Archive par catégorie : Fêtes

Le travail en synchro avec le Supérieur

Dr. Michael LaitmanNous devrions essayer de reconnaître tous les états que nous nous attendons de voir après notre sortie de l’Egypte tandis que nous sommes encore en Egypte, à l’heure actuelle, lorsque nous travaillons dans le groupe. Malgré la puissance de l’égoïsme, nous voulons révéler au monde spirituel, ici et maintenant. Ce n’est qu’en exerçant un effort que nous attirerons la force qui le fera pour nous.Nous avons besoin de trouver l’endroit où nous voulons être un seul homme et comprendre comment faire des efforts et demander l’unité. Nous faisons tout notre possible par le biais de nos propres efforts et les efforts du Supérieur. Nous prions, nous le demandons, et L’attirons pour nous aider, tout en n’oubliant pas de donner notre propre contribution.

Ce n’est que lorsque nous avons une idée claire de la place, de l’effort, et de la nature de notre action que nous prendrons la bonne décision.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2011, «Ceci est pour Juda»

La prière qui attire à nous la Lumière

Dr. Michael LaitmanQue cela nous plaise ou pas, dans chaque état, nous devons toujours en venir à ressentir le manque, c’est à dire imaginer notre futur état issu de notre état présent. Si je le construis correctement, alors, en dépit de tous mes efforts pour le faire, je ressentirai combien j’en suis vraiment loin. En d’autres termes, je le veux vraiment, et pourtant je suis incapable de l’atteindre.
C’est ce qu’on appelle un «manque», la préparation pour le futur état, qui est toujours révélé avant de passer dans un nouvel état. Ce sentiment d’absence est très désagréable et multidimensionnel.

Le prochain état brille sur moi, et à cause de cette luminescence je commence à d’avantage le valoriser, tout en percevant mon état actuel comme étant défectueux et insuffisant. Je le ressens dans la mesure où je n’ai pas la force de m’élever et dans la mesure où je le désire.

En conséquence, je parviens à une convergence de mon désir passionné de m’élever et de la conscience que je n’ai aucune chance de le réaliser, et c’est alors que j’explose en une prière, un cri, et la Lumière Supérieure vient à mon secours. Après tout, ce cri (la prière) montre mon grand désir, qui tire le bon type de Lumière, pour m’aider à monter au degré suivant.

Je dois arriver à un cri qui comprend deux volets: 1) mon grand désir d’atteindre le don sans réserve, et 2) la prise de conscience que je ne pourrai jamais y parvenir. Ce n’est que lorsque je suis sur le point d’exploser par cette pression, causée par mon désir et mon impuissance à le réaliser, que la Lumière réagit à la douleur et m’influence.

Attendre que la lumière vienne d’elle -même est inutile. Elle vient en réponse à mon désir de donner sans réserve, et me tire avec la force suffisante pour me porter à un degré plus élevé.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2011, «Ceci est pour Juda»

Le mystère de la nuit de Pâque

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans la nuit de la Pâque, nous lisons la Haggadah de Pessakh au lieu de lire des extraits du Tanakh(Bible) comme nous le faisons tous les autres jours fériés. Quelle en est la raison?Réponse: Pour chaque fête les kabbalistes du passé ont établi un certain ordre. Si une personne veut réaliser un certain état spirituel ou un niveau spirituel au sein de celui-ci, même si c’est juste une impression de spiritualité, alors ces instructions des kabbalistes lui diront quoi faire dans chaque état.

La racine spirituelle a touché la branche corporelle au sein d’un groupe de kabbalistes qui est sorti de l’ancienne Babylone, et à travers la connexion entre eux, ils ont été en mesure de réaliser toutes les traditions corporelles au sein des actions spirituelles, à l’exception de la rédemption finale, qui ont été réalisées dans le monde corporel en même temps que les actions spirituelles.

Une personne pouvait de tuer un animal et en même temps elle était en train de «tuer» le désir de recevoir du plaisir. Elle était en train de cuire l’animal sur l’autel et de corriger simultanément son désir égoïste. Puis elle mangeait l’animal et recevait du plaisir dans l’intérêt du don sans réserve au troisième niveau de son Aviout(épaisseur du désir. Ils ont effectué toutes les formalités dans le corporel et en même temps mené des actions(commandements) avec les Lumières Environnante et Intérieure et les désirs spirituels.

La fête de la sortie d’Egypte est une sortie par le désir de recevoir vers le désir de donner sans réserve. Ici nous réalisons des actions spécifiques de l’extérieur comme un signe de la sortie de l’égoïsme vers l’amour, de la haine et de la séparation à la connexion et à l’unité entre nous.

C’est pourquoi, lorsque nous lisons la Haggadah nous passons par toutes les actions qui reflètent les actions spirituelles qui nous aident à quitter l’Egypte: « Kiddouch » (bénédiction), « Ourchatz » ( se laver les mains), « Karpas » (immerger la verdure dans l’eau salée), « Yachats » (briser la Matza au milieu ), « Maguid » (l’histoire de l’exode), et ainsi de suite. Si nous réalisons cet ordre d’actions dans la nuit de Pessakh (du mot « Passakh », passer au-dessus, sauter par-dessus), nous sautons au-dessus de notre état actuel et entrons au nouveau niveau, qui est le premier niveau spirituel.

Mais cet ordre ne correspond pas à l’ordre normal des stades de développement («conception», «allaitement» et «maturation»), que nous étudions dans la partie 12 de l’étude des dix Sefirot: les trois jours de la fixation du sperme, les 40 jours de la formation du fœtus,les neuf mois du développement fœtal, la tête du fétus tournant vers le bas, les contractions et la naissance, le sang qui monte du ventre à la poitrine et crée le lait, deux ans d’allaitement du nourrisson, et les étapes suivantes jusqu’au stade adulte (Gadlout): 3 ans, 6, 9, 12, 13, 20 et 70.

La sortie hors de l’Egypte n’est pas la norme dans son ordre de développement. La Lumière du grand état (Gadlout) vient en premier, avant la lumière du petit état (Katnout). D’abord, vous entrez dans un monde nouveau avec l’aide de grandes Lumières, et puis vous commencez à vous développer en elle.

Nous ne comprenons pas l’essence de la «naissance» même dans notre monde. Nous sommes simplement habitués à le percevoir comme un processus naturel: le fœtus se développe à l’intérieur d’un organisme animal, puis continue à se développer en dehors de lui. Nous ne nous interrogeons même pas pour savoir pourquoi ces trois kilogrammes de chair qui étaient à l’intérieur de la mère sont en train de sortir? Pourquoi le fœtus sort complet ? Après tout, à la prochaine étape de développement, il devrait avoir commencé comme une sorte de goutte, puis avoir commencé à se développer à partir d’elle. Le stade antérieur de développement est terminé à trois kilogrammes, et maintenant à l’étape suivante ces trois kilogrammes seraient venus d’une goutte…. Où avez-vous vu que tout ce qui a été acquis au niveau précédent, le désir(Kli) avec son accomplissement entier a avancé en entier au niveau supérieur, comme ça ? Comment est-ce possible?

Si j’ai fini le développement au niveau de NRNHY de Nefesh, j’atteins le niveau de Nefesh de Rouakh. Mais ici, je n’atteins pas le niveau de Nefesh de Rouakh, et à la place je sors avec mes trois kilogrammes de chair de l’utérus de la mère et je continue à croître. En théorie, j’aurais dû commencer ma formation à l’extérieur comme une seule cellule, à partir d’une goutte de sperme, tout comme j’ai commencé à l’intérieur de la mère, mais seulement au degré suivant.

Tout cela souligne l’ordre unique de Pâque, la sortie d’Egypte, qui ne devient possible que parce que les Lumières du grand état viennent avant les Lumières du petit État, et donc nous faisons un saut.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2011, «Ceci est pour Juda »

Laissez la rédemption au Créateur

Dr. Michael LaitmanLe Livre du Zohar, le chapitre « Bo (Viens à Pharaon), » Point 169: Et il n’y a pas de question à propos de Pâque Mochin de Gadlout [la lumière de Hokhma] brille déjà, même si Israël [ceux qui aspirent à révéler le Créateur ] n’avait pas fait Priah [correction du désir égoïste ] toutefois, puisque cela se fait à travers une prise de conscience d’en bas [venant de l'homme], tandis que pendant la nuit de Pâque il y avait l’illumination de Mochin [la lumière de Hokhma] seulement par l’éveil d’En-Haut[ du Créateur].

Jusqu’à la sortie d’Egypte, vous devez déployer tous vos efforts, autant que possible. Cependant, vous n’avez aucune chance de parvenir à la réalisation et à la sortie elle-même parce que c’est un degré plus élevé. Ici, la lumière de Hokhma (la Sagesse) doit venir et exécuter ce passage pour vous, réaliser ce saut (en hébreu, le mot « Pessakh » vient du mot « Passakh » passer au-dessus, sauter par-dessus). C’est pourquoi cela se produit uniquement en vertu de l’éveil d’En-Haut.

La préparation vous est confiée, la réalisation au Créateur. La même chose arrive avec l’état spirituel appelé « Samedi », car il ne vient pas du calendrier. D’un côté, il est évoqué par le réveil d’En-Haut, mais de l’autre, il est dit: «Celui qui n’a pas peiné la veille de Shabbat (samedi), que va-t-il manger à Shabbat ? » C’est à dire, si vous n’avez pas accompli de corrections au cours des six jours de la semaine, vous ne pouvez pas atteindre le septième jour, le Shabbat (samedi).
Cela arrive tout le temps. Vous devez réaliser tout ce qui dépend de vous et qui vous est consacré sur votre degré, puis la Lumière vient d’En- Haut et complète votre ascension vers le degré suivant.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2011, Le Livre du Zohar

Je vous souhaite la liberté et l’amour !

Dr. Michael LaitmanQuestion: Nous, vos élèves non-juifs de la Kabbale, devons nous célébrer lafête de Pâque et les autres fêtes ? Beaucoup d’entre nous disent que nous devrions nous dépêcher d’acheter la Matza et faire le Seder de Pessah.Réponse: Mes chers étudiants, je vais essayer d’expliquer une fois de plus, tout simplement et une fois pour toutes, alors que j’ai répondu à cette question plusieurs fois déjà.

Vous devez étudier toutes les sources juives d’origine parce qu’elles ont été écrites par les kabbalistes. Nous les étudions dans leur interprétation kabbalistique authentique, et non pas comme le peuple Juif les ont étudiées à partir du 1er siècle de notre ère, de manière terrestre, comme si ces livres parlaient de notre monde.

Cela comprend évidemment l’étude de la « Haggadah shel Pesach » (Haggadah de Pâque) sur l’exode d’Egypte, parce que cela ne parle pas de la sortie de la terre d’Egypte, mais de notre ascension au-dessus de l’égoïsme. Vous pouvez observer la tradition ensemble avec nous, vous pouvez vous asseoir à la table de la fête, vous pouvez dans la pratique, manger avec nous, la Matza et des galettes de poisson ou du pain avec du porc, ce que vous voulez.

Le Baal HaSoulam écrit dans Les Ecrits de la dernière génération que, même au moment de la correction finale, chaque nation, si elle le souhaite, conservera sa religion et ses coutumes. Seules les relations entre les gens changent de la haine à l’amour, c’est cela l’exode d’Egypte. Je vous souhaite à tous une telle fête !

L’esclavage égyptien signifie que vous n’avez pas le droit de donner sans réserve

Dr. Michael LaitmanÉcrits du Rabash, «Jusqu’à ce que le souverain d’Egypte tombe »: Il faut travailler pour le bien du ciel, c’est-à-dire pour le bien de l’attribut du don. En exil, cette décision fut prise sous le pouvoir de Pharaon, roi d’Egypte.

Je ne sais pas ce qu’est un véritable don sans réserve ou comment il est possible de donner quelque chose à une personne qui est complètement détachée de moi, quand il n’y a pas de «bases communes» pour la bonté, telle une morale communément admise, tel le respect des autres autour de moi, ou toute autre chose.

Certaines personnes dépensent de l’argent et gaspillent des fortunes entières, et ressentent du plaisir à le faire. Ils reçoivent une compensation suffisante pour leur «désir de donner. » Une personne est satisfaite par un mot gentil, une autre par le souvenir qu’en garderont les futures générations, et une autre encore par le respect de soi.

En occident il existe une nouvelle tendance appelée « un dollar par jour. » Une personne contribue avec un dollar par jour à nourrir un enfant affamé en Afrique, sans que ce dernier ne sache jamais qui est ce donateur. Pourtant, des contributions comme celles-ci apportent aussi une satisfaction, parce que je permets à quelqu’un de vivre. Qu’est-ce qu’un dollar par rapport aux sentiments suscités en moi?

Cependant, nous parlons ici d’une séparation totale d’avec l’auto-satisfaction. Nous ne pouvons pas imaginer ou sentir cela dans notre vie. Nous ne comprenons pas comment il est possible de donner à quelqu’un sans aucune réponse en pensée ou en sensation. Ceci nous est caché.

Tel est le sens de l’exil, que nous avons rencontré pour la première fois: Il s’avère que je ne sais pas ce qu’est un pur don absolu. Je suis précisemment à cet égard séparé de la spiritualité. L’Egypte (Mitzraim) signifie une entaille (Metzer), et une entaille signifie que le fait qu’une personne ne sache que recevoir, sans même donner quelque chose, est une sorte de miséricorde.

Nous devons encore découvrir que nous sommes dépourvus de toutes qualités de don et ne savons que recevoir. Si je reçois, alors je donne. Mais en général, cela n’est pas l’attribut du don. Je l’appele ainsi, parce que dans notre monde, nous jugeons une personne à travers ses actes au lieu de la juger à travers ses intentions. Les intentions appartiennent à la science de la Kabbale, tandis que les actions appartiennent à l’opinion de ce monde.

« La largesse », c’est la générosité, une grande qualité de don. Une «entaille» est l’opposé, un manque de désir de donner. Ainsi, la puissance de l’Egypte fut que chaque personne ne pût faire des actions que contre paiement.

Nous sommes ainsi. Mais nous ne le réalisons pas vraiment et c’est pourquoi notre état n’est toujours pas considéré comme étant l’exil. Nos vies, nos décisions. Certes, nous sommes Égyptiens, et alors? 


Pharaon ne les laisse même pas accomplir une seule action, sans paiement, uniquement pour le bien du don.

C’est notre Pharaon, et nous ne réalisons même pas qu’il nous contrôle. Le pouvoir de Pharaon ne se révèle que lorsque vous décidez de faire quelque chose pour l’amour du don et que vous découvrez que vous ne pouvez pas. C’est alors que Pharaon, roi d’Egypte, est révélé. Mais jusque-là, vous êtes assis vous-mêmes sur le trône et vous faites ce que vous voulez. Cela signifie que l’Egypte était une entaille pour Israël.  En d’autres termes, elle fait obstacle à la direction menant droit vers le Créateur (Yashar El).

L’exil est la préparation pour la révélation

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, chapitre «Pâque, Shemot (Exode), » Point 246: Pourquoi le Créateur désire amener Israël en exil en Egypte? Pourquoi l’exil, et pourquoi précisément en Egypte?

 Si vous n’appartenez pas à «Israël» (en hébreu «Isra-El» signifie «droit à Dieu»), c’est-à-dire si vous n’aspirez pas à atteindre le Créateur, à devenir égal à Lui par l’attribut du don et de l’amour, alors vous ne devez pas descendre en Egypte, ce qui signifie souffrir en raison de l’absence de lien avec le Créateur. Au lieu de cela, vous continuez à vivre sans ces problèmes.

Mais si vous aspirez à atteindre le Créateur, alors vous devrez le désirer très fort et préparer ce désir. Et la façon de le préparer correctement est dans l’état appelé «exil», la sensation d’être exilé de l’état de perfection.

En exil, nous acquérons l’aspiration, le besoin et le désir dans les moindres détails, formes et qualités qui, plus tard participeront à révéler le Créateur, la sortie de l’exil. Par conséquent, l’exil est une préparation importante et il ne s’arrête pas jusqu’à ce qu’un vrai désir de révélation soit prêt.

C’est parce qu’il n’y a pas de lumière sans désir. La Lumière est simple, mais seulement lorsque le désir atteint les qualités qui doivent être présentes en lui avec leur profondeur, leur force, et leur forme, c’est alors seulement que la satisfaction se révèle à l’intérieur de celui-ci.

Par conséquent, il ne sert à rien de pleurer en nous demandant pourquoi nous n’avons pas encore atteint la révélation. Cela signifie que nous n’avons pas encore terminé de préparer le désir dans toute sa plénitude, de sorte qu’il soit révélé comme étant le récipient correct et apte à révéler la lumière. Nous devons travailler sur les désirs, tandis que la lumière est au repos absolu et qu’elle est prête à être révélé.

Qui souffre des plaies d’Egypte?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi la condition de devenir «un seul homme dans un coeur » se pose que sur le mont Sinaï, et non avant, lors de la sortie d’Egypte?
Réponse:   »Un homme dans un coeur » est déjà une correction que nous pouvons réaliser que si le Créateur se révèle. Il effectue cette correction sur nous. Comment des gens qui sont encore en « Egypte », dans leur désir égoïste, peuvent être obligés de s’unir comme un seul homme dans un coeur?
Si je suis encore plongé dans mon égoïsme et je n’ai pas encore échappé à Pharaon, je ne me suis pas élevé au-dessus de mon ego, comment puis-je m’unir avec d’autres comme un seul homme? Je m’évade de l’Égypte avec l’aide de la lumière, grâce à mon désir de sortir de là, mon désir de sauter hors de mon ego! Il y a un point en moi avec lequel je souhaite sortir et auquel je veux être relié, avec lequel seulement je désire m’identifier. Je désire me connecter aux autres, que par ces points. Pour l’instant je veux seulement cela, mais je n’y suis pas encore.

Nous courons ensemble  vers la rédemption. Cependant, il n’y a pas encore d’union entre nous ; toute cette fuite est réalisée avec la force d’en haut. Nous ne comprenons  pas que nous ne faisons encore rien par nous-mêmes. Nous ne faisons que de nous préparer autant que possible.
Il est écrit: « Et les fils d’Israël crièrent à partir de ce travail! » Nous sommes debout devant Pharaon et les plaies d’Egypte, et il n’y a pas d’issue: Ces coups viennent nous aider à nous séparer de notre ego. Qui souffre de ces plaies? Le pharaon en nous, notre égoïsme souffre. Et j’ai tellement souffert de cela, que je suis prêt à me détacher de lui.

Imaginez ce qui arriverait si certaines plaies d’Egypte arrivaient dans notre monde et qu’il n’y aura rien à manger ni à boire, ni air pour respirer, il serait impossible de recevoir quoique ce soit, si nous agissons égoïstement! Et alors il n’y aurait pas d’autre choix que de fuir, sans savoir où, dans l’obscurité, les yeux fermés, seulement pour être sauvé d’un état totalement désespéré. Nous avons détruit la Terre et la société humaine et avons atteint un état où chaque instant de vie provoque de terribles douleurs. Alors seulement, nous serons prêts à nous enfuir.

Pour l’instant ce n’est qu’une fuite générale pour le bien du salut, et non pas pour l’unité. Nous comprenons que nous devons nous unir comme un seul homme dans un coeur, mais pour le moment, nous sommes incapables d’imaginer ce que c’est. Pour comprendre cela, nous devrons encore atteindre le mont Sinaï (la montagne de la haine) et passer en chemin par la mer de la fin (Yam Souf).

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 10/04/2011, Écrits du Rabash

La première innovation

Dr. Michael LaitmanÉcrits du Rabash, « La première innovation»: Tous les innovations commencent seulement une fois que l’homme est sorti de son amour-propre. Par conséquent, la Torah ne peut être enseignée aux idolâtres. Quand une personne est en Egypte, ielle ne peut pas être juive parce qu’elle est l’esclave de Pharaon, roi d’Egypte. Et tant qu’elle est l’esclave de Pharaon, elle ne peut pas être un esclave du Créateur.

Il est écrit à ce sujet, « Les fils d’Israël sont à Moi», ce sont mes esclaves et non des esclaves d’esclaves. Quand une personne se sert elle-même, elle ne peut pas être l’esclave du Créateur, car il est impossible de servir deux rois en même temps. Ce n’est qu’après être sorti de l’Egypte, c’est-à-dire de l’égoïsme, qu’elle peut être le serviteur du Créateur. Et ainsi, elle peut recevoir la Torah. Il s’ensuit que la première innovation est la sortie d’Egypte.
Une personne qui est à l’intérieur de son désir égoïste est appelée un «non-Juif. » Une personne qui s’élève au-dessus de son désir égoïste, ce qui signifie qui vient d’Egypte, est appelé un « Juif » (Yehoudi) parce qu’il atteint l’unité (Ikhoud) avec la lumière, le Créateur.

Il est possible d’étudier la Torah, c’est-à-dire la manière de donner sans réserve, qu’en s’élevant, qu’en sortant de l’Egypte. C’est pourquoi il est écrit que la Torah ne peut être enseignée aux idolâtres, où «ne peut pas» signifie «il est impossible. » C’est parce que tant que vous restez dans le désir égoïste, vous ne comprenez rien de la spiritualité et vous n’avez pas la moindre chance d’y parvenir. Dans vos désirs et vos pensées, vous ne pouvez pas vous agripper au bout d’un quelconque fil venant du monde spirituel.

Vous avez besoin d’aide, et ce n’est qu’en l’utilisant correctement, que vous parviendrez à atteindre ce que vous désirez. Par conséquent, toutes les innovations et les changements spirituels ne sont possibles qu’après la sortie d’Egypte, c’est-à-dire l’égoïsme. Jusque-là, il est impossible de comprendre quoi que ce soit. Jusque-là nous sommes dans l’obscurité totale et ne pouvons avancer que les yeux fermés selon les conseils des kabbalistes.

Il ne nous reste plus qu’à comprendre combien notre monde est opposé au monde spirituel. Afin de sortir de l’obscurité à la lumière, faire un tour de 180 degrés ne nous aidera pas. C’est parce que nos ténèbres sont les ténèbres de l’Egypte, qui n’est pas dirigée vers la Lumière. Ce n’est que progressivement, en faisant les bonnes actions, que nous pouvons atteindre le désir correct. Bien qu’elles soient encore aussi égoïstes, grâce à l’influence de la Lumière, nous pouvons alors sortir de l’Égypte et entrer dans l’intention altruiste de Lishma.

Cela parle d’états, qui sont absolument séparés les uns des autres. Une personne qui est dans le monde inférieur, c’est-à-dire à l’état égoïste, dans l’intention «en faveur de la réception » est incapable de comprendre les plans et actions de ceux qui sont motivés par le don. On n’a aucun contact avec l’autre. Ce sont des programmes totalement différents qui ne se s’entrecoupent d’aucune façon.

Pa rapport au monde spirituel, notre monde n’existe pas. Il ne s’exprime que dans l’imagination d’une personne à titre de réalité imaginaire préliminaire, nécessaire pour entrer dans la réalité spirituelle, qui est la seule existante. Tout ce que nous voyons et imaginons ici est semblable à la vision d’une personne inconsciente.

Par conséquent, toutes les innovations, réalisations, et vrais calculs commencent avec la sortie d’Egypte.

Utiliser la fête comme trampoline

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que doit faire le monde Kli concentrer sur maintenant afin de sentir que nous sommes en Egypte et à vraiment envie de s’en sortir?

Réponse: Nous devons rester dans une ascension au lieu d’une descente. Chacun d’entre nous et tous ensemble, nous ne doit jamais descendre ou dévier de l’ordre établi parce que cela va certainement nous abattre.

Nous devons très rapidement nous tourner vers la semaine de la Pâque et de nous préparer nous, comprendre ce que l’exode d’Egypte veut dire. Nous devons nous préparer pour cette inspiration et cette montée de toutes nos forces. Plus puissante sera de notre aspiration, plus nous serons influencés par les lumières de la Pâque.
Nous avons à actualiser ce droit maintenant. Tout d’abord, nous devons être unis. Ce n’est pas une personne qui sort de l’Egypte, mais tout le monde sans exception: les femmes, les hommes, les enfants et les personnes âgées. C’est l’union vers l’exode commune. C’est ce à qoui nous devons pensons, en gardant constamment l’intention.

Il reste moins d’une semaine avant la fête. Un «jour férié» est un signe extérieur, mais en utilisant ces sept jours, nous allons être en mesure de réunir, de créer un tel lien et la forme de telles intentions aux leçons que nous allons «faire un saut » en avant 
Certaines personnes éprouvent une descente et d’autres-une ascension. D’autres encore sont fébrilement en pleine mutation. Mais nous avons besoin de tous ces états. Une personne se doit de valoriser une descente comme une ascension, car vous ne pouvez pas avoir l’une sans l’autre.

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