Category Archives: Groupe de dix

Une question est un désir de satisfaction

Question : Si votre professeur était à côté de vous maintenant, lui poseriez-vous des questions ?

Réponse : Non, parce que vous devez répondre vous-même aux questions qui surgissent en vous.

Question : Pourquoi demandez-vous aux élèves de vous poser des questions ?

Réponse : Pour accélérer l’échange d’idées à travers lesquels l’unité surgit. Plus vite vous pouvez progresser, mieux c’est. La vitesse dépend du rapprochement entre vous, et le rapprochement dépend de la quantité de discussions dans les dizaines. C’est pourquoi j’essaie de susciter tout cela en vous.

Question : Y a-t-il des questions auxquelles vous n’avez pas de réponse ?

Réponse : Il y a beaucoup de questions dans la Kabbale auxquelles on ne peut pas répondre. Les étudiants doivent les ressentir de l’intérieur.

Une question est le désir de remplir le cœur et l’esprit. Se satisfaire sera la réponse. Si ni le cœur ni l’esprit ne sont prêts à recevoir le remplissage, comme un enfant à qui vous essayez d’expliquer quelque chose mais il ne peut pas comprendre, alors vous ne pouvez rien faire.

Par conséquent, le message (la réponse) doit correspondre au récipient, au désir et à l’intention de l’élève. C’est le problème.

Question : Avez-vous posé beaucoup de questions au Rabash ?

Réponse : Oui. J’ai posé des questions pour moi et pour les autres.

Question : Mais aujourd’hui ne demanderiez-vous rien ?

Réponse :
Non. Je n’ai rien à demander. Je peux déjà lui poser des questions. Si nous étions physiquement côte à côte, nous serions assis et silencieux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Comment accomplir votre mission

Question : Comment puis-je découvrir ce que je dois faire pour accomplir ma mission ? Pourquoi est-ce difficile de le comprendre ?

Réponse : J’ai seulement besoin de travailler dans mon petit groupe, à l’intérieur d’un grand nombre de nos groupes, et de toujours penser à la façon dont nous nous entraidons pour devenir un système unique. Dans nos dizaines, nous acquérons graduellement la sensation du don sans réserve et de la réciprocité appelée « le Créateur ».

Dans cette sensation que je ressens existante dans la dizaine, je commencerai à me voir comme étant dans le monde supérieur. C’est ce à quoi nous devons parvenir.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 17/12/2017

Une prière pour les autres aide tout le monde

Mon cœur se brise lorsque je vois que je suis incapable de réaliser une seule action spirituelle de don sans réserve par mes propres forces. Je comprends que je n’ai aucune connexion à la spiritualité et que je ne suis pas prêt à m’unir avec les amis. En d’autres termes, je me sens comme un simple animal ou même plus bas que cela.

Et à partir de cet état j’ai besoin de me réveiller. Si avant cela nous avions fait un accord de garantie mutuelle pour agir ensemble au sein du groupe, cela m’aiderait. Alors je ressens que je ne suis pas seul et qu’il ne s’agit pas de personnes, mais de la connexion mutuelle des désirs, des intentions, des pensées et des efforts ; alors sur la base de tout cela, je peux agir.

Il nous manque la sensation d’un Kli commun. Ce n’est pas que je me suis soudainement effondré indépendamment des autres, mais notre connexion existe. Ceci ne m’affecte pas parce que maintenant je suis dans une descente et déconnecté, mais cela touche encore les autres, et ils me sauvent.

En raison de cet acte où chacun est sauvé d’une descente de cette manière, il se transforme en une Sefira principale, Malkhout, ajoutant son désir aux neuf Sefirot supérieures. De cette façon, un Kli capable de s’adresser au Créateur apparaît.

Qu’est-ce que cela signifie que les amis lui jettent une corde et le tirent hors de la rivière ? Ils se tournent vers le Créateur avec une supplication pour lui parce qu’il est incapable de le faire lui-même. Chacun prie pour l’autre, et ainsi ils tous sont sauvés.

Si toutefois, depuis votre cœur brisé, vous vous adressez au Créateur en l’implorant pour vous-même, alors Il ne vous écoutera pas. (1)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877 « Trois Prières » du 21/03/2018

(1) à 23 minutes et 45 secondes

Le Créateur : L’Enseignant

Question : Le Créateur peut-il être l’enseignant direct d’une personne ?

Réponse : Non. Notre égoïsme le voudrait parce qu’il veut recevoir, capturer, saisir, asservir. Le Créateur peut servir d’enseignant uniquement à travers le groupe, en son sein. Selon le degré où je fusionne avec le groupe, y entre, m’y dissous, de la même façon, je commence à découvrir la présence du Créateur à l’intérieur de lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Chuter un peu pour s’élever à l’infini

Les désirs ont été créés à l’origine par le Créateur et rien de nouveau n’apparaît, mais tout dépend de la conscience d’une personne : comment elle les reconnaît, les distingue et les relie. Dans l’état de descente, une personne révèle qu’elle est en exil, et selon la profondeur de cette conscience, elle peut atteindre la libération.

Tout est déterminé par la conscience. Un bébé et un adulte vivent dans le même monde, mais un bébé voit-il beaucoup plus que l’adulte ? C’est pourquoi la conscience, endurée en exil, nous aide à atteindre la rédemption. Après tout, cela se produit dans les mêmes organes de perception, seulement renversés et agrandis 620 fois par nos efforts.

Si nous ressentions l’exil au même niveau que nous ressentons la libération, nous ne pourrions jamais en sortir. Mais grâce au travail dans le groupe et à la Lumière qui ramène vers le bien, nous atteignons une ascension 620 fois plus puissante qu’une chute. Nous n’avons pas besoin de ressentir la chute de moins l’infini pour ressentir la montée de plus l’infini.

Le Créateur a fait en sorte que nous ressentirons la montée 620 fois plus que la chute. C’est le sens de la brisure. Dans une descente, nous découvrons que nous ne pouvons pas nous connecter, et tout le monde ressent cet état dans son insignifiant égoïsme personnel. Tandis qu’en s’élevant, en nous unissant, nous révélons notre désir commun, dans lequel tous nos efforts, nos désirs et nos prières prennent forme. Et ainsi leur puissance augmente de 620 fois.

Autrement dit, il est même impossible de comparer la chute et l’ascension. Bien que les chutes nous semblent très fortes, désagréables et profondes, elles ne sont rien comparées à l’élévation, qui est 620 fois plus puissante.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash,  le 08/03/2018

Pessah, Matza, Maror

Nous n’avons pas un besoin de spiritualité : cela nous est donné d’en haut. Personne ne peut par soi-même se doter d’une aspiration à étudier la Kabbale et à découvrir le Créateur. On y est conduit d’en haut, et cela s’appelle « en temps voulu » (Beito), par le chemin naturel de développement. Cependant, si nous souhaitons avancer par nous-mêmes selon « l’accélération du temps » (Akhishéna), nous avons besoin de solidarité. Grâce à la connexion au groupe, je peux recevoir des amis et fournir à chacun d’entre eux les besoins spirituels corrects par lesquels nous serons en mesure d’avancer.

Il n’y a pas d’autre moyen. Je ne peux pas extraire l’aspiration correcte pour la spiritualité de moi-même ; ce serait pour autre chose que la spiritualité. Nous ne devrions pas avoir honte ou avoir peur des désirs qui surgissent dans le groupe. Après tout, la jalousie, la fierté, l’honneur et le désir de pouvoir, qui se manifestent consciemment ou inconsciemment dans le groupe, nous aident à atteindre le monde spirituel. Pendant ce temps, une personne peut vivre les désirs les plus honorables et les plus purs, mais s’ils ne passent pas par le groupe, ils ne contribueront pas à son avancement. (*)

Au cours de Pessah (Pâque), une personne doit dire : « Pessah, Matza, Maror. » Sinon, elle ne sortira pas d’Égypte. Le Matza est la guerre contre le mauvais penchant. Le Maror est l’amertume insupportable du travail, de l’incapacité de quelqu’un à s’unir et à donner sans réserve. Par conséquent, nous arrivons d’abord à Pessah (Passakh signifie le passage), puis au salut.

L’un suit l’autre : Pessah, Matza, Maror. Pessah ne dépend pas de la personne ; c’est le Créateur qui donne la force de s’échapper (Passach). Et Matza et Maror sont le devoir d’avaler son travail dans le but d’étouffer l’amertume de l’égoïsme et de crier. (**)

Extraits de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Igrot (Lettres) / Lettre n°72 du 20/03/2018

(*) : à 11m30sec
(**) : à 17m00sec

Une action spirituelle : à l’unanimité

Question : Les kabbalistes ont-ils un ordre défini de vote pour prendre une décision ? La majorité des deux tiers ou autre chose ?

Réponse : Non. Une véritable action spirituelle est faite à l’unanimité.

Dans les temps anciens, il y avait un organe spirituel, le Sanhédrin, où les décisions prises par les sages provenaient de leur atteinte du degré supérieur, et par conséquent ce qu’il fallait faire était clair pour eux. Il n’y avait pas de désaccord.

Si vous vous rencontrez avec votre ami au degré supérieur, vers lequel vous avez besoin d’amener tout le groupe ou plus de gens, alors il n’y a aucun doute sur la manière dont cela se fait.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/10/2017

Est-ce utile pour une personne âgée d’étudier la Kabbale ?

Question : Si vous savez que vous ne pourrez pas concrètement appliquer la Kabbale en raison de votre âge, devriez-vous continuer à étudier et travailler dans la connexion avec un groupe ?

Réponse : L’âge n’a rien à voir.

Comment pouvez-vous savoir combien de temps il vous reste jusqu’à la fin de la correction de votre âme ? Si vous avez reçu cette opportunité à un certain âge, à un certain moment donné, dans une certaine situation, cela signifie que vous en avez besoin. Ne le regrettez pas et ne rejetez rien.

Ne vous plaignez pas. A la place, étudiez et vous verrez que c’est la meilleure chose pour votre âme.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/09/2017

L’homme et le Créateur sans intermédiaire

Question : Quelle est l’essence de la relation entre le Créateur et l’homme ? Un intermédiaire est-il nécessaire ?

Réponse : Il ne peut pas y avoir d’intermédiaire entre une personne et le Créateur : seulement elle et le Créateur. De plus, le reste de l’humanité existe prétendument pour chacun, mais l’humanité est aussi à l’intérieur de la personne.

Si elle comprend correctement ce qui lui arrive, réalisant que tout est une démonstration de ses propriétés personnelles en opposition à la découverte des propriétés du Créateur, et relie correctement les deux images, la personne arrive à la vision réelle de toute la création où elle et le Créateur se rencontrent dans le monde qu’elle révèle.

Question : Cela signifie-t-il qu’une personne absorbe ce monde et reste seule avec le Créateur ?

Réponse : En règle générale, cela se produit dans la dizaine.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/10/2017

Pourquoi y a-t-il si peu de kabbalistes dans le monde ?

Question : Pourquoi y a-t-il si peu de kabbalistes dans le monde ?

Réponse : Pour découvrir le monde supérieur, un ou deux kabbalistes suffisent, et après cela quelques dizaines de plus, et d’autres doivent adhérer à eux. Tout descend et s’abaisse dans une pyramide.

Aujourd’hui, ceux qui étudient méthodiquement la sagesse de la Kabbale dans notre communauté mondiale sont assez pour être prêts à apporter la Lumière supérieure dans notre monde. Ce qu’il nous reste, c’est seulement que le reste du monde nous rejoigne d’une manière ou d’une autre.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 03/09/2017