout au long de l’histoire des Juifs a soudainement commencé à apparaître en Égypte avec les gens qui avaient été totalement choyés dans tous les sens ! Et ainsi l’attitude de Pharaon envers Moïse est devenue fortement négative. En dépit de cela, Moïse monta vers Pharaon selon le commandement du Créateur et a exigé de lui : « Laisse partir mon peuple ! »

Moïse avait peur de Pharaon et du Créateur, et ne savait pas quoi faire. Il a essayé de convaincre le Créateur qu’il avait la langue liée et qu’il bégayait, qu’il n’était pas un leader naturel. Mais le Créateur a répondu : « Je sais qui choisir, donc en avant ! » Et il est allé. En outre, le Créateur dit alors : « Allons-y ensemble. Je vais endurcir le cœur de Pharaon, si bien qu’il sera préférable pour nous d’aller ensemble. »

La sagesse de la Kabbale parle des caractéristiques les plus profondes et les plus intimes d’une personne, qu’elle doit discerner en elle-même en particulier par la voie du développement spirituel dans lequel une personne commence à chercher à l’intérieur d’elle les caractéristiques de Pharaon, Moïse, du Créateur, du peuple d’Israël, de l’Égypte, et de tout le reste des images dans la Torah.

En fin de compte, elle atteint un état d’obscurité absolue lorsqu’elle comprend qu’elle ne peut pas quitter l’Égypte, qu’elle ne veut pas le quitter, et ne sait pas quelles forces rendront cela possible. Et puis la nuit, une puissance immense, un orage éclate, la foudre et le tonnerre dans le sens spirituel. La personne se trouve dans une panique terrible ! Mais elle court après le Créateur.

L’exode d’Égypte arrive en toute hâte ; d’où et vers quel endroit cela est inconnu. Ce qui importe, c’est que le Créateur veut cela, et la personne effectue Sa volonté.

Il n’y a rien d’autre ! L’important est ce que le Créateur veut et que nous Le suivions parce qu’il est impossible de nous orienter en utilisant nos sensations ou nos connaissances, ni par le cœur ou par l’esprit. Seule la force supérieure montre à une personne où il ou elle devrait aller. Le Créateur vous conduit par une colonne de feu ou un nuage, et vous allez ; cela ne peut être d’aucune autre manière.

Pour être complètement purifié de l’Égypte et tout prendre au-dessus de votre raison et de vos sensations, vous devez sauter dans la mer ! La mer est un terrible état dans lequel il appartient à la personne de faire un pas absolument contraire à toutes ses émotions et à sa raison ! Après cela, il ne reste rien de ce qu’elle était ! Elle existe de manière complètement pure. Dans cet état, une naissance spirituelle arrive. Après une pleine purification de la mémoire émotionnelle et physique, une nouvelle vie commence.

De KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 11/04/16

Pessah

Dr. Michael LaitmanLa Pâque signifie la transition de la sensation de notre monde, inhérente à tout homme dans ce monde, vers la sensation du monde supérieur. Seul un kabbaliste peut la maîtriser.

La Pâque, comme toutes les autres fêtes juives, est un jour férié purement kabbalistique. Elle raconte le saut en avant de l’homme de l’état de ne pas être capable de s’unir aux autres à l’état où son ego lui permet de le faire.

La sortie des hommes du contrôle de l’ego vers l’unité avec des gens de même opinion est appelée « Pessah ».

Question : Qu’est-ce qui lui permet de subir un tel saut ?

Réponse : Le désir. Après tout, depuis l’arrivée en Égypte jusqu’à la sortie d’Égypte, l’énorme désir égoïste ne cesse de croître, ne permettant pas au peuple d’Israël de s’unir.

Le peuple d’Israël doit s’unir afin de révéler le Créateur, la qualité de l’amour et du don sans réserve, dans la connexion entre eux. Et lorsqu’ils voient qu’ils n’ont pas la capacité de le faire, ils ressentent qu’ils sont dans les ténèbres de l’Égypte. Et maintenant, ils sont prêts à tout pour se libérer de là ! Et cela s’appelle voler, s’échapper de l’Égypte.

Et si l’on considère ceci à la lumière de ce qui arrive à une personne, parce que généralement la Kabbale parle précisément de ce sujet, alors nous parlons de la propriété de l’homme. Une personne est prête à faire quoi que ce soit, même sauter dans la mer, juste pour se libérer de son ego, pour s’élever au-dessus de lui et pour atteindre la qualité du Créateur, qui est l’amour et le don sans réserve.

Elle se jette dans la mer et la mer s’écarte devant elle. Elle la traverse, se coupant de l’ego et de cette façon, en étant au-dessus de l’ego, elle est prête à commencer à travailler avec lui, le transformant en altruisme.

C’est la sortie d’Égypte que nous célébrons durant la Pâque.

Le Haman d’aujourd’hui

laitman_289Question : Qui est Haman à notre époque ?

Réponse : Haman est la force qui nous divise et ainsi affaiblit la nation de sorte qu’il est plus facile de nous diriger. Dans le Livre d’Esther, Haman dit au roi Assuérus : « Il y a un certain peuple dispersé et séparé parmi les peuples dans toutes les provinces de ton royaume… » ; ils sont faibles parce qu’ils sont divisés, et de ce fait il est plus facile de les détruire.

C’est la raison pour laquelle nous devons nous unir au-dessus de toutes nos différences, y compris toutes les parties de la nation, en dépit de tout ce qui nous divise, sans aucun argument quant à savoir qui a raison.

La sagesse de la Kabbale nous oriente vers cette unité, vers l’unité au-dessus de toutes nos différences, de sorte que, comme il est écrit, « L’amour couvre toutes les transgressions », car cela est le seul type d’unité qu’il peut y avoir dans la nation Israël, qui autrement resterait comme un rassemblement d’exilés, comme une collection d’immigrants de différents pays.

Haman est la force qui déchire la nation juive en morceaux. Nous pouvons l’identifier dans chaque partie de la société, religieuse et laïque, dans les courants politiques de gauche et de droite, etc. La Kabbale est la méthode de l’union des contraires, au-dessus de tous les rejets. Elle est la seule méthode qui possède la force de correction, la force d’Esther et de Mordechai.

Les personnages de Pourim : Haman

laitman_626Question : Qui est Haman, l’un des antagonistes de la célébration de Pourim ?

Réponse : Haman est une figure historique vivante, un exemple spirituel incroyable pour l’humanité moderne.

Commentaire : Mais il était mauvais.

Réponse : Staline et Hitler étaient aussi mauvais. Il y a beaucoup de gens de la sorte dans notre histoire, Haman les surpasse tous. Absolument tous les méchants du monde peuvent être appelés par son nom. C’est une image collective.

Haman est un scientifique, un astrologue et un intellectuel, qui comprend les choses. Il a fait beaucoup pour l’humanité et, finalement, lui et toute sa famille, ses dix fils et sa femme Zeresh, ses nombreuses concubines, et tous ses courtisans ont été mis à mort.

Tout ce qu’il a fait était dans le but d’éveiller les juifs, qui ont été dispersés dans 127 pays dans l’ancien royaume babylonien d’Assuérus, de sorte qu’ils ne puissent pas s’asseoir tranquillement, mais qu’ils se rebellent, s’unissent, et retournent dans leur patrie.

C’est grâce aux efforts d’Haman et aux afflictions qu’il apportait sur eux que les juifs ont commencé à s’unir. La menace de mort les a forcés à s’unir, à se rebeller, à détruire tous leurs ennemis, et pour finalement revenir à la terre d’Israël et construire le Second Temple.

Il ne fait aucune différence si Haman est une figure positive ou négative, il fait avancer l’histoire. Notre évolution est principalement sous la pression que les figures négatives créent parce que les gens sont têtus, et les plus têtus sont les juifs. Des forces négatives énormes appelées Pharaon, Haman, Amalek, etc., font rage à l’intérieur de nous qui nous poussent vers le bonheur par le biais d’un bâton qui nous bat parce que nous ne comprenons rien lorsque nous sommes traités gentiment.

La sagesse de la Kabbale qui se révèle à notre époque nous montre comment nous pouvons atteindre l’objectif d’une bonne manière et comment aider le monde entier à se développer correctement et l’amener à l’unité. L’unité du monde est notre but ultime, la dernière phase de notre développement. Espérons que nous serons en mesure de l’accomplir sans figures de méchants comme les Haman, Assuérus, Hitler ou les nouveaux pharaons modernes.

De KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 14/03/16

Pourim symbolise l’existence sans manque

Dr. Michael LaitmanEn fait, Pourim n’est pas la fête légère et agréable avec une orientation enfantine dont nous sommes habitués.

Les symboles de cette fête sont un bal masqué, une atmosphère frivole, des parades gaies, des costumes, des masques et des cadeaux savoureux, mais il est nécessaire d’abord d’atteindre cet état.

Les attributs de la fête de Pourim ne sont pas accidentels. Lorsque nous étudions le Livre d’Esther, nous voyons que c’est loin d’être simple. Selon l’explication de la sagesse de la Kabbale, le Livre d’Esther et la fête de Pourim résument l’ensemble du processus que nous devons traverser au cours des milliers d’années de notre développement sur Terre.

Le saint Ari nous écrit qu’à l’avenir, toutes les fêtes seront annulées, sauf Pourim, le Livre d’Esther. La raison en est qu’il n’y a jamais de plus grand miracle que cela ; cette illumination n’existe que durant Pourim. Dans le futur, vous aurez vraiment un carnaval.

En fait, le jour de Pourim nous recevons tout, et ce qui se trouve en dessous du niveau de Pourim est tout simplement sans importance. Cela parle de la fin de la correction et de la fin du développement à travers lequel l’humanité atteint son sommet. Cela est infiniment élevé, au-delà du temps, de l’espace, du mouvement, et au-delà de ce monde et de cette vie. Nous nous élevons à une dimension complètement différente vers une réalité spirituelle absolument différente.

Il est impossible de décrire l’existence à l’intérieur d’elle en utilisant les mots de ce monde parce qu’il n’y a rien de tel ici. C’est une existence sans manque et sans naissance et mort qui sont intégrées dans nos vies comme l’ombre d’une fin menaçante. La vie spirituelle est sans fin, remplissant les sens et l’esprit. C’est l’atteinte, la compréhension, la providence, et une sensation qui se développe et se révèle à un degré de plus en plus grand.

C’est ce que symbolise Pourim et ce qu’elle incarne pour nous.

D’un programme de Radio sur 103FM, du 03/01/15

Ressentir Pourim

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous mériter de ressentir la fête de Pourim intérieurement?

Réponse: C’est très simple. Ne le ressentons-nous pas? Quand nous essayons de travailler sur la relation avec l’autre nous avons constamment des problèmes, tout à coup, nous commençons à nous critiquer les uns les autres, etc. Ou bien nous arrivons à un congrès et tout va bien. Nous investissons nos efforts autant que nous le pouvons, et après, nous ressentons soudainement une descente comme nous n’avons jamais connue auparavant.

En conséquence, nous commençons à comprendre que ce sont les états nécessaires de cause à effet. Bien sûr, cela ne fait pas que nous nous sentons mieux. Mais nous ne pouvons pas y échapper en aucune façon parce que nous n’avons pas encore la Lumière de Hassadim, une intention claire de donner sans réserve.

Lorsque nous acquérons cette intention, nous n’avons rien à craindre. Peu importe ce qui m’arrive, je suis toujours dans l’attribut du don, je m’élève au-dessus mon monde, au-dessus de l’égoïsme, au-dessus de ce que j’ai, rien n’est important pour moi, je n’ai peur de rien. Je n’ai besoin de rien d’autre sauf que de corriger et d’attirer le monde dans le même état, et dans ce cas une personne ne chute pas.

Parfois, on est un peu fatigué de son travail, mais on accomplit cette charge supplémentaire avec gratitude, avec l’idée que c’est nécessaire, parce que c’est l’avancement. Il ne peut en être autrement, parce que c’est « la souffrance joyeuse », la souffrance de l’amour, lorsque nous nous efforçons de remplir toutes les conditions pour unir.

Depuis la leçon virtuelle du 24/02/13

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